Serge Scotto

  • Renar et son pote Blairô traînent dans la forêt et philosophent avec
    grande gravitude... Le sens de la vie, la transition écologique,
    comment brancher les femelles et sortir du confinement... le grand
    gourou bucolique Szlibar kangourpu saura-t-il éclairer leur
    lanterne ?

  • C'est lorsque le Quai des Brusques est fermé que l'ambiance y est le plus supportable. Sur le coup des deux heures du matin, par arrêté municipal. Roger rabat les lourds battants de bois massif sur les derniers clients - plus que les fidèles, des intimes - qui ont le droit de commander un dernier verre passée l'heure légale. Découpé dans l'accordéon des volets, un vantail reste bâillant, l'espagnolette en désuétude. Si la patrouille vient à frapper à la porte, l'établissement est officiellement fermé. Il suffit d'arguer alors que « nous sommes entre amis » et de payer son coup à la police ; des habitués. Ça se passe comme ça chez Grazzoni di Borgo, comme dans pas mal d'autres bars de nuit.

    Le Quai des Brusques, c'est un bar, un restaurant, une discothèque au sous-sol et ce pourrait être encore bien des choses en somme, pourquoi pas un astrolabe ou une lamaserie ? Pourvu qu'il y ait quelque argent à gagner de la sorte ! Le plus légalement du monde, s'entend... Car son lieu fétiche est surtout la vitrine de mon tonton Tonin, d'une transparence cristalline - il y veille personnellement - et dont la comptabilité s'avère d'une exactitude telle qu'elle suffirait à elle seule à anéantir la théorie de la relativité. Quant à ce qui se passe ailleurs, c'est une autre histoire...

  • Cela fait cinq mois que ça dure. Nikita jongle avec l'adultère comme un saltimbanque. L'acrobate évolue sans filet sur le fil délicat de la polygamie, qui ne veut pas rompre. Lui, qui se serait imaginé se faisant choper illico, cultive adroitement le mensonge, avec un art consommé, et un malin plaisir... Mais au fond, Nikita ne saurait dire qui, d'Elsa, de Stradi ou de lui-même, il trompe le plus. L'adultère n'est guère une sinécure... Presque un sacerdoce ! Lorsqu'il sourit à l'une, il lui semble qu'elle pourrait lire sur son front le prénom de l'autre. C'est une concentration de chaque instant pour ne pas se tromper de patronyme, se rappeler avec qui il a fait quoi et ne pas s'embrouiller dans un emploi du temps devenu ministériel... Le peu de répit que cette vie lui laisse, Nikita le consacre à la prière, afin qu'Elsa et Stradi ne se croisent jamais. Le plus aléatoire étant d'organiser leurs tours de rôle à la discothèque, un authentique sport cérébral et qui réclame à Nikita des trésors d'invention et de célérité. Il n'avait pourtant pu empêcher qu'un soir où, décidé à souffler un peu, il avait convaincu l'une et l'autre d'aller se faire pendre ailleurs - qui à l'anniversaire d'un copain, qui en week-end à Ménerbes - elles débarquassent par un caprice bien féminin, ensemble sur le quai de Rive-Neuve. Nikita avait par miracle d'abord réussi à les isoler comme deux virus, avant de passer la soirée à un ping-pong épuisant sous l'oeil amusé de son personnel. De guerre lasse, il avait prétexté un malaise auprès d'Elsa pour la planter là, embarquant discrètement Stradi qui se trouvait papoter à la sortie avec Réginald.

    - C'est calme ce soir, patron..., avait ironisé Saddam, qu'en bon Oriental la bigamie égayait. Quant au physionomiste, il faisait mine à la moindre occasion de confondre les deux maîtresses de son patron, ce qui avait le don d'agacer Nikita. Lorsque le boss revint du vestiaire pour tendre son blouson à Stradi, Réginald ne faillit pas.

