Descartes & Cie

  • Entendons que l'inouï doit nommer, non pas l'exceptionnel, le rare ou l'extraordinaire, avec lesquels on est tenté de le confondre, mais bien le plus commun et le plus ordinaire : la couleur du ciel ou qu'on est en vie. Si l'on ne l'entend pas, s'il reste « in-ouï », c'est seulement qu'il déborde les cadres constitués, bornés, de notre appréhension. Ce débordement n'est donc pas celui de notre expérience, mais de ce que nous avons laissé rabattre, à notre insu, en « expérience ». C'est pourquoi, n'y accédant pas, nous le rangeons, pour nous en débarrasser, à l'extrême bout de cette expérience, le casant dans l'extraordinaire, l'exceptionnel ou l'insolite.
    Or nous pourrions déborder ces cadres trop étroits bordant - bornant - notre appréhension, aussi bien de l'entendement que de la perception. Sans plus, dès lors, avoir à poser d'en-soi ou d'absolu séparé dans son Au-delà, comme l'a fait la métaphysique.
    En quoi l'inouï se révèle un concept vecteur de notre modernité, à la fois philosophique et poétique. En quoi aussi vivre à hauteur d'inouï pourrait devenir le mot d'ordre d'une nouvelle éthique.
    Un séminaire s'est tenu à partir de l'essai de François Jullien, L'Inouï (Grasset, 2019), le 29 novembre 29, au Patronage laïque Jules-Vallès, sous la direction de François L'Yvonnet.
    Les contributions réunies ici mettent en débat ces premières propositions.

  • François Jullien est le philosophe français contemporain le plus traduit dans le monde. Ce qui caractérise son oeuvre est la diversité des concepts qu'il propose (écart, seconde vie, transformations silencieuses, dé-coïncidence, etc...) qui sont utilisés dans de multiples champs (politique, culture, littérature et art).

    De ce travail philosophique, si délibérément novateur, le présent ouvrage, l'un des premiers de cette ampleur, s'attache à montrer le mouvement qui l'a porté, de ses débuts sinologiques à ses avancées conceptuelles récentes. Il propose ainsi une lecture d'ensemble d'une oeuvre qui met en évidence un principe : philosopher c'est s'écarter.
    C'est aussi une lecture personnelle avant tout sensible au dynamisme d'une pensée dont les résonances dans la culture actuelle sont innombrables.

  • Comment inverser les spirales d'escalade, ramener la paix dans un conflit collectif et même en guerre civile ; en somme, rapprocher des adversaires de longue date ?
    Comment les aider à se reparler, s'écouter, négocier et s'accorder ? L'intensité des conflits partout dans le monde, au Moyen Orient ou en Afrique, en Amérique ou en Europe, appelle à un changement radical pour moins s'agresser, s'ignorer ou se détruire. La médiation a le pouvoir d'y contribuer.
    C'est dans l'Afrique des Grands Lacs que l'auteur a facilité des rencontres entre représentants de forces ennemies. Il en présente le récit dans ce livre. Comment agit-il, en pleine conscience des contextes sensibles où il intervient ? Comment des parties qui se haïssent arrivent-elles déjà à se réunir dans un même espace, à recréer la confiance, à dialoguer, à s'expliquer et se reconnaître, sans renoncer à leurs convictions ? Comment, par le dialogue, saisissent-elles le pouvoir inouï d'une négociation responsable et en tirent-elles des joies inespérées ?
    En consacrant quelques jours de leur vie à une telle rencontre improbable, des opposants, sensibilisé par un tiers extérieur, ont redécouvert l'humanité de leurs ennemis. Cette expérience nouvelle a mobilisé des expériences de communication et des jeux de rôles. Des échanges approfondis ont favorisé des relations apaisées, mais aussi des solutions mutuellement bénéfiques.
    Ces ateliers de médiation ont transformé la manière dont nombre de participants ont négocié leur sortie du conflit. L'auteur, réaliste, prouve aussi que le succès ne se vérifie qu'une fois que les accords obtenus sont exécutés dans les faits et consacrés dans la durée.
    Et si on s'inspirait de telles expériences quand nos conflits partent en vrille ? Si syndicats et patronat, bandes rivales et policiers, adversaires politiques ou autres, étaient invités à une médiation de prise de conscience de soi et de l'autre, pour négocier tout autrement ?

