• La Shoah : au coeur de l'anéantissement Nouv.

    L'histoire de la Shoah s'appuie sur des millions de pièces d'archives conservées aux quatre coins du monde. Chacune participe à l'écriture de cette histoire pour les générations actuelles et futures. Pour la première fois, des historiens européens ont choisi près de 300 de ces documents et les décryptent. Photographies, dessins, lettres, rapports, témoignages nous plongent au coeur de l'anéantissement et nous aident à comprendre les mécanismes du génocide et ses conséquences, comme les résistances qui lui furent opposées.
    Un livre patrimonial, indispensable à la transmission de la mémoire de la Shoah.

  • « Dans les camps, il y a ceux qui survivent et ceux qui ne survivent pas. Il y a ceux qui reviennent et ceux qui ne reviennent pas. Personne ne sait pourquoi. C'est quelque chose qui vient du ciel. Il y a des anges, forcément. Je le crois. J'ai toujours eu deux anges avec moi. Je les ai toujours. Pourquoi ? Pourquoi moi ? Peut-être parce qu'il fallait que je revienne. Il fallait que je dise ce que d'autres ne diraient pas, que j'écrive ce que personne n'écrirait. Je ne sais pas. Je n'y suis pour rien ».
    Quelques semaines avant de mourir, Marceline Loridan-Ivens, déportée à Auschwitz-Birkenau à quinze ans dans le même convoi que Simone Veil, s'est confiée à David Teboul et Isabelle Wekstein-Steg. Ceci est son dernier récit.

  • La France libérée (1944-1947) Nouv.

    Été 1944 : La 2e DB entre dans Paris, ouvrant le sacre républicain de Charles de Gaulle aux Champs-Élysées. Un vent d'espoir se lève, appelant à l'édification d'un nouveau régime et d'une nouvelle société. Trois ans plus tard cet espoir a été brisé. La guerre froide acte une nouvelle partition du monde tandis que la IVe république naissante reproduit l'instabilité de la IIIe et l'éternel retour des partis. Chroniqueur inspiré de cette période oubliée, alors qu'elle s'avère d'une richesse inouie, Michel Winock a choisi de la raconter au moyen d'une vingtaine de chapitres couvrant non seulement les grands événements politiques mais aussi culturels, judiciaires et sportifs afin d'offrir un tableau global porté par un rare bonheur d'écriture.
    Le lecteur voyage ainsi de la Libération à l'épopée de l'Exodus en passant notamment par l'épuration, la crise coloniale, le départ de De Gaulle et la naissance du RPF, la position centrale du PCF et les grandes grêves de 1947, mais aussi le tribunal de Nuremberg et le procès Petiot, Sartre et Camus, la loi Marthe Richard, le premier festival de Cannes et le grand retour du Tour de France. Une enquête historique qui interroge sur le Mystère français, ses sempiternelles divisions jurant avec son idéal universaliste et sa capacité immuable à se relever des épreuves.

  • Les raisins du Reich ; quand les vignobles français collaboraient avec les nazis Nouv.

    Dans nos vignobles français, on raconte que les grands terroirs (Bordeaux, Bourgogne, Champagne, Cognac) auraient été pillés par l'Allemagne nazie. L'auteur nous révèle dans ce livre que la réalité est tout autre et nous propose une passionnante enquête de terrain sur cette collaboration idéologique et économique des vignobles français.
    Tout y passe : l'évasion fiscale, l'enrichissement considérable, les cercles de patrons collabos, etc. À cet affairisme débridé, s'est joint une collaboration active de négociants bordelais et bourguignons, d'aristocrates et de patrons champenois qui adhéraient au nazisme pensant qu'il constituait le seul rempart contre « le bolchévisme et le cosmopolitisme ».

  • Les vérités les plus précises - et les plus terribles, tant elles sont précises - sur la machine d'extermination. Quarante ans de témoignages, en grande partie inédits, d'une importance historique essentielle.

    Des recherches entamées très tôt par Primo Levi sur le destin de ses compagnons à la déposition pour le procès Eichmann, en passant par la « lettre à la fille d'un fasciste qui demande la vérité » et les articles parus dans des quotidiens et des revues spécialisées, Ainsi fut Auschwitz est une mosaïque de souvenirs et de réflexions critiques d'une valeur historique et morale inestimable.

    Les grands textes de Primo LEVI sont chez Pocket.

