Mercure De France

  • On ne devient pas féministe : on naît femme, et le combat commence. Contre les agressions, contre les interdits édictés par les religions, contre les inégalités du monde de l'entreprise et de l'espace politique... Des pionnières du féminisme jusqu'aux courageuses Femen actuelles, des femmes (et des hommes !) se sont toujours battus. Et le combat ne cessera que lorsque justice sera rendue... Que les femmes, que toutes les femmes rient, pleurent, jouissent et vivent : c'est seulement ainsi, libérés des chaînes qu'ils ont eux-mêmes forgées que les hommes aussi vivront. Car le féminisme est un humanisme, incarné par les voix de Christine de Pisan, Doris Lessing, Anne Sylvestre, Benoîte Groult, Gisèle Halimi, Annie Ernaux, Virginie Despentes, Gabrielle Suchon, Flora Tristan, Qasim Amin, Simone de Beauvoir, Olympe de Gouges, Louise Michel, Monique Wittig, Simone Veil, Grisélidis Réal, Angela Davis, et bien d'autres...

  • Le Liban incarne depuis longtemps ce rêve d'Orient qui a poussé les écrivains romantiques à entreprendre le voyage. Lamartine, Nerval, Maurice Barrès et d'autres ont célébré avec lyrisme ses beautés souvent empreintes de spiritualité. Les grandes voix de la littérature libanaises ont elles aussi arpenté ce Liban éternel, mêlant avec brio réel et imaginaire, mémoire et poésie. Si les tourmentes de l'histoire n'ont guère épargné ce pays, elles n'ont pas entamé sa force d'attraction, ni la fascination qu'il exerce sur les écrivains. Ses guerres ont été lues de façon autant réelle que symbolique, ses paysages, ses hommes et ses déchirures ont continué d'inspirer des textes puissants et de magnifiques poèmes. Le Liban contemporain est plus que jamais terre de contrastes. De Dominique Eddé à Hanan el Cheikh, de Samir Kassir à Rabih Alameddine, de Salah Stétié à Vénus Khoury-Ghata, le goût du Liban se cultive entre bruit de pelleteuses et effluves douces-amères de fleurs d'oranger.

  • Comment nous sentirions-nous dans un univers sans odeurs? Imaginons un instant passer devant un fleuriste, une boulangerie, une laverie, séjourner au bord de la mer, se blottir au coin du feu et ne rien sentir du tout, pas d'odeur de tiges mouillées, de pain grillé, d'assouplissant, d'algues ou de fumée. Les senteurs ravivent les couleurs, font vibrer la réalité dans une fréquence unique complémentaire de la vue. La littérature est une entrée merveilleuse pour les senteurs, qui se portent à notre nez à travers les mots, les évocations, les souvenirs des auteurs. Elles sont tour à tour menace, célébration, actrices majeures de la mémoire involontaire, matière à rêverie, érotique et exotique...Expériences olfactives et senteurs en abondance en compagnie d'Émile Zola, Marcel Proust, Anna de Noailles, Colette, Philippe Delerm, Italo Calvino, Jean Giono, Annie Ernaux, Paul Claudel, Élisabeth Quin, André Gide, Joseph Ponthus, François Cheng et bien d'autres...

  • Les textes fondateurs des grandes religions représentent souvent les premiers hommes au milieu d'un jardin fruitier. Longtemps le verger a été considéré comme le lieu de séjour des dieux:Éden, jardin des Hespérides, jardins suspendus de Babylone, jardins d'Alkinoos ont peuplé l'imaginaire des hommes en composant un idéal de vie proche de la nature. Mais la relation des hommes et des fruits est chaotique:de la tentation est né le tourment...Peu d'aliments offre une telle variété de couleurs, d'odeurs, de saveurs et de textures. L'évocation littéraire des fruits est à l'image de cette diversité. Esthétique, gourmand, militant et symbolique, c'est le fruit dans tous ses états que nous découvrons sur les traces d'Émile Zola, Francis Ponge, Colette, Jacques Prévert, Jean Giono, Jean-Luc Hennig, Jean-Baptiste Clément, Jean de La Fontaine, Jean-Jacques Rousseau, Victor Hugo, André Gide, Marie Rouanet, Marcel Pagnol, Ovide, Voltaire, et bien d'autres...

