Gallimard

  • J'ai retrouvé l'autostoppeur dans une petite ville du sud de la France, après des années sans penser à lui. Je l'ai retrouvé amoureux, installé, devenu père. Je me suis rappelé tout ce qui m'avait décidé, autrefois, à lui demander de sortir de ma vie. J'ai frappé à sa porte. J'ai rencontré Marie.

  • Les orages

    Sylvain Prudhomme

    « Lorsque j'ai rencontré Ehlmann, il était debout sur le bord de la route, sa voiture garée en catastrophe sur la bande d'arrêt d'urgence, feux de détresse allumés. J'ai vu qu'il souriait, que tout son visage était tordu de larmes et de rires à la fois, j'ai pensé qu'il était fou. » Avec Les orages, Sylvain Prudhomme explore ces moments où un être vacille, où tout à coup il est à nu. Heures de vérité. Bouleversements parfois infimes, presque invisibles du dehors. Tourmentes après lesquelles reviennent le calme, le soleil, la lumière.

  • Une jeune mère célibataire s'occupe de son fils de deux ans. Sans crèche, sans famille à proximité, sans budget pour une baby-sitter, ils vivent une relation tendre mais terriblement fusionnelle. Pour échapper à l'étouffement, la mère s'autorise à fuguer certaines nuits. À quelques mètres de l'appartement d'abord, puis toujours un peu plus loin, toujours un peu plus tard, à la poursuite d'un semblant de légèreté.
    Comme La chèvre de Monsieur Seguin, elle tire sur la corde, mais pour combien de temps encore ?
    On retrouve, dans ce roman, l'écriture enlevée de Carole Fives, qui parvient, en fine portraitiste de la famille contemporaine, à saisir les difficultés concrètes d'une mère célibataire, autant que les émotions contradictoires qui la traversent.

  • Juillet 1871. Paris. Perquisition rue des Juifs, dans le Marais. Une concierge, un coiffeur, une orpheline, une prostituée, une raccommodeuse de dentelles, un relieur et une repasseuse aident un bronzier communard à échapper aux recherches d'un commissaire de police.
    Automne 1871. Josée Meunier quitte la rue des Juifs pour rejoindre Albert Theisz, le bronzier, à Londres. Réfugiés, ils ne possèdent que leur amour, leurs souvenirs, et leur désir de Paris, lieu de leur histoire.
    L'année prochaine, à Paris... rêvent-ils. Mais on ne guérit pas de l'exil. Une histoire véridique de traque, de fuite et d'attente, pour laquelle il a fallu réinventer ce que la grande Histoire a laissé perdre.

  • Les bonnes

    Jean Genet

    Édition originale chez Marc Barbezat en 1958 ; nouvelle édition précédée de Comment jouer «Les bonnes» en 1963

  • Qui connaît aujourd'hui Barthélemy Thimonnier, tailleur et inventeur de la machine à coudre ?
    Ses premières mécaniques furent détruites par des ouvriers. Ses brevets détournés. Thimonnier, qui croyait au siècle industriel, n'aura fait que le subir et sera effacé par le triomphe commercial de l'américain Singer.
    Le roman retrace cette contradiction, celle d'un homme qui rêvait de prospérité et que la croissance du capitalisme a précipité dans la misère et l'oubli.
    À la machine est aussi l'histoire d'une machine à coudre, achetée dans les années 60 en Algérie, qui accompagna la mère de l'auteure dans son exil en France.

  • Légende

    Sylvain Prudhomme

    La Crau, désert de pierres aux portes d'Arles. Pays ras, pays nu, abandonné au mistral et aux brebis. C'est là que vivent Nel et Matt, l'un, fils et petit-fils de bergers, aujourd'hui photographe, l'autre, constructeur de toilettes sèches publiques, réalisateur à ses heures perdues.
    Entre eux une amitié forte, belle. Jusqu'au jour où, travaillant à un nouveau film, Matt s'intéresse à la vie de deux cousins de Nel aujourd'hui disparus. Deux frères maudits, qui ont traversé comme des comètes ces mêmes paysages, se consumant à toute allure, en pleines années 1980.
    Allers-retours à Madagascar, adolescence sans parents, fêtes, violence, liberté, insouciance :
    La trajectoire des deux frères, aussi brève qu'intense, se recompose peu à peu. Échos et correspondances se tissent entre passé et présent, renvoyant Matt et Nel à leurs propres choix, nous interrogeant, à notre tour, sur notre place dans le monde.

