Dargaud

  • Ancien instituteur, Paco les Mains rouges, surnommé ainsi parce qu'il a commis un crime de sang, a été envoyé au bagne en Guyane. Sur place, il doit affronter la réalité d'un monde carcéral où règne la loi du plus fort, où il est question de survie à chaque instant, et tout cela sans avoir le moindre espoir de sortir libre... Un récit marquant et bouleversant.

  • On le surnomme « le marquis des âmes en peine ». De son véritable nom Jean-Baptiste Poulain, ce jeune homme à l'âme généreuse et à l'esprit curieux se heurte aux croyances et à tous les on-dit d'un XVIIe siècle épris de mystère et de surnaturel. En ce temps-là, la science, encore balbutiante, est loin d'avoir pris le dessus sur les légendes et les superstitions solidement ancrées dans les esprits... Créée en 2002 par Matthieu Bonhomme et Fabien Vehlmann, cette série captivante mêle étroitement aventure et fantastique.

  • Il y a bien longtemps, le calife de Bagdad organisa un concours de conteurs. Au gagnant, il promit la richesse et la célébrité ; au dernier, le pal. Le propre fils du calife recruta quatre candidats parmi les meilleurs et leur proposa une alliance et un marché... Dans un vertige narratif parfaitement maîtrisé, c'est par la voix d'un récitant que l'on apprend l'histoire des cinq conteurs - une histoire elle-même faite de nombreux récits. Cela donne lieu à une brillante réflexion sur la force de la parole. Au fait, les contes sont-ils faits pour divertir le travailleur ou pour tenter de changer le monde ?

  • 1er tome de Paco les Mains rouges, un diptyque signé Fabien Vehlmann et Éric Sagot ; témoignage sur le bagne de Cayenne et le sort réservé à ces condamnés que l'on envoyait à l'autre bout du monde...

    Dans ce premier épisode de Paco les Mains rouges, on découvre l'histoire d'un jeune instituteur auteur d'un crime passionnel qui échappe à la guillotine, mais se voit condamné au bagne à perpétuité. Son calvaire commence dès le voyage vers la Guyane. Là-bas, « Paco les Mains rouges », surnommé ainsi parce qu'il a commis un crime de sang, doit affronter la réalité d'un monde carcéral où règne la loi du plus fort, où il faut survivre à chaque instant sans avoir le moindre espoir de sortir libre.

    1er des deux volets de Paco les Mains rouges, avec un cahier graphique en fin d'ouvrage ; une BD sur le bagne de Cayenne et un magnifique roman graphique.

  • Lorsque Fabien Vehlmann le scénariste de Seuls, associé à Gwen, imagina pour la collection « Poisson Pilote » les aventures de ces deux lézards appelés Samedi & Dimanche, il mit en place un univers à la fois poétique, drôle et décalé qui fonctionne merveilleusement. L'une des forces de cette série est d'aborder chaque histoire, qui se déroule sur une île imaginaire, avec second degré : une véritable réflexion sur le sens de la vie. Une merveille à lire et à relire !

  • Ancien instituteur, Paco les Mains rouges, surnommé ainsi parce qu'il a commis un crime de sang, a été envoyé au bagne en Guyane. Sur place, il doit affronter la réalité d'un monde carcéral où règne la loi du plus fort, où il est question de survie à chaque instant, et tout cela sans avoir le moindre espoir de sortir libre... La conclusion de ce magnifique roman graphique est à la hauteur de l'attente !

  • En arrivant à Puy-Marie, riante bourgade auvergnate enfouie dans la neige, le marquis d'Anaon alias Jean-Baptiste Poulain croise des paysans qui semblent fuir le village. À l'auberge où il descend, les choses se précisent : deux fois déjà, à Noël, quelqu'un ou quelque chose a assassiné une jeune fille et l'a laissée les tripes à l'air, les pieds et les mains brûlés, près de la chapelle de la Vierge noire. "Du travail de sorcière? dit la rumeur.

    Cette fois, c'est un peu avant Noël que Rose est retrouvée éventrée, et les villageois en sont sûrs : ce sont les gitans, venus en pélerinage faire des offandes à la Vierge noire, et plus précisément Sarah, celle qui sait lire l'avenir et qui a vendu son âme au diable. Ou alors c'est le curé, car il paraît qu'en lisant la Bible à l'envers, on peut jeter des sorts.