  • « Ces pages seront-elles jamais publiées ? Je ne sais. Il est probable, en tout cas, que, de longtemps, elles ne pourront être connues, sinon sous le manteau, en dehors de mon entourage immédiat. Je me suis cependant décidé à les écrire. L'effort sera rude : combien il me semblerait plus commode de céder aux conseils de la fatigue et du découragement ! Mais un témoignage ne vaut que fixé dans sa première fraîcheur et je ne puis me persuader que celui-ci doive être tout à fait inutile. Un jour viendra, tôt ou tard, j'en ai la ferme espérance, où la France verra de nouveau s'épanouir, sur son vieux sol béni déjà de tant de moissons, la liberté de pensée et de jugement. ».

  • Nouvelle histoire de la shoah Nouv.

  • Quand nous sommes revenus, nous ne pouvions parler à personne de cet enfer, de ces souffrances quotidiennes, de cette vie de bêtes battues que nous avions menée pendant près de deux ans dans une inhumanité indigne et impardonnable. Nous étions traumatisés et nous nous taisions. Et si, par hasard, nous nous risquions à évoquer ce passé si cruel, on ne nous croyait pas, on doutait de nos dires, on pensait que nous rajoutions des souffrances. De n'être pas crus nous vexait terriblement et, pendant longtemps, nous nous sommes tus. Puis j'ai beaucoup réfléchi : afin que la vie ait un sens après ce passé ignominieux, il me fallait témoigner pour révéler à tous, au monde, cette tragédie à nulle autre pareille. « Plus jamais ça », ont dit tous les déportés au retour des camps, et pourtant...

  • L'opération Barbarossa, qui s'ouvre le 22 juin 1941, ne ressemble à aucune autre dans l'Histoire. Elle met aux prises les deux systèmes militaires les plus puissants et les deux régimes les plus brutaux. La Wehrmacht conjugue la logique exterminatrice du nazisme avec celle de sa propre culture militaire, qui pousse la terreur à son paroxysme. Quant à l'Armée rouge, elle se vide de son sang, prise entre les feux d'un ennemi affranchi de toutes les normes humaines et la répression sauvage du bolchevisme stalinien. Dix millions d'hommes s'affrontent. Combats, exécutions, exactions, famines délibérées tuent en 200 jours plus de 5 millions d'hommes, de femmes et d'enfants, de soldats et de civils. Détaillant dans cette fresque monumentale le premier semestre des opérations, Jean Lopez et Lasha Otkhmezuri nous offrent une somme exceptionnelle et unique.

    PRIX CHATEAUBRIAND 2019.
    PRIX DU GUESCLIN 2019.

  • Comme tant d'autres en Grande-Bretagne, la vie de la jeune Alathea Fitzalan Howard a été bouleversée par le début de la Seconde Guerre mondiale. Pour échapper aux bombardements qui menacent Londres, elle est envoyée chez son grand-père dans son domaine de Cumberland Lodge, à quelques pas du célèbre château de Windsor. Enfant solitaire et mélancolique, Alathea trouve l'affection dont elle rêvait grâce à son amitié privilégiée avec ses nouveaux voisins : les jeunes princesses, Elizabeth et Margaret, et leurs parents, le roi George VI et son épouse. Ensemble, les adolescentes aimeront les fêtes, les soirées cinéma et les pique-niques. Mais la guerre n'est jamais loin. Leur quotidien est rythmé par les sirènes nocturnes, le souvenir des jeunes gens envoyés au front qui n'en reviendront jamais et l'hôpital de campagne où Alathea travaille comme bénévole.

    Dans ses journaux intimes, Alathea a tout consigné : les détails à la fois profondément sincères et fascinants de sa vie avec la famille royale, ses moments d'angoisse et de peur face cette époque troublée qu'est la Seconde Guerre mondiale, mais aussi ses rêves et espoirs de devenir une femme de demain.

    Publié pour la première fois, Dans l'intimité des Windsor dévoile un portrait franc et plein de vie de la famille royale et de la princesse Elizabeth, jeune fille si chaleureuse et pourtant très discrète, déjà en route vers son destin : la Couronne.

