Librairie Generale Francaise

  •   Dostoïevski L'Idiot Le prince Muichkine arrive à Saint-Pétersbourg. Idiot de naissance parce qu'incapable d'agir, il est infiniment bon. Projeté dans un monde cupide, arriviste et passionnel, il l'illumine de son regard. Par sa générosité, tel le Christ, Léon Nicolaïevitch révélera le meilleur enfoui en chacun. La trop belle Anastasia, achetée cent mille roubles, retrouve la pureté, Gania Yvolguine le sens de l'honneur, et le sanglant Rogojine goûte, un instant, la fraternité. Dostoïevski voulait représenter l'homme positivement bon. Mais que peut-il face aux vices de la société, face à la passion oe Récit admirablement composé, riche en rebondissements extraordinaires, L'Idiot est à l'image de la Sainte Russie, vibrant et démesuré. Manifeste politique et credo de l'auteur, son oeuvre a été et restera un livre phare, car son héros est l'homme tendu vers le bien mais harcelé par le mal.

    Edition commentée par Louis Martinez.

  • Dostoïevski Le Joueur Alexis Ivanovitch joue d'abord pour gagner, puis pour étonner, enfin pour espérer. Il n'a pas misé seulement de l'argent mais sa vie elle-même. Ce récit suit comme une ombre la vie de Dostoïevski, durant quinze ans, à Moscou et à Baden-Baden où il se ruina au jeu.
    Jouer, c'est tenter le diable, c'est aussi tenter Dieu. Alexis a voulu tout risquer, toucher le fond pour connaître la compassion et la grâce divine. Il y a une autre malédiction dans la vie du joueur, une femme-bourreau, Pauline, la belle-soeur du général qu'il sert comme précepteur. C'est, dans la vie de l'auteur, Apollinaria, que Dostoïevski aima d'un amour douloureux. Autour d'eux, des êtres malfaisants ou étonnants, dévorés par la passion du gain.
    Ce court roman, plein de brio, annonce toute l'oeuvre de Dostoïevski. « Demain, demain tout cela finira », dit le joueur qui recommence à jouer éternellement.

    Préface de Pierre Sipriot.
    Commentaires de Georges Philippenko.

  • Dostoïevski Les Frères Karamazov L'odieux Féodor Karamazov est assassiné. De ses trois fils - Dimitri le débauché, Ivan le savant et l'ange Aliocha -, tous ont pu le tuer, tous ont au moins désiré sa mort.
    Drame familial, drame de la conscience humaine, interrogations sur la raison d'être de l'homme, tableau de la misère, de l'orgueil, de l'innocence, de la Russie au lendemain des réformes de 1860, orgies, miracles, la richesse de ce roman de Dostoïevski, son dernier, et considéré comme son chef-d'oeuvre, ne sera jamais épuisée.
    Le génie de Dostoïevski est à ce point divers que Nabokov a même osé écrire : « N'oublions jamais que Dostoïevski est avant tout un auteur de romans policiers. un maître du suspens. » Préface de Nicolas Berdiaeff.
    Commentaires de Georges Philippenko.

  • a saint-pétersbourg, en 1865, raskolnikov, un jeune noble sombre et altier, renfermé mais aussi généreux, a interrompu ses études faute d'argent.
    endetté auprès de sa logeuse qui lui loue une étroite mansarde, il se sent écrasé par sa pauvreté. mais il se croit aussi appelé à un grand avenir et, dédaigneux de la loi morale, se pense fondé à commettre un crime : ce qu'il va faire bientôt - de manière crapuleuse. publié en huit livraisons par le messager russe au cours de l'année 1866, le roman de dostoïevski montre en raskolnikov un témoin de la misère, de l'alcoolisme et de la prostitution que l'auteur décrit sans voiles, un criminel aussi qui ne sait trop pourquoi il l'est devenu, tant les raisons qu'il s'invente pour agir sont contradictoires.
    mais la tragédie n'exclut pas la vision d'une vie lumineuse, et le châtiment de son crime va lui permettre un long cheminement vers la vérité, et la renonciation à sa mélancolie brutale. après quoi sera possible ce que l'épilogue annonce : l'initiation de raskolnikov à une réalité nouvelle, le passage d'un monde à un autre monde.