  • Guinée-Bissau, 2012. Guitariste d'un groupe fameux de la fin des années 1970, Couto vit désormais d'expédients. Alors qu'un coup d'État se prépare, il apprend la mort de Dulce, la chanteuse du groupe, qui fut aussi son premier amour. Le soir tombe sur la capitale, les rues bruissent, Couto marche, va de bar en terrasse, d'un ami à l'autre. Dans ses pensées trente ans défilent, souvenirs d'une femme aimée, de la guérilla contre les Portugais, mais aussi des années fastes d'un groupe qui joua aux quatre coins du monde une musique neuve, portée par l'élan et la fierté d'un pays. Au coeur de la ville où hommes et femmes continuent de s'affairer, indifférents aux premiers coups de feu qui éclatent, Couto et d'autres anciens du groupe ont rendez-vous : c'est soir de concert au Chiringuitó.

  • Chacun des 76 récits en vers de ce recueil est inspiré d'un « Que sais-je ? », puisé dans la bibliothèque de l'auteure qui les collectionne depuis toujours. Le tonus mental, Le peuple des abeilles, L'éducation des enfants difficiles, La douleur, La voyance, La vie en haute altitude, Les poètes français d'aujourd'hui...
    S'appropriant leur thématique, la condensant et la détournant, Pascale Bouhénic en fait ce qu'elle nomme un « récit en vers¿ », où le savoir, le monde et le moi se mêlent savamment et délicieusement.
    Entre encyclopédie miniature et autoportrait, ces 76 textes sont autant de façons d'entrer dans un sujet, de s'y perdre, de s'y trouver et d'en sortir. Pour le plus grand plaisir du lecteur.

  • En 1921, Françoise Frenkel, jeune juive polonaise passionnée par la langue et la culture françaises, fonde la première librairie française de Berlin « La Maison du Livre ». Rien où poser sa tête raconte son itinéraire : contrainte, en raison de ses origines juives, de fuir l'Allemagne en 1939 après la prise de pouvoir d'Hitler, elle gagne la France où elle espère trouver refuge. C'est en réalité une vie de fugitive qui l'attend, jusqu'à ce qu'elle réussisse à passer clandestinement la frontière suisse en 1943.
    Le récit qu'elle en tire aussitôt et qu'elle choisit d'écrire en français dresse un portrait saisissant de la France du début années quarante.
    De Paris à Nice, Françoise Frenkel est témoin de la violence des rafles et vit sans cesse menacée.
    Tantôt dénoncée, tantôt secourue, incarcérée puis libérée, elle découvre une population divisée par la guerre dont elle narre le quotidien avec objectivité.
    Rien où poser sa tête, soixante-dix ans après sa publication en 1945 à Genève, conserve, miraculeusement intactes, la voix, le regard, l'émotion d'une femme, presque une inconnue, qui réussit à échapper à un destin tragique.

  • «Tu viens quand alors? Bientôt quand? Ton frère dit ça aussi mais je ne vous vois plus que pour Noël... Pourquoi tu ne demandes pas ta mutation? Si vous viviez plus près, je vous inviterais à manger, j'irais chez vous faire le ménage... Si par malheur vous n'aviez plus d'argent, je m'occuperais de vous. Je pourrais même vous aménager la cave, y installer le chauffage pour l'hiver, elle est grande, vous auriez toute la place. Tatata, tu verras quand tu auras mon âge. Tu penseras à moi, à tout ce que je te disais. Tu diras, eh oui, maman avait raison et j'avais tort, et maintenant elle n'est plus là... Une mère, on n'en a qu'une, vous devriez en profiter...».
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    Charlène, la soixantaine, est restée jeune. Mais quand le vide l'envahit soudain, elle enchaîne les appels téléphoniques à sa fille. Mère touchante et toxique à la fois, elle l'atteint toujours là où ça fait mal.

