Robert Laffont

  • Alain Giresse est une légende du football. Membre du carré magique de l'équipe de France championne d'Europe en 1984 avec Michel Platini, Luis Fernandez et Jean Tigana, il a enchanté ce sport, traversant les années 1980 avec technique et éthique. Il a soulevé le coeur des supporters girondins, marseillais ou tricolores, peuplé les murs des chambres d'enfant de ces posters pliés en quatre au milieu des magazines, suscité l'engouement par sa personnalité fédératrice. La pureté des sentiments l'a toujours guidé dans cet univers souvent vicié.

    À 68 ans, il se raconte enfin, de son parcours de joueur à sa carrière d'entraîneur (PSG, Toulouse, FAR de Rabat) ou de sélectionneur (en Afrique : Sénégal, Mali, Tunisie, Gabon mais aussi en Géorgie), une « deuxième vie » qui lui a ouvert de nouveaux horizons, a enrichi sa culture. Il donne aujourd'hui sa vision d'un sport en perpétuelle mutation, sur le terrain comme en dehors, avec ses tribunes infernales, ses travers persistants (foot business, racisme). Au cours de ses cinquante années passées dans le monde du ballon rond, « Gigi » a rencontré des dirigeants baroques, des joueurs merveilleux, et noué de franches camaraderies. Il a connu des émotions intenses, bouleversantes, qui l'ont marqué et construit. Il les transmet ici avec bienveillance, humour et franchise.

  • Le sport aurait-il le diable au corps ? Jusqu'où acceptera-t-on l'artifice technique ? Un avenir prothétique se dessine par le biais d'exosquelettes. En rendant interchangeables tous les organes du corps, y compris des parties du cerveau, du visage, le sujet se trouve face à la question de son identité et de sa permanence.

    Si l'impératif de performance pèse dans le sport plus encore qu'ailleurs, et particulièrement dans le très haut niveau en projetant un corps indéfiniment perfectible, c'est la société tout entière qui est aujourd'hui traversée par l'obsession de la santé parfaite, de la jeunesse et de la beauté éternelles, occultant ainsi la souffrance, la mort, le handicap et la vieillesse. Que voulons-nous faire de notre propre corps ? Tout ce qui est techniquement réalisable doit-il se réaliser ? Par le prisme du sport, ces questions éthiques fondamentales nous sont posées.

  • Les confessions du footballeur préféré des Français.
    « Aujourd'hui, je profite à fond. Mais, derrière le sourire, j'ai galéré. Avant d'y arriver, j'ai souvent pleuré... » Rejeté par tous les centres de formation français à cause de sa taille et de son physique frêle, Antoine Griezmann s'exile au Pays basque espagnol dès l'âge de quatorze ans, la Real Sociedad de Saint-Sébastien étant le seul club à croire en lui. Il lui faudra une persévérance à toute épreuve pour atteindre les sommets.
    Désigné en 2016 meilleur joueur du championnat espagnol devant Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, l'attaquant de 26 ans réalise des prouesses avec l'Atlético Madrid mais également avec les Bleus lors de l'Euro en France ; elles lui valent les titres de meilleur buteur et de meilleur joueur de la compétition.
    D'ordinaire réservé et peu bavard, le troisième au Ballon d'or a décidé de revenir sur son parcours. Sans rien cacher de ses doutes ni de ses ambitions, il se livre pour la première fois : son enfance à Mâcon, centrée sur le ballon, ses essais infructueux, les coulisses de son fantastique Euro, ses échanges avec Didier Deschamps, sa suspension de treize mois de l'équipe nationale après une sortie dans une boîte de nuit parisienne, le match France-Allemagne au Stade de France le 13 novembre 2015 tandis que sa soeur était au Bataclan...
    L'histoire d'un champion pas comme les autres racontée avec émotion, sincérité et franc-parler.

