Autrement

  • Dans cet ouvrage, le journaliste américain démontre qu'en dépit des luttes pour les droits civiques, de la production d'une culture avec ses icônes (Frederick Douglass, Billie Holliday, Martin Luther King) et de l'élection d'un président noir, les violences contre les Noirs n'ont jamais cessé aux Etats-Unis.

  • Il n'y a guère d'imaginaire plus viril que celui des Vikings : barbares pillards à la barbe hirsute, grands explorateurs naviguant sur les mers de Scandinavie tandis que, quelque part entre Asgard et le Valhalla, Týr et Odin ourdissent de grands combats. Mais que faisaient les femmes vikings pendant ce temps ?
    À la croisée des sources historiques, archéologiques et des sagas islandaises, cet ouvrage propose une relecture de la civilisation viking selon un prisme féminin. De la figure de la valkyrie qui décide du sort des guerriers au combat à la fière Guðrún qui venge l'honneur des siens, on découvre une femme viking qui, loin d'être cantonnée aux tâches domestiques, explore, décide, écrit, combat parfois. Chemin faisant, l'imaginaire que nous nous faisons de cette culture s'en trouve profondément modifié. Preuve, s'il en était besoin, que l'histoire ne se fait jamais sans les femmes.

  • « Quand devient-on infirmière ? Est-ce le jour où l'on obtient son diplôme ? celui où l'on pose son premier pansement ? où l'on perd son premier patient ? Est-ce celui où l'on apprend à se blinder, ou celui où l'on espère ne jamais arriver à le faire ?
    Je suis devenue infirmière sur les bancs de l'école, bien sûr, mais aussi au contact des patients. J'ai appris les gestes et les dosages dans les manuels et grâce aux profs, mais aussi et surtout par la pratique et par ce que les autres soignants m'ont transmis. Soigner, c'est cet ensemble de technique, de psychologie et d'attention qui fait que l'humain reste au coeur de chaque contact, de chaque geste et de chaque intervention. Soigner, c'est penser à préserver la pudeur du patient dont je fais la toilette, même si c'est le dixième de la matinée ; c'est savoir quelle est la robe du dimanche de ma patiente, et quelle quantité d'eau de Cologne elle aime que je lui dépose au creux des poignets ; c'est aussi comprendre à la voix de l'un qu'aujourd'hui est un mauvais jour. Et cette connaissance intime des joies, des craintes, des manies ou de la fatigue de chacun est au cooeur de mon métier. C'est pour cela que je l'aime : parce que chacun est unique. C'est aussi pour cela qu'il faut le protéger, ce métier : parce qu'il est essentiel que nous, les soignants, puissions être disponibles, attentifs et compétents auprès de vous lorsque vous en avez besoin. »

  • « Spilliaert et moi sommes frères de noir. Ce qui nous différencie, c'est qu'il a du talent, une oeuvre et une moustache.
    Ses paysages sont des asiles, ses portraits, les effigies de nos âmes sombres. Avec ses natures mortes, il transcende le réel et rend le banal fantastique.
    C'est un alchimiste : de la boue et la sombreur, il fait du sublime.
    Spilliaert donne du panache au spleen.
    Pour le côtoyer davantage, j'ai voulu écrire sur lui en partant sur ses traces.
    Ostende, Bruxelles, Paris.
    Ce n'était pas si loin.
    J'espère que vous prendrez le même plaisir que moi à faire sa connaissance. » E. B.

  • De 1938 à 1948, la France a connu la guerre, l'Occupation, la Libération et enfin le temps de la reconstruction. Au cours de ces dix années, les billets des Français ont porté les signes de cette histoire, révélant les lignes de fracture entre pays ennemis mais aussi entre nations alliées. Depuis les billets patriotiques imaginés par la Banque de France la veille du conflit aux billets des zones d'occupation française, en passant par ceux conçus par les Américains pour le débarquement et par ceux de la France libre, ce livre propose, au cours d'un récit passionnant et richement illustré, un éclairage inédit de la Seconde Guerre mondiale.

  • Chaque langue a inventé ses propres mots pour dire les choses de la vie - détail du quotidien ou subtilité d'une émotion. Pourquoi ne pas les partager ? Quelle joie qu'un mot nouveau dans son répertoire !
    Ce « Tsun-dico » en recense plus de 200, piochés dans les langues et dialectes du monde entier, pour partager la joie d'une trouvaille, découvrir une habitude cocasse ou simplement apprendre une autre façon de dire le monde. Des bonheurs d'expression qui vous feront sourire, rêver et voyager.

