Sciences humaines & sociales

  • De Gaulle, Churchill, Kennedy, Gorbatchev... En quelque 350 pages, ce livre nous fait redécouvrir 100 discours qui changèrent la face du monde, en replaçant chacun, par le biais d'analyses commentées, dans son cadre historique.
    Les 100 discours qui ont changé le monde : de la fin de la Seconde Guerre mondiale à nos jours.

    Si tout le monde a en tête les formules célèbres : " Un rideau de fer s'est abattu sur le continent européen " (Churchill, 1946), " Je vous ai compris " (de Gaulle, 1958), " Ich bin ein Berliner " (Kennedy, 1963), peu en revanche connaissent les discours d'où elles sont issues, et encore moins leur contexte historique.
    Cette anthologie se propose d'aller au-delà de ces " phrases choc " en resituant ces différents discours dans leur époque. S'inscrivant dans la démarche d'Eric J. Hobsbawm, l'équipe interuniversitaire et pluridisciplinaire de politologues et d'historiens mobilisés pour le présent ouvrage retrace ainsi l'histoire du XXe siècle par le prisme des grands discours qui l'ont marqué.
    Chacun de ces textes est précédé d'une introduction qui le contextualise dans le moment historique et permet d'en mesurer l'impact international. Des renvois permettent au lecteur de suivre l'évolution d'une même problématique à travers le temps : guerre froide, décolonisations, détente, dénucléarisation, etc.
    Première édition : éditions André Versaille (2008).

  • D'abord réservé à des lauréats dévoués à enrayer des guerres, à y mettre un terme ou à en atténuer les désastres, le prix Nobel de la paix a honoré, depuis 1901, 107 individus et 18 institutions ou associations telles que la Croix-Rouge, Médecins sans frontières ou le Programme alimentaire mondial (2020).

    Depuis 1953 et Albert Schweitzer, il est parfois décerné à des défenseurs des droits de l'homme (Martin Luther King, Andreï Sakharov, Liu Xiaobo...), des femmes (Shirin Ebadi, Wangari Maathai, Denis Mukwege...), des enfants (Kailash Satyarthi, Malala Yousafzai...) ou des pauvres (Mère Teresa, Muhammad Yunus...).

    Cette anthologie présente les discours de 45 lauréats de 26 pays diff érents, sur quatre continents. Certains ont fait preuve non seulement d'humanité et d'énergie, mais aussi d'initiatives extraordinaires, tel le Norvégien Fritjof Nansen qui, de 1920 à 1922, procura une terre d'accueil aux millions de personnes expulsées de leur patrie par la guerre.

    D'Henry Dunant (1901) à Nelson Mandela (1993), ces textes racontent cent vingt ans d'Histoire et prouvent que des individus, même dénués de pouvoir politique, sont capables d'arracher leurs semblables au malheur et à la misère.

  • Fred Kupferman fait revivre le temps des procès de l'épuration : Pierre Pucheu, ministre de l'Intérieur, qui ne renie rien de ses convictions et organise le cérémonial de sa propre exécution, le 20 mars 1944, en Algérie. Philippe Pétain, revenu de Sigmaringen pour la grande explication et qui s'enferme dans le silence, condamné à mort le 15 août 1945, peine commuée en réclusion à perpétuité par le général de Gaulle. Pierre Laval, l'homme seul, promis au poteau car son nom est lié au Service du travail obligatoire (STO), au souhait exprimé de la « victoire de l'Allemagne », à la terreur milicienne, à la livraison des enfants juifs, qui croyait pouvoir se justifier et qui sera exécuté à l'aube du 15 octobre 1945 dans la cour de la prison de Fresnes.
    Autour de l'enceinte où on les juge, il y a un peuple que les procès partagent, les uns réclamant une justice pure et dure, les autres rêvant à l'impossible réconciliation. Il revient aujourd'hui à l'historien de juger à son tour de l'attitude des coupables et des épurateurs. Fred Kupferman met ainsi en perspective les procès et leur environnement historique.
    Première édition : éd. André Versaille, 2006 ;

  • Le 11 avril 1961, a` Je´rusalem, s'ouvre le proce`s d'un ancien dignitaire nazi : Adolf Eichmann, responsable logistique de la « Solution finale », retrouve´ l'anne´e pre´ce´dente en Argentine et enleve´ par les services secrets israe´liens. Au-dela` d'un « Nuremberg du peuple juif », il s'agit pour Israe¨l de donner au monde une lec¸on d'histoire.

