• " Ce ne serait pas trop de l'histoire du monde pour expliquer la France "
    Jules Michelet, Introduction à l'histoire universelle (1831)
    Voici une histoire de France, de toute la France, en très longue durée qui mène de la grotte Chauvet aux événements de 2015.
    Une histoire qui ne s'embarrasse pas plus de la question des origines que de celle de l'identité, mais prend au large le destin d'un pays qui n'existe pas séparément du monde, même si parfois il prétend l'incarner tout entier. Une histoire qui n'abandonne pas pour autant la chronologie ni le plaisir du récit, puisque c'est par dates qu'elle s'organise et que chaque date est traitée comme une petite intrigue.
    Réconciliant démarche critique et narration entraînante, l'ouvrage réunit, sous la direction de Patrick Boucheron, un collectif d'historiennes et d'historiens, tous attachés à rendre accessible un discours engagé et savant. Son enjeu est clair : il s'agit de prendre la mesure d'une histoire mondiale de la France, c'est-à-dire de raconter la même histoire – nul contre-récit ici – qui revisite tous les lieux de mémoire du récit national, mais pour la déplacer, la dépayser et l'élargir. En un mot : la rendre simplement plus intéressante !
    Ce livre est joyeusement polyphonique. Espérons qu'un peu de cette joie saura faire front aux passions tristes du moment.
    Directeur d'ouvrage : Patrick Boucheron est professeur au Collège de France.
    Coordination : Nicolas Delalande est professeur associé au Centre d'histoire de Sciences Po ; Florian Mazel est professeur à l'université Rennes 2 ; Yann Potin est chargé d'études documentaires aux Archives nationales ; Pierre Singaravélou est professeur à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne.

  • Les grandes affaires des services secrets Nouv.

    De l'ombre à la lumière. Les grandes affaires des services secrets du XXe siècle revisitées et racontées par un spécialiste hors pair. Qu'est-ce qui fait d'une opération des services secrets une " grande affaire " ? Son impact dans les rapports de forces entre les Etats comme à l'intérieur des Etats. Ces opérations d'envergure appellent tout naturellement un récit haut en couleurs, avec des personnages à l'avenant. De la jeunesse des services soviétiques, promoteurs de la
    dezinformatsia et déjà maîtres sous Staline de l'espionnage industriel, aux derniers feux de la guerre froide, l'auteur fait revivre tous les épisodes clé de l'espionnage au XXe siècle, leurs enjeux, leurs décors, leurs acteurs, leur époque.
    Rien n'est mis de côté : les intox anglaises couvrant avec succès le débarquement allié en Normandie ; la bataille secrète de quatre décennies à Berlin, épicentre de la guerre froide ; la crise des fusées de Cuba de 1962 ; les infiltrations soviétiques en France ; le front afghan ; l'affaire Farewell ; les contre-attaques occidentales ; les " taupes " russes au sein de la CIA ou du FBI. Un livre qui captive autant par ses portraits, ses récits, ses révélations que par ses mises en perspective. Plus qu'un livre d'aventures : un récit vrai qui se lit comme un roman policier.

  • Au coeur des royautés

    Jean Des Cars

    • Perrin
    • 10 Juin 2021

    Dans le podcast " Au coeur de l'histoire " sur Europe 1, Jean des Cars tire un fil à partir d'un fait d'actualité récent jusqu'à un événement historique. Sont rassemblés ici tous ceux autour des royautés dont Jean des Cars est l'historien de référence.Depuis décembre 2019, dans le podcast " Au coeur de l'histoire " sur Europe 1, Jean des Cars présente une série de récits inédits écrits spécialement pour ce programme.
    Parmi les sujets traités :
    Ramsès II : le pharaon bâtisseur
    Cléopâtre, au-delà du mythe
    Le roi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde
    Elizabeth II
    Elizabeth Ier ou la raison d'État
    Théodora, la prostituée devenue impératrice
    Wallis Simpson : menace sur la monarchie britannique
    Gabrielle d'Estrées, "la presque reine"
    Marie de Roumanie, une icône du peuple roumain
    Le Tsar Alexandre II et Katia : un amour interdit
    Sissi et François-Joseph : l'histoire d'un véritable coup de foudre
    Marie-Antoinette, une reine de la mode
    L'abdication du roi Edouard VIII : l'histoire d'un cauchemar britannique