  • Jean Baudrillard (1929-2007) sociologue, philosophe, écrivain ?
    Il faut se garder de ces découpages réducteurs. Toute l'oeuvre de Jean Baudrillard introduit une liberté et une singularité dans la pensée. Qui la lit avec attention devient un gardien de cette singularité et de cette liberté.
    Jean Baudrillard est l'un des penseurs français les plus connus dans le monde. Un classement mondial des intellectuels, au début de ce siècle, le plaçait dans les premiers rangs des personnalités vivantes, à la première place des Français. Bien sûr, ces classements n'ont guère de sens mais ils indiquent l'écart immense existant entre l'image française et l'image mondiale.
    Son oeuvre ne présente pas une « vision » du monde, un système philosophique préconçu permettant de le réinterpréter. Sa position plus modeste, plus respectueuse de la réalité (se faire « objet », « objectif » ), vise à saisir le réel à l'aide d'opérateurs mentaux proposés par le langage. Car pour lui, le langage est ce « qui nous précède de loin, et se retourne sur nous pour nous penser », pour nous séduire et nous inviter à jouer avec lui.
    Comment apprendre le langage de Baudrillard ? Les accès sont multiples et peuvent être choisis en fonction des intérêts de chacun.
    Sociologues et ethnologues liront ou reliront ses premiers livres sur la consommation et la communication. Avec une mention particulière pour Le miroir de la production, critique radicale d'un certain marxisme. Les disciples de Foucault ne doivent pas oublier de lire Oublier Foucault, critique acérée mais respectueuse de la vision foucaldienne d'une société disciplinaire. Il faut citer aussi De la séduction car ce thème est constamment présent, dans une acception profonde et spécifique, dans toute son oeuvre. Et aussi L'échange impossible et Figures de l'altérité où l'on trouve une belle et énigmatique définition de l'intelligence selon Baudrillard : il n'est d'intelligence que de l'autre.
    Mentionner aussi Amérique, un voyage dans la fiction subtilement mêlée au réel, à rapprocher des derniers livres évoquant la destruction des Twins Towers.
    On peut aussi se reporter aux livres d'entretiens (Mots de passe, Le paroxyste indifférent) qui donnent des clefs très utiles, et, bien sûr, au Cahier de l'Herne qui lui a été consacré. Enfin et surtout aux cinq volumes de Cool memories, un monument fait de fragments qui dessinent à la fois une image discrètement intime de l'auteur, une approche ironiquement philosophique et un jeu poétique avec le langage.
    Les six textes qui composent cet ouvrage, construits autour de six mots de passe (disparition, destin, réel, jeu, valeur, altérité), s'inscrivent dans ce souci de protéger la singularité de sa pensée. Ils s'efforcent aussi d'utiliser ces mots comme des clefs pour explorer des voisinages, des affinités ou des oppositions, avec d'autres auteurs ou avec des thèmes d'actualité.

  • Ce livre est consacré aux énergies qui remplaceront le pétrole, le gaz et le charbon.
    Face à la menace du changement climatique provoqué par les émissions additionnelles de gaz à effet de serre, faire des économies d 'énergie n'est pas une stratégie viable à long terme et à l'échelle mondiale. Le monde a besoin, au contraire, d'utiliser, de façon adéquate, beaucoup plus d'énergie.
    Pour répondre à cette exigence, il faut développer la production d'énergies renouvelables sans impact négatif sur l'environnement. Ces énergies sont diverses :
    éoliennes, y compris maritimes, panneaux photovoltaïques, énergie hydroélectrique et géothermique. Ces énergies ont cependant besoin, pour être pleinement et commodément utilisées, d'un vecteur de conservation et de transport, en l'occurrence l'hydrogène obtenu par électrolyse de l'eau. Ce qui peut se réaliser sans aucun impact négatif sur l'environnement et même parfois avec un impact positif, d'où la notion d'énergie ultraverte.
    Dans cette perspective, ce n'est pas l'énergie qui est rare, mais l'espace. L'espace permettant de recueillir et de conserver l'énergie en excès que reçoit notre planète. Il en résulte que la question de l'énergie de l'avenir concerne en premier lieu les territoires.
    Et que si les enjeux sont mondiaux, les solutions doivent être organisées par des acteurs locaux, qui ne se résignent pas à un futur subi passivement mais créent un avenir par leurs projets innovants.
    L'énergie est notre avenir. Inventons les nouvelles formes de sa production, de sa conservation et de son utilisation.

