• « Nous les défenseurs de la cause animale, nous devrions frapper un grand coup pour que leurs yeux s'ouvrent enfin.
    Je n'aurais jamais dû dire ça. C'est sans doute ce «grand coup» qui m'a mené là où je me trouve en ce moment, pour mon malheur, alors que j'écris ces lignes et que les souvenirs tombent sur moi en rafales : une vieille porcherie de La Motte-du-Caire, où je vis dans le noir comme un porc à l'engrais, avec une auge pour seul horizon. ».
    Pour dénoncer le sort fait aux bêtes, un homme s'engage à subir celui d'un cochon voué à l'abattage. Suspense, conte satirique et plaidoyer rageur, Rien qu'une bête est un roman saisissant qui pourrait changer définitivement votre regard sur les animaux... et les hommes.

  • Le schmock

    Franz-Olivier Giesbert

    Au plus fort de la guerre, Harald Gottsahl, un officier nazi, abrite Lila, une jeune Juive dont il est amoureux. Mais ils perdent contact lorsqu'elle est contrainte de fuir. Des années plus tard, Lila le retrouve sous sa véritable identité : Élie Weinberger. Que cache l'histoire de ce juif, travesti en officier nazi pour survivre ? Remontant le temps, ce roman nous raconte l'étrange lien qui unit les familles Weinberger et Gottsahl. Deux familles issues de la bourgeoisie allemande éclairée, l'une juive, l'autre catholique. Deux familles au destin différent et indissociable des pires horreurs de la première moitié du XXe siècle.

  • Durant ces dernières années de combat contre le cancer, Franz Olivier Giesbert a dialogué avec Bernard Tapie, et ils ont parlé de tout. Sans fard. Voici le portrait de celui dont la France a suivi les aventures pendant près de cinquante ans, une des personnalités les plus fortes, et authentiques, qui aura marqué la politique, le sport, le monde de affaires.

    Il ne prend jamais d'antidouleurs et je sais qu'il souffre le martyre. Sa femme partie se faire opérer, une opération lourde. Tout seul avec son chien et ses cancers, il m'appelle de plus en plus souvent pour me dire les mêmes choses, d'une voix faible, oppressée.
    « Les affaires, la politique, le football, le vélo, la télé, le cinéma, la prison, dit-il, je sais toujours de quoi je parle, contrairement à d'autres. C'est pourquoi les gens m'écoutent, moi. » Il a le « vécu », comme on dit.
    L'hôpital aussi, Tapie connaît et il secoue volontiers les cancéreux : « Ne restez pas au plumard toute la journée en vous gavant d'antidouleurs. Bougez-vous et vous vous donnez une chance que ça aille mieux ! » - « Personne ne peut rien dire, j'ai le droit de leur parler comme ça, commente-t-il, j'ai la même maladie qu'eux. » Pendant ses trois ans et demi de combat contre le cancer que j'ai quasiment vécus au jour le jour, les hospitalisations duraient toujours moins longtemps que prévu : au premier signe d'amélioration, il repartait, signait une décharge et retournait chez lui continuer la lutte. Tapie ou l'homme qui avait décidé de ne pas mourir." Plus qu'une biographie, c'est un portrait personnel et chaleureux que livre son ami intime Franz-Olivier Giesbert. Il raconte les nombreuses vies de cet autodidacte chef d'entreprise flamboyant, icône de l'esprit d'initiative dans les années 1980, ministre éphémère, député européen, dirigeant sportif à succès dans le cyclisme et le football, acteur au cinéma et au théâtre, puis sa chute aussi brutale que son ascension fut spectaculaire. Ruiné, jeté en prison, victime d'un acharnement médiatique que dénonce l'auteur avec virulence, Bernard Tapie, rattrapé par la maladie, continue de se battre pour sauver le peu qu'il lui reste : sa dignité et son honneur.

  • « Autant vous prévenir tout de suite : ceci n'est pas un ouvrage de théologie. Si c'est ce que vous attendez, débarrassez-vous-en sans tarder. J'ai un grand respect pour elle mais, à haute dose, il me semble qu'elle peut tuer la foi. Or, mon sujet, c'est précisément la foi. La foi du charbonnier, celle qui vous donne un sourire stupide du lever au coucher, celle qui vous porte vers les autres, les fleurs, les enfants, les bêtes, celle qui ne s'apprend pas dans les livres. L'existence de Dieu ne se prouve pas, elle ne se prouvera jamais. Elle se sent. Dieu est une chose trop importante pour être confiée aux religions. J'ai écrit ces pages pour vous raconter le roman vrai de mon Dieu tout en partageant avec vous les moments où je l'ai rencontré. J'ai aussi écrit ces pages pour vous convaincre des bienfaits de la réconciliation entre le cosmos et soi, qu'on appelle le panthéisme. Il est temps d'en mettre dans toutes les religions. Il les apaisera, les embellira. » Après Dieu, ma mère et moi, l'écrivain et journaliste poursuit son autoportrait spirituel et livre ses réflexions sur la foi, son rapport personnel à Dieu et les moments qui ont marqué son évolution vers un panthéisme bien compris.