  • Ce n'est pas seulement sa mère, la générale Stavroguine, ce n'est pas seulement son ancien précepteur, Stépane Trofimovitch, c'est toute la ville qui attend l'arrivée de Nicolas, ce jeune homme séduisant, fascinant, inquiétant.
    Il a vécu dans la capitale, il a parcouru l'Europe ; on raconte sur lui d'étranges choses. Il arrive. De quels démons est-il accompagné ? Avant même la parution du roman en 1873, l'éditeur avait refusé de publier un chapitre jugé choquant, " La confession de Stavroguine ". Afin de mieux préserver l'architecture de l'ensemble, on l'a réintégré ici à la place qui était prévue pour lui au coeur du roman.
    On n'en comprend que mieux à quel point Les Démons est une formidable méditation sur Dieu et le suicide, sur le cabotinage et l'inaccessible authenticité, mais aussi sur le crime et la volonté de domination.

  • Dostoïevski L'Eternel Mari Imaginez Don Juan plein de remords et hanté par un mari trompé. Accablé de soucis d'argent, n'ayant le goût à rien, Veltchaninov est poursuivi par un homme en deuil. Troussotzky a perdu sa femme. Pour Dostoïevski, toute faute doit être expiée, le péché engendre la maladie et la folie. Le vaudeville tourne au drame, car il y a une victime innocente : Lisa, une enfant. De qui est-elle vraiment la fille ? L'éternel mari retrouvera une épouse, l'éternel amant sa vigueur et le jeu recommence. L'auteur rit de lui-même, se souvenant de son premier mariage.
    Ce roman tragique et comique révèle un autre Dostoïevski. Mais ses personnages sont toujours aussi grands d'être conscients de leur petitesse.

    /> Edition traduite et présentée par Dominique Arban, commentée par Georges Philippenko.

  •  Dostoïevski Les Possédés « Est-il possible de croire ? Sérieusement et effectivement ? Tout est là. » Stavroguine envoûte tous ceux qui l'approchent, hommes ou femmes. Il ne trouve de limite à son immense orgueil que dans l'existence de Dieu. Il la nie et tombe dans l'absurdité de la liberté pour un homme seul et sans raison d'être. Tous les personnages de ce grand roman sont possédés par un démon, le socialisme athée, le nihilisme révolutionnaire ou la superstition religieuse. Ignorant les limites de notre condition, ces idéologies sont incapables de rendre compte de l'homme et de la société et appellent un terrorisme destructeur.
    Sombre tragédie d'amour et de mort, Les Possédés sont l'incarnation géniale des doutes et des angoisses de Dostoïevski sur l'avenir de l'homme et de la Russie. Dès 1870, il avait pressenti les dangers du totalitarisme au xxe siècle.

    Traduction par Elisabeth Guertik.
    Présentation et commentaires par Georges Philippenko.

  • Les cinq nouvelles rassemblées dans ce deuxième volume mettent en scène l'univers des petits employés et des fonctionnaires. Si, de prime abord, elles paraissent suivre le chemin ouvert par Gogol - celui de la caricature et de la satire -, on découvre bien vite à quelles profondeurs le romancier peut amener le simple tableau social. Les émois de Vassia (Un coeur faible), sa terreur de mécontenter son chef, ses épanchements auprès de son ami Arkady, peuvent prêter à sourire : mais, là comme dans Une sale histoire, ce qui prédomine, c'est l'intense pitié de l'auteur pour les humbles, sa peinture poignante de leur misère morale.
    Moins célèbres, et jusqu'ici moins accessibles que ses grands romans, ces brefs récits démontrent l'étendue des domaines ouverts à la littérature par l'auteur de L'ldiot. L'oeuvre entière d'un Tchekhov n'est-elle pas, pour une part, sortie de là?

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