• Visionnage boulimique de séries, addiction aux jeux vidéo, gamification des activités sociales, consommation devenue divertissement ordinaire, pornographie banalisée, invasion des musées par les marques, etc. Plus aucun espace n'échappe aux productions culturelles du capitalisme hypermoderne. Le culte du fun et de la transgression, le refus immature des contraintes, la quête de sensations fortes, l'exaltation du narcissisme et les bricolages identitaires, fabriquent un nouveau type d'individu.
    Face à cette déferlante, journalistes, chercheurs et intellectuels, y compris les plus subversifs - et peut-être même surtout eux -, ont rendu les armes. À tel point que certains voient dans la culture de masse l'art de notre temps, démocratique et... rebelle. D'autres se contentent d'y dépister les stéréotypes et les rapports de domination et de fantasmer une possible réappropriation des contenus.
    Ce livre prend le contre-pied de ces abdications. Il s'inscrit dans une tradition de critique de l'aliénation, du spectacle et des modes de vie capitaliste, qu'il ravive en démontrant comment les derniers avatars de la culture de masse, omniprésents et plus efficaces que jamais, laminent les sociétés et domestiquent les esprits.

  • Le grand penseur critique américain de la communication Neil Postman montre que la soumission de la culture à la technologie menace de détruire les sources vitales de notre humanité.

  • Ce livre consacré au site Youtube propose des techniques et astuces pour améliorer ses vidéos, perfectionner sa chaîne et attirer des milliers de nouveaux abonnés.
    Dans ce livre, les meilleurs Youtubers révèlent leurs secrets de réussite. Techniques de tournage et de montage des vidéos, rédaction des descriptions et relations avec la communauté : il ne reste plus au lecteur qu'à mettre ces conseils en pratique pour devenir à son tour la nouvelle sensation de Youtube.

  • Les attentats de janvier 2015 ont révélé une fracture béante dans notre société... tout le monde n'était pas Charlie. En classe, les enseignants se sont trouvés démunis face à certains élèves adeptes des fakenews et autres théories du complot. Dans ce contexte, France Inter a senti la nécessité absolue d'une éducation aux médias et à l'information auprès des élèves. InterClass' était né.
    Ce dispositif, élaboré par Emmanuelle Daviet, fait collaborer journalistes et professeurs pour amener les collégiens et lycéens en REP à expérimenter l'investigation rigoureuse, la vérification des sources et l'exigence de probité dans le journalisme. Les élèves découvrent que la réalité est plus complexe qu'un slogan, que les explications les plus attractives ne sont pas nécessairement les meilleures et qu'il y a encore plus de plaisir à chercher à comprendre qu'à imaginer pouvoir tout expliquer.
    Ce livre offre aux enseignants, aux éducateurs, aux parents ainsi qu'aux hommes et femmes de médias de belles occasions de réflexion et l'inspiration pour concevoir des projets similaires et faire des collégiens et lycéens des citoyens éclairés.

  • L'impératif participatif ; institution culturelles, amateurs et plate-formes Nouv.

    Ces dernières années, le développement des technologies numériques a donné un nouvel essor à la figure de l'amateur, notamment dans le domaine de la culture. Face à cette nouvelle donne, plusieurs institutions ont lancé des plateformes contributives culturelles, pour permettre à des amateurs, ou plus généralement à des citoyens, de participer à la construction de savoirs liés à leurs objets culturels en interaction avec l'institution voit le besoin d'interagir avec ces figures clés, en même temps elle a du mal à leur donner une place qui en préserverait la liberté d'expression. Similairement, les amateurs qui commencent leur activité en autonomie sont souvent attirés par le cadre institutionnel qui peut donner de la reconnaissance ou de la visibilité à leur action. Cependant, dans ce cadre institutionnel, ils ne sont pas toujours à l'aise. En interrogeant les modèles épistémiques et politiques de ces plateformes, entre sciences participatives, pratiques amateurs, cet ouvrage a l »ambition de proposer une nouvelle approche à l'étude des plateformes contributives en tant que dispositifs multi-espace de dialogue entre les institutions et les citoyens.