  • L'histoire de la Seconde Guerre mondiale nous semble bien connue ; elle est en réalité encore largement construite sur un certain nombre de mythes qui ont la vie dure auprès du grand public. Pour y remédier, et dans la lancée du premier volume, Olivier Wieviorka et Jean Lopez ont réuni les meilleurs historiens de la période, y compris à l'international (Robert Paxton). Sur chaque sujet, ils cassent les clichés convenus et les images toutes faites, donnant, au final, un ouvrage aussi agréable à lire que novateur.
    En voici le sommaire :
    - 1 000 victoires aériennes et 100 000 tués: les mythes héroïques du printemps 1940 ;
    - Entre 1940 et 1944, Vichy a protégé la France ;
    - Les Allemands ont failli remporter la bataille d'Angleterre ;
    - La marine japonaise était redoutable ;
    - Les Allemands n'ont pas pris Moscou à cause de l'hiver ;
    - Le régime de Vichy a protégé les Juifs français en sacrifiant les Juifs étrangers ;
    - Hitler, chef infaillible ?
    - Les FTP, fer de lance de la résistance armée en milieu urbain ;
    - Stalingrad, le tournant de la Seconde Guerre mondiale ;
    - Les Italiens, de gentils occupants?
    - Les homosexuels d'Europe ont été déportés ;
    - Midway, tournant décisif de la guerre du Pacifique ;
    - La Suisse, un pays neutre ;
    - Patton, le meilleur général américain ;
    - Le coeur de la France libre battait à Londres ;
    - La propagande a joué un rôle décisif pendant la Seconde Guerre mondiale ;
    - Le monde arabe a souhaité la victoire du Reich ;
    - Le PCF n'a pas voulu prendre le pouvoir à la Libération ;
    - Les Soviétiques l'ont emporté grâce au nombre ;
    - Le bombardement d'Hiroshima a été de loin le plus meurtrier que le Japon ait jamais connu ;

  • En Haute-Bavière, sur le plateau riant de l'Obersalzberg, au-dessus de Berchtesgaden, un petit politicien vint s'oxygéner puis s'installer à l'aube des années 1920. De coquettes pensions en maisons amies, il finit par adopter ces lieux qu'il disait indispensables à ses rêves et à la réflexion. Il s'y sentait si bien qu'il y acquit un joli chalet ; entièrement transformé, il prit le nom de « Berghof ». Et c'en fut fini de la tranquillité de la montagne sous la coupe des anges noirs du maître des lieux. On expulsa des populations, on construisit des casernes, des villas pour dignitaires, un théâtre, des cités pour travailleurs ; on traça des routes jusqu'au sommet du mont Kehlstein pour y bâtir un « nid d'aigle ». Pour finir, on creusa 5 km de souterrains pour échapper aux bombardements alliés. Ce lieu appartenait désormais à l'histoire.

  • Ils sont 1 032 hommes et 6 femmes à avoir été reconnus par le général de Gaulle comme ses Compagnons « pour la Libération de la France dans l'honneur et par la victoire ».
    Aux lendemains de la guerre, ils n'étaient déjà plus que 702, 65 ayant été tués durant les combats et 271 décorés à titre posthume. Le dernier Compagnon, l'ancien ministre Hubert Germain, a donné son accord pour aller occuper à sa mort, selon la volonté du général de Gaulle, le seul caveau laissé vide dans la crypte du Mont Valérien. Se refermera alors une épopée probablement unique dans l'histoire de France.
    Ils étaient soldats, civils, étudiants, enseignants, agriculteurs, pêcheurs, mariés ou célibataires, croyants ou athées, français ou étrangers. Ils se sont battus partout dans le monde et dans chaque recoin de France. En apparence, leurs points communs étaient rares. Peut-être même n'y en eut-il qu'un seul, mais il est primordial : chacun de ces 1 038 Compagnons eut à se confronter, souvent en quelques minutes, à la question essentielle du sens de sa vie face au sort infligé à son pays.
    Jean-Christophe Notin invite à s'interroger sur ce dilemme en proposant pour chaque jour de l'année le portrait dépouillé d'un Compagnon avec sa photo captivante. Se dégagent ainsi de ces centaines de trajectoires les principes universels de la liberté, de l'espoir, de la volonté, du dévouement.

