Langue française

  •   Dostoïevski L'Idiot Le prince Muichkine arrive à Saint-Pétersbourg. Idiot de naissance parce qu'incapable d'agir, il est infiniment bon. Projeté dans un monde cupide, arriviste et passionnel, il l'illumine de son regard. Par sa générosité, tel le Christ, Léon Nicolaïevitch révélera le meilleur enfoui en chacun. La trop belle Anastasia, achetée cent mille roubles, retrouve la pureté, Gania Yvolguine le sens de l'honneur, et le sanglant Rogojine goûte, un instant, la fraternité. Dostoïevski voulait représenter l'homme positivement bon. Mais que peut-il face aux vices de la société, face à la passion oe Récit admirablement composé, riche en rebondissements extraordinaires, L'Idiot est à l'image de la Sainte Russie, vibrant et démesuré. Manifeste politique et credo de l'auteur, son oeuvre a été et restera un livre phare, car son héros est l'homme tendu vers le bien mais harcelé par le mal.

    Edition commentée par Louis Martinez.

  • L'idiot t.2

    Fiodor Dostoïevski

    - Ecoutez ! Je sais que parler n'est pas bien : mieux vaut tout bonnement l'exemple, mieux vaut tout simplement commencer... j'ai déjà commencé... et - est-ce que réellement on peut être malheureux ? Oh, qu'est-ce que mon chagrin ou mon malheur, si j'ai la force d'être heureux ? Vous savez, je ne comprends pas comment on peut passer à côté d'un arbre, et ne pas être heureux de le voir, parler avec un homme, et ne pas être heureux de l'aimer ! Oh, seulement je ne sais pas m'exprimer..., mais combien il y a à chaque pas de choses si belles, que même l'homme le plus désemparé trouve belles ! Regardez l'enfant, regardez l'aurore du bon Dieu, regardez le brin d'herbe grandir, regardez les yeux qui vous regardent et qui vous aiment...
    Il était depuis longtemps déjà debout, parlant toujours. Le petit vieux le regardait maintenant avec épouvante. Elisabeth Procofievna poussa un cri : "Ah, mon Dieu !" ayant deviné avant les autres, et joignit les mains. Aglaé courut vivement à lui, eut le temps de la recevoir dans ses bras et avec effroi, le visage déformé par la douleur, elle entendit le cri sauvage de "l'esprit qui avait secoué et terrassé" le malheureux.

  • Dostoïevski Le Joueur Alexis Ivanovitch joue d'abord pour gagner, puis pour étonner, enfin pour espérer. Il n'a pas misé seulement de l'argent mais sa vie elle-même. Ce récit suit comme une ombre la vie de Dostoïevski, durant quinze ans, à Moscou et à Baden-Baden où il se ruina au jeu.
    Jouer, c'est tenter le diable, c'est aussi tenter Dieu. Alexis a voulu tout risquer, toucher le fond pour connaître la compassion et la grâce divine. Il y a une autre malédiction dans la vie du joueur, une femme-bourreau, Pauline, la belle-soeur du général qu'il sert comme précepteur. C'est, dans la vie de l'auteur, Apollinaria, que Dostoïevski aima d'un amour douloureux. Autour d'eux, des êtres malfaisants ou étonnants, dévorés par la passion du gain.
    Ce court roman, plein de brio, annonce toute l'oeuvre de Dostoïevski. « Demain, demain tout cela finira », dit le joueur qui recommence à jouer éternellement.

    Préface de Pierre Sipriot.
    Commentaires de Georges Philippenko.

  • Impression en " gros caractères ". "La nuit était merveilleuse, - une de ces nuits comme notre jeunesse seule en connut, cher lecteur. Un firmament si étoilé, si calme, qu'en le regardant on se demandait involontairement : Peut-il vraiment exister des méchants sous un si beau ciel ? - Et cette pensée est encore une pensée de jeunesse, cher lecteur, de la plus naïve jeunesse. Mais puissiez-vous avoir le coeur bien longtemps jeune."