  • Notre culture est entrée il y a près de 50 ans dans l'ère numérique.
    Transformant ses techniques de production, ses canaux de diffusion et ses modes de consommation, cette évolution a notamment redécoupé les frontières traditionnelles des arts et des médias. Premier ouvrage en français offrant un aussi vaste panorama de la mutation des productions artistiques depuis l'arrivée des technologies numériques, cette introduction à l'étude des cultures numériques est une synthèse qui vise non seulement à retracer l'évolution spécifique de différents médias (littérature, théâtre, bande dessinée, photographie, cinéma, télévision et jeux vidéo), mais aussi à envisager le phénomène de la convergence médiatique. Il s'agit enfin d'offrir un aperçu des principaux paradigmes (transfictionnalité, remédiatisation, interactivité, immersion, effets spéciaux, etc.) liés à l'essor des cultures numériques et de leur impact sur les formes narratives et fictionnelles, l'enseignement et la critique. Chaque chapitre est une porte d'entrée sur une problématique historique ou théorique très générale, tout en permettant un approfondissement ultérieur par le renvoi à une riche bibliographie.

  • Qu'est-ce que la stratégie ? "L'art de la dialectique des volontés employant la force pour résoudre leur conflit", écrit le général Beauffre. Son but est "d'atteindre la décision en créant et en exploitant une situation entraînant une désintégration morale de l'adversaire suffisante pour lui faire accepter les conditions qu'on veut lui imposer".
    Publiée en 1963, ce livre n'a rien perdu de son actualité. Car il aborde la stratégie avec la hauteur philosophique et l'universalité qui seules lui permettent de résister parfaitement à l'épreuve du temps. Il figure, en effet, parmi les classiques de la stratégie. Texte bref, condensé, au prix d'une abstraction qui lui donne toute sa valeur, cet ouvrage doit être lu et relu, et nourrit par des exemples proches des expériences contemporaines.

  • Un ouvrage nécessaire pour comprendre la révolution à l'oeuvre dans l'information aujourd'hui.
    Fakenews, vérification des faits, consommation des écrans et du numérique par les jeunes, irruption des plateformes numériques mondialisées dans l'univers des médias traditionnels... Les médias et l'information sont aujourd'hui en pleine transformation, et tout le monde crie à l'urgence d'une éducation critique à et hors l'école pour faire face à des évolutions que le « numérique » semble accélérer.
    Partant d'une question d'actualité brûlante (comment et à quoi faut-il éduquer les jeunes dans le domaine des médias et de l'information ?), l'ouvrage de Laurent Petit est une synthèse montrant, à travers l'évocation de précurseurs et d'expériences fondatrices, l'héritage complexe des rapports entre l'éducation et les médias. Il dévoile les enjeux du champ de l'EMI, dans lequel s'affrontent des intérêts contradictoires. Il propose enfin de repenser une approche critique qui rend possible une mise en perspective et une compréhension des enjeux politiques contemporains.

  • La série n'est pas simplement un genre télévisé en vogue, c'est d'abord une forme. C'est du neuf esthétique, et on sait que les inventions de formes sont rares. Pour la décrire, il faut se lancer dans une anatomie comparative et la confronter à d'autres formes, au cinéma, évidemment, mais aussi à des formes plus anciennes, fondamentales dans notre civilisation?: au mythe, au roman, aussi au tableau.

    La question de la série se pose depuis toujours, dans la littérature, avec le feuilleton par exemple, ou dans l'art, avec les Nymphéas de Monet, la reproductibilité technique selon Walter Benjamin ou la collection, notamment.

    Mais la forme-série n'est pas qu'un problème esthétique, et cette forme n'est pas seulement nouvelle, elle est profondément actuelle. La forme-série pourrait être le langage du monde comme il est : en crise. La série serait une forme de crise. Elle serait structurée comme le monde en crise, ou le monde serait lui-même structuré comme une série.

    D'où l'interrogation qui anime le propos?: de quoi la série est-elle la forme?? La série symptôme du monde comme il va, ou comme il ne va pas. Une forme témoin du malaise dans la civilisation. Cela conduit, pour finir, à la question de savoir pourquoi les femmes occupent le devant de la scène des séries.

  • A quoi sert le journalisme en démocratie ? Que veut dire voir et faire voir le monde au présent ? Quel est le sens politique d'une telle activité ? Existe-t-il un journalisme « idéal », à l'aune duquel juger le journalisme « réel » ? Sur quelle base le critiquer, et pour lui indiquer quels chemins aujourd'hui ?
    Dans cet essai stimulant, le premier à soumettre le journalisme à un questionnement philosophique, Géraldine Muhlmann montre qu'une double tâche est assignée au journalisme : faire vivre du conflit et tisser du commun au sein de la communauté politique. C'est finalement l'énigme de la démocratie qu'elle explore :
    La coexistence de deux scènes, celle des actions et celle des représentants, la seconde offrant une issue symbolique aux conflits qui agitent la première.