  • SAUCISSE OUVRE SA GUEULE
    Les Chroniques du célèbre chien reporter

    UN PARI PRIMAIRE
    Nous, les chiens, pour choisir entre deux trous du cul, nous n'avons qu'à les renifler... Pour vous, les hommes, tout est toujours plus compliqué, et le choix d'un chef de meute est rapidement une affaire d'État ! Car avant même de gouverner un jour sans partage sur la gent bipède, il faut déjà être élu parmi les siens, un peu comme si bassets, caniches ou chiens courants, devaient d'abord se choisir chacun un porte-ouah afin d'espérer en récolter davantage... et devenir peut-être le chef de tous les chiens. Ça s'appelle des primaires, une élection avant une élection...
    La meute des socialistes, après celle des écologistes, va bientôt procéder à sa primaire : ça se passera en octobre et ce sera l'occasion d'un pari risqué ! En effet, et voilà une première, la primaire socialiste sera ouverte à tous les Français, bien au-delà de ses seuls militants..., voire même de ses sympathisants ! Car pour un euro, un investissement minime dans l'avenir de ce grand pays, chacun pourra glisser une enveloppe dans l'urne. On se demande alors ce qui pourrait empêcher les autres partis de faire de l'entrisme et de s'emparer des rênes de cette primaire ? A leur place, je me gênerais, qué!...
    Rien dans le principe ni dans les faits n'interdit en effet à L'U.M.P ou au F.N, par exemple, de saboter cette élection pittoresque, en influençant les suffrages de façon telle que ce soient ceux qui auraient à l'affronter dès le premier tour qui choisissent en réalité le candidat socialiste. Lui interdisant même l'accès au second... Il suffirait à l'ennemi de décider de jeter ses légions dans les urnes pour fausser la bataille et en sceller le sort à son avantage !... Ce n'est pas le choix qui manque des outsiders, selon que l'on préfère se colleter avec l'extrême droite ou l'extrême gauche de la baleine rose. Déboulonner les statues de commandeur, projeter un candidat socialiste de seconde zone à l'avant-garde d'une élection qu'il n'ait aucune chance de remporter, serait un bien vilain tour à jouer à la démocratie, jugeront certains, mais en politique tous les coups sont permis. Je connais un roquet qui doit ronger son frein... Qui doit y penser le matin en se rasant... La bonne blague ?... Ce serait peut-être sa dernière chance, pour qui ne craint pas de gouverner en toute impopularité. Un coup de dès, une victoire par défaut... Mais une victoire annoncée !... Pourquoi pas ? Jacques Chirac avait bien montré que ce n'était pas impossible, qui s'était fait élire en son temps avec un score de dictateur africain, lors d'un second tour risible à plus d'un titre.
    Pourtant, cette évidence n'arrivera pas. La tentation est déjà grande, mais personne ne passera à l'acte... Pas cette fois. La prochaine fois peut-être, à l'aune des regrets et de la défaite... Il y a toujours un Rubicon à franchir, qui sépare l'idée de l'action ! Mais quand le ver est dans le fruit, plus rien ne l'empêche de ronger la pomme... C'est tant mieux pour les socialistes, qu'ils s'élisent tranquillement entre eux pour cette fois ! Et s'ils nous accouchent d'un président présentable, ils auront leur candidat naturel tout désigné pour 2017 : sinon, je ne leur conseillerai pas de prendre une seconde fois le même pari...
    LES LARMES DE L'HUISSIER
    Il faut dire que cet été mon maître flirta avec une femelle du Nord... Ce qui nous valut de passer de petites vacances dans ce département où les humains parlent ch'ti et les chiens aboient comme partout ailleurs. C'est ainsi qu'au hasard d'une balade en automobile, dans l'idée arrêtée de déguster des moules-frites en bord de mer, attirés par quelque curiosité malsaine et touristique, nous fîmes un détour rapide par Outreau, pour voir... C'est tout vu ! En juillet comme en décembre, c'est triste et gris comme une souris morte, un désertique alignement de cités sans âme où l'on imagine aisément qu'il puisse se passer de drôles de choses...
    Vous vous rappelez « l'affaire d'Outreau », on nous en a assez tartiné les oreilles à la télévision... ? Depuis mon panier aux pieds du poste, j'entendais surtout une voix se distinguer parmi les accusés, passés au rouleau compresseur de la justice. Celui qui pleurait et hurlait à la mort plus fort que tous les autres ! On lui avait tout pris, il avait tout perdu, c'était horrible !... Et c'était certainement horrible. Cette affaire a ruiné bien des existences, mais il semblait qu'elle s'acharna particulièrement sur lui pour qu'il se répande ainsi !... A moins que les autres, plus humbles, se montrèrent aussi plus dignes ... ? Ce monsieur, dont la voix nous hante encore, et qui se signala par la hauteur de ses lamentations, était huissier : j'avais cru comprendre que puisqu'il avait plus à perdre que tous les autres réunis, il semblait bien qu'il faille le plaindre davantage !
    De ce chaos, doublé d'un fiasco judiciaire, hélas parmi tant d'autres, chacun des accusés d'Outreau se remet aujourd'hui comme il peut. La plupart ne demandant qu'à oublier et se faire oublier... Pour autant et pour l'observer de près, j'ai remarqué que votre monde appartient aux pleurnicheurs, et qu'on a toujours tout à y gagner à se plaindre. Ainsi notre huissier, qui avait tout perdu...Pour sa consolation et pour la nôtre, de son malheur au moins ce lettré aura-t-il pondu un livre, assurément aussi nécessaire que légitime, et aujourd'hui adapté au cinéma : c'est dans les salles, « Présumé coupable », ça s'appelle ! Exemplaire à plus d'un titre, car il conviendrait de tirer finalement la leçon d'Outreau... et des larmes dans les chaumières au passage, ce sera pas mal non plus. De même, chacun aura eu la satisfaction d'apprendre par médias interposés que notre huissier, sa vocation intacte, avait recouvré sa charge et qu'il pouvait reprendre son beau métier... Ce serait presque un happy end, s'il était possible d'être cynique en l'occurrence !
    Mon maître, qui a sans doute un mauvais fond, car il n'a aucune compassion pour les larmes des huissiers, espère seulement que sa mésaventure incitera celui-ci à être demain plus sensible aux pleurs de ceux qu'il jette à la rue avec leurs meubles, leur existence à leur tour en miettes au nom de la justice... On peut rêver... Ce serait cependant le début d'un monde meilleur.
    L'IRONIE DU SORT
    Il n'est rien que j'aime autant qu'enterrer mes os, au cas où... Il ne reste souvent plus de viande autour, mais c'est un comportement atavique. Un peu comme vous, humains, qui vous aussi enterrez vos os depuis que l'homme et homme... Bien qu'on vous ait rarement vu les déterrer ensuite pour en ronger les lambeaux de chair. Non, pour votre espèce, dotée d'une très haute conscience d'elle-même, il s'agit plutôt d'un rite, un culte voué à la mort qui dépasse de loin ma vue terre à terre de la vie. Mais l'ironie du sort est telle qu'après avoir bien enterré nos os, vous comme moi nous finirons à notre tour par faire un charmant squelette. Quoiqu'il ne faille jamais désespérer du génie humain, toujours prodigue de trouvaille !... Ainsi une nouvelle solution vient-elle faire de la concurrence à l'inhumation : car avec 7 ou 8 milliards de bipèdes sur terre, ça ferait rapidement beaucoup de trous à creuser... On connaissait déjà l'incinération, qui vous cuit au four son bonhomme comme d'un rien, jusqu'à le réduire en cendres tel un vieux clope, il faudra compter demain sur son contraire, à savoir... la liquéfaction ! C'est la société écossaise Resomation qui a mis au point le procédé. Il consiste, grâce à un « Resomateur », donc, à dissoudre les corps sous pression, en les immergeant dans une solution d'eau et d'hydroxyde de potassium, chauffée à 160 °C (thermostat 4) pendant deux heures. Une technique garantie 100 % écologique, puisque l'on nous promet comme un encouragement que le liquide obtenu peut-être reversé dans le réseau des eaux usées ! Retour à la nature, rien ne se perd rien ne se crée... On jetait déjà d'un geste ample les cendres des disparus à la mer, il n'y aura bientôt plus besoin de boire la tasse mais simplement d'ouvrir le robinet pour s'avaler une gorgée d'ancêtre.
    Cette innovation, je la mettrai en parallèle d'une autre merveilleuse invention, en cette rentrée fertile où les apprentis sorciers semblent déchaînés : savez-vous que l'on peut désormais produire de la viande synthétique ? Des scientifiques de l'université de Maastricht ont confié ces jours derniers qu'ils seraient en mesure de fabriquer des saucisses artificielles d'ici à quelques mois : ils utilisent pour cela des cellules de porc couplées avec du sérum de cheval, c'est-à-dire du sang débarrassé de ses cellules et des protéines de la coagulation, cultivées in vitro, de manière à se qu'elles se développent sous la forme de viande artificielle... Rien que ça ! On nous annonce déjà pour l'année prochaine les premiers steaks synthétiques ! Les zélateurs du développement durable pourraient trouver bien des avantages à cette découverte, mais j'y vois moi une autre promesse d'avenir que la chipo sans bilan carbone : quelque professeur Frankenstein pourrait bien demain se proposer de recoller cette bidoche autour de vos squelettes pour leur rendre vie, et tous vos problèmes d'élimination des os usés seraient alors résolus...

