• Paris 1961 : les Algériens, la terreur d'Etat, la mémoire Nouv.

    Le 17 octobre 1961, des dizaines d'Algériens furent tués par balles ou assommés et jetés dans la Seine par la police parisienne alors qu'ils manifestaient pacifiquement, à l'appel du Front de libération nationale, pour l'indépendance de l'Algérie et contre le couvre-feu discriminatoire que leur avait imposé le préfet de police Maurice Papon. Paris 1961 fait l'analyse exhaustive de cette violence et de ses séquelles.
    Jim House et Neil MacMaster démontrent que ce massacre constitua le paroxysme d'une répression couramment pratiquée par les autorités françaises à l'encontre des immigrés algériens. L'État français importa progressivement en métropole la violence qu'il déployait au Maroc et en Algérie depuis les années 1940 dans sa lutte contre les nationalismes d'indépendance. Des tactiques institutionnalisées, dont la torture et l'assassinat, furent ainsi mises en oeuvre jusqu'à Paris pour démanteler le FLN.
    L'ouvrage analyse également l'occultation officielle de ce massacre, qui ne suscita pas de réaction de masse au sein de la gauche et rencontra l'ambivalence des dirigeants nationalistes algériens avant de lentement réémerger dans les mémoires en France et en Algérie.
    Événement brûlant de l'histoire contemporaine, la répression policière du 17 octobre 1961 témoigne du rapport trouble que la France entretient avec son passé colonial.

  • Il était une fois la France Nouv.

    « Le titre de ce livre indique assez son intention : Il était une fois la France. La France est un peu comme un ancêtre (le nôtre) dont on aurait quelque peu oublié, sinon méprisé, l'existence. Et quelle vie ! Dans un récit continu, rigoureusement chronologique, volontairement allégé de tout appareil scientifique (tant pis pour les cartes qui, comme chacun sait, valent mieux qu'un long discours), je propose non pas un roman national, dont le genre est effectivement périmé, mais une nouvelle «biographie» de l'Histoire de France, intégrant ce que les historiens appellent non sans suffisance «l'état de la question». Bien des personnages, des événements, des périodes de notre histoire sont aujourd'hui entièrement reconsidérés. L'Histoire n'est pas une science exacte. Elle se déchiffre et s'interprète.
    Ce livre s'adresse à toutes celles et ceux qui ont été privés d'Histoire de France, c'est-à-dire de leur histoire. Quelles que soient nos origines, nous avons une carte d'identité commune : la France puisque nous y vivons et que nous en sommes les citoyens. Alors, faisons connaissance ! ».
    Claude Quétel

  • À la lumière des recherches les plus récentes, cet ensemble sans équivalent tisse une trame envoûtante et constitue à sa façon une autre histoire de France.
    Le 27 septembre 52 avant notre ère, tout est réuni pour que Vercingétorix l'emporte à Alésia sur les légions de César ; or c'est tout l'inverse qui se produit. Comment expliquer ce désastre ? Le 29 mai 1968, le général de Gaulle disparaît; eut-il la tentation de se retirer, et qu'est-il allé dire et faire à Baden Baden ? Le secret de ces heures capitales n'est pas entièrement élucidé. La grande histoire est faite aussi de ces incidents, hasards et affaires qui ont défrayé la chronique et conservé leur part de mystère tout en influant sur les destinées du pays : épopée de Jeanne d'Arc, affaire des Poisons, prétendu Louis XVII, exécution du duc d'Enghien, complot de la Cagoule, bien d'autres circonstances tout aussi romanesques et le plus souvent tragiques ont contribué à façonner la mémoire et la légende nationales. Sur elles, voici ce qu'il est possible de savoir et de comprendre. Une autre manière d'écrire l'histoire de France.