    Le marquis d'Anaon, baptisé "marquis des âmes en peine? depuis ses aventures dans l'île de Brac, se heurtant encore une fois aux superstitions et aux croyances de son époque (le XVIIIe), tente d'empêcher qu'un quatrième meurtre soit commis à Noël. Si bien que cette fois, le Démon de Puy-Marie s'en prend à lui.

    Dans un décor glacial et une atmosphère dramatique, une sombre histoire pleine d'émotions et de personnages déroutants, dont le dénouement, aussi sauvage que les crimes eux-mêmes, apportera enfin la paix au village.

  • Implacablement, elle décime village après village, assassinant sauvagement des familles innocentes, brouillant les pistes et terrifiant la population des Alpes de ses rugissements. Le problème devient si préoccupant que le Roi a du dépêcher une force appropriée : qui, mieux que ses « dragons » pourraient régler le cas de « la Bête » ? Et si la force brute ne suffit pas, le corps d'armée dispose d'un autre atout : le cousin de leur chef, le célèbre Marquis d'Anaon ! Il n'est peut-être pas la plus fine des gachettes mais on raconte qu'il a souvent croisé la route du Malin.

    Plongé en pleine dépression, Le Marquis d'Anaon devra affronter plus d'un démon avant de continuer une route qu'on lui souhaite longue. En effet, il est assez rare d'assister à une telle conjonction de talents : le scénario de Fabien Vehlmann mêle habilement intensité dramatique, humanisme et justesse psychologique. Parfait pendant de cette finesse, Mathieu Bonhomme manie plume et pinceau avec une souplesse et une précision hors du commun, aussi à son aise dans les replis ridés du visage d'un vieux paysan que dans les immenses étendues enneigées des Alpes. Ces deux-là sont jeunes, il est vrai, mais aux âmes bien nées.

  • Après avoir parcouru les routes de France pendant quelques temps, Jean-Baptiste Poulain se permet une petite « pause » parisienne, pendant laquelle il se fait inviter dans quelques salons à la mode, où sa réputation un brin sulfureuse n'est pas pour déplaire. Là, une comtesse espagnole l'invite à la suivre dans son pays. Heureux de cette aubaine le changeant un peu de ses préoccupations souvent morbides, Jean-Baptiste accepte.

    Il se retrouve donc à bord d'un navire en partance pour l'Espagne, l'esprit rempli de jolies promesses d'avenir, d'autant que la comtesse ne lui déplait pas !.. Mais ce sera sans compter sur la fatalité, souvent impitoyable avec le « marquis des âmes en peine ». Leur bateau croisera en effet la route d'un navire fantôme, un esquif dont les passagers ont mystérieusement disparu, et qui semble sous le coup d'une effroyable malédiction. Peu à peu, la peur va s'installer sur le bateau de notre héros, alors que des incidents troublants ont lieu. L'équipage est maintenant persuadé que le Diable lui-même est à bord.

    Jean-baptiste va donc se trouver face à l'un des dilemmes les plus cruels de sa jeune vie : doivent-ils ou non rentrer à Bordeaux, au risque de ramener ce mal sur le continent et de provoquer une épidémie digne de la peste noire ? Ou doivent-ils rester en pleine mer, au risque d'être alors tous condamnés ?..

  • " On raconte qu'aux alentours de l'île de Brac, quand le vent souffle violemment, on peut entendre la voix des trépassés. " Le ton est donné. Nous sommes au XVIIIe siècle sur une île perdue au large de la Bretagne, où Jean-Baptiste Poulain a été engagé comme précepteur de Nolwen, le fils du baron de Brac. Lequel baron a si mauvaise réputation que les villageois l'appellent " l'ogre ".

    En fait, le baron s'avère sympathique, et confus de ne pouvoir présenter Nolwen à son jeune précepteur : il a disparu le matin même avec son cheval. Un caprice de son âge, sans doute. Mais à l'heure du souper, on ramène Nolwen à l'état de cadavre.

