Littérature traduite

  • Les deux derniers grands romans de Dostoïevski justifient pleinement l'affirmation d'Albert Camus. L'un et l'autre inspirés de faits réels, l'un et l'autre empreints de souvenirs personnels de l'écrivain, Les Possédés et Les Frères Karamazov ont en effet pris au fil du temps une actualité fascinante. Ils nourrissent la réflexion et le débat sur la violence politique et les extrémismes, religieux ou autres, magnifiquement servis par l'intensité dramatique et la flamboyante baroque de la narration.

  • Cette édition regroupe les deux premiers grands romans de Dostoïevski dans la traduction de Pierre Pascal, à qui l'on doit également les notes et l'appareil critique. Crime et Châtiment (1867) est le roman de la perdition et de la rédemption. Raskolnikov, ancien étudiant désargenté, assassine de sang-froid une vieille usurière. Torturé par la culpabilité, il trouvera dans la confession l'apaisement de sa conscience. L'Idiot (1869) - Le prince Mychkine arrive à Saint-Pétersbourg où il se mêle à la haute société russe, décadente, cupide et hypocrite. Par sa bonté et sa naïveté, il parvient à illuminer et à transformer ceux qu'il fréquente. " L'idée essentielle du roman est de représenter un homme absolument excellent. Rien n'est plus difficile au monde ", a dit Dostoïevski de L'Idiot.

  • Créée par la volonté d'un homme au prix de la vie de cent mille autres, sacrifiés dans la boue de la Néva, Saint-Pétersbourg a été d'emblée le lien d'une intense contradiction : une façade somptueuse, un ensemble architectural d'une splendeur inégalée, une homogénéité entre les édifices jamais vue, mais un arrière-monde de tragédie et de violence, un grouillement de fantasmes et de cauchemars.
    Le mythe est né ainsi de la nécessité de prendre parti, d'avoir confiance ou d'avoir peur, d'adorer ou de haïr. Il a grandi, durant trois siècles, nourri par l'imagination des écrivains et des artistes. Pour pénétrer le mystère de cette ville invraisemblable, le voyageur trouvera ici des guides d'exception. Dmitiri Merejkovski lui raconte les secrets de la naissance, le conflit fondateur entre Pierre le grand et Alexis, son fils si faible ; Pouchkine, Gogol, Dostoïevski lui dévoilent derrière la vitrine fastueuse et la splendeur des nuits blanches les maléfices de la cité ; Alexandre Dumas, dans un roman introuvable en France mais devenu un classique en Russie, décrit la ville en 1824, la révolte des décabristes, la grande crue de la Néva ; Joseph Kessel et Mark Aldanov lui font entendre les craquements sinistres qui annoncent la fin d'un monde ; Dominique Fernandez, enfin, tente d'expliquer la fascination qu'exerce cette ville qui a connu tous les contraires sur l'européen d'aujourd'hui.
    Un volume unique, complété par des cartes et 8 pages de photos en couleurs.

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