  • Après le succès de l'Histoire du corps et de l'Histoire de la virilité, Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine et Georges Vigarello dirigent cette très ambitieuse Histoire des émotions en trois volumes, héritière du programme des Annales, de l'histoire des mentalités et de celle des sensibilités, portée par les renouvellements historiographiques les plus récents. Elle réunit pour la première fois les meilleurs spécialistes français et étrangers de l'histoire des émotions, toutes générations confondues.
    Ouverte par les Lumières, la séquence qui fait l'objet de ce deuxième volume, dirigé par Alain Corbin, fournit un chapitre très riche de l'histoire des émotions. Dès le milieu du XVIIIe siècle se dessinent des attentes nouvelles. La notion d'" âme sensible " émerge peu à peu. C'est le temps du journal intime et celui de l'émerveillement face au paysage. Un " moi météorologique " se fait jour, sensible aux aléas des phénomènes naturels. Dans ce siècle de la Révolution et des révolutions, la colère, la terreur, l'indignation côtoient l'exaltation, la joie, la ferveur ou la mélancolie sur la scène politique. De nouveaux rituels les expriment et leur donnent corps. Des barricades aux champs de bataille, des grandes chasses aux catastrophes naturelles, du romantisme à l'impressionnisme, des émois de l'orgasme à la vénération de la Vierge Marie, de multiples gammes des émotions sont ici mises en lumière.
    À l'extrême fin du XIXe siècle, des savants commencent à mesurer l'expression des émotions. La psychologie, peu à peu, s'impose.
    Professeur émérite à l'université Paris I-Panthéon-Sorbonne, pionnier de l'histoire des sensibilités dont il a inventé et exploré les nouveaux territoires, Alain Corbin est l'auteur de nombreux ouvrages. Il a dirigé au Seuil : Histoire du corps et Histoire de la virilité (avec G. Vigarello et J.-J. Courtine).
    Avec les contributions de : Olivier Bara, Serge Briffaud, Anne Carol, Alain Corbin, Guillaume Cuchet, Michel Delon, Emmanuel Fureix, Corinne Legoy, Judith Lyon-Caen, Charles-François Mathis, Guillaume Mazeau, Hervé Mazurel, Anouchka Vasak, Sylvain Venayre, Agnès Walch.

  • Après les succès de l'Histoire du corps et l'Histoire de la virilité, Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine et Georges Vigarello dirigent cette très ambitieuse Histoire des émotions en trois volumes richement illustrés, qui réunit pour la première fois les meilleurs spécialistes français et étrangers de l'histoire des émotions, toutes générations confondues.
    Ce troisième volume, qui s'ouvre à la fin du XIXe siècle, révèle l'accroissement comme la complexification de l'espace intérieur dans la conscience occidentale, la saisie de troubles toujours plus variés, depuis l'émotion jusqu'au sentiment, à la passion, voire aux perversions ou à la folie. Au XXe siècle s'impose le constat d'un profond déplacement du régime émotif lui-même. Tout change lorsque l'accroissement de l'individualisme, le triomphe de l'univers privé, doublés du relatif effacement des " soutiens " collectifs habituels, de l'école à l'entreprise, transforment la relation à l'intériorité, diffusant paradoxalement une insécurité inédite, une compassion sélective, une irrépressible attente de protection. Une anxiété inédite a gagné les consciences. Elle se nourrit aussi de la confrontation aux violences extrêmes d'un siècle de fer et de sang.
    Directeur de volume : professeur d'histoire européenne à l'université d'Auckland (Nouvelle Zélande), professeur émérite à Paris-III-Sorbonne Nouvelle et à l'université de Californie (Santa Barbara), Jean-Jacques Courtine a publié Déchiffrer le corps, penser avec Foucault (J. Millon, 2011), et, avec Alain Corbin et Georges Vigarello, Histoire du corps et Histoire de la virilité (Seuil, 2006 et 2011).
    Les contributeurs : Bruno Nassim Aboudrar, Stéphane Audoin-Rouzeau, Antoine de Baecque, Ludivine Bantigny, Éric Baratay, Yaara Benger Alaluf, Christophe Bident, Christian Bromberger, Esteban Buch, Anne Carol, Jacqueline Carroy, Pierre-Henri Castel, Jean-Jacques Courtine, Stéphanie Dupouy, Ute Frevert, Sarah Gensburger, Claudine Haroche, Eva Illouz, Claire Langhamer, Nicolas Mariot, Charles-François Mathis, Olivier Mongin, Dominique Ottavi, Michel Peraldi, Jan Plamper, Richard Rechtman, Bertrand Taithe, Christophe Triau, Sylvain Venayre

