Victor Segalen

  • Oeuvres t.2

    Victor Segalen

    • Gallimard
    • 12 Novembre 2020

    Segalen, médecin de la Marine, ausculte le monde comme un grand corps. Faire de ce monde une part de soi, tel est pour lui l'enjeu de la littérature. Plus que d'autres, il a le don de percevoir la multiplicité du visible, l'instabilité des choses, la variété du sensible. L'exotisme est son affaire, mais pour en aborder les thèmes il a soin, précaution rare en son temps, de se débarrasser du poncif "palmier - chameau - casque colonial".
    Son appétence pour le divers n'est pas d'ordre ethnographique. Ce qu'il vise, c'est "une Esthétique du Divers". A sa mort à quarante et un ans, en 1919, trois livres seulement avaient paru : Les Immémoriaux, Stèles et Peintures. Des milliers de feuillets manuscrits attendent éditeurs et lecteurs. Les efforts d'Annie Joly-Segalen font peu à peu sortir de l'ombre cet édifice virtuel, "poésie encore ignorée et au sein de laquelle vit un mystère" (Pierre Jean Jouve, 1955).
    C'est sans doute cette lente maturation qui a fait de l'oeuvre de Segalen notre contemporaine inattendue. La nature des manuscrits, lieu d'un dialogue de l'auteur avec soi-même, interroge la notion même d'oeuvre et rend illusoire toute idée d'exhaustivité. Les genres, fiction, poésie, journal, essai, sont soit combinés, comme dans Le Fils du Ciel, projet d'art total, soit déjoués : "J'étouffe dans le Roman ! "En respectant comme jamais la présentation des documents autographes (images comprises), la présente édition ne renouvelle pas seulement la lecture du Fils du Ciel ou de l'Essai sur l'exotisme ; elle rend aux textes leur mouvement propre, celui d'une marche vers l'idée grandiose, et chimérique, que l'auteur se faisait de l'oeuvre à laquelle il les destinait.

  • Oeuvres t.1

    Victor Segalen

    • Gallimard
    • 12 Novembre 2020

    Segalen, médecin de la Marine, ausculte le monde comme un grand corps. Faire de ce monde une part de soi, tel est pour lui l'enjeu de la littérature. Plus que d'autres, il a le don de percevoir la multiplicité du visible, l'instabilité des choses, la variété du sensible. L'exotisme est son affaire, mais pour en aborder les thèmes il a soin, précaution rare en son temps, de se débarrasser du poncif "palmier - chameau - casque colonial".
    Son appétence pour le divers n'est pas d'ordre ethnographique. Ce qu'il vise, c'est "une Esthétique du Divers". A sa mort à quarante et un ans, en 1919, trois livres seulement avaient paru : Les Immémoriaux, Stèles et Peintures. Des milliers de feuillets manuscrits attendent éditeurs et lecteurs. Les efforts d'Annie Joly-Segalen font peu à peu sortir de l'ombre cet édifice virtuel, "poésie encore ignorée et au sein de laquelle vit un mystère" (Pierre Jean Jouve, 1955).
    C'est sans doute cette lente maturation qui a fait de l'oeuvre de Segalen notre contemporaine inattendue. La nature des manuscrits, lieu d'un dialogue de l'auteur avec soi-même, interroge la notion même d'oeuvre et rend illusoire toute idée d'exhaustivité. Les genres, fiction, poésie, journal, essai, sont soit combinés, comme dans Le Fils du Ciel, projet d'art total, soit déjoués : "J'étouffe dans le Roman ! "En respectant comme jamais la présentation des documents autographes (images comprises), la présente édition ne renouvelle pas seulement la lecture du Fils du Ciel ou de l'Essai sur l'exotisme ; elle rend aux textes leur mouvement propre, celui d'une marche vers l'idée grandiose, et chimérique, que l'auteur se faisait de l'oeuvre à laquelle il les destinait.

  • Oeuvres I, II

    Victor Segalen

    • Gallimard
    • 12 Novembre 2020

    Coffret de deux volumes vendus ensemble

  • Les immémoriaux

    Victor Segalen

    • Points
    • 27 Février 2020

    À vingt-cinq ans, Victor Segalen débarque à Tahiti. Le diagnostic s'impose à lui : confrontée à la puissance de destruction dont l'Europe est porteuse, la culture polynésienne se meurt. Dès lors, le poète s'emploie à recueillir les derniers témoignages de cette civilisation. Quant à la langue sacrée des Polynésiens, il la réinvente par une prose sans exemple. Paru en 1907, ce chef-d'oeuvre demeure irremplaçable.