  • Premier diplomate du Royaume, Mohammed VI est aujourd'hui le souverain des Africains, après une campagne politique sans précédent qui a conduit à un consensus avantageux sur la question du Sahara.
    Monarque aussi proche des cours d'Espagne et d'Angleterre qu'à son aise avec Vladimir Poutine, il a également « porte ouverte » à l'Élysée, quel qu'en soit le Président.
    Souverain d'un royaume complexe, où la modernité du XXIe siècle côtoie au quotidien le poids des traditions millénaires, Mohammed VI règne sans heurts perceptibles avec un Gouvernement et une majorité politique résolument islamistes.
    Homme d'affaires, il fait réaliser de grands investissements (centrales solaires, TGV, autoroutes, etc.) dans un pays sans véritables ressources naturelles.
    Diplomate, il impose son propre style, une fusion de modernité avant- gardiste, de goût sincère pour les arts et les lettres, et d'habileté politique. Comment parvient-il à gérer tous ceux qui tentent de faire du Maroc leur terrain de jeu ? Quelles sont ses positions face à l'Algérie à Israël, aux États-Unis, aux Princes arabes, ainsi qu'au fondamentalisme islamiste ?
    Les auteurs, indépendants de tout lobby, caste ou milieu, marocain ou étranger, ont choisi de concentrer leur analyse sur la période 2011- 2019. Pour ce faire, ils disposent de nombreux contacts et autres sources, parfois inédites. Il est indispensable que le livre soit édité en France, mais aussi distribué au Maroc.

  • Les voix

    Claudio Magris

    27 65 04, oui, c'est le bon numéro.
    Le 32 64 29, c'est peut-être encore mieux, comment ça peut-être ? Sûrement oui ! Aucune comparaison possible avec cette intonation ironique et douce, profonde comme la neige, une neige chaude, moelleuse, une couverture douillette qu'on rabat sur sa tête, les chiens de traîneau font comme ça et ils sont très bien là-dessous, dans cette tiédeur... Mais chaque chose en son temps. Avec les voix aussi, il faut savoir respecter le moment et les circonstances.
    Surtout avec les voix, autrement si l'une d'entre elles ouvre la bouche au mauvais moment, fût-elle la plus belle, c'est un désastre, c'est comme accorder un violoncelle au bistrot, pendant qu'à la table voisine, on joue de l'accordéon et on chante des chansons paillardes... Mais voici venir l'heure du 27 65 04. Voilà, les trois sonneries, puis la musique...

  • Dans les années 1940-50, Edgar Morin qui avait alors un peu plus de vingt ans écrivait des poèmes sur un cahier d'écolier. Ils sont restés à l'état de manuscrit pendant près de 70 ans, mis à part quelques uns publiés dans le Cahier de L'Herne (2016) sur lesquels leur auteur a conservé tous ses droits. Une grande partie d'entre eux évoquent le Métropolitain de l'époque.
    Par exemple :
    « Entendez vous le bruit de la mer ?
    C'est le métro qui roule sous terre Entendez-vous les vitres vibrer ?
    Le métro souterrain est passé... » L'auteur a bien voulu nous confier ces poèmes pratiquement inédits auxquels il a ajouté des oeuvres plus récentes.
    Par exemple :

    « Ça sonne / Personne / Répondeur / Malheur / Détresse Tristesse / Non laisse / La caresse / D'un sms » Ce livre nous fait découvrir un autre Edgar Morin, un homme qui vient de publier un roman (un inédit de jeunesse également), qui va encore au cinéma deux fois par semaine. Un homme gourmand, chantant, dansant, écrivant chansons et poèmes, loin du sociologue que l'on voit souvent intervenir dans les médias.

  • La médiation est une pratique qu'il importe de penser.
    D'abord parce que son développement est récent et que ce n'est pas seulement un métier. Au moment où les diverses formes de ce métier prennent une importance croissante, où des institutions se mettent en place pour organiser une profession, le socle théorique des pratiques mobilisées doit être assuré, précisé, consolidé. Comme ont été consolidés, depuis longtemps, la justice, la figure du juge, le statut du tribunal.
    Penser la médiation c'est aussi la distinguer. De pratiques ou de procédures voisines, se présentant sous le même terme mais qui sont différentes, justement parce qu'elles ne sont pas situées sur le même socle théorique.
    Deux médiateurs de formations différentes, Bertrand Delcourt et Marc Guillaume, ont présenté, à partir de leurs expériences propres, des concepts qui leur semblaient en mesure d'ouvrir des possibles et de donner une place définie à la médiation.
    Dans cette démarche, ils ont rencontré des concepts élaborés par François Jullien. Plus particulièrement ceux qu'il a proposés à la psychanalyse mais aussi d'autres concepts développés dans la brève bibliographie au début de cet ouvrage. C'est donc très naturellement qu'ils ont invité cet auteur à réagir à leurs travaux, d'où il a tiré la postface qui conclut ce livre.