  • «Tiphanie s'esclaffe en interprétant une chanson de troubadour et je me demande comment elle peut rire après tout ce qu'elle a vécu, les croisades, le froid, les défaites, la prison.» Experte en amour et en pâtisseries, Tiphanie dite Belle d'amour a été l'une des suivantes de Saint Louis. Mais sa vie n'a rien d'un conte de fées. Jetée très jeune sur les chemins du royaume après la condamnation à mort de ses parents, elle est réduite en esclavage à Paris d'où elle s'échappe pour trouver refuge dans les bras d'Enguerrand, un bourreau. Ensemble, ils répondent à l'appel des croisés et s'embarquent vers la Terre sainte.
    Une épopée dans un Moyen Âge qui rappelle beaucoup notre époque : politique et religion s'y entremêlent pendant que l'Orient et l'Occident se font la guerre au nom de Dieu.

  • Sous le plancher de sa maison de famille, un professeur retrouve par hasard les Mémoires inédits de son aïeule Lucile Bradsock, réfugiée en pleine Révolution française chez un célèbre dentiste parisien qui lui a appris le métier.
    Sa vie claque comme une épopée. Devenue l'une des premières femmes dentistes de l'Histoire, cette scandaleuse soigne Robespierre aussi bien que le fils du roi, avant de partir en Amérique sur un bateau négrier.
    Grâce à ses talents de praticienne et au fil de ses aventures entre les deux continents, Lucile rencontre Louis XVI, Washington, La Fayette ou Napoléon, tous décrits sous un jour inattendu. Prenant fait et cause pour les esclaves du Sud ou les Indiens de l'Ouest, ce Monte-Cristo en jupons cherche toujours à infléchir le cours de l'Histoire sans oublier de redresser les torts et de faire justice elle-même.
    Infatigable séductrice, Lucile Bradsock professe un goût immodéré de l'amour et des hommes. Sa devise : «Merci la vie!» Cette odyssée truculente est finalement un hymne à la joie.

  • Ceci est l'épopée drolatique d'une cuisinière qui n'a jamais eu peur de rien. Personnage loufoque et truculent, Rose a survécu aux abjections de cet affreux XXe siècle qu'elle a traversé sans rien perdre de sa sensualité ni de sa joie de vivre. Entre deux amours, elle a tout subi : le génocide arménien, les horreurs du nazisme, les délires du maoïsme. Mais, chaque fois, elle a ressuscité pour repartir de l'avant.
    Grinçant et picaresque, ce livre raconte les aventures extraordinaires d'une centenaire scandaleuse qui a un credo : "Si l'Enfer, c'est l'Histoire, le Paradis, c'est la vie".

  • Ce livre est certes un roman avec une histoire, des personnages, mais c'est aussi un conte philosophique qui dénonce avec humour et férocité l'évolution de notre société. L'action se déroule dans une dizaine d'années, par un été de canicule, et commence à Marseille, au Cercle des Nageurs, avec la rencontre entre Diane, la narratrice, et Antoine Bradsock, le héros d'un « Très Grand amour », un écrivain octogénaire, atteint d'un cancer très grave, qui rêve de finir en « beauté ».Au fil de cet amour qui va durer trente-trois jours, le lecteur découvre un monde martyrisé par un soleil pesant, l'action de sectes de toutes sortes, des règlementations qui limitent toujours plus la liberté d'expression, pendant que, dans les rues, les esprits s'échauffent et les manifestations se multiplient. S'il y a une morale dans ce livre, c'est celle de la citation de Boileau qui se trouve en exergue : « Il faut rire avant d'être heureux, de peur de mourir avant d'avoir ri ».

  • "Sur son lit de souffrances, quelques semaines avant de mourir, maman m'avait mis en garde : "Qu'est-ce que c'est bête, un homme. - Je ne comprends pas. - C'est bête, égoïste et pas fiable. Antoine, promets-moi de ne jamais te comporter comme un homme." Je me souviens que j'avais hoché la tête. Encore une promesse que je n'ai pas tenue. Je suis toujours resté à l'affût. Même quand j'étais heureux en ménage, ce qui fut souvent le cas, je continuais à rechercher le très grand amour, celui qui, selon Spinoza, constitue un "accroissement de nous-même". C'est exactement la sensation que j'éprouvais en observant la jeune fille aux cheveux d'or. Je m'accroissais. Je m'élevais aussi."