  • Stèles

    Victor Segalen

    • Gallimard
    • 7 Décembre 1973

    «Lorsqu'en 1909 Victor Segalen a l'idée de Stèles, il cherche délibérément en Chine non pas des idées, non pas des sujets, mais des formes qui sont peu connues, variées et hautaines. Il va ainsi se servir de ce qu'il trouve pour traduire ce qu'il sent, et ce qu'il trouve, c'est la forme de la Stèle. Forme:dans tous les sens du mot, la masse dressée et ce qu'elle porte. Un rectangle allongé qui s'élève dans la campagne, dans un temple, à l'entrée d'une ville, sur le bord d'un chemin -, et un dict lapidaire, une épigraphe tracée au burin dans la pierre, qui vante les victoires d'un général ou la beauté d'une favorite. Ce sont ces deux définitions de la forme de la stèle que Segalen utilisera. Elles sont à lui:elles sont en Chine, au milieu du monde. [...] Voilà pourquoi la Chine n'est finalement ici qu'un alibi, qu'un prête-nom:l'exil le plus total, donc, qui se puisse concevoir. Et les Stèles elles-mêmes... À son ami Henry Manceron, Segalen écrit précisément:Un pas de plus et la 'Stèle' se dépouillerait entièrement pour moi de son origine chinoise pour représenter strictement:un genre littéraire nouveau, - comme le roman, jadis, issu ou non d'une certaine Princesse de Clèves, ou de plus haut, en est venu à Salammbô, puis à tout, puis à rien du tout. Il est possible que plus tard, dans très longtemps, je donne un nouveau recueil de 'stèles' et qu'elles n'aient de la Chine même pas le papier. Et les Stèles elles-mêmes sont la forme rigoureuse que s'est taillée Segalen dans son habit de Chine, simplement pour dire. L'habit de Chine demeure, coloré, apparent, mais ce qui compte en filigrane du poème et ce qui nous occupe ici, c'est moins l'habit que le patron. Et le patron, la découpe, c'est la langue même de Segalen, neuve s'il en est.» Pierre-Jean Remy.

  • Essai sur le mystérieux

    Victor Segalen

    • Rivages
    • 17 Mars 2021

    Dans un projet  intitulé : « Essai sur le Mystérieux », Segalen défend les droits de l'Imaginaire et étudie son conflit avec le Réel. Nous proposons une nouvelle édition de cet essai de Segalen, qui ne sera pas publié dans la nouvelle édition de ses oeuvres en cours de publication dans la « Bibliothèque de la Pléiade ».

  • Un grand fleuve

    Victor Segalen

    • Sillage
    • 1 Mars 2006

    C'est le destin de tous les grands fleuves que d'être unique au monde, et chacun pour lui sans jamais pouvoir en toucher d'autres autrement que pour l'absorber. Le Fleuve, même si proche, ignore tous ses congénères. Il ne se sépare de l'immense nappe souterraine que pour couler aussitôt une âpre vie singulière, isolée par des barrières que jamais son Génie ne surmontera, et de là, on sait vers quel néant marin il se dissout...

  • Lettres d'une vie

    Victor Segalen

    • Gallimard
    • 28 Novembre 2019

    On recense à ce jour 1 530 lettres de Victor Segalen envoyées à ses parents, sa femme, ses amis et ses maîtres, lors de ses voyages et de longs séjours loin d'eux. Le choix proposé dans ce volume offre un portrait complet du médecin de marine, archéologue, sinologue, bibliophile et « maître imprimeur », dessinateur et photographe, musicien, mais par-dessus tout poète, aussi bien dans ses compositions littéraires que dans ses travaux les plus érudits. Victor Segalen est en effet un remarquable épistolier et cette correspondance dans laquelle il se dévoile et s'explique, où il se peint presque quotidiennement, non de l'extérieur, mais « en lui -même, et du dedans en dehors » remplace fort heureusement le journal intime qu'il brûla peu de temps avant sa mort, et l'« Essai sur soi-même » resté à l'état de projet.
    Ces lettres, écrites sur le vif, sans retouches ni repentirs, sont une transcription de la vie immédiate, un miroir des événements qui se déroulent autour de lui, depuis la révolution chinoise de 1911 jusqu'à la première guerre mondiale et la révolution russe : elles sont un reflet fidèle de ses émotions, mais aussi de ses doutes, ses dépressions, son moi intime. Mais l'autre moi, celui de l'homme d'action et de terrain n'est pas loin, qui « jongle du temps à l'espace », d'un continent à l'autre, d'une civilisation en voie de disparition à une autre quatre fois millénaire.

