• "Premier des romanciers modernes, Fiodor Dostoïevski est parmi les plus grands écrivains russes du XIXe siècle. Dans « Les Carnets du sous-sol », il fait le récit d'un homme reclus qui depuis son sous-sol observe le monde en contre-plongée. Le narrateur crache ses mots avec aigreur, son refus obstiné du bonheur, déverse ses angoisses et sa haine envers l'humanité. Ecrit en 1864, on y retrouve un condensé de la fureur barbare qui fait l'oeuvre de l'auteur et les bases des grands romans à venir : « Crimes et châtiments », « Le Joueur », ou « Les Frères Karamazov ». Produit par Mâya Heuse des Éditions Thélème, Hubert-Félix Thiéfaine, avec sa diction émue et mordante, à la fois constante et solennelle, arrive à transmettre à l'auditeur toute la mélancolie, la sincérité et la violence du roman. Il met à nue toute la poésie de cette oeuvre que l'on se prêterait à qualifier de proto-punk, par sa désillusion, sa vision désenchantée du monde et qui comme l'indiquait l'auteur, se voulait le récit « d'une génération en survie".
    Patrick FRÉMEAUX

  • « Alexis Ivanovitch joue d'abord pour gagner puis, pour étonner, enfin pour espérer. Il n'a pas misé seulement de l'argent, mais sa vie elle- même. » Ce récit suit comme une ombre la vie de Dostoïevski, durant quinze ans, à Moscou et Baden-Baden, où il se ruina au jeu.

  • Il y a le père, Fiodor Pavlovitch, riche, malhonnête et debauché, et ses trois fils légitimes: Mitia, impulsif, orgueilleux, sauvage; Yvan, intellectuel, raffiné, intransigeant; Alliocha, sincère, pieux, naïf. Et puis il y a le fils illégitime, Smerdiakov, ilbertin cynique vivant en serviteur chez son père. Roman complet et flamboyant, les frères Karamazov rassemble une intrigue policière, plusieurs histoires d'amour, des exposés théologiques et métaphysiques éblouissants et des personnages inoubliables. Sans doute le chef-d'oeuvre de Dostoïevki. ©2002 Actes Sud. (P) Traduction du russe par André Markowicz 

  • Il y a le père, Fiodor Pavlovitch, riche, malhonnête et débauché, et ses trois fils légitimes: Mitia, impulsif, orgueilleux, sauvage; Yvan, intellectuel, raffiné, intransigeant; Alliocha, sincère, pieux, naïf. Et puis il y a le fils illégitime, Smerdiakov, ilbertin cynique vivant en serviteur chez son père. Roman complet et flamboyant, les frères Karamazov rassemble une intrigue policière, plusieurs histoires d'amour, des exposés théologiques et métaphysiques éblouissants et des personnages inoubliables. Sans doute le chef-d'oeuvre de Dostoïevki. ©2002 Actes Sud. (P) Traduction du russe par André Markowicz

  • Il y a le père, Fiodor Pavlovitch, riche, malhonnête et debauché, et ses trois fils légitimes: Mitia, impulsif, orgueilleux, sauvage; Yvan, intellectuel, raffiné, intransigeant; Alliocha, sincère, pieux, naïf. Et puis il y a le fils illégitime, Smerdiakov, ilbertin cynique vivant en serviteur chez son père. Roman complet et flamboyant, les frères Karamazov rassemble une intrigue policière, plusieurs histoires d'amour, des exposés théologiques et métaphysiques éblouissants et des personnages inoubliables. Sans doute le chef-d'oeuvre de Dostoïevki. ©2002 Actes Sud. (P) Traduction du russe par André Markowicz

  • Une sale affaire a été publiée en 1862 après que Dostoïevski fut revenu de son bagne en Sibérie. L'auteur cherche alors à montrer l'homme russe à travers de courts récits où se mêlent l'orgueil faussement humaniste des libre-penseurs, et les grotesques vanités des petites gens. Au coeur de la noce où l'alcool coule abondamment, les personnages deviennent la caricature d'eux-mêmes, pour ne pas décevoir leur amour-propre et pour donner le change.