  • Pièce de théâtre CRIME ET CHÂTIMENT drame en 3 parties et 20 tableaux de Gaston BATY - d'après l'oeuvre de Fédor Dostoïevski, 18h. - 15f. - Durée 2h30 - Raskolnikov, jeune étudiant, pense que certains êtres d'exception ont le droit absolu de commettre des crimes et que la loi n'existe pas pour eux. Il assassine une usurière. Mais le châtiment auquel il croyait pouvoir échapper commence : il mesure peu à peu l'horreur de sa déchéance. Le drame raconte les étapes de sa souffrance : il côtoie le vice et la pureté sans trouver le moindre apaisement. Sa mère elle-même ne peut lui arracher son terrible secret. Seule une prostituée, Sonia, qui a tué son âme pour sauver sa famille, le comprend. C'est elle qui le décide à avouer son crime. Elle le suivra en Sibérie, fidèle à celui qu'elle aime, jusqu'au bout de l'expiation.

  • L'éternel mari

    Fiodor Dostoïevski

    Elle haïssait la dépravation chez les autres, elle la jugeait avec une dureté impitoyable et elle était elle-même dépravée... Veltchaninov était convaincu qu'il existe des femmes de ce genre ; et il était également convaincu qu'il existe un type de maris correspondant à ce type de femmes, et n'ayant d'autre raison d'être que d'y correspondre. Pour lui, l'essence des maris de ce genre consiste à être pour ainsi parler «d'éternels maris» ou, pour mieux dire, à être toute leur vie uniquement des maris, et rien de plus. «L'homme de cette espèce vient au monde et grandit uniquement pour se marier, et sitôt marié, devient immédiatement quelque chose de complémentaire de sa femme, quand bien même il aurait un caractère personnel indiscutable. La marque distinctive d'un tel mari, c'est l'ornement que l'on sait. Il lui est aussi impossible de ne pas porter de cornes qu'au soleil de ne pas luire ; et non seulement il lui est interdit de jamais en rien savoir, mais encore il lui est interdit de connaître jamais les lois de sa nature.»

  • Le premier grand roman de dostoïevski est sans doute l'un des plus destructeurs qu'il ait écrits.
    C'est bien un sentiment de malaise et d'amertume qui naît de cette histoire dans laquelle le narrateur, un romancier phtisique et solitaire, aime désespérément une jeune fille qui succombe au charme d'un freluquet ; une histoire qui met en scène deux malédictions paternelles pour deux femmes qui ont fauté ; une histoire au bout de laquelle seuls les monstres seront récompensés. malgré la noirceur des personnages, le lecteur ne pourra qu'être saisi par la force juvénile du lyrisme, par la joie pure du romancier qui s'abandonne à une intrigue sentimentale, relevée à tout instant par l'ironie la plus fine.

  • Deux textes présentés par Vincent Gogibu.
    Un Roman en neuf lettres : Pierre Ivanitch a emprunté trois cent cinquante roubles-argent à Ivan Piètrovitch sans signer de reconnaissance de dette.
    Il est convenu entre les deux hommes que Pierre doit jouer cette somme aux cartes contre Eugène Nikolaïtch, un jeune homme de petite noblesse qui vient de dépouiller sa grand-mère.

    Une Représentation au bagne : Dostoïevsky, ayant été mêlé à une conspiration en 1948, passa quatre années dans un bagne en Sibérie. Une fois remis en liberté, il a publié des mémoires intitulées Souvenirs de la Maison des Morts dont Une Représentation au bagne est un extrait.
    C'est une représentation théâtrale jouée par des forçats, véritable parenthèse enchantée qui nous initie à la vie du bagne en Sibérie et, en même temps, nous fait pénétrer dans l'âme du criminel russe.

  • Le narrateur des Carnets du sous-sol est un anti-héros, repoussant, agaçant, cuistre, mais capable d'un monologue d'humilié et d'offensé, qui fait le juste procès du monde moderne et de toute hypocrisie.