  • Les destins de L'Équipe et de la Grande Boucle sont étroitement liés. Le quotidien, considéré comme la Bible du sport depuis 1946, a longtemps organisé le Tour de France. Pendant près d'un siècle, nombre de collaborateurs de L'Équipe ont participé simultanément à la machinerie du Tour de France et à la réalisation de leur journal, acteurs du Tour le jour, journalistes le soir.
    Ses plus belles plumes reviennent ici dans des articles totalement inédits sur l'histoire de la course la plus célèbre au monde. Ils dévoilent également leurs affinités, souvent personnelles, avec les plus grands champions (d'Eddy Merckx à Romain Bardet, en passant par Jacques Anquetil ou Bernard Hinault).
    Enrichi de près de 400 illustrations (photos et documents) très rares - issues des archives de L'Équipe -, le livre est découpé en dix chapitres chronologiques, de la naissance du Tour en 1903 à aujourd'hui, avec plusieurs rubriques récurrentes : les champions français et étrangers, les personnalités du Tour, les coulisses de la course, les affaires les plus retentissantes (l'affaire Simpson ou Armstrong), ou encore des rubriques exclusivement photos qui témoignent de l'évolution de la France en 50 ans.

    Style flamboyant, maquette élégante, bouffée de nostalgie, véritables scoops, émotion des textes... Notre histoire sportive, pour toutes les générations.

  • À huit ans déjà, Mélissa en est convaincue : c'est le football qui la sauvera. Le ballon rond sera pour elle le moyen de s'émanciper d'un contexte familial instable et violent. Bien qu'on lui répète que « le foot, c'est pas pour les filles », elle ne veut rien entendre. Dès qu'elle le peut, elle s'entraîne. À quinze ans, elle fait ses premiers pas en D1 et, à dix-neuf, intègre l'équipe de France des moins de vingt ans. Elle participe ainsi à sa première Coupe du monde et jouera dans deux des plus grands clubs français : Montpellier et l'Olympique lyonnais.
    Cette consécration ne lui suffit pourtant pas. Très vite, la jeune sportive relève un second défi : devenir la première footballeuse professionnelle à obtenir un doctorat en parallèle de sa carrière. Son sujet ? Les stéréotypes de genre dans le sport, une thématique qu'elle ne connaît que trop bien !
    Après avoir dû raccrocher les crampons de manière aussi brutale qu'inattendue, Mélissa Plaza s'engage aujourd'hui pour faire bouger les mentalités. Elle intervient sur tous les terrains - à l'école, dans les clubs, en entreprise - pour battre en brèche les clichés les plus tenaces, s'en affranchir et permettre à chacune et chacun de conquérir sa liberté.

  • Intarissable et passionné, « Paulo la Science » livre ici le meilleur de ses Tours dans une sorte d'almanach cyclo-culturel qui permet de voyager dans l'Hexagone au rythme des coureurs, mais aussi des souvenirs personnels de l'auteur.
    Le Tour de France constitue une épopée riche de joies, de drames, d'imprévus, d'instants d'éternité ou de suspenses insoutenables. Les récits de Jean-Paul Ollivier magnifient les régions et mettent en valeur leur beauté tout autant que leurs mystères. Des grandes plaines de la Beauce jusqu'aux cols les plus escarpés, des petits villages de nos campagnes jusqu'aux majestueux Champs-Élysées, chaque paysage cache mille histoires...

  • « En sport comme en art ou en science, un geste radicalement nouveau ouvre une voie, empruntée ensuite par d'autres qui se sentent autorisés à l'imiter. Un geste contre-exemplaire commis par un joueur exceptionnel provoque un court-circuit dans le cerveau des joueurs futurs. Ainsi, de Cantona à Evra via Anelka, du coup de boule de Zidane à la grève du bus en passant par la main de Henry, il y a un lien, un fil rouge, une continuité : le mauvais geste du grand champion, qui avait pour vocation de rester un chef-d'oeuvre sans descendance, s'est multiplié de manière anarchique. Il s'est mis à faire naître, par mimétisme, toute une série de répliques de basse qualité. Nous voici entrés dans l'ère de l'insulte. »

  • Après avoir grandi à Aubervilliers et tapé sur ses premiers sacs dès 14 ans, Sarah Ourahmoune est la première femme en France à être licenciée dans un club de boxe. La jeune boxeuse apprend vite et décroche dix titres de championne de France, avant de devenir championne du monde en 2008, puis vice-championne olympique en 2016, à Rio.
    Battante sur tous les fronts, cette jeune maman réussit l'exploit d'intégrer Sciences-Po et devient chef d'entreprise. Dès lors, elle fonde sa société de coaching sportif Boxer Inside. Elle donne aussi des cours aux mamans, grâce à une structure qui garde les enfants pendant les leçons au sein même du club. Elle est également éducatrice spécialisée auprès de jeunes handicapés. Au retour des Jeux de Rio, l'une de ses amies décède sous les coups de son ex-compagnon. Elle s'engage ainsi encore davantage dans le combat des violences faites aux femmes.
    Aujourd'hui, plus que jamais, Sarah est un exemple pour de nombreuses femmes qui vivent dans les quartiers difficiles et où il n'est pas aisé de se faire une place aussi bien au sein de sa propre famille que dans sa vie sociale. En ce sens, elle incarne un rêve, un idéal de féminité et d'indépendance, alors que c'est certainement le sport le moins glamour, le plus macho mais le plus généreux qui soit qui l'a conduit à acquérir ce statut.