  • Un outil indispensable pour comprendre notre histoire.
    Accessible à tous, cet atlas est le plus complet jamais publié sur l'histoire de la France.
    375 cartes racontent toutes les étapes de l'histoire de notre pays, de ses origines les plus lointaines à nos jours.
    En s'appuyant sur le fonds cartographique de L'Histoire et grâce au concours de grands historiens, les auteurs ont pu réaliser un atlas à la fois exhaustif et à la pointe des dernières avancées de la recherche.

  • Les pourquoi de l'Histoire Nouv.

    Savez-vous pourquoi Jésus n'est pas né en l'an 0 ? Pourquoi en 1582, nous sommes passés du 9 au 20 décembre en une seule nuit ? Pourquoi il y a plusieurs prétendants au trône de France ? Pourquoi le FBI doit sa fondation au petit neveu de Napoléon ?
    Pourquoi la Première Guerre mondiale n'est pas la première ? Ou pourquoi le président de la République française porte aussi le titre de co-prince ? Autant de questions que Stéphane Bern, pour qui l'Histoire n'a pas de secrets, nous invite à découvrir dans ce petit livre aussi ludique et surprenant qu'instructif.

  • Les grandes décisions de l'Histoire de France Nouv.

    Pourquoi Jeanne d'Arc fait-elle sacrer le Dauphin à Reims? Quelle décision marque le début de l'absolutisme? Quelle sont les conséquences de la guerre contre la Prusse en 1870?
    Alors que les débats sur l'Histoire de France font rage, le présent ouvrage dissèque pour la première fois les décisions cardinales qui dessinent la singularité française. Il raconte ainsi une histoire à l'opposé de l'hagiographie béate comme de la repentance mortifère.
    Le sacre de Charlemagne, l'instauration de l'euro, ou encore l'exécution de Louis XVI et la conquête d'Alger... En vingt entrées pétillantes d'érudition, les meilleures plumes de Perrin et du Point dévoilent avec maestria les coulisses de ces moments charnières dont les conséquences se font toujours sentir à l'heure actuelle.

  • Parce que l'histoire a longtemps été écrite par et pour les hommes, sa dimension féminine a été négligée. Si l'histoire des femmes, née dans la décennie 1970, les a montrées actrices du passé, si l'histoire du genre a mis l'accent sur la construction culturelle et politique de la différence des sexes, la spécificité féminine de l'Histoire n'a pas été interrogée : existe-t-il en France un temps de l'action des femmes dont la prise en compte ferait surgir une autre chronologie ? Les faits le disent : le peuple-femme, s'affichant tel, avec ses propres revendications et gestes, fait irruption sur la scène révolutionnaire le 5 octobre 1789, en marchant sur Versailles. Nos contemporaines l'affirment : interrogées sur l'événement pour elles le plus important du XXe siècle, elles ont massivement répondu "la contraception et la liberté d'avortement" (1975), quand les hommes applaudissaient à la conquête spatiale. Identifier une histoire féminine de la France révèle que les femmes l'appréhendent autrement que les hommes, de là où elles sont, de là où on leur permet d'être, de là où elles osent être... Cette entreprise ambitionne de leur redonner vie, et donc de leur rendre, autant que faire se peut, le geste, la parole et l'action.

  • Le tumulte de Paris

    Eric Hazan

    Paris n'est plus ce qu'il était : oui, c'est vrai, et heureusement ! Que ne dirait-on pas s'il était resté comme au temps où Diderot allait chaque soir rêver sur son banc au Palais-Royal ? Paris est un organisme vivant qui change sans cesse depuis lors et même avant, en mal ici, en bien ailleurs. Ce livre est une incitation à ouvrir les yeux, à tendre l'oreille pour percevoir le tumulte de cette capitale indomptable, du périphérique à la place Vendôme, du marché d'Aligre au marché de Belleville, du tabac au zinc, de Balzac à Sartre - Paris, tel qu'en lui-même enfin l'éternité le change.

  • L'enfer de la flibuste : pirates français dans la mer du sud Nouv.