  • Le capitalisme domine désormais la planète. Les sociétés transcontinentales défient les États et les institutions internationales, piétinent le bien commun, délocalisent leur production où bon leur semble pour maximiser leurs profits, n'hésitant pas à tirer avantage du travail des enfants esclaves dans les pays du tiers-monde.
    Résultat : sous l'empire de ce capitalisme mondialisé, plus d'un milliard d'êtres humains voient leur vie broyée par la misère, les inégalités s'accroissent comme jamais, la planète s'épuise, la déprime s'empare des populations, les replis identitaires s'aggravent sous l'effet de la dictature du marché.
    Et c'est avec ce système et l'ordre cannibale qu'il impose au monde que Jean Ziegler propose de rompre, au terme d'un dialogue subtil et engagé avec sa petite-fille.
    Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation (2000-2008), Jean Ziegler est actuellement vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Il a notamment publié, dans la même collection, La faim dans le monde expliquée à mon fils.

  • Paris dans les années 1930 : " le nombril du monde ", tout comme " la toile de fond naturelle pour l'art et la littérature du XXe siècle ". Pourquoi tant d'écrivains américains, parmi les meilleurs de leur génération, affluèrent-ils à Paris dans l'entre-deux-guerres ? Quelle fut leur vie matérielle, sociale et intellectuelle dans la Ville Lumière ? Que découvrirent-ils ? Telles sont quelques-unes des questions que soulève le présent ouvrage. L'auteur raconte les expériences vécues dans la capitale française par de grands écrivains, dont trois prix Nobel (Ernest Hemingway, Sinclair Lewis et T.S. Eliot) et par des dizaines d'autres auteurs célèbres déjà en leur temps, comme Scott Fitzgerald, Henry Miller, John Dos Passos, Ezra Pound, Anaïs Nin. Ces intellectuels voulaient fuir une Amérique ressentie par eux comme matérialiste, intolérante, conformiste, puritaine, en somme étouffante et fermée aux choses de l'esprit. Une place particulière est accordée aux Noirs, qui cherchaient à s'épanouir loin des terribles contraintes de la ségrégation raciale.
    A Paris, les Américains trouvaient d'abord la liberté, celle des moeurs (alcool, drogue, sexe) et celle de l'esprit. La découverte d'une ville pétrie d'histoire, les promenades dans les beaux quartiers et les arrondissements populaires, la visite des musées, les spectacles, les lectures, les rencontres offraient d'innombrables sources d'inspiration et de réflexion. Tous furent marqués par l'éclosion de nouveaux courants, comme le dadaïsme, le surréalisme ou le cubisme. Henry Miller disait que Paris était " le nombril du monde ", Gertrude Stein observait que cette ville constituait " la toile de fond naturelle pour l'art et la littérature du XXe siècle ".

  • Mai 68. Sous les pavés, le gauchisme.En à peine quelques semaines, ce courant politique devient le porte-parole de la jeunesse et partant de toute une génération. Sous cette bannière se rassemblent les mouvances anarchiste, maoïste et trotskyste, divisées en de multiples groupes qui émergent à la fin des années 1960 (Gauche prolétarienne, Ligue communiste, ORA, OCI, PCMLF...). Mais derrière ce gauchisme politique se déploie aussi tout un gauchisme culturel, avide de secouer le vieux monde et de changer la vie. Que reste-t-il aujourd'hui dans notre société de cette force politique et de ces aspirations libertaires ?
    Dans cette synthèse historique totalement inédite, Philippe Buton répond à cette question et à bien d'autres avec une grande clarté. Retraçant l'aventure du gauchisme, il montre que ce mouvement a certes été uni, notamment autour d'une croyance en une révolution proche et radicale, mais aussi profondément divisé par une multitude de querelles. Il expose également qu'après le " printemps rouge et noir ", ce courant est brusquement devenu une réalité tangible que des acteurs traditionnels - la police, l'armée et la gauche parlementaire particulièrement - ont eu bien du mal à prendre en compte. Enfin, il établit que les gauchistes ont été à la pointe de nombreux combats sociaux qui nous animent encore aujourd'hui, notamment la défense des droits des femmes et l'émergence de la conscience écologique. En revenant sur les évolutions politiques du mouvement gauchiste mais aussi sur ses conséquences culturelles et sociales, Philippe Buton dépeint avec brio la France d'une jeunesse bouillante et militante qui, pendant près de dix ans, a cru en l'avènement d'un monde nouveau.