    Édition établie, présentée et annotée par Dominique Lelong et Mauricette Berne.

  • René Leys

    Victor Segalen

    • Folio
    • 14 Mars 2000

    «René Leys vous donne le ton exact de certains Moments chinois, qui durèrent parfois des mois entiers ; ces journées qui s'ouvraient dans le lever de la paupière de l'aube... de bons chevaux attendant dans la cour où crevaient tous les matins les fleurs de Lotus de la grande vasque... Retour vers dix heures, après la conquête toujours nouvelle de la plaine impériale. Puis l'après-midi studieuse sur les caractères et les textes ; le crépuscule sur la Muraille qui possède la ville. Je me souviens d'un Certain Ciel qui entra tout entier dans mon coeur. Et l'arrière-soir, une partie de la nuit, se passait bien véridiquement à Ts'ien-men-waï, dans le tohu-bohu des couleurs de lumière, le turbulent mystérieux des cours compliquées, des théâtres, de la scène et de ce qui se passe derrière toute la scène du monde...
    Le lendemain était pur, renouvelé ; un goût de jour neuf dans la bouche.» (Lettre de Segalen à Hélène Hilpert, avril 1919.)

  • Essai sur l'exotisme

    Victor Segalen

    • Librairie generale francaise
    • 3 Mars 1986

    "A sa mort, en 1919, l'énigmatique Victor Segalen n'avait publié que trois ouvrages - Les Immémoriaux, Stèleset Peintures -, lesquels annonçaient déjà la puissance d'une oeuvre qui, paradoxalement, restait à venir. Car Segalen avait beaucoup écrit pendant sa brève existence de quarante années et cet Essai sur l'exotisme fait partie d'un ensemble posthume désormais accessible. Très tôt, en effet, Segalen avait formé le projet de réévaluer la notion d'exotisme. De lui redonner une authenticité, une plénitude, qui lui avaient été confisquées par la mode littéraire issue de Bernardin de Saint-Pierre. Pour lui, l'exotisme, c'est d'abord une catégorie de la sensibilité qui permet de " percevoir le divers ". Et l'exotisme, c'est l'art, subtil, d'accéder à l'autre. Or, au début de ce siècle, à l'heure de l'universalisme colonial, rien n'est moins " politiquement correct " que de tels propos. Aujourd'hui, ce texte a conservé toute sa force et son audace. Servi par une prose incroyablement fraîche, il reste, comme le souhaitait son auteur, un irremplaçable " bréviaire de la différence " qui vaut plus, et mieux, que bien des traités d'ethnologie."

  • Odes / thibet

    Victor Segalen

    • Gallimard
    • 14 Janvier 1986
  • Victor Segalen t.1 ; oeuvres complètes

    Victor Segalen

    • Bouquins
    • 5 Octobre 1995

    Victor segalen (1878-1919) est resté pendant longtemps un auteur méconnu.
    Mais depuis quelques années nous saluons en lui l'égal de nerval ou de lautréamont, eux aussi victimes d'une conspiration du silence.
    Né à brest, segalen, après des études chez les jésuites, choisit la carrière de médecin naval. passionné de littérature, il consacre sa thèse aux névroses dans les oeuvres fin de siècle (les cliniciens ès lettres) et entre en contact avec huysmans et remy de gourmont qui lui ouvre les portes du mercure de france.
    Affecté à un navire mouillé en rade de thyiti, il découvre, après gauguin, la polynésie et sa civilisation frappée à mort par le choc avec l'occident. les immémoriaux évoque les tahitiens d'autrefois et l'agonie de leur savoir traditionnel. de retour à brest (1905-1909), il entre en contact avec debussy et compose pour lui un orphée-roi (qui ne sera malheureusement jamais mis en musique). mais l'orient l'appelle à nouveau.
    Segalen part pour la chine, oú il fait trois longs séjours ; entre 1909 et 1918, il enseigne la médecine et accomplit d'importantes missions archéologiques. dans briques et tuiles, il dit son éblouissement devant les monuments et les paysages chinois et devant la littérature, car il apprend la langue et pousse ainsi beaucoup plus loin la connaissance de l'est que son contemporain paul claudel. ce premier volume de ses oeuvres réunit tous ses textes, de ses débuts à son premier grand séjour en chine.
    Il contient notamment deux textes publiés pour la première fois dans leur intégralité : le maître-du-jour et feuilles de route.