  • « On l'appelait "l'Américain". Après le Débarquement, il avait rencontré ma mère lors d'un bal donné à Rouen, en l'honneur des libérateurs. Et il s'était fixé en Normandie. Il me battait beaucoup. Il battait, surtout, beaucoup maman. C'est pourquoi j'ai passé mon enfance à vouloir le tuer. Ma haine contre lui ravagea tout en moi, ma lucidité et mon humanité. Jusqu'à sa mort. Mais jamais je n'oublierai le sourire souffrant qu'il traînait partout et qui, aujourd'hui encore, me fend le coeur. »
    Franz-Olivier Giesbert.

  • «Je n'ai jamais eu à chercher Dieu : je vis avec lui. Avant même que je sois extrait par des spatules du ventre de ma mère où je serais bien resté, si on m'avait demandé mon avis, il était en moi comme je suis en lui. Il m'accompagne tout le temps. Même quand je dors.
    C'est ma mère qui m'a inoculé Dieu. Une caricature de sainte mystique qu'un rien exaltait, des pivoines en fleur aussi bien qu'une crotte de son dernier-né, au fond du pot. Je suis sûr qu'elle avait de l'eau bénite en guise de liquide amniotique. Elle exsudait la foi.»

  • « Pourquoi traitons-nous avec tant d'égards les animaux de compagnie, substituts de l'homme, et si mal les bêtes à manger, machines à fabriquer de la viande ?

    Alors que nous consommons chaque année des milliards d'animaux issus de la terre et de la mer, il est temps que nous descendions de notre piédestal pour les retrouver, les écouter, les comprendre.

    Si j'ai écrit ce livre, c'est pour tirer les leçons d'une vie passée avec les animaux qui, d'une certaine façon, sont des personnes comme les autres. » F.O.G.

  • L'affreux

    Franz-Olivier Giesbert

    Aristide est un brave garçon, pourtant, sa mère a décidé qu'il irait vivre chez ses grands-parents près d'Avignon. Mais parce qu'ils n'aimaient pas ses cheveux trop bouclés, ils n'en ont plus voulu. Il est donc placé dans une famille à Argenteuil, les Foucard. Ils sont plutôt gentils, même s'ils l'appellent l'affreux ". Chez eux, la vie n'est pas désagréable, surtout grâce à Nathalie, la fille aînée qui a une sacrée poitrine, et à Mme Bergson, la prof de français. Mais voilà, un jour, Mme Bergson est assassinée et tout le monde l'accuse. Aristide s'enfuit alors à Marseille, à la recherche de son père... Avec L'affreux, Franz-Olivier Giesbert raconte les tribulations tragi-comiques d'Aristide Galupeau, " comique, cosmique, malin et moraliste ", et livre une fable contemporaine, racontée avec humour et tendresse, sur l'exclusion ordinaire.

  • De sa montagne, Jehan Dieu de La Viguerie observe, le coeur saignant, la folie des hommes. Maître-chirurgien, moraliste et aventurier, il adore les âmes et les corps de ses semblables en un temps où l'on se plaît à les malmener. Pendant que les troupes de François Ier et du Pape massacrent les Vaudois de Provence, un criminel en série s'acharne à voler les foies des fillettes. Le sieur Dieu enquête, soigne et redresse les torts, en méditant sur ce qu'il a appris lors de son voyage de l'autre côté de la terre. Depuis, il est hanté par les douze prophètes qui l'ont précédé. Il se prend même pour l'araignée qui s'attarda jadis sur le genou du Christ. Avec cette épopée métaphysique, Franz-Olivier Giesbert a choisi d'aller jusque dans la nuit qui hante le coeur des hommes. Et, en chemin, nous croisons des saints, des inquisiteurs, des assassins, des manichéens, des damnés et une jeune fille aux yeux verts dont s'est épris le sieur Dieu.

  • Des histoires d'amour et de désamour ancrées dans la réalité s'entremêlent et abolissent normes et frontières

  • Franz-Olivier GIESBERT, journaliste, éditorialiste, écrivain, a dirigé Le Point jusqu'en 2014. Observateur insatiable de la vie politique française et des intrigues du pouvoir, il est également documentariste et romancier.

    Peut-on tuer les animaux, et à quelles conditions ? Notre lien avec eux doit-il être redéfini ? Dans ce manifeste engagé, Franz-Olivier Giesbert s'interroge et bouscule les idées reçues, tout en faisant partager sa passion pour les bêtes.
    Après avoir présenté et commenté les textes des penseurs incontournables sur la question (de Montaigne à Voltaire), il donne la parole à de nombreuses personnalités, du philosophe au boucher, du chercheur au dompteur, qui livrent ici des réflexions éclairantes.

