Guerin

  • Jean-Philippe Lefief vous emmène à la découverte de 20 courses parmi les plus étonnantes du monde à travers ce guide pratique et ludique. 20 courses légendaires, des Alpes à La Réunion, du Grand Nord scandinave à l'Ouest américain, de la ferveur du public basque à la solitude du désert : un tour d'horizon complet de la planète trail, en passant bien sûr par le « pôle magnétique » où tout a commencé, le fameux UTMB, l'Ultra-Trail du Mont-Blanc.


    20 sites inestimables à épouser de tout son coeur et ses poumons, à gagner à la sueur de son front. 20 défis colossaux mais des montagnes de satisfaction. 20 rencontres passionnées avec ceux qui les ont conçus, gagnés ou simplement courus. 20 rêves de traileur.

  • « Au cours de cette plongée dans l'ultra, j'ai appris qu'il est presque impossible de savoir ce qui nous pousse à faire ce sport de dingues. Bien sûr, on veut gagner, on veut finir, on veut faire de notre mieux, on veut trouver ses limites, on veut que nos proches soient fiers de nous... Tout ça est vrai, mais ça n'explique pas grand-chose. Ce qui nous anime, c'est un besoin irrépressible, un désir profond et primitif d'aller braver la mort et d'en revenir. » Adharanand Finn, auteur d'une enquête remarquée sur les marathoniens kényans, court son premier trail pour un reportage. Deux ans plus tard, il est au départ du mythique UTMB. En chemin, il aura rencontré les plus grands champions de la course d'endurance, explorant les motivations de ces passionnés... et surtout les siennes.

  • SOS Himalaya

    Denis Urubko

    • Guerin
    • 8 Avril 2021

    La France a découvert Denis Urubko en janvier 2018 lorsqu'il s'est porté au secours d'Élisabeth Revol, en perdition au Nanga Parbat. Abnégation : il renonce au K2 dont il tentait l'ascension hivernale ; suspense : la paroi du Nanga est immense et les infos floues ; exploit : il gravit 1 200 mètres de paroi en pleine nuit ; chance ou miracle : il retrouve la Française dans les ténèbres. Urubko raconte ce secours dans le détail pour la première fois.

    Mais il n'en était pas à son premier exploit : au moins six fois, il a ramené des alpinistes de la « zone de la mort », ces hautes altitudes où chacun est trop obsédé par sa propre survie pour penser aux autres. Si Urubko peut jouer les saint-bernards, c'est qu'il est un as des 8 000, doué, entraîné et affûté. Il a su raconter ces histoires extraordinaires avec une voix talentueuse et singulière, où l'humour le dispute à l'orgueil.

  • Quand, au XIXe siècle, ceux que l'on n'appelait pas encore alpinistes se sont mis en tête de gravir des sommets, les artisans qui fabriquaient des sonnettes pour les vaches ont commencé à leur ­forger des outils. C'est leur histoire que raconte pour la première fois Denis Pivot, témoin et acteur de l'évolution du matériel, depuis le premier bâton de montagne de presque trois mètres jusqu'aux piolets techniques issus de la haute technologie.

    L'histoire des dynasties familiales d'artisans de la vallée de Chamonix, ces « forgerons de l'inutile », pionniers d'une aventure industrielle qui accompagne toujours les rêves des amoureux de la montagne.

  • Le roman des guides

    Gilles Chappaz

    • Guerin
    • 22 Avril 2021

    À l'été 1821, après la mort de trois de ses guides près du sommet du mont Blanc, Chamonix décide de rompre avec l'anarchie qui mine la profession et crée une Compagnie des guides bientôt célèbre. Depuis deux siècles, ses membres hauts en couleur sont restés à la pointe des exploits et des évolutions de l'alpinisme, exportant leur savoir-faire dans le monde entier. Fils de guide, Gilles Chappaz raconte cette histoire en 30 dates clés, à la fois de l'intérieur et avec le recul de l'écrivain.

  • La saga des Ecrins

    François Labande

    • Guerin
    • 11 Février 2021

    Les Écrins sont un Himalaya au coeur des Alpes, sans pylônes, ni câbles, ni téléphériques, et aujourd'hui vierge de 4G et interdit aux drones. Le dernier espace de « wilderness », parc national depuis 1973, où alpinistes et randonneurs peuvent mettre leur pas dans ceux des pionniers. C'est l'histoire de ces pionniers que raconte François Labande, une histoire qui débute par l'ascension du premier grand sommet du massif, le Pelvoux, en 1828, puis épouse l'évolution de l'alpinisme.