  • L'usage de la langue par les journalistes est régulièrement critiqué. Que les reproches à cet égard soient fondés ou non, de nombreux facteurs peuvent expliquer l'état du français dans les productions journalistiques. L'ouvrage offre une analyse approfondie de ces facteurs, en se focalisant sur cinq sites d'information belges francophones (DH.be, La Libre.be, Le Soir.be, RTBF Info et RTL Info). La question est envisagée à partir d'un angle particulier : les représentations et les discours de journalistes et de rédacteurs en chef, rencontrés lors d'entretiens.
    La première partie de ce livre étudie la manière dont les acteurs de la presse en ligne considèrent, d'une part, la langue qu'ils pratiquent et, d'autre part, celle qu'ils souhaitent idéalement proposer à leur public. S'intéressant au quotidien des journalistes, la seconde partie interroge la place du travail de la langue dans le processus de production de l'information en ligne.
    Cette recherche montre que la langue des sites d'information est régulée par des représentations sociales, des enjeux journalistiques et linguistiques, des contraintes et des pratiques professionnelles. Elle permet de comprendre les logiques plurielles et souvent opposées qui façonnent l'usage de la langue par les journalistes web.

  • Comment bâtir une stratégie efficace à l'époque de la désinformation et de la défiance permanentes ? La multiplication des faits alternatifs (fake news), l'hystérisation des débats, l'emprise croissante des dispositifs numériques et le culte de la disruption fragilisent la prise de parole et la capacité d'action des décideurs. L'écosystème médiatique a définitivement basculé dans l'ère du « bûcher des vérités ».

    Pour tous les décideurs et responsables, cela signifie qu'il est temps de changer de logiciel. L'écosystème technologique et idéologique impose des choix iconoclastes qui déjouent les illusions médiatiques, les mirages de la transformation permanente et les écrans de fumée du prêt-à-penser. Plus que jamais, il faut se donner les moyens d'analyser des tendances lourdes, porter un regard lucide sur le monde, définir une vision claire, la verbaliser et la faire partager. La communication est devenue avant tout une quête de sens, d'éthique et de leadership intellectuel.

    Au travers d'exemples empruntés à la politique (Trump, DSK), au sport (Griezmann, Benzema), à la pop culture (Game of Thrones, Batman), à l'univers économique et au digital, ce manuel présente les mécanismes qui régissent nos sociétés de communication, et en analyse les bonnes et les mauvaises pratiques. Mais ce livre n'assène pas des certitudes d'experts: il réfléchit aux moyens à mettre en oeuvre pour réenchanter la parole publique et combattre la défiance commune.

  • Saison est la première revue papier entièrement consacrée aux séries. Son comité de rédaction composé de journalistes, d'essayistes, d'universitaires et de professionnels du secteur audiovisuel (scénaristes, monteurs, réalisateurs), ainsi que de plumes spécialisées, tous grands amateurs de séries, s'en emparent comme matériau filmique et narratif, mais aussi comme phénomène de société inédit. Chaque numéro propose des articles dédiés à des séries très différentes, et des articles plus transversaux, utiles aux sériephiles consacrés ou dilettantes, aux lecteurs avides d'informations et d'analyses, comme aux fans incollables.

  • Peut-on parler de déontologie journalistique sans naïveté, cynisme ou désillusion ? À en croire une opinion de plus en plus courante, les journalistes seraient coupables de tous les maux médiatiques. La réalité se révèle pourtant bien plus complexe.

    Cet ouvrage expose la déontologie et l'éthique du journalisme en les plaçant dans le contexte de la production de l'information. Il en explicite les fondements démocratiques et les concepts majeurs, sans tomber dans le double piège du juridisme et du moralisme présents dans de nombreux usages de la déontologie.

    Dans une approche originale, l'auteur lie la question de la déontologie à celle de l'identité professionnelle des journalistes. Le métier journalistique ne constituant pas une profession unifiée, les journalistes se condamnent souvent à faire de la déontologie l'emblème de leur respectabilité. L'auteur invite ici le journalisme à s'inventer sans cesse une éthique publique, au regard de valeurs fondamentales à partager avec une société elle-même en mouvement.