  • Depuis toujours, Didier Blonde collectionne dans un carnet les adresses et numéros de téléphone des personnages de roman qu'il croise au fil de ses lectures.Le présent livre les rassemble par ordre alphabétique de personnages (Madame Arnoux, la Dame aux camélias, Arsène Lupin, le commissaire Maigret, Benjamin Malaussène, Nana, Swann...), avec les adresses où ils résident, transitent, se cachent, ou finissent tranquillement leurs jours. Didier Blonde a mené à chaque fois une enquête de terrain et dans les archives, qui permet d'interroger la part de fiction que revêtent ces lieux : numéros inexistants, immeubles détruits, rues fictives ou disparues, autant de passages dérobés... D'autres histoires se dissimulent parfois à des numéros cryptés.Sous la forme d'une promenade dans Paris, Didier Blonde déploie, en préambule de son répertoire, une réflexion sur les adresses en littérature et la rêverie qu'elle suscite immanquablement.Des index par arrondissements et par rues cartographient ce Paris romanesque.

  • « Il n'est pas à la beauté d'autre origine que la blessure, singulière, différente pour chacun, cachée ou visible, que tout homme garde en soi, qu'il préserve et où il se retire quand il veut quitter le monde pour une solitude temporaire mais profonde. Il y a donc loin de cet art à ce qu'on nomme le misérabilisme. L'art de Giacometti me semble vouloir découvrir cette blessure secrète de tout être et même de toute chose, afin qu'elle les illumine. » Jean Genet.

  • Peintre de formation, Léonore a cessé de peindre pour enseigner. À plus de quarante ans, elle n'a pas créé la grande oeuvre dont elle rêvait, n'a ni famille ni enfant. Du jour au lendemain, elle décide de s'envoler vers le Portugal, le pays de José, son premier amour, disparu tragiquement à dix-neuf ans, disparition dont elle se sent encore aujourd'hui responsable.
    Dans ce récit raconté au jour le jour, Carole Fives parvient à retranscrire, avec humour et sensibilité, la fragilité de nos existences, tout en évoquant, avec beaucoup de pudeur, le destin ordinaire d'une famille d'immigrés, s'installant en France dans les années soixante-dix.

  • Suzanne et Louise, publié en 1980, raconte la vie de deux soeurs, l'une veuve, l'autre célibataire, recluses dans un hôtel particulier du XVe arrondissement, gardées par un gros berger allemand. Suzanne tient les cordons de la bourse. Louise, ancienne carmélite, lui sert de bonne, humble et tyrannique. L'auteur, qui est aussi leur petit neveu, est un des rares à leur rendre visite.
    Mêlant ses manuscrits à ses photos, Hervé Guibert a composé un livre entièrement mis en scène par ses soins. Le résultat en est unique. Un tombeau pour deux vivantes pas dupes qui le remercièrent d'avoir «tiré de [leur] obscurité ce livre trop brillant pour [leur] modestie».
    Un dossier comportant témoignages, documents et photos inédits complète cette nouvelle édition.

  • Une vie brève

    Michèle Audin

    Maurice Audin, mathématicien, militant pour l'Indépendance de l'Algérie, est mort à 25 ans en 1957, assassiné par l'armée française. Son martyre et le livre de Pierre Vidal-Naquet intitulé « L'affaire Audin » (Ed. de Minuit, 1958), qui enquête sur les circonstances de sa mort sous la torture, ont contribué de manière décisive à faire prendre conscience de la gravité de la situation en Algérie et faire basculer l'opinion. Ce n'est pas sur la mort de Maurice Audin que revient ce livre, mais sur sa vie. Une vie simple, celle d'un enfant né loin de la métropole dans une famille modeste, élève doué puis étudiant brillant, promis à une belle carrière de mathématicien, interrompue en plein vol. Une vie dont Michèle Audin, sa fille, a relevé une à une les traces, souvent ténues, qui subsistent encore - à l'Etat civil, dans des carnets de comptes, des cahiers ou des livres lui ayant appartenu. Des traces patiemment assemblées jusqu'à laisser entrevoir cet homme grandir, apprendre, aimer, penser.