  • Idoles pour les uns, boucs émissaires pour les autres. Que dit de notre société l'« affaire Benzema », emblématique de cette génération de « sales gosses », sportifs de classe internationale qui vivent au-dessus des lois ?
    Quinze jours à peine après les attentats du 13 Novembre, une actualité en comparaison bien légère fait la une des médias : l'affaire dite de la sextape du footballeur Mathieu Valbuena, qui met en cause son coéquipier chez les Bleus, Karim Benzema. La mise en examen de ce dernier va déclencher un défouloir collectif sans précédent : violation du secret de l'instruction, tornade médiatique, vindicte populaire, intervention des politiques, presque une affaire d'État... jusqu'à la décision de ne pas sélectionner le « meilleur joueur français » pour l'Euro disputé en France. Pourtant, Karim Benzema n'est pas le seul parmi les champions tricolores de toutes disciplines à bafouer la loi, à piétiner la charte d'exemplarité signée avec sa fédération. En cette période de crispations identitaires où le mot « amalgame » surgit dans toutes les conversations, de quoi le gamin de cité d'origine immigrée devenu superstar millionnaire est-il le symbole ?
    Au-delà de l'« affaire Benzema », une enquête sans tabou sur ces « idoles des jeunes » et ce qu'ils incarnent dans notre société en plein doute.

  • « 12 juillet 1998. Nous sommes champions du monde. Nous sommes allés au bout de l'aventure, jusqu'à l'étoile qui orne désormais le maillot bleu, entraînant une énorme liesse dans tout le pays. Cette conquête, j'y ai mis tout mon coeur, toute mon expérience. » Aimé Jacquet.

    L'emblématique sélectionneur de l'équipe de France raconte avec franchise ses quatre ans passés au coeur des Bleus, évoquant les bons moments mais ne cachant rien des difficultés rencontrées, jusqu'à la victoire le 12 juillet 1998. N'omettant aucun détail, Aimé Jacquet livre sa vérité, celle d'un homme aux valeurs simples ? l'honnêteté, l'humilité, le respect des autres et du travail ? qui ont guidé sa vie, de l'atelier de fraisage de Saint-Chamond à l'équipe de France en passant par les grandes épopées stéphanoise et bordelaise.
    Le légendaire entraîneur a décidé de témoigner du plan rigoureusement suivi pour guider les Bleus vers la consécration, et raconte les séjours de l'équipe de France à Tignes, Casablanca, Helsinski, sans oublier Clairefontaine, où s'est bâti ce succès historique. Il partage également avec le lecteur les pages de son désormais célèbre carnet noir.
    Aujourd'hui, dans une longue préface et un chapitre inédits, il revient sur ce qu'il est devenu 20 ans après.

  • « D'abord il y a eu la chute, interminable. Lorsque le navire s'est couché, le poste de barre se trouvait à quinze mètres au-dessus des vagues... L'impact de mon corps sur l'eau a provoqué en moi une explosion de mille étoiles qui s'est prolongée alors que je m'enfonçais dans des profondeurs obscures. Mes poumons étaient sur le point d'exploser à l'instant où, enfin, j'ai pu respirer. Dans la nuit, malgré mes yeux brûlés par l'eau de mer, j'ai entraperçu trois fuseaux blancs : mon bateau reposait à l'envers dans la houle. » 74 jours, 3 heures, 35 minutes et 46 secondes. C'est le temps qu'il a fallu à Armel Le Cléac'h pour boucler son troisième Vendée Globe. En accostant aux Sables-d'Olonne le 19 janvier 2017, le skippeur de 39 ans a battu de presque quatre jours le précédent record. Un exploit qui lui assure déjà une place de choix dans le panthéon de la voile française.
    Mais, rentré dans sa Bretagne natale, Le Cléac'h a aujourd'hui encore du mal à revenir sur terre. Vagues démentielles, bateau qui chavire, conditions de survie dantesques, tensions au sommet avec ses rivaux... il n'a rien oublié de la fureur du Vendée Globe.
    Dans le sillage de son succès, qui a mis fin à cette malédiction d'éternel second, c'est avant tout le parcours d'un homme qui se révèle ici, celui d'un marin qui se consacre corps et âme à sa passion, d'un vrai teigneux. Un « Chacal », comme on le surnomme dans le milieu...