  • Le goût du travail Nouv.

    La littérature s'est toujours intéressée au travail. Les écrivains ont cherché à le définir, à le décrire, certains l'ont magnifié, d'autres condamné. Du Contrat social de Rousseau aux nouvelles technologies, la littérature a accompagné les mutations du travail, forgé les concepts d'aliénation ou de libération, interrogé sa nature - manuel contre intellectuel -, et parfois débouché sur des constructions de mondes et de sociétés utopiques. Aujourd'hui, l'ampleur du chômage et du sous-emploi donne un goût amer au travail. Majoritairement tertiaire, il n'est plus destiné à transformer la matière mais à répondre aux attentes de personnes. Le goût du travail peut alors être aussi celui des autres et de ce que l'on aime faire. Balade sur les voies du travail en compagnie de Stendhal, Baudelaire, Aristide Bruant, Saint-Exupéry, Prévert, Daniel Defoe, Karl Marx, Victor Hugo, Nicolas Boileau, George Sand, Khalil Gibran, Hannah Arendt, Alain et bien d'autres.

  • Le goût du rêve Nouv.

    Dans les textes anciens, les songes étaient considérés comme des présages divins. Dédaigné par les Lumières, le rêve a fait une entrée en force dans la littérature avec le romantisme : de Musset à Nerval et jusqu'à Lautréamont, il occupe une place prépondérante sous forme de récits romanesques, de poèmes, de pièces de théâtre. Dès le début du XXe siècle, grâce à l'apport de la psychanalyse d'une part, et à la multitude des productions surréalistes d'autre part, le rêve devient la voie royale qui conduit à notre inconscient. Empreint de fantastique et de merveilleux, le rêve renouvelle l'imaginaire des poètes et des écrivains, mais aussi des peintres et des cinéastes. À explorer en compagnie de Sigmund Freud, Henri Michaux, Marcel Proust, André Breton, Georges Bataille, Georges Perec, Jean-Jacques Rousseau, Antonin Artaud, Fernando Pessoa, Michel Leiris, Marguerite Yourcenar, Louis Aragon, Jean Racine, Gustave Flaubert, Julien Gracq, Thomas Mann et bien d'autres...

  • Le thème de la fleur n'a jamais cessé d'alimenter la littérature, dans les genres les plus divers, les contrées les plus éloignées et à des siècles de distance. Cette anthologie a voulu s'emparer d'une pareille profusion et l'a parcourue à sa façon, sous forme de bouquet de curiosités : fleur civilisée et fleur sauvage, mondaine et mauvaise graine, naturelle et artificielle, idéale et monstrueuse, lissée et convulsée, ornementale et macabre... toutes sujettes de passions infinies, d'incidents inattendus. Un butinage ludique en compagnie de Louis Aragon, Charlotte Brontë, Samuel Butler, Colette, Marguerite Duras, Jean Genet, Aldous Huxley, Joris-Karl Huysmans, Thomas Mann, Claude Malleville, Theodore Francis Powys, George Sand, Nathalie Sarraute, August Strindberg, Virginia Woolf...

  • Le goût de Joséphine Nouv.

    Marie-Josèphe-Rose Tascher de La Pagerie est née dans une plantation sucrière de la Martinique et morte après avoir pris froid lors d'une promenade avec le Tsar Alexandre I&ersup;. Devenue entretemps Madame de Beauharnais, puis «Joséphine» pour Napoléon et pour la postérité, son destin a retenu l'attention de grands romanciers de l'histoire, à l'instar de Dumas ou Conan Doyle. Son empreinte dans l'histoire est décrite par Fouché, Talleyrand, Lamartine, Michelet... Beaucoup d'auteurs, de Sade à Jean-Marie Rouart en passant par Stefan Zweig, l'ont dépeinte comme une femme légère et volage. D'autres comme la comtesse de Boigne, la marquise de La Tour du Pin et Jean d'Ormesson ont usé d'anecdotes pour montrer la folle dépensière, l'invétérée collectionneuse. Ses proches, Mme de Rémusat et Mlle Avrillion, se souviennent d'une femme bonne, généreuse et amoureuse.Bohême, battante, libre, créatrice, scrutée et copiée en permanence, Joséphine fut surtout moderne avant l'heure.