    E´tait-il le´gitime d'enlever Eichmann ? Devait-il e^tre juge´ par un tribunal israe´lien ? Ses droits fondamentaux furent-ils bafoue´s ? Quelles furent ses responsabilite´s re´elles dans le ge´nocide des Juifs ? Et sa vraie personnalite´ : haut fonctionnaire loyal, antise´mite fanatique, exe´cutant discipline´, ou simple rouage de la « banalite´ du mal », comme l'a sugge´re´ Hannah Arendt ?

    De l'arrestation d'Eichmann, en mai 1960, jusqu'a` son exe´cution dans la prison de Ramla, le 31 mars 1962, Annette Wieviorka retrace les phases essentielles d'un e´ve´nement qui fit entrer la Shoah dans l'Histoire. Elle examine aussi les pole´miques qui s'ensuivirent quant a` l'appre´ciation des degre´s de responsabilite´ dans la ne´buleuse administrative nazie.

  • Une colossale et complexe machine policière.

    FBI. Trois lettres qui sonnent fort ! Les films d'action et les séries télévisées nous ont abreuvé d'agents fédéraux en prise avec le crime, tandis que les médias ne cessent de nous rappeler l'existence de la célèbre agence fédérale américaine.
    Mais qui sont ces policiers dont la célébrité a franchi l'océan ? Leur recrutement et leur formation à Quantico en font-ils des hommes aguerris pour lutter contre les criminels de notre temps, ou des agents « formatés » pour accomplir des missions particulières ordonnées par l'administration centrale ? Comment le Federal Bureau of Investigation a-t-il évolué depuis sa création en 1908 ?
    Cet ouvrage retrace l'évolution historique du FBI, étudie la façon dont un modeste service fédéral est devenu une colossale et complexe machine policière, qui étend son autorité sur la société civile et politique, aux États-Unis comme à l'étranger. On y lira l'histoire extraordinaire des « hommes de l'ombre » sur la piste des fameux gangs des années 1920 ou des cagoules blanches du KKK. On y verra aussi ces agents spéciaux, aux ordres de l'administration et d'un chef tyrannique, Edgar Hoover, pourchasser l'antiaméricanisme, la contestation sociale ou les réfractaires à l'uniforme. Enfin, on suivra l'auteur sur les voies de la science, de la réflexion humaine et de l'intelligence artificielle, afin de découvrir les instruments modernes que se donne le Bureau pour lutter contre la criminalité.

  • Confinement, quarantaine, distanciation sociale, fermeture des frontières, recherche de remèdes... et de boucs émissaires. Sous des formes diverses, ces notions caractérisent toutes les grandes pandémies depuis la peste de Justinien, au VIe siècle, qui fi t 25 millions de morts : dix fois plus que la Covid-19.

    Apparu au XVIIIe siècle, le terme « pandémie » désigne la propagation mondiale d'une maladie infectieuse. Fléaux de Dieu ou calamités naturelles, les causes réelles n'en seront découvertes que deux siècles plus tard par Koch et Pasteur. Mais il faudra attendre 1938 pour observer un virus au microscope...

    Peste noire (1347-1351) et peste de Marseille (1720), ravages de la variole dans le Nouveau Monde et de la syphilis dans l'Ancien (XVIe siècle), choléra, lèpre, rougeole, paludisme, vagues meurtrières de tuberculose et de grippe espagnole, rémanence du sida...

    Jean Vitaux scrute leurs origines et leurs causes, leurs modes de diff usion, les peurs qu'elles suscitent, leurs conséquences économiques et sociales, les mesures prises pour les endiguer... et les négligences qui les ont favorisées, telle l'importation du choléra en Haïti par les forces de l'Onu en 2010. Sans omettre d'alerter sur la résurgence de maux que l'on croyait jugulés et l'émergence de pathologies telles que le MERS ou le virus Zika.

  • Le 15 septembre 1940, Le´on Blum est arre^te´ pre`s de Toulouse et conduit au cha^teau de Chazeron, dans le Puy-de-Do^me. Mis aux arre^ts, il sait qu'il fait figure de bouc e´missaire. Car il incarne le socialisme et la Re´publique, mais aussi le Juif hai¨ que le re´gime de Vichy entend exclure de la nation.