    Ayant perdu son emploi, Jean-Baptiste Poulain souhaite rejoindre le continent, mais le bateau est reparti. Il est coincé sur l'île, et les villageois se montrent particulièrement hostiles.

    La légende dit que l'île cache une porte donnant sur l'autre monde, et que la porte a pour gardien un monstre qui tue les enfants. La superstition des villageois fait le reste. Mais la vérité que va découvrir Jean-Baptiste Poulain, concernant le baron, les enfants assassinés et Nolwen - qui a l'air très vivant, pour un mort - est bien pire que la légende. Et les prétentions " scientifiques " du baron, bien pires que les superstitions.

    Dans un décor angoissant de lande bretonne, propice aux mystères, l'histoire d'un jeune homme qui est arrivé " au mauvais endroit, au mauvais moment ". Le premier tome de cette nouvelle série, dont le graphisme et la mise en couleurs servent parfaitement l'atmosphère dramatique, mêle aventure, fantastique et folie humaine avec une maîtrise époustouflante.

  • De retour à Paris, Jean-Baptiste Poulain est convoqué chez un notaire. Il apprend qu'il est l'un des héritiers d'un homme appelé Umberto Leone et qu'il n'a tout simplement... jamais connu !

    Intrigué, il se rend dans l'ancien appartement de cet homme mystérieux où il découvre d'étranges objets ainsi que plusieurs notes. Sa gouvernante lui confie qu'il avait passé les dix dernières années de sa vie en Egypte, obsédé par la grande pyramide de Kheops et qu'il était sur le point de découvrir « le secret des secrets ». Il décide de se rendre sur place, là même où vivait son énigmatique bienfaiteur qui semblait « possédé » par la pyramide de Kheops. Des notables français vivant au Caire vont l'aider à s'installer et très vite le malaise s'instaure entre eux. Jean-Baptiste, gêné par leur arrogance, comprend également que ceux-ci ne lui disent pas toute la vérité sur Leone dont même les circonstances de la mort semblent suspectes.

    Peu à peu Jean-Baptiste mène sa propre enquête, accomplit un fabuleux voyage le long du Nil avant de découvrir la pyramide de Kheops, lieu sacré dans lequel il fera une découverte étonnante... Le secret des secrets ?

  • Georges Méliès fut véritablement l'inventeur du cinéma moderne, le premier à réaliser des effets spéciaux, une révolution pour l'époque ! Mais il est aussi un personnage hors norme qui fut prestidigitateur, réalisateur, décorateur, scénariste, acteur... Il fréquenta Prévert, Houdini, les frères Lumière et les surréalistes firent de lui l'une de leurs icônes. Sans doute trop en avance sur son temps, Méliès connut pourtant de gros problèmes financiers et finit sa vie en tenant une boutique de jouets ! Cet album lui rend hommage en racontant une suite d'histoires courtes dans lesquelles l'esprit et la magie de Méliès perdurent.

  • Fabien Vehlmann et Ralph Meyer : le duo parfait à la base de IAN, une excellente série de science-fiction mettant en scène un androïde très attachant.
    En 2044, les robots prennent de plus en plus de place dans une société américaine militarisée. Parmi eux, IAN, un androïde évolutif voué à devenir autonome. Mais son " inconscient " est bien plus dangereux que le nôtre... Une nouvelle occasion de découvrir IAN, une série intelligente et extrêmement efficace : les quatre tomes réunis dans une intégrale grand format, cartonnée et en couleurs, avec un supplément d'inédits.

  • Une nouvelle collection est née. Fraîche comme un gardon. Pas le genre à nager en eau tiède. Plutôt ... nouvelle vague. Bon. Une fois évacuées les images maritimes et poissonnières, on peut dire que "Poisson Pilote" - dont la partie "Pilote" évoque le journal où naquit une magnifique génération d'auteurs - est une collection pas comme les autres, dans la mesure où elle ressemble plus à une "école" qu'à un ramassis de livres de même format qui parleraient tous de la pêche à la morue, par exemple.