  • Chaque week-end, mais aussi chaque jour, des millions de gens courent à travers le monde. Sur la cendrée ou sur le bitume, dans les parcs ou à travers bois, en petite foulée ou à grandes enjambées. Naguère sport d'élite, pratiqué dès l'Antiquité, la course à pied est depuis la fin du XXe siècle un loisir de masse, dont les bénéfices pour la santé et l'équilibre personnel sont sans cesse vantés. Réinventé il y a un siècle, le marathon constitue un rite voire un mythe moderne, un symbole universel de ténacité et de dépassement de soi. Mais pourquoi court-on? Est-ce un jeu, un sport, une fuite, une quête? Et qui sont les héros de la course? Ou encore, de quoi courir est-il la métaphore?
    D'Homère à Jean Baudrillard, de Rousseau à Jean Echenoz, et de Lewis Carroll à Haruki Murakami, nombreux sont les poètes, romanciers, anthropologues et sociologues qui se sont lancés sur la piste.

  • Qu'est-ce que le théâtre? Pour Molière, c'est l'« étrange entreprise [...] de faire rire les honnêtes gens ». Victor Hugo y voit un art qui « doit faire de la pensée le pain de la foule », et Louis Jouvet « un objet qui soit comme un vrai objet et qui soit faux ». Siècle après siècle, le théâtre fourmille de trajectoires romanesques en diable, de songes et de rêveries, de conflits et de complots, de drames et de passions. Témoin de l'Histoire, du temps, de l'évolution des moeurs et des révolutions esthétiques, il secoue, provoque, séduit, traite d'à peu près tout et cultive aussi bien la surprise que l'émerveillement. Flânerie à travers les rages et les espoirs de quelques caractères bien trempés qui n'ont jamais sacrifié leur talent au moule du conformisme, ce « goût du théâtre » se savoure en compagnie de Sarah Bernhardt, Bertolt Brecht, Albert Camus, Jacques Charon, Denis Diderot, Alexandre Dumas, Dario Fo, Charles Dullin, Eugène Ionesco, Henry de Montherlant, Giorgio Strehler, Jean Vilar...

  • Les plus grands poètes et écrivains ont été inspirés par la mélancolie de la pluie, l'énergie du soleil, la magie de la neige, la violence des tempêtes. En littérature, le temps qu'il fait influe souvent sur l'atmosphère des histoires ou le caractère des personnages. Dans la grande histoire, les caprices du ciel ont leur rôle à jouer. Tolstoï relate la retraite de Russie sous la férule du terrible général Hiver. Apollinaire évoque les terribles conditions de vie des poilus sous la pluie et dans la boue. On ne compte plus les catastrophes naturelles, éruptions volcaniques, tsunamis, déluges et cataclysmes racontés dans les textes fondateurs. Orages violents, crachins revigorants, bruine poétique, tempêtes mortifères, canicules épuisantes, ciels dévastés et éclaircies salvatrices : balade par tous les temps en compagnie de William Shakespeare, Voltaire, Stendhal, Francis Scott Fitzgerald, Joseph Kessel, Thomas Mann, Pierre Loti, Paul Morand, Marcel Proust, Marguerite Yourcenar, Francis Cabrel et bien d'autres...