    De sommets vierges en face redoutables, en été puis en hiver ou en solitaire, on survole des sommets aux noms glaçants et attirants : Meije, Olan, Doigt de Dieu... Ailefroide. Ce dernier vient d'être « réveillé » par le succès du récit graphique de Jean-Marc Rochette - qui signe l'illustration de couverture. François Labande, montagnard engagé, amoureux de son massif, signe l'ouvrage de référence sur les Écrins. Le massif a sa tribu d'afficionados, ils ont fait le succès jamais démenti du livre.

  • Le 11 juillet 1961, le calme estival est perturbé par une tempête que personne n'a vu venir. La France entière est touchée. Les pins se couchent dans les Landes tandis que les bateaux font naufrage en Bretagne. Dans le massif du Mont-Blanc, sept alpinistes, persuadés qu'il s'agit là d'un orage passager bivouaquent à quelques mètres du sommet du Pilier du Frêney, en attendant une accalmie qui ne viendra pas. Parmi eux : Pierre Mazeaud et Walter Bonatti. Mais la tempête ne se calmera pas, la foudre tombera et seuls trois des compagnons s'en sortiront. Ils seront récupérés dans un état de fatigue extrême. C'est le récit de cette lutte pour la vie que raconte Virginie Troussier à partir du témoignage des survivants.

  • Petits désastres

    Sam Beaugey

    • Guerin
    • 18 Février 2021

    Sam Beaugey est parti chercher un sens (forcément vertical) à sa vie sur les parois du Yosemite. Inlassablement, il tente de gravir le fameux El Capitan et son kilomètre de granit vertical, et toujours il s'y casse les dents. Petits désastres raconte cette quête souvent cocasse, avec ses envolées solitaires jubilatoires : vers le haut par les voies les plus difficiles et vers le bas par le moyen express du base jump.

    Après Sales gosses, son autobiographie, voici un récit grinçant qui accompagne une réflexion sur la persévérance et l'échec. Jusqu'où persévérer ? À quel moment renoncer ? Comment rebondir après un échec ?

  • L'histoire a commencé dans l'euphorie de l'été 1998, parce qu'il a rêvé qu'il deviendrait lui aussi champion du monde. Peu importait son niveau d'escalade, son âge, ses chances, il le voulait si intensément qu'il ne doutait pas de sa réalisation. Avec volonté, exigence et passion, il consacra les vingt années suivantes à cette aventure qui a tenu toutes ses promesses...
    Eclairées par les expériences d'Adam Ondra, Alex Megos, Margo Hayes et tant d'autres, ces pages sont pour lui l'occasion d'accompagner les grimpeurs dans leur entraînement avec des ingrédients adaptés à tous les niveaux, et à tous les rêves...

    200 mots-clés, quelques répétitions savoureusement calculées, certaines omissions tout aussi volontaires, des temps d'introspection autour des « ?Autopsys ?», des rencontres avec des grimpeurs, des coaches, des préparateurs mentaux, des kinés... et les dessins de Flore Beaudelin, artiste inspirée et forte grimpeuse, qui mettent en scène avec beaucoup d'humour le long fleuve intranquille de la progression? !

  • « Le bout du rouleau est un endroit prodigieux. C'est le seul endroit au monde, avec celui des rêves, où la réalité se mélange à l'imaginaire. Un endroit de rêve, en somme. » Comment Stephen Venables peut-il descendre de l'Everest avec un alpiniste disparu qui glisse sur son violoncelle ? Pourquoi Carlos Carsolio, adepte de la « réalité étendue », se met-il à courir tout nu dans la neige par moins 20° ? Élisabeth Revol rêve-t-elle quand elle échange sa chaussure contre une tasse de thé, une nuit d'hiver au Nanga Parbat ? Thomas Vennin relie le fil des plus étonnantes histoires d'hallucinations vécues en montagne. Convoquant la science et les témoins, il dresse la première géographie complète de ce paysage mental méconnu dans cette petite anthologie des délires d'altitude.