    Au début de l'été 1686, plus de quatre-vingts pirates français quittaient la mer des Caraïbes pour une aventure dont ils ignoraient encore tout de l'extraordinaire.
    Ils se rendirent par le détroit de Magellan dans la mer du Sud, l'océan Pacifique, porter la désolation sur les rives espagnoles d'Amérique, où ils devaient s'attarder huit longues années. Huit ans d'errances entre le Chili et le Mexique, ponctuées d'escales aux Galápagos et autres îles perdues ; huit ans de souffrances, de périls, de pillages, de meurtres.
    Il a miraculeusement survécu de cette expédition d'extraordinaires manuscrits encore inédits qui nous ont conservé la chronique de leurs péripéties.
    Cet ouvrage, fondé sur les textes d'époque, loin des poncifs habituels sur la piraterie, tente de raconter leur histoire.

  • L'opposition entre de Gaulle et Mitterrand met dos à dos un homme qui lutte contre l'effondrement d'une civilisation et un individu qui se moque que celle-ci disparaisse pourvu qu'il puisse vivre dans ses ruines à la façon d'un satrape. Le premier donne sa vie pour sauver la France ; le second donne la France pour sauver sa vie. L'un veut une France forte, grande et puissante, à même d'inspirer une Europe des patries ; l'autre la veut faible, petite et impuissante, digérée par l'Europe du capitalisme. L'un ressuscite Caton ; l'autre réincarne Néron. De Gaulle se sait et se veut au service de la France ; Mitterrand veut une France à son service. L'un sait avoir un destin ; l'autre se veut une carrière. De Gaulle n'ignore pas qu'il est plus petit que la France ; Mitterrand se croit plus grand que tout. Le Général sait que le corps du roi prime et assujettit le corps privé ; l'homme de Jarnac croit que son corps privé est un corps royal. L'un écoute le peuple et lui obéit quand il lui demande de partir ; l'autre reste quand le même peuple lui signifie deux fois son congé. L'homme de Colombey était une ligne droite ; celui de Jarnac un noeud de vipères. L'un a laissé une trace dans l'Histoire ; l'autre pèse désormais autant qu'un obscur président du Conseil de la IVeRépublique. L'un a fait la France ; l'autre a largement contribué à la défaire...
    Ce portrait croisé se lit comme une contre-histoire du XXe siècle qui nous explique où nous en sommes en même temps qu'elle propose une politique alternative qui laisse sa juste place au peuple : la première.
    M.O.

  • À quelques kilomètres d'Embrun dans les Hautes-Alpes, sur les bords du lac de Serre-Ponçon, jaillit soudain un château aux allures médiévales, le château de Picomtal. Au début des années 2000, les nouveaux propriétaires effectuant des travaux découvrent, au revers des planchers qu'ils sont en train de démonter, des inscriptions. Cent vingt ans plus tôt, au début des années 1880, le menuisier qui a monté le parquet dans les différentes pièces s'est confié. L'homme sait qu'il ne sera lu qu'après sa mort. Il adresse un message outre-tombe et parle de lui, de ses angoisses, de sa famille, de ses voisins, faisant revivre une société villageoise confrontée au progrès économique matérialisé par l'arrivée du chemin de fer, mais aussi à l'avènement de la République.
    Pour autant c'est surtout quand il évoque les secrets des uns et des autres, quand il parle de sexualité, que Joachim Martin s'avère un témoin passionnant des moeurs souvent cachées de son temps. On dispose de peu de témoignages directs des gens du peuple, mais cette façon de s'exprimer est totalement inédite. Qui plus est ces confessions revêtent un caractère exceptionnel. À travers son témoignage, sur luimême et son village, c'est ainsi toute une époque qui revit.
    Jacques-Olivier Boudon est professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris Sorbonne où il dirige aussi le Centre d'histoire du XIXe siècle. Président de l'Institut Napoléon et directeur scientifique de la Bibliothèque Marmottan, il a publié une trentaine d'ouvrages consacrés à l'Empire et à l'histoire du XIX e siècle, dont Les Naufragés de la Méduse.