  • Avec plus de 22 200 numéros depuis sa création par Jacques Goddet, en 1946, L'Équipe est considérée comme la bible du sport. À l'occasion de son anniversaire, L'Équipe racontée par ses journalistes entrecroise à la fois chronique intime du quotidien et histoire du sport. Ses plus belles plumes reviennent dans des articles totalement inédits sur la vie du journal, les personnalités qui l'ont marquée (à l'image d'Antoine Blondin), et leurs liens, souvent personnels, avec les plus grands champions (de Marcel Cerdan à Usain Bolt, en passant par Michel Platini).
    Enrichi de près de 300 illustrations (photos et documents) très rares - issues des archives de L'Équipe -, le livre est découpé en douze chapitres chronologiques, de la naissance du journal à aujourd'hui, avec plusieurs rubriques récurrentes : la trame romanesque de chaque période, des portraits de champions français et étrangers, des portraits de personnalités du journal, des thématiques (par exemple, les titres, les formules ou les écrivains de L'Équipe), des récits de grandes affaires (de l'affaire Jacquet au scoop mondial sur le dopage d'Armstrong, sans oublier Anelka et son fameux « Fils de p... » barrant la une du journal), ou encore des témoignages sur des épisodes savoureux partagés entre journalistes et champions.
    Maquette élégante, bouffée de nostalgie, véritables scoops, style flamboyant, émotion des textes... Notre histoire sportive, pour toutes les générations.

  • 12 juillet 1998.
    Nous sommes champions du monde. Nous sommes allés au bout de l'aventure, jusqu'à l'étoile qui orne désormais le maillot bleu, entraînant une énorme liesse dans tout le pays. Cette conquête, j'y ai mis tout mon coeur, toute mon expérience. Sans être toujours bien compris, ni, plus grave, respecté dans l'exercice de mon métier comme dans ma dignité d'homme. C'est pourquoi j'ai accepté de porter témoignage de tout ce qui avait été fait rigoureusement, professionnellement, de vous emmener à Tignes, à Casablanca, à Helsinki, à Clairefontaine surtout, où s'est bâti ce succès historique.
    Et de feuilleter avec vous mon désormais célèbre carnet noir. En un mot, de livrer ma vérité, celle d'un homme attaché à des notions simples mais fortes comme l'honnêteté, l'humilité, le respect des autres et du travail. Des valeurs inculquées à l'enfant de Sail-sous-Couzan et qui ont guidé ma vie, de l'atelier de fraisage de Saint-Chamond à l'équipe de France en passant par les grandes époques stéphanoise et bordelaise.
    Le confident de ce récit ne pouvait être que Philippe Tournon, chef de presse de la Fédération Française de Football, le témoin et l'ami de ces quatre années passées au coeur des Bleus. Aimé Jacquet.

  • Matadora

    Cristina Sanchez

    " Nous vivons dans une société dominée par les hommes.
    J'espère qu'à travers mon histoire les femmes comprendront qu'aucune activité, aucune, n'est hors de leur portée. " Ainsi parle Cristina Sanchez, la première femme à avoir conquis le titre de torero.
    " Torero ", et non " torera ", elle y tient. Comme un homme, elle avance, droite, dans l'arène. La peur, le courage, la douleur, la cruauté, l'érotisme, la lumière. Dans son livre, elle raconte sa passion pour le monde coloré de la tauromachie, mais aussi ses difficultés pour gagner ce combat qui la motive depuis l'enfance.

    " La tauromachie est faite de caresses, et comme les femmes savent très bien caresser, tu auras beaucoup de chance ", lui avait-on promis. Cette chance, elle a su la dompter, et lui donner la trajectoire de son rêve. Un rêve de femme moderne.

empty