  • L'expérience poétique consiste à mettre des mots sur le mystère, notamment l'amour. Question de rencontres, d'affinités (s)électives, l'amour et la poésie s'inventent, s'étreignent, et convolent en justes noces. La voix du poète est tributaire d'une expérience qui, au fil des années et des pages, l'impose avec une force, une gravité de plus en plus poignante, prégnante. Le cours du langage se resserre et rive le poème à l'essentiel, quand l'embouchure de l'existence se rapproche irrémédiablement de sa source. «Le poème est l'amour réalisé du désir demeuré désir» écrit précisément René Char.
    Balade en compagnie de Pierre de Ronsard, Jean de La Fontaine, Friedrich Hölderlin, Alphonse de Lamartine, John Keats, Victor Hugo, Charles Baudelaire, Stéphane Mallarmé, Arthur Rimbaud, Rabindranath Tagore, Paul Valéry, Louis Aragon, Paul Éluard, Jacques Prévert, Pablo Neruda, Yves Bonnefoy, Adonis, François Cheng, Joseph Brodsky, Nimrod et bien d'autres...

  • Bouillonnant et multiple, le Mexique est une terre mythique qui évoque tout à la fois le monde préhispanique, l'aventure des conquistadores, la révolution, les fêtes joyeuses et colorées, la musique omniprésente... Au fil des siècles de nombreuses civilisations s'y sont succédé, Olmèques, Mayas, Toltèques ou autres Aztèques. Sites archéologiques majeurs, plages somptueuses, villes coloniales, paysages à couper le souffle, déserts arides, volcans, forêts tropicales... le Mexique offre une infinité de facettes au peuple métissé, qui résume à lui seul les contradictions de l'Amérique latine.
    Riche de la diversité de ses langues, de ses cultures, le Mexique est aussi résolument moderne. Il subit (ou bénéficie de) l'influence de son puissant voisin américain qui impose et génère un mode de vie où les divinités aztèques côtoient les technologies high-tech, où la fête des Morts traditionnelle est concurrencée par Halloween.

  • A l'instar de Venise, Rome et d'autres villes "romantiques" , Paris est un lieu privilégié pour les histoires d'amour : de légende, tarifées, d'artistes, d'autrefois ou 2. 0 ! Car à Paris se mêlent très étroitement les mots, l'amour des mots et les maux de l'amour. Au fil des siècles et de la littérature, Paris est souvent au premier plan, comme personnage ou comme décor, enchante et fascine et, surtout, suscite, permet, encourage - parfois empêche - les histoires d'amour.
    Cet opus est une balade amoureuse avec une carte du tendre dessinée par les plus grands auteurs, Parisiens de naissance, d'adoption ou de coeur... Sur les traces de François Villon, Emile Zola, Honoré de Balzac, Jean Genet, Jacques Prévert, Paul Verlaine, André Breton, Simone de Beauvoir, Colette, F. Scott Fitzgerald, Marcel Proust, Boris Vian, Pierre Bergé, Marguerite Duras, Hervé Guibert, Patrick Modiano, Annie Ernaux, Camille Laurens, et bien d'autres...

  • Au XIXe siècle, la bicyclette constitue une révolution et bouscule les conservatismes. Moyen de locomotion, et parfois d'émancipation, elle devient aussi un sport. Le Tour de France, créé en 1903, attire les plus grandes plumes : le vélo se répand dans les classes populaires, qui voient leur quotidien transcendé dans les aventures de "Coppi le charcutier" ou du "mitron Bobet". Aujourd'hui, le vélo n'est plus réservé aux dimanches, aux campagnes ou aux athlètes : il est de plus en plus présent dans les villes.
    On le pare de nouvelles vertus : il rime avec sobriété, autonomie, responsabilité, convivialité. Balade en compagnie d'Emile Zola, Maurice Leblanc, Jules Romains, Louis Nucéra, Pierre Sansot, Philippe Delerm, Erik Orsenna, Odon Vallet, Alphonse Allais, Jerome K. Jerome, Alfred Jarry, René Fallet, Albert Londres, Antoine Blondin, Paul Fournel, Eric Fottorino et bien d'autres...