  • La magnifique mais complexe relation de Winston Churchill avec la France racontée pour la première fois." Français, c'est moi, Churchill, qui vous parle. " Le lundi 21 octobre 1940, les auditeurs français de la BBC entendent pour la première fois la voix du Premier ministre qui s'adresse directement à eux, et, au surplus, dans leur langue. Car Winston Churchill, qui est assurément le plus francophile de tous les dirigeants étrangers de la Seconde Guerre mondiale, compte dans sa généalogie des ascendants français à la fois du côté de son père et de sa mère - sa grand-mère maternelle, par exemple, a vécu à Paris de 1867 à 1873 -, et a très tôt appris la langue.
    La relation qu'il entretient avec la France ne se résume pas à ses séjours dans les luxueuses villas de la Côte d'Azur ou aux liens établis avec de Gaulle. Très tôt, en effet, Churchill a baigné dans l'histoire de France, une histoire, à ses yeux, qui est pleine de bruits et de fureur : c'est Jeanne d'Arc, Napoléon, c'est la solidité du poilu et la Première Guerre mondiale, c'est Clemenceau et la force de la volonté et du verbe. Parfois admiratif du génie français, parfois exaspéré par les " frogs ", il réservera toujours une place particulière à l'hexagone. Et si, déclare-t-il un jour, " le Tout-Puissant dans son infinie sagesse, n'a pas jugé bon de créer les Français à l'image des Anglais ", il sait bien que, sans cette France turbulente et imprévisible, il n'aurait sans doute pas connu un tel destin.

  • Les 100 discours qui ont marqué le XXe siècle Nouv.

    Préface d'Elie Barnavi.
    Jean Jaurès, Rosa Luxemburg, Léon Blum, Hitler, Gandhi, Franklin D. Roosevelt... Derrière ces grandes fi ures du XXe siècle, autant de prises de parole inspirées qui ont changé l'Histoire. Ce fl orilège restitue ces diff érents discours, en les replaçant dans leur époque.
    S'inscrivant dans la démarche d'Eric J. Hobsbawm, les politologues et historiens mobilisés pour le présent ouvrage retracent l'histoire du XXe siècle à travers le prisme des grands discours qui l'ont marqué. Chacune de ces allocutions est précédée d'une introduction qui la contextualise dans le moment historique et donne la mesure de son impact international. Des renvois permettent au lecteur de suivre l'évolution d'une même problématique à travers le temps : colonisation, construction du multilatéralisme, communisme, nazisme, etc.
    On peut, explique Elie Barnavi, lire ces discours comme autant d'" actes politiques, destinés à infl uer dans l'immédiat sur le cours des événements ", mais aussi " comme des morceaux de rhétorique, illustratifs de types diff érents de charisme politique ", formant une histoire du XXe siècle par le discours.

  • Les 100 discours qui ont marqué le XXe siècle t.2 Nouv.

    Préface d'Elie Barnavi
    Si tout le monde a en tête les formules célèbres : " Un rideau de fer s'est abattu sur le continent européen " (Churchill, 1946), " Je vous ai compris " (de Gaulle, 1958), " Ich bin ein Berliner " (Kennedy, 1963), moins connus sont les discours dont elles sont issues et le contexte historique dans lequel elles s'inscrivaient.
    " Un siècle et demi de quant-à-soi diplomatique où un petit nombre de pays dotés d'immenses empires coloniaux participaient à un "concert européen' garant d'un équilibre savamment accordé vient brutalement de s'achever ", souligne Elie Barnavi. " Désormais, les États-Unis et l'Union soviétique, puissances hégémoniques et concurrentes, inaugurent un chapitre inédit de l'Histoire universelle : la division planétaire en blocs antagoniques. "
    Cette anthologie se propose d'aller au-delà de ces " phrases choc " en resituant ces différents discours dans leur époque. Chacun de ces textes est précédé d'une introduction qui le contextualise dans le moment historique et permet d'en mesurer l'impact international. Des renvois permettent au lecteur de suivre l'évolution d'une même problématique à travers le temps : guerre froide, décolonisation, détente, dénucléarisation, etc.