    Loin de se laisser abattre, il entreprend d'e´crire ses Me´moires. Re´dige´s a` vif, ils s'imposent comme l'un des re´cits les plus justes, les plus hauts en couleur d'un moment traumatisant de l'histoire nationale. L'homme du Front populaire y livre le re´cit de l'effondrement subit de la IIIe Re´publique. Et brosse les portraits ace´re´s des protagonistes qui s'affrontent au moment ou` la France bascule dans la la^chete´ quasi ge´ne´rale.

    C'est dans ce me^me e´tat d'esprit qu'il entreprend, dans la sinistre prison de Bourrassol, la re´daction d'A` l'e´chelle humaine, acheve´ en de´cembre 1941. Ne doutant pas que l'Allemagne sera vaincue, il appelle la jeunesse a` une « re´volution morale », afin de reconstruire la nation « dans l'esprit de 1789 ». Ce texte re´pute´ se veut « un cri d'espoir dans la victoire prochaine d'une France fide`le a` ses traditions spirituelles » (Pierre Birnbaum).

  • Vue par des millions de visiteurs en six mois, l'Exposition coloniale de 1931 est l'ultime repre´sentation de la « Plus Grande France », a` l'heure des premie`res contestations du fait colonial et des premiers craquements annonc¸ant la fin des empires.

    A` l'invitation de la France et sous l'e´gide du mare´chal Lyautey, les puissances europe´ennes - sauf la Grande- Bretagne - pre´sentent, exposent et rivalisent d'exotisme et de sce´nographies didactiques.

    Dans le bois de Vincennes s'installe la grande fe^te de l'imaginaire colonial : un de´cor de pagodes, de cases africaines et de minarets arabes, tout un the´a^tre de figurants pagayant sur le lac Daumesnil, servant dans les cafe´s maures ou dansant pour un public qui se presse a` la rencontre de cette plane`te re^ve´e ou` l'Occident se mire.

    Premier, voici trente ans, a` interroger ce moment de l'histoire coloniale, cet ouvrage fondateur s'enrichit aujourd'hui d'un avant-propos et d'une postface qui examinent sa place et son intelligibilite´ dans les de´bats issus de la recherche postcoloniale et de´coloniale.

  • La bataille d'Angleterre (juillet 1940-mai 1941) a change´ le cours de la Seconde Guerre mondiale. En infligeant a` Hitler son premier e´chec, elle a brise´ le mythe de l'invincibilite´ nazie.

    Dans la me´moire collective, cette bataille marque le triomphe de la volonte´ sur la fatalite´. Combat d'une nation pour sa survie et d'un peuple pour sa liberte´, drame immense par sa porte´e (30 000 morts, 2 millions de foyers de´truits), elle apparai^t comme l'un de ces moments ou`, en quelques semaines, se joue le sort du monde.

    Loin de toute vision e´pique, ce livre pre´sente le de´roulement des e´ve´nements - la bataille dans les airs, le plan d'invasion de l'Angleterre, le Blitz - et met en lumie`re les composantes techniques et logistiques de la bataille, les donne´es politiques, en particulier le ro^le de Churchill et du peuple anglais, ainsi que les erreurs tactiques et strate´giques commises du co^te´ allemand.

  • Un public de plus en plus large ressent comme un manque la disparition de la culture philosophique classique. Que faut-il retenir de 3 000 ans de philosophie ?
    Roger Caratini, philosophe et historien, retrace 2 600 ans de philosophie occidentale et décrit les principaux courants de pensée qui l'ont animée. Il propose des informations claires et méthodiques sur les fondements de la philosophie et ses principaux concepts. Cet ouvrage de référence, divisé en deux parties, comprend :
    O Une histoire des systèmes philosophiques classiques, de la Grèce antique au début du XXe siècle : les Présocratiques, Platon, Aristote, stoïcisme et épicurisme, philosophie médiévale, scolastique, Descartes, Spinoza, Leibniz, Hegel, Kant, empirisme, positivisme, Schopenhauer, Nietzsche, etc.
    O Un tableau des concepts fondamentaux et des problèmes généraux de la philosophie classique et moderne, dans les domaines de la logique, de l'épistémologie, de la métaphysique, de l'éthique et de la philosophie des valeurs. Ils permettent d'introduire à la pensée et à l'oeuvre de Husserl, Heidegger, Wittgenstein, Bachelard, Sartre, Lévi-Strauss, etc.
    Le lecteur trouvera en outre dans cet ouvrage de nombreux diagrammes, résumés et extraits d'oeuvres, la biographie de grands penseurs (Socrate, Spinoza, Leibniz, Fichte, Comte, Wittgenstein...), ainsi qu'un index détaillé des noms cités et des notions abordées.