  • Les Français ont-ils fait preuve de lâcheté lors de la campagne de 1940 ? Quelle a été la contribution de la France occupée à l'effort de guerre nazi ? Quels étaient les plans prévus par les Alliées en cas d'échec d'Overlord ? Quel a été le poids du facteur chance dans la victoire américaine à Midway ? Hitler est-il mort en Argentine, en 1962 ? Rommel était-il un nazi bon teint, ou simplement un grand chef militaire ? Quel est l'avion qui a obtenu le plus de victoires ? Quel a été le char le plus puissant produit en série durant la guerre ? Pourquoi l'Allemagne envahit-elle l'URSS au lieu de concentrer ses forces en Afrique, en 1941 ? Durant la guerre, les Allemands ont-ils souffert de la faim ? Qui a dessiné les uniformes de la SS ? Quel a été le poids réel des bombes atomiques sur la décision de la capitulation japonaise ? Que sont devenus après guerre les énormes stocks d'armes accumulés par les belligérants ?
    C'est à toutes ces interrogations, parmi beaucoup d'autres, que répondent les meilleurs spécialistes réunis par Jean Lopez. Réunies en grands thèmes - "La France dans la guerre", "Les opérations", "Les chefs", "Lers armes", "Productions de guerre", "La guerre en Asie-Pacifique", "Vivre en France occupée", "Les crimes" -, voici 200 questions, dont de nombreuses uchroniques ("Et si?..."), et autant de réponses pour tout savoir du plus grand conflit de tous les temps - par l'ampleur des territoires touchés, les pertes humaines et les dévastations.
    Une somme incontournable.

  • Historiciser le mal , une édition critique de Mein Kampf. Avertissement aux lecteurs.

    Historiciser le mal propose une analyse critique, une mise en contexte, une déconstruction, ligne par ligne, de Mein Kampf , une des sources malheureusement fondamentales pour comprendre l'histoire du XX e siècle.

    Nous avons agi en responsabilité en mettant en place un dispositif global afin de respecter l'exigence scientifique et éthique qui s'imposait.

    La nouvelle traduction présentée dans Historiciser le mal a été confiée à l'un des meilleurs traducteurs de l'allemand en langue française, Olivier Mannoni, qui a ensuite travaillé avec une équipe d'historiens, tous spécialistes du nazisme, de la Shoah et de l'histoire des Juifs.

    La rédaction d' Historiciser le mal a été menée dans le cadre d'un partenariat signé par Fayard avec l'Institut d'Histoire de Munich, qui a publié en 2016 une édition critique de Mein Kampf en Allemagne, un travail de référence qui a mobilisé une équipe d'historiens allemands.

    Historiciser le mal a été rédigé par un comité d'historiens, dirigé par Florent Brayard, qui a traduit, adapté, prolongé les 3 000 notes de l'édition allemande et rédigé une introduction générale et 27 introductions de chapitres. Dans la forme, les notes encadrent ainsi la nouvelle traduction et sont indissociables de sa lecture. L'ensemble compte près de 1 000 pages et constitue un jalon historiographique sur la genèse du nazisme. En définitive, l'appareil scientifique inclus dans Historiciser le mal est deux fois plus volumineux que la traduction du texte de Hitler.

    Il n'est pas question, bien évidemment, que la publication d' Historiciser le mal puisse être lucrative. Ainsi, la Fondation Auschwitz-Birkenau, chargée de la conservation du site du camp de concentration et d'extermination, percevra des droits au premier exemplaire vendu et la totalité des bénéfices qui pourraient être issus de la vente d' Historiciser le mal .

    Pour savoir où l'on va, il est indispensable de comprendre d'où l'on vient. Nous sommes convaincus que le travail des historiens est nécessaire pour lutter contre l'obscurantisme, le complotisme et le refus de la science et du savoir en des temps troublés, marqués par la montée des populismes. C'est le sens de notre démarche d'éditeur.

  • 9 août 1944, Quimperlé, Finistère sud. Sous les yeux de sa femme et de son petit-fils, Adolphe Fontaine est arrêté à son domicile par les maquisards qui viennent de libérer la ville. Il est fusillé quelques heures plus tard. Cette exécution sommaire est le point de départ de l'enquête menée par Grégoire Kauffmann, qui remonte la piste de son grand-père, Pierre Brunerie, l'un des meneurs de la Résistance.
    A-t-il commandité le meurtre du 9 août ? En suivant les traces de ce fils d'ébéniste, jeune sympathisant communiste devenu militaire, c'est un destin français que l'on découvre dans ce récit haletant aux allures de thriller, de la déroute de 1940 aux premières heures de la Résistance, de la clandestinité sous l'Occupation aux débordements de l'épuration...

  • Le choix de la résistance ; histoires d'hommes et de femmes (1940-1944) Nouv.