  • Pourquoi les insurgés de la Commune ont-ils lutté ? Du côté de l'armée, qui étaient les soldats de Versailles ? Le bain de sang final, qui coûta la vie à 10 000 personnes au moins en quelques jours, s'explique-t-il par la fièvre des combats, ou s'agit-il d'une purge délibérée ?
    Ce livre analyse dans le détail l'épisode de la Commune, de l'écrasante défaite face à l'Allemagne à la répression sanglante de l'insurrection, en passant par la prise de Paris, quartier par quartier. Robert Tombs démontre avec conviction comment l'armée française a joué un rôle essentiel dans l'étouffement de ce soulèvement, qui s'est traduit par une explosion de haine des soldats paysans de l'armée des Versaillais à l'encontre de la population parisienne.
    Cet ouvrage de référence étudie avec précision les méthodes de répression d'une armée vouée à une restructuration et à un endoctrinement depuis 1870 et la défaite face à l'Allemagne.

  • J'habite un monument historique Nouv.

    Derrière les bâtiments les plus emblématiques et les plus visités de notre pays, existe une multitude de châteaux, d'églises, de simples maisons, d'établissements scolaires, de bâtiments administratifs, de cités-jardins, de moulins... classés « monuments historiques ».
    Des hommes et des femmes y vivent, les entretiennent, en héritent ou les achètent, les font découvrir, les transforment, puis les transmettent... Que signifie vivre au quotidien dans un bâtiment classé ? Quels bonheurs ? Quelles contraintes ?
    Quelles perspectives ?...
    À travers les témoignages des habitants de ces lieux, ce livre est une invitation au voyage où la petite et la grande histoire se mêlent à l'âme des lieux.
    On marche ainsi dans les pas de Lamartine, Vauban, Le Corbusier ou... Philippe Lançon aux Invalides. Et les habitants se font les guides de jardins, de cuisines, de bibliothèques et de panoramas exceptionnels, connaissant les moindres détails et livrant leurs coups de coeur inattendus. Tous ont un lien quotidien et charnel avec le patrimoine architectural de la France dont ils se font les passeurs incarnés.

  • Loin d'analyser les deux conflits mondiaux en face à face, cet ouvrage envisage la période des Grandes Guerres comme un tout. Le grand basculement de l'été 1914, les horreurs des tranchées et le « front de l'arrière » font comprendre le processus qui conduit à un conflit inédit par son ampleur et sa brutalité : une guerre totale. Sans doute, en 1918, la France émerge, victorieuse, mais « malade de la guerre » : profondément affectées, jusque dans leurs structures, l'économie et la démographie ne peuvent être « réparées », reconstruites ou « reconstituées » aussi rapidement qu'un pont, une route ou un bâtiment.
    La démobilisation culturelle et le retour à la mobilisation politique se déroulent dans une atmosphère de tensions et de modernisations artistiques, entre cultures des masses et culture de masse. Une attention particulière est portée aux relations internationales, aux traités, à l'esprit de revanche, en même temps qu'aux efforts des pacifistes, à la SDN, à Briand... Alors que la France abandonne en partie à regret une politique de puissance en Europe, le terrain colonial devient bientôt le seul où cette politique impérieuse peut pleinement s'exprimer. Avant que tout ne bascule, de nouveau, dans des crises multiples pour aboutir à la catastrophe de mai-juin 1940 et, avec elle, à la mise à mort des principes républicains...
    Pour restituer ce « passé qui ne passe pas », Nicolas Beaupré a su trouver la bonne distance, entre passion et parti pris, pour nous faire comprendre et partager les enjeux d'une des périodes les plus dramatiques et controversées de l'histoire de France.