  • " Marcher est peut-être - mythologiquement - le geste le plus trivial, donc le plus humain ", écrivait Roland Barthes. Flânerie, déambulation, errance, vagabondage, promenade, randonnée, traversée, excursion, pèlerinage, voyage... autant de mots pour désigner le mouvement progressif de la marche, depuis la manière la plus lente et rêveuse jusqu'à la plus sportive. Il existe tout autant de catégories de marcheurs : le marcheur de ville, le marcheur de plaine ou de forêt, de sentiers ou de chemins, le marcheur de montagne et de désert, le marcheur régionaliste, de pays ou de continents, le marcheur profane ou sacré, l'amateur de marche individuelle, accompagnée ou encore en groupe... Peut-être la marche est-elle la meilleure façon d'appréhender te monde, à vitesse humaine. Clopin-clopant et chemin faisant, balade dans les pas de Virginia Woolf, Henri Calet, Julien Gracq, Georges Perec, Bruce Chatwin, Patrick Modiano, Jean-Jacques Rousseau, Jean Giono, Marguerite Duras, Philippe Delerm et bien d'autres.

  • Pablo Picasso le martela avec force : "Le dessin n'est pas une blague" ! Du culte de l'Antique à celui de la nature, des partisans de la ligne aux défenseurs du coloris, du tracé pris comme acte intellectuel à celui appréhendé comme expression spontanée du génie de l'artiste, à la fois intime et public, confidentiel et tapageur, le dessin exacerba fréquemment les passions. Entre imagination débridée et étrangeté, cette anthologie l'appréhende comme une culture protéiforme, complexe, singulière en compagnie de Ray Bradbury, Honoré de Balzac, Charles Baudelaire, Jean Clair, Colette, Dominique-Vivant Denon, Edmond et Jules de Goncourt, Joris-Karl Huysmans, Jean-Auguste-Dominique Ingres, Alfred Kubin, Edgar Allan Poe, Auguste Rodin, Marguerite Yourcenar...

  • Fantasme de la Ville par excellence, et ville de tous les fantasmes, New York est devenue une source abondante de mythes, de l'eldorado contemporain à la cité de tous les dangers : grandeur et décadence de la Babylone moderne, matière première inépuisable pour d'innombrables romans, films, poèmes, spectacles, qui hésitent souvent entre les deux extrêmes d'une vision tantôt infernale tantôt idéale...
    Vivre à New York, c'est habiter cette fiction, la chanson de geste de l'ère contemporaine. Mais vivre New York, c'est aussi confronter le rêve à la réalité. Et découvrir une autre expérience, la magie de la foule n'empêchant pas une étrange solitude, les prémices de promesse tournant parfois aux illusions perdues. Balade en compagnie de Woody Allen, Louis-Ferdinand Céline, Tonino Benacquista, Jonathan Safran Foer, Jerome Charyn, Tom Wolfe, Andy Warhol, Edith Wharton, Francis Scott Fitzgerald, Truman Capote, Bob Dylan, Maryse Condé, Bret Easton Ellis, Georges Perec, Paul Auster et bien d'autres...

  • Mythe ou réalité, Jeanne d'Arc est à la croisée de la légende et de l'histoire. Ses juges ont tout fait pour effacer sa trace et, paradoxalement, le long procès qu'ils ont orchestré entre le 9 janvier et le 29 mai 1431 pour la condamner nous laisse un témoignage inaltérable de son action. Personnage unique et multiple : pour les catholiques, Jeanne est avant tout une sainte ; pour les nationalistes, elle est le symbole du patriotisme ; pour les libres penseurs, elle est la figure de la rebelle par excellence ; pour les féministes, enfin, la première d'entre elles. De la bergère à la guerrière, Jeanne capturée, Jeanne jugée et Jeanne brûlée, mais Jeanne d'éternité, définitivement irrécupérable, ayant inspiré Voltaire, Jules Michelet, Anatole France, Charles Péguy, Max Gallo, Mark Twain, Jean Anouilh, Robert Bresson, Georges Bernanos, Paul Claudel, André Malraux, William Shakespeare, Alfred de Musset, et bien d'autres.