  • Rembrandt

    Jean Genet

    Le projet d'un livre sur Rembrandt accompagna Genet durant une dizaine d'années. De sa confrontation directe avec les oeuvres vues dans les musées prenait corps peu à peu cet ouvrage.
    En septembre 1958, L'Express publiait sous le titre Le Secret de Rembrandt, un découpage d'extraits du livre dont il annonçait la publication prochaine aux Éditions Gallimard. Genet a-t-il alors préféré se ménager le temps de refondre ou de compléter son travail ? Absorbé par son théâtre, a-t-il reporté son projet à plus tard ?
    On sait seulement que, bouleversé par la mort de son ami Abdallah, il se résolut en avril 1964 à détruire le contenu d'une valise pleine de manuscrits.
    Ne subsistent que deux fragments publiés en mai 1967 dans la revue Tel Quel sous le titre Ce qui est resté d'un Rembrandt déchiré en petits carrés bien réguliers, et foutu aux chiottes, qui s'ajoutent au Secret de Rembrandt publié en 1958. Avec l'accord de Genet, ces textes ont été insérées respectivement en 1968 et 1979 dans les tomes IV et V de ses oeuvres complètes.
    La présente édition qui les rassemble pour la première fois tente d'illustrer par un choix de détails significatifs les oeuvres citées, le regard personnel de Genet sur Rembrandt. Un regard autre, et qui va plus loin.

  • Comme une rivière bleue, c'est le roman de la Commune de Paris, non pas du point de vue de ceux qui l'ont fuie pour Versailles et qui se sont chargés plus tard de la dénaturer, mais de quelques-uns de ceux qui y sont restés et en lesquels elle s'est incarnée. Une petite foule de personnages : Maria, Paul, Marthe, Floriss... qui vivent, aiment, espèrent, travaillent, écrivent, se battent, et meurent, dans une ville qui est encore à peu près la nôtre. L'histoire de ces jeunes communards commence avec la prise du Journal Officiel, le lendemain de la fuite du gouvernement Thiers. Elle se poursuit jour après jour à travers la ville, lors de fêtes sur les places ou de débats fiévreux sur les réformes, à l'Hôtel de Ville ou sur les fortifications, la nuit dans les salles de concert ou le secret des chambres... Puis dans les massacres, avec les innombrables disparus, les dénonciations, et le sort de ceux qui réussissent à s'échapper.S'appuyant sur des sources jamais exploitées, ce roman nous entraîne au coeur de la ville assiégée et de ses faubourgs populaires, avec les hommes et les femmes qui y sont enfermés. Michèle Audin sort de l'oubli quelques-uns des inconnus et des obscurs qui fabriquèrent cette révolution, « tranquille et belle comme une rivière bleue ».

  • Le funambule

    Jean Genet

    «Une paillette d'or est un disque minuscule en métal doré, percé d'un trou. Mince et légère, elle peut flotter sur l'eau. Il en reste quelquefois une ou deux accrochées dans les boucles d'un acrobate.» Ainsi s'ouvre Le funambule, un des textes emblématiques de l'oeuvre de Jean Genet, dédié à son ami Abdallah.

  • Intérieur

    Thomas Clerc

    'Comme j'ai été lent à faire le tour de ma maison! 3 ans pourtant c'est 3 fois moins qu'Ulysse revenant de Troie. Ulysse ne voulait pas rentrer à Ithaque, et moi je m'évertue à rester ici, je supplie de ne pas sortir.' L'appartement de Thomas Clerc fait 50 mètres carrés. Il y vit depuis 10 ans. Il y passe la majeure partie de son temps. Sans doute parce qu'il est un homme d'intérieur, il a entrepris d'en faire le tour intégral avec cette espèce de vertige qui le pousse toujours à épuiser la totalité d'un espace.