    Cette oeuvre majeure de la littérature russe est proposée ici dans une traduction inédite particulièrement accessible aux lycéens. Le monologue qui constitue le récit est, par son style vivant et son thème, au croisement des cultures européennes et à la source de la modernité. Il offre des perspectives d'analyses multiples et propose une excellente ouverture aux interrogations philosophiques et à l'écriture contemporaine.

  • Les annales de pétersbourg était le titre générique de la chronique dominicale d'un grand journal local, les nouvelles de saint-pétersbourg, qui était confiée à différents auteurs.
    La mort soudaine de l'écrivain gouber incita la rédaction à s'adresser, dans l'urgence, au jeune pléchtchëiev, qui assurait une chronique dans un autre journal. celui-ci, sans doute pris par le temps, demanda à son ami dostoïevski de revoir sa première livraison (celle du 13 avril 1847), que ce dernier récrivit ou transforma radicalement, après quoi il se chargea seul des suivantes.
    On retrouve dans ces feuilletons tous les thèmes chers au jeune dostoïevski, thèmes qu'il ne cessera d'approfondir tout au long de son oeuvre.

  • «Je suis un homme malade... Je suis un homme méchant. Un homme plutôt repoussant. Je crois que j'ai le foie malade. Soit dit en passant, je ne comprends rien de rien à ma maladie et je ne sais pas au juste ce qui me fait mal. Quoique respectant la médecine et les médecins, je ne me soigne pas et ne me suis jamais soigné. Ajoutez à cela que je suis supersititieux à l'extrême ; enfin, assez pour respecter la médecine. (Je suis suffisamment instruit pour ne pas être superstitieux, mais je le suis quand même). Eh, non ! c'est par méchanceté que je refuse de me soigner. Et ça, je suis sûr que vous ne me faites pas l'honneur de le comprendre. Eh bien, moi, je le comprends. Bien entendu, je ne saurais vous expliquer à qui, en l'occurrence, ma méchanceté réserve sa volée de bois vert ; je sais parfaitement et très bien que les docteurs, ça ne les «embêtera» en aucune façon que j'y aille ou pas ; je sais mieux que personne qu'avec tout ça, je ne peux me faire tort qu'à moi-même et à personne d'autre. Mais n'empêche, si je ne me soigne pas, c'est par méchanceté.»

  • "Je suis revenu de mon absence de deux semaines. Les nôtres étaient depuis trois jours à Roulettenbourg. Je pensais qu'ils m'attendaient avec Dieu sait quelle impatience, mais je me trompais. Le général me regarda d'un air très indépendant, me parla avec hauteur et me renvoya à sa soeur. Il était clair qu'ils avaient gagné quelque part de l'argent. Il me semblait même que le général avait un peu honte de me regarder."

  • THE MEEK ONE

    Fiodor Dostoïevski

    'I could see that she was still terribly afraid, but I didn't soften anything; instead, seeing that she was afraid I deliberately intensified it.' In this short story, Dostoyevsky masterfully depicts desperation, greed, manipulation and suicide. Introducing Little Black Classics: 80 books for Penguin's 80th birthday. Little Black Classics celebrate the huge range and diversity of Penguin Classics, with books from around the world and across many centuries. They take us from a balloon ride over Victorian London to a garden of blossom in Japan, from Tierra del Fuego to 16th-century California and the Russian steppe. Here are stories lyrical and savage; poems epic and intimate; essays satirical and inspirational; and ideas that have shaped the lives of millions. Fyodor Dostoyevsky (1821-1881). Dostoyevsky's works available in Penguin Classics are Crime and Punishment , The Idiot , The Double , The Gambler and Other Stories , The Grand Inquisitor , Notes From The Underground , Netochka Nezvanova , The House of The Dead , The Brothers Karamazov and The Village of Stepanchikovo .

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