  • César fut-il le dernier des chefs d'État « républicains » ou le premier des dictateurs ? Les historiens en débattent encore. Ce qui est unique, outre son épopée personnelle sur les traces d'Alexandre le Grand, c'est l'héritage qu'il nous a légué (un calendrier, par exemple), et le fait que le surnom de sa famille, Caesar, soit devenu un titre, un nom commun, dans plusieurs langues.
    Cet opus retrace la trajectoire exceptionnelle de Caius Iulius Caesar, de son nom exact (100-44 avant Jésus-Christ), telle qu'elle a nourri la littérature. La sienne d'abord, avec La guerre des Gaules et La guerre civile ; celle de l'Antiquité ensuite, avec Cicéron, Lucain, Ovide, Suétone et Plutarque, essentiellement. Ex nihilo, une légende s'est créée autour de César, à des fins politiques. Abondamment reprise, poursuivie, amplifiée, commentée, moquée, mise en livres par des auteurs « modernes », de Shakespeare à Goscinny et Uderzo, en passant par Alexandre Dumas, Mark Twain, Max Gallo et même Napoléon III !

  • «Connais-toi toi-même», «deviens ce que tu es»... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Épictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...

  • Suivre Robinson Crusoe ou Sinbad le Marin, s'envoler avec Nils Holgersson sur son oie... les enfants en rêvent très tôt. Réel ou imaginaire, le voyage est un besoin. Peut-être n'y a-t-il " rien de plus beau que l'instant qui le précède, l'instant où l'horizon de demain vient nous rendre visite et dire ses promesses ", prévient Kundera. Une fois sur place, le voyageur sera confronté au concret, devra s'abandonner à l'imprévu, parfois à l'ennui. Le voyage est ce temps hors du temps pendant lequel on accorde au monde la présence attentive qu'il mérite. A chacun son voyage car l'on y trouve ce que l'on veut : soi-même, les autres ou même rien, juste un changement d'air. Au voyageur qui consent à abandonner ses certitudes, à celui qui s'enchante de la " polyphonie du monde ", à celui-ci se dévoile un pan de l'énigme de l'univers... A pied, en train, à dos de mule, en avion ou en wagons-lits, balade sur les traces de Marcel Proust, Victor Segalen, Albert Londres, Louise de Vilmorin, Nicolas Bouvier, Georges Perec, Xavier de Maistre, Blaise Cendrars, Patrick Modiano et bien d'autres.

  • La littérature doit beaucoup aux arbres : sans eux, point de livres... Il est donc tout naturel de les trouver nombreux, et par forêts entières parfois, au détour des pages. Pour tous les goûts, pour tous les âges : chêne de la fable de La Fontaine, forêts angoissantes des contes de Grimm, arbres des légendes africaines ou amérindiennes, Saule-Cogneur du cycle Harry Potter... Les arbres accompagnent les lecteurs et les écrivains toute leur vie durant. Ils sont liés à un moment de notre histoire personnelle. Aujourd'hui, alors que la déforestation fait rage et que les arbres disparaissent, on ne compte plus les livres qui traitent de la mémoire des arbres ou de leur vie secrète...
    Balade en compagnie de Guillaume Apollinaire, Victor Hugo, Théophile Gautier, Jules Renard, José-Maria de Heredia, Federico García Lorca, Paul Claudel, Jacques Prévert, Michel Tournier, Jean Giono, Marcel Pagnol, Jorge Semprun, JMG Le Clézio, Miguel de Cervantès, Jean-Marie Rouart et bien d'autres...

  • Vieux comme le monde, l'art de la danse touche à l'enchantement du sensible, à l'essence du divin, au surnaturel, au Mystère, aux forces de la Nature et à notre nature. La danse est énergie, flamme et souffle, séduction et possession, extase et ravissement... Selon le lieu où elle s'exprime, l'endroit d'où on la regarde, qu'elle soit folklorique ou traditionnelle, classique ou contemporaine, la danse a mille visages. Elle est le fruit de métissages, prend des formes variées, répond à de multiples fonctions. Du ballet classique au bal populaire, du menuet aux Ballets russes, des entrechats aux recherches chorégraphiques les plus avant-gardistes, balade en compagnie de Mme de La Fayette, Molière, Gustave Flaubert, Karen Blixen, Thomas Mann, Yasunari Kawabata, Marie Nimier, Colum McCann, Eduardo Manet, Margaret Mitchell, Nijinski, Martha Graham, Pina Bausch, Merce Cunningham, et bien d'autres.

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