    D'ailleurs, quand "Poisson Pilote" sera devenue culte - ça lui pend au nez -, on la citera comme la célèbre école qui eut le bon goût de naître un 1er avril. (Poisson d'avril, rions un peu...) En attendant, "Poisson Pilote" est une famille (un banc, si vous voulez) d'auteurs spécialement inventifs qui ont avancé dans la BD comme on explore une terre vierge. Pour ne citer qu'eux : David B., Manu Larcenet, Frank Le Gall, Pierre Le Gall, Fabrice Parme, Joann Sfar, Lewis Trondheim.

    Si farfelues que soient leurs trajectoires, elles donnent le sentiment d'une cohérence et d'une exigence : on dirait que ces gens-là ont vraiment réfléchi à cette forme d'art et aux immenses possibilités qu'elle offrait. Ou alors ça leur est venu comme ça, en faisant cuire le café. Allez savoir. Ils existaient déjà, la collection "Poisson Pilote" a été créée pour eux.

    Pour ces auteurs déconcertants qui, un jour ou l'autre, reçoivent le fameux courrier : "Votre projet est absolument formidable mais il n'entre dans aucune de nos collections. Signé : l'éditeur." Les voilà donc rassemblés, heureux comme des poissons dans l'eau. (Ben voyons.) Que leurs histoires se passent au Texas ou à Venise au XVIe siècle, qu'elles racontent une invasion extraterrestre ou les états d'âme d'une mouche, peu importe : ils ont tous une vision forte du monde, inattendue, décalée.

    Ajoutez à ça un graphisme innovant, une gestion élégante de l'absurde, un poil de culture mais pas trop (faut pas charger), de l'intelligence à revendre - et vous avez "Poisson Pilote". V'là du mieux sous les mers, comme dirait le capitaine Nemo.

  • Le cerveau en proie à l'horrible vision des émeutiers qu'il a massacrés, IAN,
    l'androïde le plus perfectionné jamais inventé, a décidé de mettre fin à son
    existence. Horrifié par sa puissance de destruction, le Pentagone a par ailleurs
    ordonné son élimination... De la tension, de l'action, de l'émotion.
    Un angoissant chassé-croisé de situations fictives et de perspectives plausibles imaginé par le scénariste du Marquis d'Anaon et efficacement mis en image par le dessinateur de Berceuse Assassine.

  • Samedi vit avec Julie et ses deux bébés. Le voilà chef de famille et responsable, alors que Dimanche aimerait bien repartir à l'aventure. Donc, Dimanche part tout seul, à contre-coeur, équipé de trois allumettes géantes, avec le projet d'aller voir ce que c'est, cette drôle de maison qu'on voit au loin, perchée sur un pic.

    Ce faisant, il se perd dans le brouillard et les sables mouvants, rencontre des types pas nets Monsieur Mite, mange-pote de son état, qui se fait des potes juste pour les manger et commence à discuter avec une ombre à bonnet qui ressemble à Samedi. Bref, il est un peu paumé.

    Mais pendant que Samedi, Julie et les bébés montent une expédition de sauvetage assez inefficace, Dimanche trouve enfin ce qu'il ne cherchait pas L'amitié c'est compliqué, les bébés aussi, et l'aventure c'est dur. Résultat : un Samedi et Dimanche grand cru, bourré d'action et de poésie (jusqu'à la chute, merveilleuse) et peuplé de personnages craquants, tels les éphémères des petits machins enthousiastes qui meurent très vite en faisant "pouf".

    Le dessin est égal à lui-même : drôle, simple le genre de simplicité qui arrive à faire passer toutes sortes de nuances délicates et très émotif. Le tout baignant dans un mélange de tendresse et d'humour qui a la qualité rare de parler aussi bien aux adultes (Alain Chabat, entre autres) qu'aux enfants (ceux d'Alain Chabat, entre autres). D'ailleurs, Le Paradis des cailloux, tome 1 de la série, est sélectionné par l'Education nationale et chaudement recommandé dans les écoles.


  • À l'occasion de la sortie des Cinq conteurs de Bagdad, réédition sous forme d'intégrale de ce chef d'oeuvre de la collection Poisson Pilote.