    Benoît Grevisse réussit le pari de traiter ce sujet très conceptuel, en montrant par la comparaison de cas précis, d'avis de Conseils de presse, de codes de déontologie de France, Belgique, Suisse, Canada, Grande-Bretagne ou États-Unis cette éthique en train de se faire.

  • Des histoires et des anecdotes sur la profession de journaliste avant l'arrivée d'Internet. L'auteur compare ce type de journalisme à celui d'aujourd'hui, avec ses avantages et ses inconvénients. En effet, s'il fallait se battre pour pouvoir dicter ses articles à son journal, il était néanmoins possible d'enquêter bien plus longtemps sur le terrain.

  • Les citoyens déplorent de plus en plus les mauvaises nouvelles rapportées par les journalistes, et expriment une défiance envers les médias. Pour répondre à ces attentes, des rédactions se lancent dans le journalisme de solutions, le « sojo ». Quelle est son histoire, quelles sont ses caractéristiques, quels sont les médias qui l'ont adopté et pourquoi ?

    « Ne pas masquer les mauvaises nouvelles, mais redonner leur juste place aux informations enthousiastes, aux réussites, au développement de l'humanité », c'est ainsi que Pauline Amiel décrit le « sojo » : il a pour ambition de traiter une question de société en présentant les solutions potentielles pour la résoudre. Voilà un moyen de fédérer les journalistes autour de pratiques exigeantes, proches de l'investigation, et de tenter de regagner la confiance du lectorat.
    Le sujet est traité sous l'angle opérationnel, orienté métier. Complété d'interviews des pionniers de la pratique, l'ouvrage propose une boîte à outils pour le journaliste de solutions : quels sujets aborder, où chercher ses sources, comment construire son article, son interview...

  • Le développement de l'information sur internet conduit-il au règne du copié-collé, au détriment de l'information de qualité ? Peut-on inventer de nouveaux modèles économiques pour les médias permettant de tirer le meilleur parti des nouvelles technologies ?
    Ce travail de recherche inédit tente d'apporter de nouvelles réponses à ces questions, en conjuguant les outils du « big data », du « machine learning » et de l'économie. Il se base sur la construction et l'analyse d'une base de données unique en son genre : l'intégralité du contenu produit en ligne par les médias d'information en France sur une année (2013), qu'il s'agisse de la presse écrite, de la télévision, de la radio, des pure internet players ou encore de l'AFP.
    /> Nous combinons ainsi pour la première fois plusieurs millions de documents avec d'une part les caractéristiques humaines et économiques des diff érents médias - en particulier la taille de leur rédaction - et d'autre part avec des données d'audience des diff érents sites, permettant d'analyser dans quelle mesure les citoyens adaptent leur consommation sur internet à l'originalité des contenus produits.
    En appliquant notre algorithme de détection de copie, nous montrons que, dans le cas des actualités chaudes, 64 % de l'information publiée en ligne correspond à du copié- collé pur et simple (sans même prendre en compte les reformulations), un niveau d'homogénéité insoupçonné. Les copies ainsi détectées vont souvent au-delà de l'exception de « courte citation » autorisée par la loi et omettent le plus souvent les procédures réglementaires de citations et de crédits.
    Or le recours croissant au copié-collé combiné à une vitesse de propagation extrêmement élevée de l'information en ligne - un quart des événements se propagent en moins de 4 minutes - risque de tuer à termes les incitations des médias à produire de l'information originale. Nous montrons ainsi que les médias n'arrivent plus à monétiser cette information si coûteuse à produire.
    Au-delà de ces constats, le livre souligne et quantifi e les risques pour l'information et la démocratie associés à l'accélération de la baisse de la taille des rédactions. Il passe en revue les diff érentes solutions : une application plus stricte du droit d'auteur sur internet ; la mise en place de murs payants ; la syndication de contenu et la mutualisation des coûts de production de l'information ; le soutien public transmedia à la production d'information ;
    Ou encore de nouvelles formes juridiques pour les médias.
    Surtout, il souligne la nécessité de repenser entièrement les systèmes de régulation existants des médias. Cette régulation se fait aujourd'hui par support ; elle doit être adoptée au XXIe siècle, c'est-à-dire transmedia. Internet est une chance unique de mieux informer les citoyens ; n'en faisons pas le tombeau de l'information.