  • Aujourd'hui tombées dans l'oubli, les vies de Virginia de Castiglione, Sophie Dosne, Marguerite Baldensperger ou encore Thérèse Pereyra sont pourtant indissociables des destins de Napoléon III, Adolphe Thiers, Georges Clemenceau et Léon Blum. Elles ont été les amies, les conseillères, mais surtout les bien-aimées et les amantes de ces grands hommes.
    Dans cet ouvrage original, Robert Schneider retrace d'une plume enlevée le destin de dix femmes de l'ombre qui, à une époque où le deuxième sexe ne jouait aucun rôle dans la vie publique, se sont révélées indispensables. Elles ont été de tous les combats de leur amant : pions sur l'échiquier diplomatique, comme la comtesse Marie Walewska, poussée par le gouvernement polonais dans le lit de Napoléon Ier ; amours interdites, telle Jeanne Bibesco, la prieure du carmel d'Alger, qui fit du vieil et austère anticlérical Émile Combes un amoureux transi ; ou encore appuis politiques, à l'image de Berthe Cerny, la « petite sioux » d'Aristide Briand qui transforma ce dernier de la tête aux pieds et l'aida à devenir président du Conseil.
    De l'épopée napoléonienne à la Seconde Guerre mondiale, Robert Schneider éclaire d'un jour nouveau la vie de dix femmes qui ont été au coeur du pouvoir et ont pris part à l'écriture du roman national.

  • Entre 1966 et 1996, la France a procédé à 193 essais nucléaires en Polynésie. Le dernier sous la présidence de Jacques Chirac. En trente ans, le programme a laissé des traces : dans la société polynésienne, dans les corps de ses habitants et de nombreux vétérans, dans l'environnement de ce territoire vaste comme l'Europe. Grâce à l'exploitation de 2 000 pages d'archives déclassifiées, de centaines d'heures de calculs et des dizaines de témoignages, ce livre présente le résultat d'une enquête de plus de deux ans sur cette expérience collective, traumatique et encore taboue.
    Fruit d'une collaboration inédite entre un scientifique expert du nucléaire, un journaliste du média d'investigation Disclose et Interprt, un collectif d'architectes spécialisés dans l'analyse criminalistique, ce travail met au jour ce qui a longtemps été caché au public : les conséquences sanitaires et environnementales des essais nucléaires français dans le Pacifique.

  • La guerre du Rif Nouv.

    La guerre du Rif

    Max Schiavon

    La guerre du Rif, première grande guerre coloniale moderne, qui opposa les Français aux tribus soulevées par Abl el Krim à partir d'avril 1925, est aujourd'hui bien oubliée. Elle coûta pourtant la vie à plus de 10000 Rifains et à 2500 Français et indigènes ; on utilisa des chars, des automitrailleuses, de l'artillerie, des camions, des avions. Ses enjeux furent tout autant militaires que politiques - c'est le premier grand conflit à avoir suscité une telle opposition en France, qui entraîna le remplacement de Lyautey, le père du protectorat, par Pétain. Ils furent internationaux, aussi : si elle s'achève par une victoire française au printemps 1926, cette guerre devient emblématique pour tous les mouvements de résistance à la colonisation.
    Lyautey a-t-il bien évalué la menace ? Pourquoi Abd el Krim n'a-t-il pas exploité ses premiers succès qui mettaient en péril tout le protectorat ? Comment et pourquoi des milliers de guerriers, généralement rétifs à toute forme de discipline, ont-ils pu tenir tête aussi longtemps à une grande puissance européenne ? A-t-on affaire à une gigantesque guérilla coloniale ou à une véritable guerre conventionnelle ? En quoi les directives du gouvernement ont-elles interféré et gêné les opérations militaires ? Quels enseignements ont été tirés de la guerre du Rif ? C'est à ces questions, parmi beaucoup d'autres, que répond Max Shiavon dans cet ouvrage qui conjugue plaisir de lecture et rigueur historique, grâce notamment à l'apport d'archives d'archives inédites exceptionnelles.

  • Le grand bêtisier de l'Histoire de France Nouv.

    Petites erreurs ou grosses âneries, bourdes involontaires ou entêtements tragiques, découvrez le florilège des bêtises de ceux qui ont écrit les pages de notre histoire.