  • Cet homme fut un mystère.
    Jusqu'au bout, françois mitterand a tout fait pour brouiller les pistes. jusqu'au bout, il a refusé de se laisser dicter sa loi. y compris par la mort.

    De jarnac 1916 à jarnac 1996, cette biographie repose sur près d'un quart de siècle d'enquête minutieuse par l'un des journalistes qui a le mieux connu françois mitterand. elle raconte la vie, éminemment romanesque, de l'ancien président et reconstitue, sans parti pris, toues les facettes d'une personnalité surprenante.

    Un ouvrage de référence.

  • Après la découverte d'une tête coupée dans une mallette, Marie Sastre, commissaire de police végétarienne, est chargée de l'enquête qui la mènera dans le monde des abattoirs et des hôpitaux, en Provence et en Normandie. Qui est l'homme qui enlève des jeunes filles dans la vallée de la Seine ? Y a-t-il un rapport entre ces crimes et les greffes de têtes auxquelles procède un mystérieux médecin ? Faut-il croire à la transmigration des âmes théorisée par les penseurs grecs ? Dans sa recherche de la vérité, la commissaire Marie Sastre ira de découverte en découverte jusqu'au rebondissement final.
    Un roman policier haletant placé sous le signe de Pythagore.

  • «La fin du monde, ça sera quand le Soleil et la Terre se mélangeront pour former la même soupe lumineuse. Dans le Mercantour, au nord de la Provence, là où les Alpes commencent à fatiguer, c'est souvent la fin du monde. Surtout l'été.
    Ce jour-là, par exemple. L'air ébouillantait tout. Les yeux, les bras, les jambes, mais aussi les poumons. C'est pourquoi il respirait à petites goulées, Marcel Parpaillon, en montant le sentier pentu qui menait à la bergerie, aux Hautes-Cougourdes.
    Il avait l'air de rigoler, mais c'était le soleil qui l'aveuglait. Au-dedans de lui, la peur battait du tambour et même plusieurs tambours. Il marchait lentement, car il tenait à peine sur ses jambes. À cause de son âge, quatre-vingts ans bien sonnés, et d'un mauvais pressentiment, depuis les cris qui, quelques minutes auparavant, avaient crevé le ciel, du côté de la bergerie.»

  • Une reconstitution de la carrière de l'ancien président et maire de Paris, que le journaliste et biographe a rencontré à plusieurs reprises.

  • Surnom donné au tueur en série qui lessive la maison des personnes "sales" qu'il assassine et qui ne laisse aucune trace derrière lui. Charly Garlaban est sur sa liste mais il ne va pas se laisser faire et donne un coup de main au commissaire Sastre.

  • La souille

    Franz-Olivier Giesbert

    Il s'appelle Jésus et, tout compte fait, c'est un pauvre diable. Cet ouvrier agricole sait, depuis toujours, que la passion, la haine et la violence circulent comme le vent, entre le monde des humains et le monde des bêtes. Il sait aussi que la vie et la mort n'en finissent pas de se mêler dans cet univers où la hache détruit le hêtre, où la musaraigne avale le ver de terre, où les hommes fracassent, dans l'indifférence, la tête des chats et celle des femmes. Il sait tout cela, Jésus, et il n'en fait pas un drame. Autour de lui, il y a l'immense nature dont le mystère lui est familier ; il y a Épiphanie dont il capte les pensées et les frissons ; il y a un assassin et des enfants perdus ; il y a enfin ce sanglier qui se roule dans la souille et règne sur la forêt en seigneur nonchalant... Brossant au coeur d'un microcosme normand le portrait d'un valet de ferme, Franz-Olivier Giesbert compose une histoire à rebondissements qui tient du polar autant que de la fable mystique.

  • Mari de la belle Aure et homme à tout faire du roi Zoris, Amros le Celte est un esprit curieux et un guerrier puissant. La destruction du royaume des Chênes noirs par d'autres barbares puis sa capture par des Grecs vont lui ouvrir le monde, à une époque où, le fait est peu connu, sept sages, philosophes ou prophètes, surgissent sur différents continents, en disant à peu près les mêmes choses : Pythagore, Zarathoustra, Confucius, Lao-tseu, Bouddha, Zacharie, Héraclite. C'est auprès d'eux, parfois contre eux, ou malgré eux, qu'au terme d'une odyssée picaresque autant qu'intellectuelle Amros, nouveau Candide, finira par comprendre qui est le huitième prophète.

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