    Comment se fait le choix de la Résistance dans la France occupée ? Qui sont ces hommes et ces femmes qui ont décidé, un jour, de s'engager dans la Résistance, de lutter contre l'occupant allemand et le régime nazi ?
    À travers 15 portraits d'hommes et de femmes, résistants connus (Henri Frenay, Germaine Tillion) ou inconnus, Fabrice Grenard tente d'approcher au plus près ce mystère de l'engagement. Il fait droit à la diversité des Résistants - jeunes d'à peine 18 ans, militaire, communiste, prêtre catholique, intellectuel, paysan, parisiens, provinciaux, hommes, femmes, et même famille entière, blancs, noirs, nobles, ouvriers -, et aux différentes formes que pouvait prendre la Résistance : armée secrète, passage en zone libre, journal clandestin et contre-propagande, maquis, FFI, Français Libres, à Londres, à Paris, dans le Vercors...
    Ce livre donne un visage à la Résistance. Il essaie d'en restituer l'esprit, les actions et le quotidien. C'est la véritable histoire de l'armée des ombres, écrite cette fois, non par un romancier, même s'il fut de l'envergure de Kessel, mais par un historien, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale.

  • Europa ! les projets européens de l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste Nouv.

    Rejetant les traités conclus à la fin de la Première Guerre mondiale, et travaillées par des idéologies mortifères - racisme biologique et hypernationalisme -, les puissances européennes de l'Axe ont occupé la quasi-totalité du continent (hormis les pays neutres et la Grande-Bretagne) et ont initié de nombreux projets pour le réorganiser et le dominer.
    On sait que certains territoires avaient vocation à être purement et simplement annexés. D'autres, à devenir des colonies de peuplement, comme une partie de la Pologne et la Russie, dont trente millions d'habitants devaient être expulsés. Enfin, les pays de l'Europe occidentale et des Balkans seraient durablement vassalisés, avec des régimes alignés.
    Mais on sait moins que Rome et Berlin préparaient un « ordre nouveau en Europe », totalitaire et autarcique, certes dirigé de Berlin et dans une moindre mesure de Rome, mais avec une union géopolitique et économique du continent, et un projet culturel et social « corporatiste » original. Les divisions internes à Rome et à Berlin, les désaccords entre les deux capitales et, à partir de 1943, les défaites, firent échouer tout cela, même si le projet d'une organisation de l'Europe survécut à 1945.
    Remontant en amont, en particulier aux idées politiques de l'entre-deux-guerres et prolongeant ses observations sur l'après-guerre et les premières réorganisations du continent, Georges-Henri Soutou aborde ce sujet capital sous ses multiples aspects : intellectuel, politique, militaire, diplomatique et économique. Fort d'une documentation recueillie aux quatre coins de l'Europe, il en vient à renouveler entièrement l'histoire de la Seconde Guerre mondiale.

  • 16-17 juillet 1942, 7 000 policiers français raflent 13 152 Juifs : hommes, femmes et enfants (plus de 4 000). Ils sont enfermés au Vélodrome d'hivers ou à Drancy, avant d'être déportés.
    La grande rafle des 16 et 17 juillet 1942 (dite rafle du Vél' d'Hiv) n'a été ni la première ni la dernière de ces opérations raciales conduites par la police française. Ce fut néanmoins la plus importante, la plus emblématique de ces actions répressives. Il y a d'abord le nombre des personnes arrêtées (13 152) ; le fait aussi que, pour la première fois, des femmes et des enfants étaient concernés.
    Pourtant, du 14?mai 1941 à la fin du printemps 1944, les rafles ont été nombreuses, sans pour autant laisser le même souvenir. Cette opération, entièrement conduite par la police française, laisse une trace indélébile, car elle fut surtout la démonstration du pouvoir de nuisance d'un corps de fonctionnaires ayant perdu tous ses repères.
    L'analyse de ce sombre épisode a pour fonction d'alerter les citoyens d'un pays libre sur les dérives d'un pouvoir fort.

  • Entre 1940 et 1944 plus de 200 000 personnes ont été déportées après leur arrestation par la police française.

    Ce livre montre, grâce à des témoignages et de nombreuses pièces d'archives, comment l'appareil policier français s'adapta aux nouvelles conditions dictées par l'Occupation et à la collaboration avec la Gestapo. Comment se comportèrent les policiers, à tous les stades de la hiérarchie durant ces quatre années terribles. Comment, la plupart des membres des forces de l'ordre allèrent, de leur propre chef, bien au-delà des ordres de Vichy, satisfaire les autorités d'Occupation.