  • « Et dans les bas-fonds de ces quartiers, entre l'alcool et la drogue, des gens tâchaient d'élever des enfants. L'un d'eux était ma mère ».

    Grandir dans la pauvreté, c'est grandir sur la défensive. Né dans les quartiers pauvres de Glasgow, Darren McGarvey raconte de l'intérieur ce qu'est la vie dans la misère, comment elle ronge, détruit et étouffe sous une chape de stress permanent. Au coeur des foyers, à l'école, dans la rue, en prison, partout, la pauvreté rend malade, violent, alcoolique, accro, toxico, et il est primordial de le savoir pour comprendre la complexité du fléau. Être pauvre n'est pas le sort des paresseux ou des mauvais gestionnaires, c'est un engrenage dont il est très difficile de sortir. Mais c'est possible.
    Unique en son genre, phénomène au Royaume-Uni, ce témoignage est aussi un essai informé et engagé sur la possibilité d'échapper à son destin et de se réapproprier sa liberté. Fort de son histoire personnelle et de son engagement, l'auteur renvoie dos à dos les politiciens de gauche comme de droite, et remet chacun face à sa responsabilité individuelle, sans aucune complaisance.
    Apparenté à la fois à Hillbilly Elegy, Pourquoi êtes-vous pauvres? et Une colère noire, ce texte percutant éclaire d'un jour cru la colère des laissés-pour-compte.

  • «Je voudrais que ces pages soient consolatoires. Si elles vous donnent le goût d'écouter une chanson, de lire, de danser, ou vous divertissent simplement, leur mission sera accomplie.» Eva Bester rassemble et raconte mille et un remèdes à la mélancolie glanés au fil de ses entretiens sur France Inter. Livres, musique, films, recettes, idées réconfortantes : de Bertrand Blier à Sébastien Tellier, de Marie Desplechin à Gérard Garouste, de Tonino Benacquista à Philippe Starck, chacun dévoile ses antidotes personnels en cas de spleen.
    Le livre que vous avez dans les mains est une consolation en soi, mais aussi la promesse de découvertes jouissives, de plaisirs inattendus, de rires et de poésie pure.

    La présente édition de Remèdes à la mélancolie comporte un essai inédit de l'auteure sur l'oeuvre du peintre Léon Spilliaert (1881-1946).

  • "Deux cent cinquante ans d'esclavage.
    Quatre-vingt-dix ans de lois discriminatoires.
    Soixante ans de ségrégation légale.
    Trente-cinq ans d'une politique du logement raciste.
    Tant que nous n'aurons pas admis notre dette morale écrasante, l'Amérique ne sera jamais unie".
    Dans cet essai implacable et nécessaire qui a reçu le prestigieux George Polk Award, Ta-Nehisi Coates interpelle son pays et le somme de prendre ses responsabilités face aux erreurs du passé.

  • Les camps de concentration d'Auschwitz I, Birkenau, Monowitz et leurs kommandos ainsi que le centre d'extermination de Birkenau sont des faits historiques connus. Les nazis souhaitaient édifier à Auschwitz une cité idéale national-socialiste avec une administration, des infrastructures, des exploitations minières et agricoles, des camps de concentration et de mort et un centre d'extermination pour les Juifs. Il reste aujourd'hui encore des traces de cette activité. Cependant, si certains de ces sites disparaissent avec le travail du temps et le développement humain et économique polonais, d'autres sont restaurés, reconstruits, marqués par des monuments et des musées.

    En parcourant les lieux, en suggérant des itinéraires et, en dernière partie, en revenant sur les traces juives de Cracovie, ce livre voudrait transmettre un certain savoir qui puisse permettre de mieux comprendre ce qu'on voit si on va à Auschwitz ou si seulement on en regarde des images.
    Seule une histoire rigoureuse, factuelle et chronologique pourra assurer la pérennité de la mémoire et accompagner, dans l'avenir, l'humanité irremplaçable des récits des survivants.