    Les å'uvres complètes en deux volumes de victor segalen réunissent tous les textes connus de l'auteur et les complètent par une série d'inédits. les oeuvres sont disposées dans l'ordre chronologique et regroupées par cycles thématiques. le premier volume couvre les années de jeunesse jusqu'au premier séjour en chine (1909-1913) et contient le cycle des apprentissages, le cycle polynésien, le cycle musical et orphique et le cycle des ailleurs.
    Le second est essentiellement consacré à la chine. cette édition a été préparée par henry bouillier, professeur émérite de la sorbonne et grand spécialiste de l'oeuvre de segalen.

  • Victor Segalen t.2 ; oeuvres complètes

    Victor Segalen

    • Bouquins
    • 5 Octobre 1995

    En 1912, victor segalen (1878-1919) publie stèles, son chef d'oeuvre poétique, luxueusement imprimé à pékin, orné d'épigraphes en calligraphie archaïque ou classique.
    Il s'agit, avec alcools, paru l'année suivante, de l'un des recueils majeurs de la poésie du xxe siècle. il ouvre le cycle chinois des oeuvres de segalen, qui fait suite au cycle polynésien (les immemoriaux, gauguin), au cycle musical et orphique (entretien avec debussy, orphée-roi) et au cycle des ailleurs (imaginaires, briques et tuiles).
    Segalen est de tous les auteurs européens celui qui a le plus profondément pénétré la culture chinoise.
    Il ne se contente pas d'admirer les paysages et les monuments; il parle la langue, est capable de déchiffrer textes et inscriptions. certaines de ses oeuvres sont publiées ici pour la première fois intégralement, ainsi sites et annales secrètes d'après maurice roy. segalen ne sacrifie pas à l'exotisme mis à la mode par les écrivains fin de siècle comme loti. il est pénétré de l'imaginaire chinois. equipée, "voyage au pays du réel", est une odyssée superposant souvenirs et désirs, pour mieux atteindre une immatérielle réalité.
    René leys se présente comme les confidences d'un français sinisé qui se prétend l'amant de l'impératrice. les textes de segalen sont autant d'initiations pour atteindre la "cité violette interdite". pour lui, l'imaginaire est le prolongement, le parachèvement du réel. c'est par l'imaginaire que nous accédons à la connaissance du monde. robert kopp.

  • Peintures

    Victor Segalen

    • Gallimard
    • 5 Novembre 1996

    De même que, dans Stèles, Victor Segalen décrivait des stèles imaginaires, Peintures invente des peintures chinoises, «de longues et sombres peintures soyeuses, chargées de suie et couleur du temps des premiers âges».«Laissez-vous donc surprendre par ceci qui n'est pas un livre, mais un dit, un appel, une évocation, un spectacle. Et vous conviendrez bientôt que voir, comme il en est question ici, c'est participer au geste dessinant du Peintre; c'est se mouvoir dans l'espace dépeint; c'est assumer chacun des actes peints. [...] Vous voilà devenus mes comparses, mes complices. Vous pouvez tout voir, désormais. Regardez donc:je déroule la première de ces Peintures, la Première Magique.»

  • La matière de ce livre est la pierre chinoise considérée dans ses formes statuaires ; c'est l'expression originale de la Chine dans le solide et le volumineux.
    Cette matière, la plus pesante, et encombrante, la plus visible, par une anomalie dont il est peu d'exemples dans l'histoire des arts, se trouve avoir été jusqu'ici la moins vue, tenir la moindre place dans les répertoires déjà copieux des arts - impondérables ou plastiques - du grand pays dont j'ai fait mon objet.

  • Segalen, le futur grand auteur de "Stèles", était médecin de marine quand il a écrit en août 1903 ce récit de voyages à 25 ans.Il raconte qu'il a découvert la maison de Gauguin mort deux mois plus tôt et qu'il a "sauvé" des oeuvres à l'abandon.
    Il a aussi secouru les victimes d'un cyclone dévastateur dans ces îles oubliées de Polynésie.

