• « Je ne suis pas éloignée de croire que c'est pour en venir à écrire ce livre que je suis devenue écrivain », a dit Claire Martin à propos de ses mémoires. Avec une inexorable lucidité, tout empreinte pourtant d'humour et d'amour de la vie, elle y évoque son enfance et son adolescence dans une famille dominée par un père sadique et dans des pensionnats où la bêtise n'a d'égal que la cruauté. Récit d'une expérience personnelle, apparemment dépouillé de tout artifice, Dans un gant de fer, qui a suscité une vive controverse lors de sa parution, a une indéniable résonance collective, voire symbolique.
    Professeure de littérature québécoise à l'Université Carleton, Patricia Smart est l'auteure de Les femmes du Refus global (1998), Écrire dans la maison du père : l'émergence du féminin dans la tradition littéraire du Québec (1988, prix du Gouverneur général) et Hubert Aquin agent double (1983). Elle a publié une traduction anglaise de Écrire dans la maison du père (1991) et du Journal d'André Laurendeau (1991).

  • Il a suffi à Claire Martin de deux livres - «Avec ou sans amour» et «Doux-amer» - pour s'imposer, aussi bien en France qu'au Canada, comme l'une des meilleures analystes du coeur humain. C'est qu'il est peu d'écrivains qui sachent comme elle décrire les mille instants qui font un amour de sa naissance à son épanouissement ou à sa mort. Avec finesse, sur un ton d'aimable indulgence ou de tendre moquerie, elle trace des mouvements du coeur des tableaux subtils qui ont le charme "doux-amer" des amours enfuies. «Quand j'aurai payé ton visage» est sans doute le plus accompli de ces tableaux. C'est l'histoire d'un faux amour puis d'une vraie passion qui se moque des tabous et tente lucidement sa chance. C'est aussi la peinture d'un milieu et d'une société. C'est enfin un admirable portrait de femme - cette Catherine vive et ardente, qui anime tout le roman de son éclat et nous le rend infiniment précieux.

  • Cora a aimé Nicette comme on aime une grande amie, de ce sentiment pur et vrai, certaine d'être aimée en retour. Se serait-elle trompée toutes ces années ? La mort de Nicette et la découverte d'une boîte contenant toute sa correspondance jettent une lumière nouvelle sur le passé, ravivent des blessures qu'on croyait guéries et entraînent Cora dans une enquête bouleversante.

  • Un petit village reculé, des paroissiens en mal d'histoires, un médecin amoureux, un pasteur triste : le décor est posé pour un roman savoureux signé Claire Martin. Avec un style à la fois précis et fluide, elle pénètre au sein de cet univers clos et porte un regard tendre sur les questionnements de Thomas, pasteur malgré lui. Thomas envisage déjà sa vie comme une succession de sermons quand il fait la connaissance de Nellie. Indépendante, active, la jeune femme éclaire la grisaille dans laquelle est empêtré le jeune pasteur.

  • La quiétude d'une jeune femme est rompue par le retour de son mari disparu depuis plusieurs années. Lettres anonymes et appels téléphoniques se succèdent, jusqu'à l'incendie criminel : que cache donc cet homme recueilli par compassion ?

  • Cet ouvrage collectif a une double ambition, scientifique et formative. Il s'adresse aux étudiants, doctorants, chercheurs en sciences humaines et sociales qui, effectuant des recherches quantitatives, étudient l'importance de la question de la place du chercheur sur le terrain d'enquête et dans la production de connaissances. Il intéresse aussi les professionnels qui questionnent leur posture et leurs pratiques dans des contextes professionnels mis en tension par les effets de nouvelles formes de gestion.

  • Personne n'a oublié Claire Martin, la romancière et mémorialiste célébrée de l'époque de « Doux-amer » et « Dans un
    gant de fer ». En publiant « Toute la vie », qui regroupe des nouvelles et des souvenirs, Claire Martin renoue avec les textes brefs, genre qui l'avait lancée, avec combien d'éclat, dans la carrière littéraire (« Avec ou sans amour »r, 1958, prix du Cercle du livre de France).
    Tout, la vigueur de la phrase, l'humour en coin, les demi-teintes avec lesquelles elle dessine personnages et situations, tout nous rappelle l'une des plus fortes personnalités de notre littérature. Surtout, des moments de sérénité, des instants de
    délicatesse, des bonheurs d'expression flottent au-dessus du texte. Une vie est ainsi donnée à traverser par le biais des
    lectures qu'une femme se remémore comme on pense aux amis les plus chers. Les mots, les phrases font les êtres, la
    lecture concourt à la vie, toute la vie.

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