  • 1950 : Maurice Herzog est le premier à gravir un sommet de plus de 8000 mètres avec Louis Lachenal. Comme cela se fait souvent à l'époque, il interdit à son compagnon, par contrat, de publier le récit de cet exploit. Lui seul le peut. Ce sera Annapurna, premier 8000. Et le succès que l'on connaît. 1956 : les carnets que Louis Lachenal a tout juste terminé d'écrire avant sa mort sont publiés de manière posthume, entièrement revus et coupés par Maurice Herzog lui-même, qui donne de Lachenal l'image d'un fou. 1996 : Michel Guérin, un an après la création de sa maison d'édition, publie la version non censurée des Carnets du vertige de Louis Lachenal en version illustrée. La famille Herzog intente un procès. Le livre est retiré de la vente. Aujourd'hui, il est temps de faire un pas de plus au-delà de la polémique, et d'écouter la belle voix « a cappella » de Lachenal. De l'Eiger à l'Annapurna s'approche au plus près du livre que Lachenal avait commencé à écrire dans les derniers mois de sa vie : tous ses textes, et seulement ses textes. Car leur puissance et leur beauté brute n'ont pas pris une ride. Ils seront accompagnés par un appareillage de notes, textes introductifs, et par des dessins et documents de l'auteur fournis par sa famille.

  • Trail

    ,

    • Guerin
    • 29 Août 2019

    Trail, s'adresse à tous. Aucune exclusivité. Aucun élitisme. L'essence même de la course à pied, partager. Un moment, un dossard, un encouragement, des conseils. trail se veut didactique, clair et complet. De l'alimentation à la gestuelle, de l'entraînement physique à la préparation mentale, du matériel au déroulé de la course. Tout pour débuter, se perfectionner et se présenter, à l'aube avec son dossard, au départ d'une course, serein.

    Le succès exponentiel du trail depuis dix ans n'est pas d'abord une affaire de spécialistes ou d'athlètes surentraînés ?: c'est l'afflux de randonneurs qui veulent pousser leur pratique de la marche jusqu'à leur limite. Ils sont curieux de découvrir cet univers et de se découvrir. C'est à eux, les néophytes, que s'adresse trail, avec la présentation illustrée d'une vingtaine de courses mythiques et, surtout, de nombreux conseils sur l'entraînement, les techniques, l'alimentation et le mental.

    Aujourd'hui, il est temps de tendre la main à ceux, de plus en plus nombreux, qui mettent le pied dans le trail. Avec ce guide joyeux, nous leur souhaitons la bienvenue.

  • « L'eau, la pierre, le ciel, bref la montagne, voilà mon prisme personnel pour atteindre «la chair du monde». Je ne me prends pas pour Cézanne, bien sûr, mais je trouve que c'est exactement ce qui se passe pour sa Sainte-Victoire : c'est à travers elle que s'organise sa vision du monde en général, quel que soit l'objet de son tableau. Mon regard propre sur les choses est entièrement structuré par ce que je pourrais appeler les forces tectoniques de la montagne. La montagne n'est pas seulement ce que je regarde, elle est l'intérieur de mon oeil ».

    Jean-Marc Rochette, maître de la bande dessinée (Le Transperceneige, Ailefroide - Altitude 3954...), s'entretient de sa peinture avec Fabrice Gabriel, écrivain et directeur de la Fondation pour l'action culturelle internationale en montagne (Facim). Neuf conversations érudites et passionnées entre Paris, Berlin et les Alpes.

  • Un alpiniste, un coach et un athlète superstar ont conçu ensemble ce manuel destiné à tous les pratiquants des sports d'endurance en montagne : c'est sans doute la somme la plus exhaustive à ce jour sur l'anatomie et la physiologie de l'endurance. Il est illustré de graphiques et de tableaux mais aussi de nombreux conseils pratiques pour explorer les méthodes d'entraînement, éviter les erreurs et planifier sa préparation. Des athlètes de haut niveau, spécialistes du dénivelé, partagent leur expérience. Au fil des pages, Kilian Jornet dévoile ses « notes » et ses astuces de préparation.