  • Les origines de la statuaire de chine

    Victor Segalen

    • La difference
    • 10 Janvier 2003

    " le dire de segalen dans les origines de la statuaire de chine n'est plus celui de l'archéologue : il est celui de l'inventeur d'histoire - inventeur de l'histoire - qui substitue le mentir-vrai de la légende au rapporté-faux du chroniqueur.
    Bien plus : ce mentir-vrai repose sur un cheminement personnel qui est au fond une manière de carnet de route de l'imaginaire au sein du pays du réel. segalen se raconte à la rencontre du tumulus fabuleux oú repose le souverain iconoclaste et premier et, ce faisant, de la trouvaille première à l'échec final, nous montre que seule est vraie l'idée qu'il a de la statue perdue. segalen aurait-il trouvé les licornes de légende qu'il cherchait qu'il n'aurait pu mieux nous dire la nécessaire révélation.
    ".

  • Hommage à Gauguin, l'insurgé des Marquises

    Victor Segalen

    • Magellan & cie
    • 18 Septembre 2003

    Voici la maison : une minime chambre ouvrant sur l'atelier dont tout le pignon bée à la lumière.
    Mais le portrait ornementé retient : il s'entoure de scènes frustes et précises, expliquées de légendes et frottées de couleurs mortes ; en tête : la Maison du Jouir. A gauche et à droite deux panneaux où procèdent des figures d'ambres aux lèvres de chair bleutée, en des poses convulsées ou lentes, et qui enseignent en lettres d'or : " Soyez amoureuses et vous serez heureuses. Soyez mystérieuses et vous serez heureuses.
    " Tahiti et les Marquises ont été à la fois le refuge et l'inspiration colorée de Paul Gauguin (1848-1943), Une riche iconographie inédite de ces lieux apparemment idylliques permet de le resituer dans ce décor qu'il a cherché et trouvé pour aller jusqu'au bout de lui-même, fuyant la vie parisienne qui ne comprenait guère sa recherche picturale sans concession.

  • Anglais Victor Segalen in a sound world

    Victor Segalen

    • Strange attract
    • 14 Décembre 2021

    Victor Segalen (1878-1919) a eu l'une des carrières littéraires les plus curieuses de France, appliquant son imagination à la musicologie, l'ethnographie, l'exploration, la médecine, la synesthésie, l'histoire chinoise et l'occulte. Ce recueil rassemble son essai inédit «Les synesthésiques et l'école symboliste» et son roman In A Sound World, une oeuvre de fantaisie concernant un inventeur perdu dans son propre espace harmonique immersif. La formation médicale de Segalen (il avait une carrière de médecin de navire) a inspiré un intérêt pour le lien entre le symbolisme dominant de l'époque et la synesthésie, la condition par laquelle un sens affecte la perception d'un autre. Cette édition comprend également un essai du musicien et historien de la culture David Toop qui explore le contexte historique des idées de Segalen. On y trouve également le livret de Segalen pour Orpheus Rex, une collaboration avec le compositeur Claude Debussy, qu'il utilisera comme une occasion d'explorer plus avant ses concepts synesthésiques.

  • Dans un monde sonore

    Victor Segalen

    • Fata morgana
    • 21 Janvier 2010
  • Un grand fleuve ; les chasseurs et la bête

    Victor Segalen

    • Atelier de l'agneau
    • 15 Septembre 2006

    " Et puis la jonque, au beau milieu, tournoie follement sur elle-même. Sa tête est prise, elle plonge, les fesses en l'air, aspirée, coincée, tenue, bue tout entière par le Fleuve. Aussitôt, la grande bouche est plane, fermée aux autres proies qui peuvent s'y mouvoir à l'aise, et qui, l'on ne sait pourquoi, viennent s'y précipiter aussitôt, attendant peut-être dans leur folie le même sort, peut-être enivrant pour les hommes à la vie temporelle, au corps limité, concrétisé. Parfois le Fleuve leur crache au visage les débris du festin. Car tous ne sont point assimilables à sa chair fluide, et d'autres trop légers s'en vont en scories..."


  • Imaginaires

    Victor Segalen

    • Rougerie
    • 21 Septembre 2015
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