  • Petersbourg

    Schalom Asch

    La grande saga du « Zola yiddish ».
    Dans la communauté juive de Saint-Pétersbourg, on ne parle que du mariage de Zakhari Mirkin, fils d'un riche industriel, avec la fille d'un grand avocat. Mais Zakhari ne se plaît pas dans son milieu d'origine. Il se rapproche des juifs malheureux, en butte à l'administration tsariste, dont il aime la foi vibrante, les espérances et le goût de la vie.
    Schalom Asch est l'un des plus grands écrivains yiddish du XXe siècle. Son préfacier, Stefan Zweig, est encore celui qui en parle le mieux : « Nombreux sont ses romans qui portent la marque du génie, mais aucune de ses oeuvres ne possède l'élan, l'ampleur et la puissance de sa «trilogie russe» (Pétersbourg, Varsovie, Moscou). Ce sont surtout des destins juifs que Schalom Asch y peint, car c'est dans le coeur juif qu'il entend le mieux battre le coeur du monde ; mais comme ses personnages appartiennent aux milieux les plus divers, grands financiers d'avantguerre, étudiants, révolutionnaires, pauvres et riches, héros ou médiocres, ce livre représente une espèce d'univers qui reflète les innombrables événements russes dans ses facettes multiples. » Le premier tome de cette formidable fresque (1929-1931), primitivement intitulée Avant le déluge, donne notamment à voir la Révolution russe du point de vue juif.

  • Paris, 4 mai 1897. Ce devait être une fête dans la haute société. Mais une allumette craquée trop près d'un bidon d'éther, nécessaire aux projections du cinématographe, eut des conséquences effroyables. En vingt minutes, la fine fleur de l'aristocratie française grillait dans l'embrasement d'un village de toile goudronnée : plus de cent vingt victimes, surtout des femmes. Quant aux survivants, accusés d'avoir piétiné les corps et de s'être frayé un chemin à coups de canne, leur prestige en fut durablement entamé. Fatalité ou châtiment divin ? Par l'action du feu purificateur, toutes les hypocrisies de la Belle Époque partirent ce jour-là en fumée. Bruno Fuligni, qui a eu accès aux archives des pompiers de Paris, reconstitue le sinistre et ses prolongements policiers, politiques et diplomatiques. Son enquête nous entraîne dans les arcanes d'un fait divers qui traumatisa la iiie République, et que la récente série diffusée par TF1 et Netflix a remis en lumière.

  • E´lu le 8 novembre 1960, le 35e pre´sident des E´tats-Unis n'aura exerce´ ses fonctions que pendant mille jours. Mais la le´gende de John F. Kennedy continue de hanter les me´moires. C'est que, sur l'homme, sa politique, sa vie intime, sa tragique disparition, les myste`res perdurent.

    Myste´rieux, son assassinat a` Dallas, le 22 novembre 1963, dont on a longtemps tente´ de re´soudre l'e´nigme. Surprenante, cette carrie`re politique dont la re´ussite repose sur le charme et l'intelligence, le gou^t de la publicite´ et le souci de l'image, un « libe´ralisme » prudent et ta^tonnant. Complexe, cette personnalite´ qui re´siste aux analyses simplistes. Reste la fascination pour un pre´sident charismatique, pour une famille qui a forme´ un clan, connu bien des vicissitudes, suscite´ l'inlassable curiosite´ des me´dias et de l'opinion publique.

    Kennedy a-t-il invente´ le leadership moderne ? A-t-il bouleverse´ la socie´te´ et la politique e´trange`re de son pays ? Questions auxquelles Andre´ Kaspi apporte des re´ponses pre´cises, nuance´es, e´taye´es. Tout en reconnaissant que l'Histoire se heurte parfois au mythe et que celui-ci fait partie de l'Histoire.