  • Portraits et destins

    Franck Ferrand

    • Perrin
    • 4 Février 2021

    Vingt histoires, vingt destins
    Après le succès de " Franck Ferrand raconte ", le prince de l'histoire revient avec vingt histoires écrites pour l'essentiel pour le magazine
    Historia. Dans la lignée des maîtres du " passé simple " - G. Lenôtre, André Castelot et Alain Decaux- il délivre des récits à la fois enlevés et d'un grand plaisir de lecture.
    Figurent notamment au menu :
    - Alexandre Le Grand, le dieu guerrier
    - La bataille de Salamine
    - Les bûchers oubliés de François Ier
    - La révolte des sabotiers
    - Colbert. L'ambitieux sans limites
    - La belle Aïssé, égérie de la régence
    - Le mystère Stradivarius
    - Louis XVI et Marie-Antoinette. Le mariage du Siècle.
    - L'énigme Louis XVII
    /> - 18 brumaire. Bonaparte prend le pouvoir
    - 1820. Le duc de Berry se meurt
    - Le sac du palais d'Eté
    - La IIIe République revoit sa copie
    - Versailles, la paix illusoire
    - La saga de Petrossian (1920)
    - Le burn-out de Paul Deschanel
    - Avril 1969. De Gaulle s'en va
    - Ils ont marché sur la lune.

  • Le siècle des dictateurs

    Olivier Guez

    • Perrin
    • 22 Août 2019

    Les maudits de l'histoire" Il est remarquable que la dictature soit à présent contagieuse, comme le fut jadis la liberté. "
    Paul Valéry,
    Regards sur le monde actuel Si la dictature est aussi ancienne que l'histoire, le phénomène prend un tournant majeur au sortir de la Première Guerre mondiale avec l'avènement des totalitarismes soviétique et fasciste, avant que la crise de 1929 ne favorise le triomphe du nazisme.
    Quatre générations durant, sur tous les continents, des régimes hantés par l'idéologie vont faire régner un ordre de fer, présidant aux guerres et exterminations d'un siècle barbare qui a retourné le progrès contre l'humanité.
    Cette forme absolue de l'absolutisme est orchestrée par des chefs impitoyables et cruels, tous jouant par essence un rôle prépondérant au sein d'un régime qu'ils marquent au fer rouge de leur empreinte. Leurs profils et leurs caractères sont différents, souvent opposés, mais ils communient dans une même soif de pouvoir fondée sur la banalisation de la terreur, une même défiance envers leurs semblables et le mépris le plus profond de la vie humaine et, plus largement, de toute forme de liberté.
    Pour la première fois est ici brossé le portrait des plus édifiants d'entre eux, qu'ils soient célèbres, méconnus ou oubliés ; vingt-deux portraits d'envergure où l'exhaustivité de l'enquête se conjugue avec l'art narratif des meilleurs journalistes et historiens actuels réunis à dessein par Olivier Guez qui signe une préface magistrale.

  • Que reste-t-il des couleurs de notre enfance ? Quels souvenirs gardons-nous d'un lapin bleu, d'une robe rouge, d'un vélo jaune ? Ont-ils vraiment revêtu ces couleurs ? Plus tard, lesquelles associons-nous à nos années d'études, à nos premières amours, à notre vie d'adulte ? Comment la couleur s'inscrit-elle dans le champ de la mémoire ? Comment est-elle capable de la stimuler ? de la transformer ? Ou bien, au contraire, comment est-elle victime de ses caprices ou de ses intermittences ?
    Pour tenter de répondre à ces questions – et à beaucoup d'autres – Michel Pastoureau nous propose un journal chromatique s'étendant sur plus d'un demi-siècle (1950-2010). Souvenirs personnels, notations prises sur le vif, propos débridés, digressions savantes ou remarques propres à l'historien, ce livre retrace l'histoire des couleurs en France et en Europe depuis le milieu du XXe siècle. De nombreux champs d'observation sont parcourus ou évoqués : le vocabulaire et les faits de langue, la mode et le vêtement, les objets et les pratiques de la vie quotidienne, les emblèmes et les drapeaux, le sport, la littérature, la peinture, les musées et l'histoire de l'art.
    Ce journal chromatique, tour à tour ludique, poétique ou nostalgique, est à la fois celui de l'auteur et celui de nos contemporains. Nous vivons dans un monde de plus en plus coloré mais où la couleur reste un lieu de mémoire, une source de plaisirs et plus encore une invitation au rêve.
    Spécialiste des couleurs, des images et des symboles, Michel Pastoureau est historien et directeur d'études à l'École pratique des hautes études. Il a publié au Seuil : Bleu. Histoire d'une couleur (2000), Figures romanes (2002), Noir. Histoire d'une couleur (2008), L'Art héraldique au Moyen Âge (2009) ; et dans cette même collection : L'Étoffe du Diable. Une histoire des rayures et des tissus rayés (1991), Une histoire symbolique du Moyen Âge occidental (2004), L'Ours. Histoire d'un roi déchu (2007).