  • Charlotte, alias Charlie, une jolie petite rousse, organise une expédition afin de retrouver son frère, un jeune scientifique, qui a disparu sous terre depuis plusieurs mois. Celui-ci affirmait pouvoir prouver l'existence de l'Enfer en s'appuyant sur la théorie de l'évolution de Darwin. Il était en effet persuadé que les hommes de Néandertal auraient pu se réfugier sous terre, développant certaines adaptations aux conditions locales : excroissance osseuse sur la tête en guise de protection, jambes et corps velus pour se réchauffer, pieds en forme de sabots afin de se déplacer sur la rocaille... Un portrait-robot des créatures sataniques ! Le savant donnait même un nom à ce continent enfoui sous nos pieds : la Satanie. Le groupe conduit par Charlie s'enfonce sous terre et découvre au fur et à mesure de sa progression que les entrailles de notre planète abritent bel et bien une autre forme de vie pour le moins inattendue... Et si c'était ça, l'Enfer ?

  • Derrière ce qualificatif abstrait se cache un tout nouveau prototype de robo sapiens, un androïde capable de penser, d'apprendre, de ressentir, mais aussi de souffrir.
    Car ian est aussi une personne, avec des questionnements, et des émotions encore incertaines face aux situations qui le dépassent. il va pourtant devoir faire ses preuves, et vite, pour convaincre de sa viabilité les scientifiques et les actionnaires de l'artificial intelligence research institute !.

  • " aujourd'hui est un jour unique pour ian, prototype top-secret d'androïde intelligent.
    C'est en effet la première fois que ses collègues humains des special rescue sections l'invitent à los angeles, le reconnaissant ainsi comme un des leurs. un trop court moment de répit qui va bientôt virer au cauchemar. car dans quelques heures, l. a. va sombrer dans la guerre civile, menaçant d'entraîner le pays tout entier dans le chaos. au coeur de l'enfer, dans une cité devenue folle, l'héroïsme un peu idéaliste de ian sera mis à l'épreuve de la plus cruelle des manières.
    ".

  • Accusé d'un massacre, IAN est toujours insaisissable. Le robot-tueur qui le traquait s'est enlisé dans un marais sous l'objectif d'une journaliste.Croyant que l'androïde passera ainsi inaperçu, celle-ci lui suggère de l'accompagner en amoureux. C'est toutefois compter sans la décision du Pentagone de l'éliminer, la détermination du général Eluard qui s'est juré sa destruction et l'irruption d'autres ennemis inattendus. Une série d'anticipation qui interpelle, dans la droite ligne de 2001, l'Odyssée de l'Espace d'Arthur C. Clarke et des Chroniques martiennes de Ray Bradbury. Un scénario aussi astucieux que poignant de l'auteur du Marquis d'Anaon efficacement servi par la mise en images prégnante du dessinateur de Berceuse assassine.

  • Une nouvelle collection est née. Fraîche comme un gardon. Pas le genre à nager en eau tiède. Plutôt ... nouvelle vague. Bon. Une fois évacuées les images maritimes et poissonnières, on peut dire que "Poisson Pilote" - dont la partie "Pilote" évoque le journal où naquit une magnifique génération d'auteurs - est une collection pas comme les autres, dans la mesure où elle ressemble plus à une "école" qu'à un ramassis de livres de même format qui parleraient tous de la pêche à la morue, par exemple.

    D'ailleurs, quand "Poisson Pilote" sera devenue culte - ça lui pend au nez -, on la citera comme la célèbre école qui eut le bon goût de naître un 1er avril. (Poisson d'avril, rions un peu...) En attendant, "Poisson Pilote" est une famille (un banc, si vous voulez) d'auteurs spécialement inventifs qui ont avancé dans la BD comme on explore une terre vierge. Pour ne citer qu'eux : David B., Manu Larcenet, Frank Le Gall, Pierre Le Gall, Fabrice Parme, Joann Sfar, Lewis Trondheim.

    Si farfelues que soient leurs trajectoires, elles donnent le sentiment d'une cohérence et d'une exigence : on dirait que ces gens-là ont vraiment réfléchi à cette forme d'art et aux immenses possibilités qu'elle offrait. Ou alors ça leur est venu comme ça, en faisant cuire le café. Allez savoir. Ils existaient déjà, la collection "Poisson Pilote" a été créée pour eux.