  • Fin limier de la montagne, Cédric court, skie ou grimpe, l'oreille toujours alerte et le carnet Moleskine prêt à être dégainé du baudrier pour croquer ce qu'il se dit et se joue dans le petit milieu des montagnards. Chroniqueur pour la revue en ligne Alpine Mag, il analyse et décrit ce microcosme chaque lundi avec rigueur, tendresse et une bonne dose d'autodérision. Tatouée dans son cortex, la sentence de Nicolas Bouvier : « La légèreté est aussi volatile que précieuse et exige d'être courtisée et reconquise chaque jour. »

  • D'abord publié aux États-Unis dès 1960, ce guide est considéré depuis plus d'un demi-siècle comme la « bible » de l'alpinisme. Disponible dans le monde entier et traduit dans une douzaine de langues, il continue aujourd'hui d'informer et d'inspirer toutes les générations de pratiquants grâce à sa clarté et son approche pédagogique... que l'on souhaite apprendre à camper en terrain d'aventure, faire de la randonnée en forêt, traverser des glaciers, partir en expédition, escalader des parois rocheuses ou gravir les plus hauts sommets du monde.
    Cette nouvelle édition mise à jour est le résultat d'un imposant travail collectif, elle a bénéficié des connaissances d'alpinistes chevronnés, de guides expérimentés, d'organisations investies dans l'enseignement de la sécurité en escalade et en avalanche, de grimpeurs professionnels et de fabricants d'équipements de plein air. Elle reflète et intègre les changements en cours dans l'alpinisme, y compris le développement de techniques plus sûres et l'amélioration de l'équipement. Chaque chapitre a été revu, révisé et, si nécessaire, élargi. Les illustrations ont elles aussi été repensées avec des photos récentes et des schémas redessinés.
    Un soin tout particulier a été apporté à la sécurité en cas d'avalanche, notamment sur la façon de mieux évaluer les dangers, de voyager en toute sécurité sur un terrain accidenté et de localiser ou secourir un compagnon grimpeur. Les auteurs continuent également à souligner la responsabilité que chacun doit assumer en tant que montagnard dans sa pratique en minimisant son impact sur les territoires traversés et explorés.

  • On ne m'a pas volé l'Everest

    Lydia Bradey

    • Guerin
    • 20 Février 2020

    En 1988, l'alpiniste néo-zélandaise Lydia Bradey devient la première femme à réussir l'ascension de l'Everest sans bouteilles d'oxygène. Qui le sait ? Personne ! Lydia a été dépossédée de son succès par ses propres compagnons d'expédition : la laissant sur la montagne, ils sont partis aussitôt à Katmandou crier haut et fort qu'elle avait triché. C'était faux, injuste, révoltant, et Lydia a mis des années à le surmonter. Trente ans plus tard, la vérité rétablie, guide réputée, elle conduit des clients sur les 8 000 et revient sur cette blessure. Mais loin d'être un règlement de comptes, son autobiographie est une déclaration d'amour à la montagne. L'itinéraire d'une iconoclaste qui se promène - en dansant - sur l'Himalaya, sans jamais s'user.

  • Un pied qui glisse, la chute, des mois et des années d'efforts qui s'envolent... En 2015, Romain Desgranges rate d'un cheveu la Coupe du monde d'escalade. Il part surmonter son dépit dans le désert californien de Joshua Tree. Dans la solitude des blocs de granit, les « big boulders », il choisit d'affronter ses peurs en grimpant en solo ces blocs parfois hauts de 10 mètres et plus. La chute devient interdite, la peur de l'échec se confond avec la peur de la mort.

    En affrontant l'une et l'autre, Romain se retrouve. Ce voyage initiatique est au coeur du travail autobiographique qu'il a décidé d'entreprendre, bientôt accompagné par la graphiste Flore Beaudelin. Il y eut d'abord un film, "So High", puis ce roman graphique pour mettre en image ce voyage d'une vie dans le plaisir de l'escalade. En huit chapitres, "So High" suit Romain Desgranges de ses rêves d'enfance jusqu'au podium de la coupe du monde.

    « So High » est le nom que les grimpeurs ont donné au plus haut de ces blocs.

  • Que s'est-il passé le 27 avril 1336 sur le mont Ventoux ? Le 3 juin 1950 à l'Annapurna ? Le 27 janvier 2018 au Nanga Parbat ? A chaque fois, Thomas Vennin apporte une réponse piquante. Le jeune passionné d'alpinisme se balade à travers l'histoire en revisitant les moments décisifs avec humour, maniant joyeusement la métaphore cocasse ou l'allégorie absurde. Fantaisie ? Pas seulement, car le pas de côté permet de voir l'alpinisme sous un angle nouveau, décapé au vitriol des poncifs martiaux et virils qui lui collent encore trop souvent à la peau.
    Le rapprochement des dates fait apparaître des coïncidences surprenantes : l'Everest est baptisé en 1865, l'année où le Cervin est gravi ; en 1950, le Malabar Princess s'écrase sur le mont Blanc cinq mois jour pour jour après l'ascension victorieuse de l'Annapurna ; en 1970, Reinhold Messner revient seul du Nanga Parbat un mois après le succès collectif et cacophonique des Anglais dans la face sud de l'Annapurna. Et ainsi de suite...
    Une lecture plaisir, une occasion de réviser ses classiques et de (re)découvrir des recoins cachés de l'histoire de l'alpinisme, éclairés par la curiosité légère de Thomas Vennin.