    Truffé de citations décalées, de jeux de mots audacieux et d'anecdotes insolites, Le grand Bêtisier de l'Histoire de France décrypte plus de 25 siècles d'histoire de manière originale, drôle et insolente.

    Agrégé d'histoire, Alain Dag'Naud collabore au Canard enchaîné. Il est l'auteur de nombreux ouvrages historiques, en particulier Les Dessous croustillants de l'Histoire de France aux Éditions Larousse.

    Avec les dernières bêtises et bévues !

  • L'époque où surgit la dynastie capétienne ne se confond pas avec « la naissance de la France ». Sans doute le royaume de Francie occidentale puis de France, qui embrasse alors la Catalogne au sud et la Flandre au nord, devient-il une entité politique qui ne se partage plus, mais le souverain continue explicitement de se dire « roi des Francs » plutôt que « roi de France ». Si la monarchie construit et élargit méthodiquement son domaine, le sentiment d'une unité française n'existe pas pour autant. Soucieux d'échapper à toute téléologie dynastique ou nationale, le propos tenu ici accorde une grande attention aux singularités régionales.
    Les siècles de la féodalité, longtemps décrits comme des siècles de fer, correspondent en réalité au moment du « décollage » européen.
    Dynamisme économique, expansion chrétienne et mutations sociales vont alors de pair, portés par l'affirmation d'un ordre seigneurial effaçant peu à peu les derniers vestiges de l'empire carolingien.
    Les acquis des recherches historiques des vingt dernières années ont profondément renouvelé la compréhension de ce long moment de transition. Ils conduisent à réexaminer des questions aussi fondamentales que le regroupement des populations et la « naissance du village », l'instauration de la seigneurie châtelaine, le rôle des réformes monastiques ou l'épanouissement de l'art roman et gothique.
    Ils amènent surtout à remettre en cause la thèse d'une « mutation féodale » rapide et brutale autour de l'an mil au profit d'une appréciation plus nuancée des évolutions.

  • L'histoire a longtemps juxtaposé des images simples pour définir les quatre siècles écoulés de 481 à 888 : aux Mérovingiens sanguinaires, incultes et incapables - à l'exception de Clovis - succédaient des Carolingiens glorieux, conquérants et propagateurs actifs de la foi chrétienne. Les recherches des dernières décennies, fondées sur une réévaluation des sources écrites et sur les progrès de l'archéologie, ont libéré cette période du carcan des idées reçues.
    Si les premiers Carolingiens rassemblent sous leur sceptre presque toute l'Europe occidentale, cette construction brillante se révèle d'une extrême fragilité : en effet, la puissance effective ne vaut que sur une échelle territoriale étroite et le pouvoir central est obligé de collaborer avec les aristocraties locales. Quand apparaît le nom de « Francie », il recouvre une mosaïque de communautés régionales très diverses.
    Ainsi les auteurs de cet ouvrage ramènent-ils les faits aux réalités de l'époque, rejetant les anachronismes et les outrances, négatives ou positives. Ils mettent en scène une société étrangère à la nôtre par ses hiérarchies, ses caractères anthropologiques et ses institutions.
    Cette histoire renouvelée possède un attrait majeur : au-delà des représentations traditionnelles, elle s'efforce d'atteindre le réel.

  • François-Guillaume Lorrain sillonne la France et redonne vie à un passé parfois oublié, parfois mythifié, grâce à un « retour aux sources » de l'histoire nationale.
    François-Guillaume Lorrain est parti sur les traces de ces places fortes de notre histoire, de Domrémy à Ligugé, premier monastère d'Occident, de Quierzy, capitale de la France au viiie siècle, à Marignan, de Varennes à Montoire, du camp napoléonien de Boulogne aux villages disparus autour de Verdun...

    Ces endroits figurent souvent dans nos manuels, peuplent notre imaginaire. Mais à quoi ressemblent-ils aujourd'hui ? Que sont-ils devenus ? Comment ont-ils traversé le temps ?