  • La Douce

    Fedor Dostoievski

    Une femme vient de se suicider. Son mari, évidemment, est bouleversé. La Douce retrace les pensées d'un homme qui cherche à comprendre, à donner un sens à un drame. Dostoïevski révèle à travers ce court monologue les faces obscures et sublimes d'une histoire banale et humaine.

  • C'est une belle et solide amitié qui unit Arkadi et Vassia et c'est également un bel amour qui s'épanouit entre Lizanka et Vassia. Trop beau peut-être. Par culpabilité face à tant de bonheur et par angoisse de ne pas être à la hauteur, Vassia va glisser doucement vers la folie...

  • Les Nuits blanches est un court roman de Dostoïevski, publié en 1848. Ce récit amoureux développe et dénonce l'ambiguïté de ce que l'on croit voir et ressentir avec la réalité des sentiments et des choses. Comme les nuits qui ne sont plus obscures à Saint-Pétersbourg, le désespoir de Nastenka se révèle être une illusion passagère, dans laquelle le héros a pourtant placé toute la vérité de la jeune fille dont il est tombé amoureux.

  • "J'avais tout perdu, tout... Je sors du casino, je regarde... un florin se promenait encore dans la poche de mon gilet : «Ah ! j'ai encore de quoi dîner !» me dis-je. Mais après avoir fait une centaine de pas, je me ravisai et rebroussai chemin. Je mis ce florin sur manque (cette fois, c'était sur manque) et, vraiment, l'on éprouve une sensation particulière lorsque, seul, en un pays étranger, loin de sa patrie, de ses amis, et ne sachant pas qu'on va manger le jour même, on risque son dernier florin, le dernier, le dernier ! Je gagnais, et, vingt minutes plus tard, je sortis du casino avec cent soixante-dix florins en poche. C'est un fait. Voilà ce que peut parfois signifier le dernier florin! Et si je m'étais laissé abattre, et si je n'avais pas eu le courage de me décider ?... Demain, demain, tout sera fini !..."
    Dostoïevski, Le Joueur.
    "Entendre Le Joueur, c'est entendre une confession, c'est entendre une désespérance, mais c'est aussi entendre un chant d'amour. C'est entendre ce qu'Anna Grigorievna Snitkine a entendu pour la première fois, des mots qui lentement deviennent pour elle... Mais c'est encore entendre le mensonge, la duperie du moins. C'est croire avec Dostoïevski que l'aveu peut être une voie de rédemption. Mais c'est aussi une voie de leurre. Trop tôt peut-être a-t-il clamé son désir de changement, son repentir, sa volonté de sortir du coeur de la chute, dans cet enfer du jeu, dans ce Roullettenbourg, qui pour lui n'avait rien d'un lieu romanesque mais avait des couleurs infernales. Trop tôt peut-être encore a-t-il désespéré de lui. Trop tôt ? Ou trop peu sincèrement. Car ces mots mêmes qui sont les mots qui humilient, ne sont-ils pas aussi les mots qui procurent l'ivresse vertigineuse "d'une délectation morose"?..."

  • Saint-Petersbourg, un fonctionnaire devenu petit rentier, s'adonne à une introspection à l'adresse d'interlocuteurs muets. Bavard inoffensif ou pervers déroutant, il explore ses propres petitesses, se décrit tour à tour comme vil, malade et méchant puis se reprend, s'absout, visite son passé. Enlisé dans l'inaction, l'oisiveté l'entraîne vers des sentiments amers envers ses semblables, sa conscience l'accable mais il avance en forcené solitaire.
    "L'homme normal... J'envie cet homme. Je ne le nie pas : il est bête. Mais, qu'en savez-vous ? Il se peut que l'homme normal doive être bête."
    F. Dostoïevski

  • Crime et châtiment est un des romans les plus connus de Dostoïevski, où sont développés les thèmes chers à l'auteur : la morale, la religion, la conscience et les arrangements heureux et malheureux de chaque homme avec ses crimes. Avec cette humanité et cette délicatesse propres à l'auteur, on suit les affres du remord d'un jeune étudiant meurtrier à Saint-Pétersbourg. La nouvelle traduction d'André Marcowicz donne au texte un rythme extraordinaire. ©2002 Actes Sud. Traduit du russe par André Marcowicz (P)

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