  • On appelle généralement " sécularisation " le phénomène qui aurait vu les sociétés occidentales sortir du règne de l'hétéronomie et entrer dans l'ère de l'histoire et de l'autonomie. Dès lors les humains, guidés par la Raison, auraient construit un monde libéré des croyances et des superstitions.
    C'est une tout autre histoire que raconte ce livre, une histoire dans laquelle la proclamation d'un monde sans Dieu est le fruit d'une " impérialité " hantant l'Europe et ses colonies depuis l'échec de la réunification de l'Empire chrétien par Charles Quint - un monde impérial qui s'annonce, dès la fin du XVIIIe siècle, comme le seul ayant dépassé les religions et ainsi capable de les réconcilier. Mais cette affirmation n'est possible qu'au prix de la racialisation de l'islam et de sa réduction à un universalisme concurrent, insécularisable et irrémédiablement " fanatique ", ouvrant ainsi la voie à l'expansion européenne vers l'Afrique et l'Asie.
    Outre la dimension raciale de la sécularisation, ce livre en met au jour une seconde, écologique celle-là. En l'absence d'un Royaume de l'au-delà, la Terre devient le seul monde " sacré ", et l'exploitation de ses sols et sous-sols la source unique de la légitimité de l'Empire. Aiguisée par les rivalités interimpériales (entre la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne), la ruée sur les biens terrestres s'est peu à peu muée en destruction de l'écosystème global. Ainsi pouvons-nous faire remonter la crise climatique à ce surgissement impérial-séculier et qualifier l'ère qu'il a ouverte de " Sécularocène ". C'est la critique du Ciel qui a bouleversé la Terre.

  • Les grands mystères de l'histoire expliqués par les meilleurs historiens.Le 27 septembre 52 avant notre ère, tout était réuni pour que Vercingétorix l'emporte à Alésia sur les légions de César ; or, c'est tout l'inverse qui se produisit. Comment expliquer ce désastre où se joua le destin de la Gaule ? Le 29 mai 1968, le général de Gaulle disparaît ; face au mouvement social, eut-il la tentation de se retirer, et qu'est-il allé dire et faire à Baden-Baden ? Le secret de ces heures capitales n'est pas entièrement élucidé. L'Atlantide était-il une contrée emportée par un tsunami au milieu de la mer Egée, ou une métaphore platonicienne ? Certains pensent que le linceul de Turin a enveloppé le corps du Christ, d'autres sont assurés du contraire. Qui a sculpté et dressé ces monumentales figures dans une île improbable du Pacifique Sud ?
    La grande histoire est faite aussi de ces incidents, hasards et affaires qui ont défrayé la chronique et conservé leur part de mystère tout en influant sur les destinées des pays. Ces énigmes, on s'épuise, parfois depuis des siècles, à les élucider, on s'en irrite souvent, mais elles conservent le charme des secrets de famille. Certaines d'entre elles, pourtant, ont influé sur les destinées du monde. Voici enfin, en un seul volume, ce qu'il est possible de savoir et de comprendre sur quarante d'entre elles, précédemment publiés dans les deux best-sellers dirigés par Jean-Christian Petitfils.
    " Un ouvrage rigoureux, pétillant d'érudition, qui se lit comme s'il s'agissait de vingt nouvelles policières. " Le Figaro Magazine
    " Un ouvrage érudit et palpitant. " Sud-Ouest
    " Ces vingt chapitres sont autant d'enquêtes palpitantes qui enflamment l'imagination. " Géo-Histoire
    " Courant sur plus de trente siècles et sur tous les continents, leurs 20 récits restituent magistralement des moments d'Histoire qui n'en finissent pas d'intriguer ou de faire rêver. " Le Figaro Magazine
    " Passionnant. " Est Eclair
    " Chaque énigme commence comme un polar puis l'auteur expose les fruits de ses étonnantes découvertes, quitte à écorner les images d'Épinal... " Secrets d'histoire

  • Vingt événements décisifs - Vingt dirigeants emblématiques.Franz-Olivier Giesbert et Claude Quétel nous proposent de découvrir vingt journées décisives qui ont bouleversé la vie de personnalités de premier plan avant de changer l'histoire du monde.
    Ils, nous proposent, une traversée du temps du franchissement du Rubicon par César aux attentats du 11-Septembre auxquels dû faire face George Bush en passant par la découverte de l'Amérique par Colomb, la fuite de louis XVI à Varennes, le coup d'état du prince Napoléon et bien d'autres journées parfois moins célèbres mais tout aussi importantes.
    Écrits par des historiens de premier plan et certaines des plus belles plumes de la presse française, ces contributeurs allient la verve du style à la solidité de l'enquête pour raconter l'histoire qui se fait et les hommes qui la font.