  • Le 30 octobre 1940, six jours après la poignée de mains échangée à Montoire entre Hitler et Pétain, ce dernier annonce : « J'entre aujourd'hui dans la voie de la Collaboration. » Mais qui avait intérêt à collaborer ? La France ou l'Occupant ? Et les occupants y étaient-ils décidés ?
    Quels liens unissent la Révolution nationale et la Collaboration d'État ? Pétain a-t-il mené un double jeu ? Y a-t-il eu deux Vichy, celui de Pétain et celui de Laval ? Quels rôles ont joué Darlan et Weygand ? La collaboration des intellectuels fut-elle déterminante ? À Paris, comment les artistes, écrivains, acteurs, chanteurs s'accommodaient-ils de la situation ? Pour qui la Collaboration fut-elle économiquement rentable, la France ou le Reich ? Pour certains Français ? Jusqu'où est allée la collaboration militaire ? Quel rôle les ultras de la Collaboration ont-ils joué ? Détinrent-ils la réalité du pouvoir en 1944 ? La Collaboration d'État a-t-elle facilité la mise en oeuvre de la Shoah en France ? Et comment, pendant ces quatre ans, l'opinion publique évolua-t-elle à cet égard ? L'Épuration fut-elle une oeuvre de justice ou de revanche ?
    Autant de questions désormais classiques, examinées en détail par Jean-Pierre Azéma, avec le souci constant d'éclairer l'ambivalence des choix, des attitudes, des opinions et des mémoires.
    Première édition : éd. André Versaille, 2012.

  • 1945, la guerre est finie. Les pays occupés sont libérés, les populations respirent. Si, pour la majorité, c'est le temps de la joie, pour d'autres c'est l'attente du grand retour qui leur rendra un parent, un ami, un amour enlevé naguère par la Gestapo et déporté dans « la nuit et le brouillard ». Mais lorsque les Alliés libèrent les camps, c'est sur l'horreur du système nazi qu'ils ouvrent les portes. En ces premiers mois d'euphorie mitigée, nul n'imaginait les dimensions de l'univers concentrationnaire, ni le sens véritable de la « Solution finale ».
    En 1945, Olga Wormser-Migot a 33 ans. Attachée de documentation au ministère des Prisonniers, Déportés et Réfugiés, elle sera chargée de coordonner les recherches de personnes déportées. Elle s'en fera l'historienne en publiant en 1965 cet ouvrage devenu un classique, ainsi qu'un témoignage de première main sur la vie quotidienne dans les camps pendant les derniers mois de la guerre, le choc du retour pour les témoins et rescapés de l'indicible, mais aussi les craintes et les espoirs des familles, ignorant le sort véritable de ceux qui, pour la plupart, ne combleront jamais cette attente.

  • Rien ne destinait Franklin D. Roosevelt à la présidence des États-Unis. Et tout indiquait que ce pacifiste convaincu éviterait à son pays un nouvel engagement dans un conflit dangereux qui, longtemps, ne le toucha que de loin... jusqu'à l'attaque japonaise de Pearl Harbor. Mais, en décembre 1941, la décision du président était déjà prise. Comment ? Pourquoi ?
    Faut-il faire la guerre pour obtenir la paix ? Avant de pouvoir répondre à cette question, Roosevelt aura suivi un long cheminement, personnel et politique, qui l'amène à faire un choix, puis à convaincre son peuple de le suivre. Il est soutenu par Churchill et par sa femme, Eleanor Roosevelt. Mais il doit faire face à ses propres convictions religieuses et politiques, à ses partenaires comme à ses (nombreux) adversaires, sans oublier le peuple américain qui ne rêve que de paix.
    Cet ouvrage explore les causes profondes d'une résolution tout à la fois improbable, inévitable et mûrement réfléchie. La décision d'entrer en guerre sert de fil rouge pour saisir l'homme, comprendre le pays qu'il dirige, ainsi que le monde qu'il va largement contribuer à redéfinir. Un récit passionnant qui conjugue biographie, psychologie et analyse politique.

  • Certaines relations amoureuses nous détruisent, au lieu de nous rendre heureux.
    Hélène Montel relate de quelle manière insidieuse et sournoise son mari l'a anéantie peu à peu, jusqu'à la priver de volonté propre et de tout esprit critique.
    Déstabilisée, affaiblie tant psychologiquement que physiquement, elle trouve pourtant le courage d'échapper à Dominique. Malgré leur séparation, il ne cessera de recourir à la manipulation et à l'intimidation. Luttant contre ses propres peurs et fantômes, Hélène va tenter de le tenir à distance d'elle-même et de leurs deux filles pour se reconstruire. Et pour aimer à nouveau.
    Au-delà du témoignage, ce livre est un message d'espoir pour les femmes vivant sous l'emprise d'un conjoint manipulateur. En complément de ce récit, une psychologue montre comment procède un pervers narcissique, comment le reconnaître et, surtout, lui échapper.
    Première édition : l'Archipel, 2015.