    Fourmillant d'anecdotes, de détails insolites, inédits, nourrie de témoignages de gens du cru, cette enquête de terrain nous décrit leurs aléas, raconte leur destin mouvementé, parfois cocasse, avec l'envie de redonner toute sa place à la mémoire vivante des lieux.

  • En 5 parties - « Les origines », « Le royaume de France », « La nation française », « À l'épreuve du XXe siècle » et « Vers la France de demain » - et en 100 cartes inédites et richement détaillées, des principaux sites préhistoriques à la carte de la pandémie du coronavirus, cet ouvrage novateur donne à voir une autre histoire de France, vivante, presque charnelle. 100 cartes pour 100 moments qui auront été pour notre pays, d'abord pendant sa construction, ensuite lors de son développement, des épisodes décisifs, des tournants, des points de bascule formant autant de repères sans lesquels le passé, avec ses continuités et ses ruptures, ne se comprend pas.
    La bataille d'Alésia, le partage de Verdun, la France des monastères et des cathédrales, le royaume de Saint Louis, les déchirures des guerres de Religion, la frontière fortifiée de Vauban, les Lumières, les guerres de Vendée, la France de Napoléon, la révolution de 1830, la construction du réseau ferré au XIXe siècle, l'école, l'urbanisation et les langues régionales en 1900, la Grande Guerre, ses victimes, le temps des colonies et de l'Algérie française, la décolonisation, les élections présidentielles de la Ve République, Mai 68, le réseau autoroutier, les étapes de la construction européenne, les bouleversements du modèle familial, les opérations militaires récentes ou encore la crise des Gilets jaunes : autant de sujets et autant de cartes, parmi beaucoup d'autres, que commente Jean Sévillia avec maestria et concision.
    Conjuguant plaisir de lecture et érudition, cette première Histoire de France inédite en 100 cartes permet surtout de comprendre l'évolution de notre pays, d'en appréhender les faiblesses et d'en apprécier les formidables richesses.

  • Les femmes, en France, n'ont pas reçu le droit de vote des mains d'un homme enfin éveillé et attentif à l'injustice de leur sort. Elles l'ont gagné de haute lutte après cent ans de revendications. Elles l'ont arraché au législateur. L'ordonnance promulguée en 1944 a été l'aboutissement d'un mouvement sans cesse recommencé de contestation initié au milieu du xixe siècle.
    C'est l'histoire de cette ère de débats et de combats que dresse ici, d'une plume ardente et vivante, Anne-Sarah Moalic, la spécialiste incontestée de cette question cruciale qui constitue aussi bien une épopée militante. Loin des images d'Épinal, recourant aux faits, aux portraits, aux archives, reprenant argument contre argument ce long cheminement, ce livre montre comment, face aux défenseurs d'un ordre inique assignant les femmes à un rôle secondaire, les pionnières de l'équité politique ont peu à peu structuré la conscience du féminisme.
    Passer derrière l'isoloir, glisser un bulletin dans l'urne, émarger les listes électorales : ces gestes devenus communs à toutes et à tous condensent une mémoire active qui détermine encore aujourd'hui la recherche de l'égalité réelle entre les sexes.
    Une lecture passionnante et tonifiante.

  • Loin des idées reçues, cet ouvrage sans équivalent raconte et explore « le siècle ouvrier ». Faisant la part belle aux témoignages, l'auteur trace les contours du quotidien ouvrier : travail, engagements, combats, mais aussi vie de famille, logements, loisirs. Il inscrit l'histoire de ces hommes et ces femmes dans un siècle scandé par les crises, du Front populaire à Mai 1968, en passant par les deux guerres mondiales et la crise des années 1930.
    Balayant bien des clichés - comme les liens indéfectibles entre partis de gauche et classe ouvrière - et investissant d'autres thèmes - les femmes, les immigrés, la « centralité » ouvrière -, cette synthèse novatrice nous livre les clés pour saisir la force et la complexité d'un monde qui incarne le XXe siècle français dans son aspiration à la solidarité comme dans sa récente déstabilisation.

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