    Pour ces auteurs déconcertants qui, un jour ou l'autre, reçoivent le fameux courrier : "Votre projet est absolument formidable mais il n'entre dans aucune de nos collections. Signé : l'éditeur." Les voilà donc rassemblés, heureux comme des poissons dans l'eau. (Ben voyons.) Que leurs histoires se passent au Texas ou à Venise au XVIe siècle, qu'elles racontent une invasion extraterrestre ou les états d'âme d'une mouche, peu importe : ils ont tous une vision forte du monde, inattendue, décalée.

    Ajoutez à ça un graphisme innovant, une gestion élégante de l'absurde, un poil de culture mais pas trop (faut pas charger), de l'intelligence à revendre - et vous avez "Poisson Pilote". V'là du mieux sous les mers, comme dirait le capitaine Nemo.

  • Une nouvelle collection est née. Fraîche comme un gardon. Pas le genre à nager en eau tiède. Plutôt ... nouvelle vague. Bon. Une fois évacuées les images maritimes et poissonnières, on peut dire que "Poisson Pilote" - dont la partie "Pilote" évoque le journal où naquit une magnifique génération d'auteurs - est une collection pas comme les autres, dans la mesure où elle ressemble plus à une "école" qu'à un ramassis de livres de même format qui parleraient tous de la pêche à la morue, par exemple.

    D'ailleurs, quand "Poisson Pilote" sera devenue culte - ça lui pend au nez -, on la citera comme la célèbre école qui eut le bon goût de naître un 1er avril. (Poisson d'avril, rions un peu...) En attendant, "Poisson Pilote" est une famille (un banc, si vous voulez) d'auteurs spécialement inventifs qui ont avancé dans la BD comme on explore une terre vierge. Pour ne citer qu'eux : David B., Manu Larcenet, Frank Le Gall, Pierre Le Gall, Fabrice Parme, Joann Sfar, Lewis Trondheim.

    Si farfelues que soient leurs trajectoires, elles donnent le sentiment d'une cohérence et d'une exigence : on dirait que ces gens-là ont vraiment réfléchi à cette forme d'art et aux immenses possibilités qu'elle offrait. Ou alors ça leur est venu comme ça, en faisant cuire le café. Allez savoir. Ils existaient déjà, la collection "Poisson Pilote" a été créée pour eux.

    Pour ces auteurs déconcertants qui, un jour ou l'autre, reçoivent le fameux courrier : "Votre projet est absolument formidable mais il n'entre dans aucune de nos collections. Signé : l'éditeur." Les voilà donc rassemblés, heureux comme des poissons dans l'eau. (Ben voyons.) Que leurs histoires se passent au Texas ou à Venise au XVIe siècle, qu'elles racontent une invasion extraterrestre ou les états d'âme d'une mouche, peu importe : ils ont tous une vision forte du monde, inattendue, décalée.

    Ajoutez à ça un graphisme innovant, une gestion élégante de l'absurde, un poil de culture mais pas trop (faut pas charger), de l'intelligence à revendre - et vous avez "Poisson Pilote". V'là du mieux sous les mers, comme dirait le capitaine Nemo.

  • Maki, berger inca, ne désirait qu'une seule chose : qu'on le laisse en paix. Mais voilà que les défunts ancêtres l'ont désigné, lui l'infirme, pour aller à Cuzco parler à l'Inca lui-même ! Au bout de ce périple, l'espoir de revoir le soleil.

    Maki le sait : s'il refuse, le pire arrivera, les Prêtres commettront l'irréparable et surtout le jeune Cuzquino sera sans doute sacrifié comme les autres. Sans vraiment comprendre ce que les Dieux attendent de lui, Maki suit les Huakas, ces esprits qui l'amèneront vers l'Inca. Durant son voyage, Maki doit déjouer mille pièges et réalise à quel point l'Inca est protégé.

    Pourtant il parviendra à le rencontrer et à lui parler. Maki découvre un jeune homme en proie au doute, pourtant craint de tous. C'est là que l'Inca lui confiera son terrible secret, celui qui permettra au soleil de revenir. Mais la mort rôde et les Dieux réclament leur dû.

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