  • Un voilier en cavale. Un archipel désolé de l'Atlantique sud, glacé comme un bout d'Antarctique.
    Une poignée d'hommes et de femmes qui débarquent là, sur ce chapelet d'îles dérisoires, à mille milles de toute autre présence humaine. Pour y essayer quelle nouvelle vie ? Y prendre quel nouveau départ, en marge du monde et de son obsession du spectaculaire ?
    Dans ce roman que l'Arbalète réédite aujourd'hui s'annoncent déjà, dans un mélange de burlesque et de poésie, la plupart des thèmes chers à l'auteur : le désir d'intensité, la tentation sécessionniste, le rêve d'une vie vraie.

  • Ville nouvelle

    Agnes Riva

    Début des années 1990, Chrystelle vient de perdre son père qui lui a laissé un deux-pièces au 15e étage d'une résidence d'une ville nouvelle de la banlieue parisienne. C'est dans cet appartement, typique des années 70, que débute la nouvelle vie de Chrystelle. Elle a 19 ans et s'y installe avec son petit ami Luc qui vient d'être embauché comme urbaniste par la ville. Chrystelle, inscrite en fac d'anglais, tente de prendre ses marques dans l'appartement en attendant le début des cours. Luc et la jeune femme rencontrent leurs voisins et se lient d'amitié avec Nadia, une trentenaire, mère de trois enfants. Mais Chrystelle délaisse vite ses études pour traîner avec un groupe de jeunes communistes croisés à la fac. Elle est très attirée par Thierry, qui vit dans une cité-jardin, contrepoint de l'urbanisme violent de la résidence. Luc, toujours amoureux de Chrystelle, rêve de devenir père. Chrystelle, déboussolée, se demande si elle a fait les bons choix...L'écriture d'Agnès Riva touche au plus juste et témoigne d'une réelle authenticité : l'auteur restitue avec finesse l'atmosphère qui se dégageait de ces villes nouvelles dans les années 1990 et l'espoir qu'elles suscitaient. Elle donne une photographie sensible d'un moment charnière dans la vie d'une jeune femme : Chrystelle découvre la sensualité, la vie de couple, l'engagement politique... Alors que ses parents ouvriers ont tout fait pour qu'elle connaisse une vie meilleure, lentement elle apprend à faire la part entre rêve et réalité. Un humour discret traverse tout le récit, et y instille un charme très particulier.

  • En rééditant L'enfant criminel, la collection « L'Arbalète » poursuit son travail de mise en avant de son fonds Jean Genet.
    Après les rééditions successives de L'atelier d'Alberto Giacometti en 2007 (à partir de photographies restaurés), du Funambule, en 2010, « L'Arbalète » republie L'enfant criminel, devenu depuis longtemps introuvable.
    Écrit pour la Radiodiffusion française à la demande de Fernand Pouey - le fameux producteur qui commanda Pour en finir avec le jugement de dieu à Antonin Artaud, un an auparavant - L'enfant criminel a été interdit de diffusion en 1949 avant même d'être enregistré. Dans ce texte dérangeant et scandaleux, Jean Genet glorifie la délinquance et le crime. À l'appui, il évoque son expérience de la colonie de Mettray, ce bagne pour enfants où il fut enfermé et exploité comme paysan jusqu'à sa majorité. Une attaque frontale contre la morale hypocrite de l'époque, ses juges et ses bourgeois. Lyrique, rageur, censuré, L'enfant criminel est à la fois un manifeste et un texte aux accents poétiques, porté par l'idée de la voix et du chant.
    Cette édition reprend la présentation originale, choisie par Genet, de ce livre : en couverture figure une photo déchirée représentant un jeune colon de Mettray devant la porte de sa cellule ;
    Au début du texte est reproduit un de ses plus célèbres portraits, à seize ans en 1927. Une brève notice historique retrace le contexte dans lequel ce texte a été écrit et publié.

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