  • « C'est une cicatrice personnelle. » nous instruit l'auteur.
    « Le 21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen se qualifie pour le second tour de la présidentielle.
    Le premier grand cap de l'ascension du Front National, le début de la fin du tabou. J'ai longtemps tourné dans ma tête ce que nous avons collectivement fait dans les médias, moi y compris, pendant ces mois de mars et d'avril 2002. Nous avons tous entretenu le sentiment collectif de l'insécurité, sur la base de faits divers non représentatifs.
    Notre responsabilité, la mienne y compris, est évidente dans le succès de J.-M. Le Pen. Cela m'a valu plusieurs nuits sans sommeil. » Dans La Mécanique médiatique, l'auteur examine sans complaisance ni esquive les plaies du métier.
    Il déconstruit les ressorts qui président aux principaux choix journalistiques dans les médias, et raconte ce qu'il a vu et vérifié : la paresse intellectuelle et le « tourne en rond », l'entre-soi et le triomphe de la société du spectacle, la porosité entre les éditorialistes et le personnel politique, la concurrence agressive des communicants.
    Pour ce grand professionnel, même si le journalisme est en crise, rien n'est perdu, pour peu que les journalistes retrouvent le goût du terrain, du reportage et d'une certaine passion civique, plutôt que de se livrer à des exercices en chambre et en écrans.

  • Cet ouvrage défriche une communication européenne émergente et incertaine : la communication transfrontalière. Celle-ci est abordée au prisme des eurorégions, entités qui s'institutionnalisent dans le paysage européen depuis le milieu des années 2000.
    Où se situe la formation discursive eurorégionale par rapport à d'autres discours de la construction européenne ? Comment les eurorégions préfigurent-elles une organisation européenne qui bouscule nos représentations ancrées dans les États ?
    Quels procédés communicationnels installent les configurations transfrontalières dans les esprits ? Pour répondre à ces questions, divers types de discours produits en plusieurs langues ont été recueillis sur le web, principal vecteur de visibilité des eurorégions. L'ouvrage articule une analyse du discours à orientation linguistique et une analyse sémiotique appliquée aux médias. Les scénarios discursifs et sémiotiques sont systématiquement confrontés pour mettre en évidence leur (dés)alignement et, par-là, les invariants et les tensions de la communication transfrontalière.
    Tandis qu'elle n'hésite pas à mobiliser des interdiscours et des imaginaires contradictoires, la communication transfrontalière érige les eurorégions en modèles d'une nouvelle Europe. La démarche mobilise l'histoire de la construction européenne, incontournable pour comprendre l'éclosion de la communication transfrontalière, et les sciences du langage, indispensables à l'appréhension d'un discours multilingue en ligne.

  • L'ouvrage traite des technologies numériques, de leurs usages et pratiques, et plus particulièrement de leur face cachée. Par des approches théoriques, notamment la philosophie quantique, ou par des applications à différents secteurs, cet ouvrage collectif témoigne d'une réalité, visible ou parfois invisible, dans tous les cas complexe en matière de pratiques médiatiques (journalisme, médiation patrimoniale, culturelle ou artistique) ou d'interactions en réseaux (médecine de catastrophe, coopératives agricoles, éducation, tourisme).
    Cet ouvrage rassemble des regards croisés qui nous révèlent une part du visible et de l'invisible dans nos pratiques contemporaines.
    Une manière de mieux comprendre les défis philosophiques et technologiques de notre époque.

  • Cet ouvrage propose un éclairage argumenté sur les avancées du numérique dans la société et attire l'attention sur quelques interrogations majeures.
    Les techniques numériques sont de plus en plus omniprésentes, mais elles sont très inégalement partagées et maîtrisées, dans le monde et au sein des sociétés dominantes. Chacun de nous les affronte en cherchant à se les approprier. Leur évaluation est laissée à l'initiative individuelle et tenue pour affaire de dispositions personnelles, alors qu'il s'agit d'un fait social majeur, sous l'emprise d'une dynamique marchande. Face à cette contradiction manifeste, les sciences humaines et sociales ne sont pas restées passives. Mais leurs analyses n'ont pas l'audience des discours promotionnels, qui proviennent surtout de technologues modernistes ou de spécialistes des marchés, et qui aujourd'hui façonnent pour l'essentiel les opinions privées et publiques. Tandis que la numérisation de la société est en cours et que son achèvement (avec notamment les développements de l'intelligence artificielle) n'est guère prévisible, il serait illusoire d'esquisser une évaluation globale des phénomènes sociaux et sociétaux liés aux techniques numériques. C'est pourquoi l'auteur, en s'appuyant sur les travaux portant sur les questions d'information et de communication, propose une approche argumentée et synthétique, autour d'une série de sept points de repère. Il évite ainsi les habituelles visions généralisatrices, et en dégage les principaux enjeux.