  • C'est d'abord un brouillard, ses perceptions qui se troublent, le sentiment que son identité lui échappe. Puis la voix du Capitaine qui assiège sa conscience, assène des ordres, lui met des coups. Pourtant, en même temps qu'elle se fait battre, Arnhild Lauveng a bien conscience que la main qui la bat, c'est la sienne.
    Aujourd'hui guérie d'une schizophrénie pourtant réputée inguérissable, l'auteure partage son expérience. Dans un témoignage exceptionnel, elle raconte la perte du sentiment de soi, les hallucinations qui dévorent le quotidien, le repli et l'isolement, jusqu'à l'internement et la prise en charge médicale. Cette parole rare et sensible dit la souffrance mais aussi l'humanité qui persiste toujours, à chaque instant - la personne qu'il ne faut jamais cesser de voir à côté de la maladie. Traduit dans une dizaine de langues, ce récit sidérant est considéré comme un livre de référence sur la schizophrénie.

  • Anne Steiger a longtemps souffert sans pouvoir mettre de mots sur sa douleur. Il aura fallu dix ans pour qu'un médecin pose enfin un diagnostic : elle souffre d' endométriose. Fin de l'histoire ? Pas vraiment.
    C'est un véritable parcours du combattant qui commence alors : de médecins en hôpitaux, de prescriptions médicamenteuses en actes chirurgicaux, elle va être confrontée à toutes sortes de traitements, plus ou moins efficaces, et à leurs effets secondaires souvent d'une violence extrême. Jusqu'au jour où elle décide de reprendre son corps en main, d'enquêter sur la maladie et le business qui l'entoure, et de ne plus subir.

    À la croisée du récit intime et de l'enquête journalistique, un cri d'alarme qui plaide pour une meilleure prise en charge globale de la maladie et pour que la souffrance des femmes soit entendue, enfin.

  • En France comme ailleurs, l'image d'Israël est très contrastée.
    Pour les uns, c'est un État irréprochable grâce auquel le peuple juif dispose enfin de son «toit politique». Une démocratie qui perdure dans un environnement instable et dangereux.
    Pour les autres, c'est avant tout un État qui occupe depuis cinquante ans un territoire qui n'est pas le sien et sur lequel il a développé une colonisation systématique au mépris du droit international.
    De fait, comme le montrent Pierre Blanc et Jean-Paul Chagnollaud à l'aide de nombreux exemples, la réalité d'Israël offre bien des contradictions. Idéologie, territoire, État, identité, sécurité, économie : autant de thèmes qui sont abordés dans ce livre sous leurs aspects paradoxaux, afin de nous permettre d'appréhender la réalité d'Israël aujourd'hui.

  • Dans ce récit à deux voix, F. Benyettou, djihadiste repenti, retrace le cheminement qui l'a mené d'un islam modéré au djihad, la prison, son retour à une vie normale et son engagement au côté de D. Bouzar, anthropologue fondatrice du Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l'islam. Cette dernière explique les mécanismes psychologiques qui expliquent de tels choix de vie.

  • Dans un monde que l'on traverse en quelques heures et où s'expatrier semble si simple, la notion de foyer a-t-elle encore un sens ?
    Oui, découvre Daniel Schreiber lors d'un long séjour dans l'une des capitales européennes où il a ses habitudes. Une rupture amoureuse qui ravive le sentiment d'un vide ancien le ramène à son enfance dans un village de RDA, où la vie n'était pas tendre pour le petit garçon efféminé qu'il était. Sur les traces d'une grand-mère haute en couleurs, il se met en quête de ses racines. Cette promenade personnelle, historique et intellectuelle s'interroge avec Arendt sur le sens de la patrie, avec Didier Eribon sur le rapport à son milieu social, avec Maggie Nelson sur la possibilité d'inventer son foyer ou encore avec J. M. Coetzee sur le rôle de l'imagination dans la reconstruction autobiographique.
    Loin des lieux communs, cet essai élégant esquisse avec pudeur les contours d'une nouvelle façon d'habiter le monde.

  • Petrograd, octobre 1917 : portés par un idéal de liberté et de justice, galvanisés par la possibilité d'un monde meilleur, les bolcheviks s'emparent du pouvoir. Pourtant, pour nombre d'historiens, 1917 n'a pas été une révolution du peuple, mais un coup d'État, une manoeuvre politique destinée à installer au pouvoir le premier régime communiste de l'histoire, qui fera le lit du totalitarisme stalinien. Fin du débat ? Pas si simple.
    Olivier Besancenot a fait le choix de se pencher sur le principal acteur de cette période, le peuple russe, qui s'est dressé il y a cent ans contre le tsarisme et contre la guerre, et s'est auto-organisé pour bâtir une société nouvelle. À travers l'exemple de 1917, c'est aussi la question de l'émancipation humaine, aspiration spontanée, universelle et intemporelle, qui est ici posée.
    Un essai vigoureux qui offre un regard à contrecourant sur l'un des événements les plus discutés de l'histoire contemporaine.