  • Le courage en héritage.

    Voilà un an (30 juin 2017) que Simone Veil nous a laissé son courage en héritage. Libre et véhémente, exigeante et sereine, elle n'aura cessé d'être une combattante. Que ce soit pour la cause des femmes, l'adoption, l'IVG, le droit des enfants, ou encore pour l'Europe et en faveur de la mémoire : toujours, elle s'est engagée. Totalement. Sans oublier la culture, qu'elle aura défendue avec passion, sans attendre d'être élue à l'Académie française.
    Son destin a côtoyé les extrêmes : Auschwitz, la marche de la mort, Bergen-Belsen, la disparition des siens. Il l'aura conduite aux plus hautes responsabilités, de l'administration pénitentiaires au ministère de la Santé, puis à la présidence du Parlement européen.
    Une femme simple et forte. Insoumise. Devenue une figure tutélaire, la conscience des Français. Une femme qui n'aura cessé de conserver son mystère, sa retenue et, parfois, ses doutes. Autant de traits mis en relief dans ce portrait fidèle et documenté.

  • Mon père m'a vendue

    Sean Boyne

    Irlande, début des années 1970. Nuala a 16 ans. Un jour, son père décide de la marier à l'un de ses riches clients : un veuf de 65 ans. Prix convenu : £2500 et une voiture.
    Bien que tout le monde réprouve cette union, nul n'ose affronter le patriarche. Malgré un arrangement prénuptial stipulant qu'il n'y aurait aucune relation sexuelle, son mari la violera et la battra.
    Elle essaie alors de demander de l'aide, mais à cette époque le viol conjugal n'est pas reconnu par le système judiciaire et la police ne parvient préfère ignorer son calvaire.
    À la mort de son mari, libérée de ses menaces, Nuala s'enfuit à Londres où elle enchaîne les jobs.
    /> Aujourd'hui mère de plusieurs enfants, elle a réussi à se reconstruire.

  • En principe brèves, à l'occasion dangereuses et donc redoutées, les crises sont susceptibles de modifier le cours de l'Histoire.
    Analysant soixante crises internationales, les unes fameuses, d'autres oubliées, l'auteur éclaire quelquesuns des événements qui ont rythmé le siècle passé et façonné le monde d'aujourd'hui.
    Parmi les 60 crises étudiées : la révolte des Boxers (1900) ; l'attentat de Sarajevo (1914) ; le génocide arménien (1915-1917) ; l'occupation franco-belge de la Ruhr (1925) ; la remilitarisation de la Rhénanie (1936) ; les accords de Munich (1938) ; les missiles de Cuba (1962) ; la guerre des Six Jours (1967) ;
    L'intervention soviétique en Afghanistan (1979) ; la guerre des Malouines (1982) ; l'intervention française au Tchad (1986) ; la crise yougoslave (1991) ; la guerre russo-géorgienne (2008)...
    Une fiche résume le déclenchement de chacune de ces crises, son déroulement, les forces en présence et sa conclusion.

  • La liberte´ est l'e´toffe du re^ve ame´ricain, le mot brandi aux heures solennelles, lorsqu'il faut de´finir la nation. Et les mots de ceux qui ont occupe´ la Maison Blanche, de George Washington a` Donald Trump, sont la version officielle de ce re^ve, offerte au peuple ame´ricain et au monde.

    Rares sont les pre´sidents qui osent rompre le mythe et montrer le revers de la me´daille : le ge´nocide des Indiens, l'horreur de l'esclavage, la fratricide guerre de Se´cession, l'ignominie de la se´gre´gation, le fiasco des guerres lointaines au Vietnam et en Irak. Car toujours ils cherchent a` faire pre´valoir l'union sur les divergences, tout en mettant en lumie`re les orientations fluctuantes de la politique ame´ricaine, de l'isolationnisme a` l'universalisme - de´fensif ou offensif...