  • Raide vivant

    Paul Bonhomme

    • Guerin
    • 23 Janvier 2020

    Paul Bonhomme est l'un des ténors de la nouvelle génération d'alpinistes qui allie virtuo-sité technique et vitesse. Découvert en 2018 à l'occasion d'une impressionnante série de descentes à ski sur les versants vertigineux de l'aiguille Verte, dans le massif du Mont-Blanc, on l'a vu enchaîner dans la journée 11 sommets de 4 000 mètres, près du mont Rose... Une personnalité devenue rapidement incontournable dans le milieu. Mais Paul n'est pas né de la dernière neige. Le désir d'écrire lui brûlait les mains depuis longtemps. Oui, depuis la disparition de son frère, il y a dix ans, en ski de pente raide, justement. Ces moments où la vie hésite et vacille sont la matière de son récit : une série d'éclats, brefs et intenses, qui éclairent comme un phare, révélant passions et fêlures.

  • Pascal Brun vit et travaille dans le ciel. Depuis plus de trente ans, il vole tous les jours ou presque aux commandes d'un des hélicoptères de sa compagnie : il connaît mieux que personne le massif du Mont-Blanc, ses refuges, ses travaux d'altitude, la vallée et son économie touristique, ses sauvetages ou ses tournages de cinéma... Pascal Brun éprouvait le besoin de se confier sur cette épreuve. Il s'est livré à un « collègue » qui a su le faire parler de ce qu'il vit là-haut et de son art de pilote virtuose...

    François Suchel, écrivain et pilote de ligne, a su l'écouter, recueillir ses bonheurs mais aussi ses retours dans la vallée des ombres. Car si Pascal Brun vit notre rêve de voir le bas d'en haut, il a connu le drame : celui de la mort de son fils dans le crash d'un de ses hélicoptères, sous ses yeux. François Suchel a rencontré tous ceux qui le connaissent de près, ont volé avec lui. Son livre sera un voyage et un portrait - une « histoire parallèle » des grandes aventures du massif du Mont-Blanc, et une rencontre personnelle.

  • Il est des plaisirs supérieurs. Celui de prendre son café au comptoir d'un bistrot en est un. Dans ses Espresso, chroniques hebdomadaires pour Alpine Mag, Cédric Sapin-Defour se laisse aller à son inspiration. Amusée, inquiète ou résistante, c'est selon l'humeur du grain à moudre. Rien ne lui échappe : les trailers affublés de leur tee-shirt de finisher, le désert des stations-villages à la Toussaint, les grimpeurs jouant à chifoumi si l'onglée les épargne, le silence laissé par l'ami disparu un jour de fête de la musique... et toujours cet étrange besoin d'aller là-haut pour humer le monde et trouver, qui sait, les réponses à ces fichues questions que la vie d'en bas nous soumet.

    Ses billets d'humeur racontent la montagne d'aujourd'hui et ceux qui s'y frottent, y brillent, et comment ils retombent sur le plancher des vaches. Cette montagne qui dit la vie et ses jongleries, les Hommes et leurs fêlures. Des textes composés pour être avalés en une gorgée, toujours corsés et profonds... sous haute pression. Sans sucre. Espresso.

  • Qui est le premier « trailer » ? Peut-être Philipidès, qu'on présente comme le père du marathon : non seulement il n'est pas mort à l'arrivée, mais il a sans doute couru 200 kilomètres de plus que les 42 réglementaires. Peut-être Malcolm III, roi d'Écosse qui organisa une course d'endurance dans les Highlands au XIe siècle. Peut-être un bushman épuisant l'antilope à la course, un Tarahumara inconnu, un « pedestrian » britannique avalant les milles jusqu'à épuisement...

    Jean-Philippe Lefief, traducteur du best-seller Born to run, a puisé dans son expérience de trailer et de journaliste érudit pour relier dans un même récit ces histoires venues du passé où l'endurance dépasse les bornes. Et les faire rimer avec ses propres sensations de triple finisher de l'UTMB.

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