  • Pour beaucoup, l'affaire est entendue : d'ici peu, une dizaine d'années tout au plus, le véhicule autonome (VA) aura envahi nos vies, bouleversé nos villes, transformé nos modes de déplacement voire réglé la question du réchauffement climatique. À n'en pas douter, le véhicule autonome sera la première application d'envergure de l'intelligence artificielle.
    Faut-il prendre pour argent comptant ces affirmations souvent approximatives ?
    Pour la première fois, deux des meilleurs spécialistes de la question passent au crible toutes ces certitudes. Ils ont travaillé un an pour cet essai critique, collecté les études disponibles dans le monde entier, débattu de leurs points d'accord et de désaccord. Ils livrent la première analyse d'envergure sur le véhicule autonome.
    La fascination suscitée par l'intelligence artificielle et la compétition entre géants de l'ancien monde (les constructeurs automobiles) et du nouveau (les géants du numérique) ont focalisé l'attention sur les questions technologiques et industrielles. Mais comment un objet aussi disruptif que le VA pourrait-il ne pas bouleverser aussi nos vies, notre expérience de l'espace, de la ville, de la mobilité et ainsi dessiner un nouveau monde, pour le pire ou le meilleur ?* Les auteurs dressent les contours des évolutions sociétales possibles, des plus attendues aux plus surprenantes.
    Quelle pourraient être la place des pouvoirs publics et celle des opérateurs des VA ? Quels seront les garants juridiques des déplacements ? Ira-t-on vers l'apparition de tiers de confiance inédits ? Le VA servira-t-il principalement à des usages individuels ou collectifs, personnels, familiaux ou professionnels ? Le VA peut- il contribuer à une décélération du nombre de déplacements individuels, à un bouleversement de l'économie des transports en commun ? Quelles seront ses conséquences sur la transition énergétique et l'évolution d'un marché mondial des transports hautement concurrentiel ?

  • Poésie, contes, romans, épopées, théâtre : le cheval a envahi le champ immense de la littérature de tous les temps et tous les pays. Personnage principal ou secondaire, vénéré ou redouté, symbolisant parfois la vie, parfois la mort, cet animal à la fois fort et fragile, masculin et féminin, hante notre imaginaire, sans discontinuer, depuis l'Antiquité, jusqu'à nos jours : « de Homère à Homéric », résume Jean-Louis Gouraud qui, depuis un bon demi-siècle, fréquente avec autant d'assiduité les manèges que les bibliothèques.
    En ces lieux cohabitent harmonieusement des personnages aussi différents que Xénophon et Buffon, Montaigne et La Varende, Flaubert et Tolstoï, AbdelKader et Apollinaire, Du Bartas et Bartabas.
    On retrouvera ces compagnons indispensables, et d'autres, dans les pages de ce livre.

  • La nature est au centre du travail de Christine Jean. Espace et lumière dominent dans ses toiles et ses lavis d'encre où les repères d'échelle disparaissent. Elle a peint au Moyen-Orient, en Afrique, au Viêt Nam, en Inde, en Picardie... Elle a su intérioriser l'influence orientale privilégiant les forces naturelles et subjectives, en l'alliant aux forces objectives de l'Occident.

  • A partir d'anecdotes et une suite d'oeuvres placées sous le thème des boîtes à secret, le peintre Milshtein revient aux sources de sa création. C. Urjewicz lui donnant la réplique, il retrace son enfance dans l'Union Soviétique en guerre, à une époque où il doit fuir l'avancée des troupes nazies, relate son espérance de revoir son père déporté en Sibérie et de trouver un refuge.