    De la de´claration d'inde´pendance prononce´e par Jefferson au « Yes, we can » d'Obama, les cinquante et un discours ici rassemble´s e´clairent cette longue histoire ou` s'illustrent les noms de Monroe, Lincoln, Roosevelt, Wilson, Truman, Eisenhower, Kennedy, Johnson, Nixon, Carter et Bush. Leurs discours, e´mouvants ou frappants, pacifiques ou guerriers, racontent les E´tats-Unis.

  • « La langue française est de plus en plus malmenée, notamment à la radio et à la télévision, au grand dam d'une partie du public qui, à bon droit, attache un prix à un français correct. À quoi bon proclamer que le français est la langue de la clarté, quand d'innombrables détériorations auraient plutôt tendance à en faire celle de l'ambiguïté et de la confusion ? » Jacques Capelovici, l'homme au « nourrin » des « Jeux de 20 heures », ne mâchait pas ses mots. En cent entrées, il traque ici la faute d'orthographe, chasse le barbarisme, pourfend l'erreur de prononciation, démasque faux sens et faux amis, sans jamais se départir de son humour proverbial.
    D'abcès à zoo, d'aïeul à yorkshire, en passant par kamikaze et mappemonde, il recense et explicite tous les mots qui nous fâchent parfois avec le français.

  • De Gaulle intime

    François Flohic

    L'homme derrière le Général, vu par son aide de camp.
    Dans ses Souvenirs d'outre-Gaulle (Plon, 1979), l'amiral Flohic évoquait l'action publique et militaire du général de Gaulle. Ici, il raconte l'homme qu'il a connu, afin d'en donner « une image différente de celle qui apparaissait en majesté sur les écrans de télévision ». Car « contrairement à ce que dit Malraux, je témoigne qu'il n'a cessé d'exister un Charles qui regardait agir le Général, l'encourageait et le jugeait ».
    C'est donc un de Gaulle familier dont on découvre les habitudes, les mots et les réflexions, sur fond de retour aux affaires, de drame algérien (« Cela ne vous fait-il pas l'impression d'un pays fini ? ») ou de contestation sociale. Dès le 28 avril 1968, à quelques jours de l'explosion, Flohic est le témoin de la lassitude qui s'empare déjà du Général et lui fait dire : « Cela ne m'amuse plus beaucoup ; il n'y a plus rien de difficile ni d'héroïque à faire. » Seul témoin et organisateur de la « fuite » à Baden Baden le 29 mai 1968, il donne à voir un de Gaulle désemparé, qui n'hésite pas à solliciter ses conseils : « Que va-t-il se passer maintenant ? Que peut-on faire ? Maintenant que je ne suis plus sur le territoire français, le Conseil constitutionnel va constater ma déchéance ! » L'amiral Flohic sera enfin, avec Yvonne de Gaulle, l'unique compagnon de voyage du Général lors des trois mois qu'il passera en Irlande, au printemps 1969, après son retrait du pouvoir.
    Témoin officiel ou informel de rencontres avec Massu, Kossyguine ou encore Kennedy, auquel il servit d'interprète en 1961, il livre un des derniers portraits rapprochés du général de Gaulle.

  • L'histoire de la négociation des accords d'Évian (1962).
    Le 18 mars 1962, la signature des accords d'Évian met fin à la guerre d'Algérie. Après avoir brièvement rappelé l'histoire singulière de ce pays et les jalons du conflit, Chantal Morelle concentre son analyse sur les étapes du processus de sortie de guerre.
    C'est à partir du retour au pouvoir de Charles de Gaulle en 1958 que tout se noue. Bien qu'il n'ait pas de politique clairement définie au départ, la fermeté de ses propos, à partir de son annonce de l'autodétermination en septembre 1959, donne une première indication sur ses intentions pour sortir du conflit et sur la négociation qu'il entend mener par le truchement de son ministre d'État, Louis Joxe, mais sur laquelle il veille de très près.
    Retraçant les longues discussions entre délégations françaises et algériennes, Chantal Morelle évoque toutes les embûches qu'il a fallu surmonter avant de parvenir enfin à la paix. L'ouvrage développe les étapes mouvementées de ces pourparlers, dans le contexte de violences terroristes perpétrées par le FLN, comme par les partisans de l'Algérie française, dont l'OAS à partir de 1961.
    Ce récit raconte également les derniers mois de la présence française, de mars à décembre 1962, la poursuite des attentats en France et en Algérie, l'exil des pieds-noirs et des harkis, avant d'évoquer l'amorce de relations diplomatiques et de coopération entre les deux pays.

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