  • Les grands discours des prix nobel de la paix Nouv.

    Ce recueil, réalisé par l'historien Alain Frerejean, réunit les discours les plus marquants des lauréats du prix Nobel de la Paix, depuis sa création en 1901. Autant de témoignages de courage, d'engagement, de sacrifice et de persévérance.
    D'abord réservé à des lauréats dévoués à enrayer des guerres, à y mettre un terme ou à en atténuer les désastres, le prix Nobel de la paix a honoré, depuis 1901, 107 individus et 18 institutions ou associations telles que la Croix-Rouge, Médecins sans frontières ou le Programme alimentaire mondial (2020).
    Depuis 1953 et Albert Schweitzer, il est parfois décerné à des défenseurs des droits de l'homme (Martin Luther King, Andreï Sakharov, Liu Xiaobo...), des femmes (Shirin Ebadi, Wangari Maathai, Denis Mukwege...), des enfants (Kailash Satyarthi, Malala Yousafzai...) ou des pauvres (Mère Teresa, Muhammad Yunus...).
    Cette anthologie présente les discours de 45 lauréats de 26 pays diff érents, sur quatre continents. Certains ont fait preuve non seulement d'humanité et d'énergie, mais aussi d'initiatives extraordinaires, tel le Norvégien Fritjof Nansen qui, de 1920 à 1922, procura une terre d'accueil aux millions de personnes expulsées de leur patrie par la guerre.
    D'Henry Dunant (1901) à Nelson Mandela (1993), ces textes racontent cent vingt ans d'Histoire et prouvent que des individus, même dénués de pouvoir politique, sont capables d'arracher leurs semblables au malheur et à la misère

  • Par le directeur de l'ouvrage Psychologie de la connerie, plus de 59000 exemplaires vendus.
    La longue histoire de l'Homme regorge d'absurdité en tous genres... depuis la nuit des temps.

    Une mauvaise fée aux mille visages s'est penchée sur le berceau de l'humanité : la connerie. Elle chemine avec nous, fidèle entre les fidèles, se réinventant au fil des siècles et des cultures. Elle fustige les différences, réduit en esclavage, attise la violence, cultive la cruauté, dévoie les avancées technologiques, trahit les espoirs politiques, gangrène les idéologies, et saccage la planète. Elle suivra notre espèce jusqu'à la tombe, et la creusera peut-être. Le pire, c'est que nous en sommes plus souvent les complices que les victimes ! Du Néolithique à nos jours, plus de trente historiens nous dévoilent la vérité nue et biscornue sur la connerie.

  • " Conquise, la Gaule a perdu la parole. Sa mémoire était tout entière dans le souvenir inquiet qu'en avaient gardé ceux qui l'avaient soumise. Rome a fait oublier la Gaule. Puis on a cru la reconnaître dans les "Sauvages" de l'Amérique, ou bien reflétant, à distance, notre image : celle de "nos ancêtres les Gaulois".
    Les découvreurs qui ont exhumé ses vestiges à partir de la fin du XIXe siècle, ont été surpris de la voir livrer des créations subtiles et magnifiques, que l'on croyait trop belles pour elle. Il a fallu attendre les surréalistes, comme André Breton, pour que l'on prenne la mesure de la force d'expressivité et de l'originalité de l'art gaulois. Nous y reconnaissons maintenant la marque d'une pensée et d'un savoir, voisin de celui de la science grecque. "
    L.O.
    Retraçant les réinventions successives dont les " Gaulois " ont fait l'objet depuis l'époque de César, Laurent Olivier remonte le fil du temps pour s'approcher au plus près d'un monde disparu, celui des Celtes.
    Laurent Olivier est archéologue, conservateur en chef des collections d'archéologie celtique et gauloise du musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye. Auteur de nombreuses publications scientifiques, il a publié au Seuil Le Sombre Abîme du temps, mémoire et archéologie (2008).