  • Vivre dans le monde contemporain, c'est être confronté à une multitude de textes éphémères : tracts, journaux, affiches. Énoncés survolés, rarement lus au sens plein du mot. C'est ce type de textes, extraits pour la plupart de la presse et de la publicité, que cet ouvrage apprend à étudier. L'auteur s'attache à relier les propriétés des textes à leur situation de communication en utilisant les outils élaborés récemment par l'analyse du discours. Il donne en particulier toute leur importance aux genres de discours et à leur mise en scène. Des publicités de magazines aux articles de L'Équipe, des comptes rendus de films au Guide du routard, il nous invite à lire différemment les messages du monde dans lequel nous vivons.

    Paru en 1998 et considérablement enrichi au fil des années, ce manuel est devenu un instrument de travail précieux pour les étudiants qui, dans des filières très diverses, sont amenés à analyser des textes sans avoir reçu de formation spécifique en sciences du langage. Il a donc toute sa place dans cette série « Discours et communication ». Cette 3e édition offre un renouvellement complet des exemples qui illustrent les analyses de l'auteur.

  • Publicités détournées

    Olivier Darmon

    • Hoebeke
    • 12 Octobre 2016

    La puissance de la publicité qui tend à inoculer ces procédés dans les médias, et les pratiques contestées des grandes entreprises - pétroliers, constructeurs automobiles, fabricants d'alcool, cigarettiers, marques multinationales telles Nike ou Mac Donald's... - engendrent de nombreux groupes de résistance et d'activisme culturels, et de consommateurs en colère. Chacun, à sa manière, va s'employer, souvent avec talent, à détourner et parodier la communication de ces entreprises. Images choc et ton offensif, humour décalé et sarcastique : il s'agit de dénoncer un système de valeurs charriant une idéologie caractérisée comme anti-citoyenne, consumériste et discriminatoire, moralement réprouvable et écologiquement irresponsable. Simultanément, des ONG, comme Greenpeace, et de nombreuses associations dans son sillage pastichent l'image des marques pour dénoncer leurs agissements : Esso devenu E$$O, le logo d'Areva dessinant une tête de mort ou plus récemment celui de Volkswagen associé à Dark Vader. Au moment de la Cop 21, les pubs détournées de l'association Bandalism couvrent les panneaux publicitaires des abris-bus de fausses campagnes qui disent « Roulez plus propre, du moins en apparence » en reproduisant une Volkswagen, ou encore à destination de Total où un agent de la marque déclare devant un puits de forage « notre philosophie ? Vous n'avez pas besoin de savoir ». Les consommateurs en colère, eux, protestent sur les réseaux sociaux contre les lenteurs du service après-vente de Free ou de la RATP ou ceux ironiques devant les messages optimistes des marques de prêt-à-porter. Avec la cause environnementale, le sexisme, le diktat de la maigreur et la malbouffe constituent des sujets de prédilection. Tout évènement survenant dans ces domaines est salué par une salve de satires, comme ce fut le cas lors de la révélation de l'usage de viande de cheval dans les lasagnes. Bien entendu, il n'est pas une seule campagne politique qui ne soit pas pastichée. La sphère politique est sous haute surveillance : une petite phrase ou un scandale comme l'affaire Cahuzac déclenche sa noria de parodies sur Internet, pratiquement en temps réel.

  • "Quarante ans après son avènement, la communication pour le développement (CPD) demeure dans l air du temps, pour une raison bien simple : elle est liée à la démocratie. Dans cette exploration des fondamentaux de la CPD, le théoricien sera autant servi que le technicien qui réapprendra que communiquer pour le développement, c est communiquer pour la bonne gouvernance, c est communiquer pour la justice sociale, c est communiquer pour la prospérité partagée. Enfin, c est aussi agir pour qu advienne le meilleur des changements."

empty