  • La négociation qui s'est déroulée à Genève du 1er au 3 juin 1988 et qui visait à la reprise des relations diplomatiques entre la France et l'Iran s'est faite dans un secret absolu. Le président François Mitterrand, à l'unisson avec le ministre des Affaires étrangères Roland Dumas, tenait à ce que l'évènement soit caché et ignoré de tous. Sans doute pour ménager une opinion française alors largement hostile à l'Iran de l'ayatollah Khomeyni et aussi à cause de la méfiance profonde qu'il nourrissait à l'égard des médias et plus encore des services secrets.
    Ce récit reproduit l'intégralité des pourparlers de Genève auquel l'auteur a apporté quelques commentaires sur l'ambiance de la négociation, ses contournements et ses méandres. En prolongement de ce récit, une chronologie des faits les plus marquants qui ont suivi la réouverture de notre ambassade à Téhéran le 1er juillet 1988 a été ajoutée. Leur enchaînement éclaire d'un jour singulier les avatars de la négociation proprement dite. Et permet de saisir la portée de l'accord intervenu à Genève, alors que plus de trente après on s'interroge encore sur les mythes et réalités de l'Iran islamique. Toujours est-il que dans les mois qui suivirent la négociation on assista à des évènements qui reflétaient l'environnement très particulier des relations séculaires entre la France et l'Iran.

  • Du 27 novembre au 2 décembre 2017, l'Ambassade du Gabon en France a accueilli une exposition « Léon MBA : 50 ans après », organisée en la mémoire du premier président de la République gabonaise. Il a été mis à la disposition du public de nombreuses photos, des archives sonores, des écrits de l'homme et sur lui, ainsi que ceux sur le Gabon et l'Afrique de son époque, donnant ainsi à découvrir une vie riche d'expériences diverses.
    Parallèlement à l'exposition, se tenait un colloque international sur le même thème. Le présent ouvrage collectif rassemble, pour l'essentiel, les communications présentées à cette occasion. Un intérêt bien particulier a été porté à la trajectoire politique inflexible de Léon MBA, construite patiemment, en surmontant avec panache échecs - dont celui du projet de départementalisation du Gabon - et moments de doute, dans un contexte historique où la France pesait encore de tout son poids impérial sur le destin du Gabon.
    L'étude de cette trajectoire politique d'un personnage singulier introduit à une autre histoire que celles souvent racontées à propos de son expérience de la gestion des hommes, de son action politique et de sa diplomatie, en un mot, de sa gouvernementalité.
    Ont contribué à cet ouvrage :
    Grégoire BIYOGO, Flavien ENONGOUE, Christiane MBA, Lucie MBA, Théophile MBA ANDEME, Michel MADOUNGOU, Mireille Flore MENGUE MOTO, Patrick MOUGUIAMA DAOUDA, Patrice MOUNDOUNGA MOUITY, Bonaventure MVE ONDO, Albert NGOU, Isidore Calixte NSIE EDANG, Moïse NSOLE BITEGHE, Ahmedou OULD ABDALLAH, Louis PERROIS, Steeve Robert RENOMBO, Jean-Henri REVIGNET-INGUEZA, Marc-Louis ROPIVIA, Guy ROSSATANGA-RIGNAULT, Arthur SABI DJABOUDI et Pierre Franklin TAVARES.

  • Ce numéro 25ème de la revue area s'intéresse au patrimoine et souhaite proposer un bilan de ce qui forge l'art et notre culture.
    Le patrimoine fait appel à l'idée d'un héritage légué par les générations qui nous ont précédées, et que nous devons transmettre intact ou augmenté aux générations futures.
    Ce numéro pose donc la question du passé mais surtout de son interprétation présente, et montre que le patrimoine est aussi affaire d'idéologie; porteur de sens et de discours. La revue area interroge des penseurs, des artistes, des politiques, des historiens mais aussi d'importantes institutions internationales.
    Elle met ainsi au jour les grandes problématiques qui sous tendent cette notion :
    Qu'est ce qui devient patrimoine?
    Quel lien entre cette notion et la propriété?
    Dans quelle mesure le patrimoine définit-il une identité?
    Quelles sont les attitudes neuves par rapport au patrimoine?
    Qu'est-ce que le patrimoine immatériel?
    Quel est le lien entre patrimoine et modernité?

  • Comment se déploie aujourd'hui le féminin dans la création artistique ?
    Il n'y a pas de réponse unique, le féminin est pluriel et sa richesse d'autant plus grande.
    40 ans après les mouvements de libération des femmes Où en sont les combats des femmes et la création féminine ?
    Une nouvelle image des femmes émancipées par l'oeuvre qu'elles proposent à la société se dessine t-elle ?
    La parité est-elle rentrée dans les faits de l'art ?
    Puisqu'il est question de sensibilité, qu'est-ce que le féminin aurait apporté à l'imaginaire de nos sociétés ?
    Essentiellement tournée vers des artistes plasticiennes, la revue interrogera des artistes majeures qui ont contribué à modifier les paysages artistiques dans tous les domaines de la création...
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