  • Trois représentants des religions monothéistes, l'islam, le catholicisme et le judaïsme, s'interrogent sur la place et le rapport à la laïcité des religions dans la société française, et expriment leurs opinions sur différentes thématiques et leur divergence de points de vue.

  • Un nouvel élan de liberté sexuelle semble parcourir le monde arabe : les soulèvements populaires, l'émancipation des femmes et l'évolution des moeurs bouleversent les schémas culturels les plus rigides et les plus ancrés. C'est une autre révolution, intime et souterraine, qui s'annonce. Au Maroc, en Égypte et jusqu'au Liban, la domination masculine reste de rigueur, mais les femmes, souvent plus éduquées, gagnent plus d'argent. Des mères de famille, souvent premières gardiennes de l'ordre patriarcal, militent pour l'éducation sexuelle de leurs enfants : question de santé, mais aussi d'apprentissage du plaisir qui garantit la paix sociale. Au Caire, et dans les milieux ruraux du sud de l'Égypte, l'obsession de la virginité avant le mariage marque le pas, alors que le commerce de la lingerie explose.
    La révolution sexuelle dans le monde arabe aura-t-elle lieu ? Entre l'acte et la parole, entre le poids souvent oppressant de la tradition et les nouvelles aspirations, cette enquête inédite permet d'observer au plus près les signes avant-coureurs du changement.

  • Cette enquête conduit l'auteur à voyager dans ses souvenirs, à s'interroger sur le rôle que jouent les baisers dans une vie, de l'adolescence à l'amour conjugal, mais aussi à explorer un aspect méconnu de l'histoire de l'Occident. Tantôt, Lacroix nous livre ses souvenirs personnels (baiser échangé entre enfants, 1er baiser de collégien à bord d'un ferry pour l'Angleterre...), tantôt il les étaye à la lumière des arts et de l'histoire. L'histoire du baiser qu'il fait est passionnante. Traversant l'Antiquité, la Renaissance, le siècle des Lumières et le XXe siècle, il nous fait découvrir les différentes facettes du baiser à travers les arts : poésie, peinture, littérature, cinéma (à la période où la censure était active)...
    En choisissant exclusivement de s'intéresser au baiser des amants, Alexandre Lacroix nous offre un essai personnel et vivant, loin du souci d'exhaustivité et encyclopédique des ouvrages concurrents.

  • L'auteur de «Mes élèves sont formidables» revient avec des perles d'élèves inédites, authentiques et toujours plus drôles.

  • "Mon lycée, c'est la vie ! Je ne sais pas trop ce qui se passe dans les autres bahuts du canton. Il paraît qu'à une heure d'ici, les places sont chères parce que tout le monde veut y enseigner. Il paraît. Je ne sais pas. Je sais juste que la vraie vie est dans le mien, au coeur des quartiers nord de Marseille".
    Dominique Resch pose un regard bienveillant sur ses élèves venus de tous horizons, dont certains ont même fui leur pays en guerre et pour qui l'école représente souvent une planche de salut autant qu'un défi.
    Des chroniques vivantes et malicieuses qui offrent un regard inhabituel sur le quotidien de l'école républicaine.

  • La nouvelle présidente française et ses collaborateurs reçoivent une équipe de téléréalité. Elle ne manque pas d'idées pour son mandat : rendre le mariage obligatoire, rétablir l'esclavage, supprimer le chômage, etc. Mais si son équipe lui obéit, la révolte du peuple n'est pas loin.

  • C'est une évidence : les petites filles d'aujourd'hui ont changé. Elles passent des heures sur Facebook, exigent un téléphone portable, se trémoussent sur la musique des girls band et ressemblent déjà à des adolescentes.
    Pourtant les stéréotypes ont la vie dure : sages à l'école, elles rêvent toujours de devenir infirmières et lisent des magazines pour filles saturés de clichés.
    Sans porter de jugement, l'anthropologue Catherine Monnot raconte les mutations sensibles, complexes et parfois déroutantes d'une nouvelle génération de petites filles.

  • Prenant appui sur l'expérience des malades et de leurs proches, l'ouvrage livre leurs témoignages sur le vécu de la maladie : les soins, l'entraide, la gestion des émotions, etc.

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