    « Livrer aux nazis des Juifs immigrés, des communistes, des gaullistes ou des francs-maçons, ne leur semblait pas particulièrement délictueux. Ils contribuaient simplement à «nettoyer» la France et se faisaient sans doute une haute idée de la qualité de leur intervention. » En septembre et octobre 1944, guère plus de 3 % de ces policiers seront momentanément écartés de la « Grande Maison ».

    La première édition de ce livre est parue en 1995.

  • Les vérités cachées de la défaite de 1940 Nouv.

    Depuis des décennies, la défaite française de 1940 hante toujours la mémoire collective comme un épisode honteux de l'histoire nationale, durant lequel l'armée française se serait effondrée en quelques jours, contre des troupes allemandes surpuissantes et invincibles.
    Réalité des forces en présence, erreurs du commandement, résistance militaire héroïque, exploits méconnus, sacrifices oubliés, récits de civils pendant l'exode ou sous les bombardements...
    Dominique Lormier, comme il l'a fait dans Les Vérités cachées de la Seconde Guerre mondiale, a mené une enquête minutieuse. Son livre passionnant, reposant sur des documents et des témoignages inédits, et sur les archives militaires françaises et allemandes, revient sur les véritables raisons de la défaite de 1940 et révèle beaucoup de non-dits sur cette période houleuse qui reste encore à découvrir.

  • Mémoires d'un chef de la Résistance : zone nord, Alger, Londres, Paris Nouv.

    Document exceptionnel connu jusqu'à présent des seuls spécialistes, les mémoires de Jacques Lecompte-Boinet constituent le témoignage rédigé à chaud par une des grandes figures méconnues de la Résistance.
    Ce Compagnon de la Libération a fondé une des principales organisations clandestines de zone occupée, Ceux de la Résistance. Devenu un des seize membres du Conseil national de la Résistance, il a siégé en novembre 1943 à l'Assemblée consultative provisoire d'Alger, avant de revenir en France.
    Dans cette existence sur le fil du rasoir, apparaît ce qui unit Lecompte-Boinet à tous les résistants : la conscience de participer à une aventure collective engageant le destin de leur pays en même temps qu'elle les dépasse, et qui, ce faisant, donne à ce moment de leur vie une intensité unique.

  • Jeune officier de la Luftwaffe, Nicolaus von Below (1907-1983) entre au service d'Hitler en 1937 comme aide de camp. Investi de la confiance du Führer, il en devient un intime et l'accompagne partout, jusque dans son dernier bunker, sous le jardin de la Chancellerie, en 1945. Durant ces longues années passées à son service, ce proche parmi les proches a tout noté des agissements, des rencontres ou encore du comportement d'Hitler. Ses souvenirs constituent une source historique majeure sur l'histoire du IIIe Reich ainsi, et surtout, que sur la personnalité énigmatique de son chef.
    Publié en allemand en 1980, et pour la première fois en français dans la présente édition, ce témoignage exceptionnel est présenté par Jean Lopez dans une substantielle et lumineuse préface.

  • « Mes chers, je suis dans un camp de travail et je vais bien... ».

    Voici les quelques mots - presque toujours les mêmes - expédiés depuis Auschwitz par près de 3 000 juifs de France. On découvre ainsi qu'une correspondance a existé entre les déportés à Auschwitz et leur famille entre 1942 et 1945. La procédure autorisait même les réponses. Ces lettres-cartes, écrites sous la contrainte, faisaient partie d'une vaste opération de propagande, la Brief-Aktion, qui visait à rassurer leurs proches et dissimuler l'horreur. D'autres lettres, clandestines celles-ci, ont pu entrer et sortir du camp et dévoilent davantage l'enfer concentrationnaire. Sont rassemblées ici aussi des lettres écrites dès la libération du camp, preuves de survie uniques et émouvantes adressées aux familles par les rescapés.
    Grâce à des archives totalement inédites, Karen Taieb dévoile pour la première fois un pan méconnu de l'histoire de la Shoah, tout en honorant la mémoire des victimes. Pas à pas, elle redonne une identité à vingt et un déportés, dont ces lettres, qui nous plongent de façon saisissante dans la réalité du camp d'Auschwitz, sont parfois les dernières traces.

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