  • Plongez dans une incroyable aventure préhistorique !Qui a découvert le feu ?Qui a inventé le vêtement ?Qui a découvert l'Amérique ?Et surtout, qui a osé goûter la première huître ?Plongez dans une incroyable aventure préhistorique, à la rencontre des individus qui se cachent derrière les grandes premières de l'Histoire. Car, oui, il y a bien eu une première fois à tout. La première opération chirurgicale, le premier savon, la première bière...Avec beaucoup d'humour, Cody Cassidy dresse le portrait de ces personnages extraordinaires et audacieux, et nous apprend une foule de choses sur une période dont nous ne savions presque rien jusqu'à récemment.

  • 15 portraits de femmes qui ont marqué l'histoire par leur cruauté, leur sadisme et leur violence.Les femmes sont-elles vraiment moins violentes que les hommes ?
    Ce n'est pas vrai pour les souveraines des temps anciens - Agrippine ou Irène l'Athénienne - qui eurent à lever des armées, à mater des révoltes, à étouffer des complots...
    C'est encore moins vrai pour les auxiliaires zélées du nazisme que furent Irma Grese, gardienne à Auschwitz, ou Ilse Koch, la " Sorcière de Buchenwald ".
    C'est absolument faux pour des criminelles de droit commun telles que la comtesse Báthory qui se baignait dans du sang de jeune fille pour entretenir son teint, ou Delphine Lalaurie l'esclavagiste sadique...
    Et si la femme était tout simplement un être humain, capable du meilleur comme du pire ?
    Furies, démones et sorcières se sont donné rendez-vous dans ces pages !

  • Une somme unique et accessible : 5 000 ans d'histoire, toutes régions et cultures confondues. Une référence pour quiconque s'intéresse à l'évolution des langues et des peuples.
    Comment raconter l'histoire des langues, d'avant la naissance de l'écriture jusqu'à nos jours ? Comment rendre compte de ce fait social, qui joue un rôle majeur dans le destin de tous les peuples ? Comment saisir les langues, aux frontières poreuses, dans leur mouvement perpétuel et leur inventivité, elles qui se heurtent, cohabitent, s'influencent, s'éteignent ou se recréent ?
    Compte tenu du grand nombre de langues - environ 6 000 aujourd'hui -, l'ouvrage se concentre sur celles dont il est possible de raconter l'histoire.
    Un récit en trois temps : celui d'avant l'écriture, le plus souvent mystérieux ; celui des traditions orales et de l'écriture pratiquée par des élites ; celui, enfin, de la large diffusion des textes imprimés. Des phases qui, selon les régions, s'enchaînent à des périodes différentes.
    Composé de modules - une région, une époque -, le livre ménage différents parcours. Le lecteur suit le fil d'Ariane, du début à la fin, ou " entre " par un sujet qui l'intéresse, puis circule au gré de ses curiosités. Un voyage dans le temps et l'espace qui invite, sans négliger les classiques (l'hébreu, le grec, le latin, le sanskrit, etc.), à partir à la rencontre du javanais, du persan, du breton, du yiddish, du swahili, du quechua... ou des pidgins mélanésiens.

  • Suivre le sucre pour éclairer l'histoire du monde : tel est le stupéfiant voyage auquel nous invite James Walvin. Tout commence avec la colonisation des Caraïbes, de l'Amérique et l'essor des plantations. C'est la naissance d'un nouvel ordre, fondé sur la déportation de millions d'Africains réduits en esclavage. Après avoir exterminé les populations indigènes, détruit les paysages et les forêts tropicales, on implante les premières usines polluantes pour fabriquer sucre et rhum. Sans compter une organisation du travail implacable qui, plus tard, inspirera Henry Ford.
    Mais il fallait aussi que ce sucre, quasiment inconnu jusqu'au XVIIe siècle, soit consommé. D'abord produit de luxe réservé à la table des élites, il devient, avec la révolution industrielle, l'aliment de base des classes ouvrières, pendant que le rhum, l'un de ses produits dérivés, fait des ravages parmi les plus démunis. Cette consommation massive de sucre, qui bouleverse les habitudes alimentaires, est désastreuse : caries, obésité et diabète se répandent sur tous les continents. Une course folle s'engage ; la consommation de boissons et de céréales sucrées gagne du terrain, et continue de s'étendre aujourd'hui encore.
    De Bordeaux à Bristol, des fortunes colossales se sont bâties sur le sucre et l'esclavage, marquant les débuts du capitalisme. Plus tard, des entreprises sans scrupule, dont Coca-Cola reste la plus emblématique, développeront leurs pouvoirs de ravager le monde en même temps que leur surface financière. Et finiront parfois par dicter la politique des grands États.

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