  • Manon des sources t.2 Nouv.

    Papet !... La source ! La source !... Elle s'est arrêtée ! Depuis ce
    matin, ça ne coule plus !... Plus une goutte !" Jean de Florette, le
    bossu de la ville qui se rêvait paysan, est mort depuis longtemps.
    Sa propriété des Romarins appartient désormais à Ugolin Soubeyran
    qui prospère dans la culture des oeillets. Malgré les avertissements
    du Papet, son oncle, Ugolin tente désespérément de séduire Manon, la
    fille unique du bossu qui vit dans les collines. Mais la belle
    sauvageonne a d'autres idées en tête depuis qu'elle a découvert les
    circonstances qui ont conduit son père à la mort. La fille des
    collines ne rêve maintenant que de faire payer aux Soubeyran leurs
    manigances et de se venger d'un village qui a préféré les secrets à
    la vérité.

  • Grand Angle adapte l'oeuvre de Marcel Pagnol en BD. Dix ans après la
    mort de Jean de Florette, Ugolin a récupéré à moindre frais le
    domaine des Romarins. Il y a installé une florissante exploitation
    d'oeillets. D'autant qu'il a débouché la source volontairement
    camouflée et refait couler l'eau qui avait tant manqué au pauvre
    bossu. Pressé par Le Papet de se marier, Ugolin pense à la belle
    jeune fille qu'il a aperçue dans les collines. Mais l'objet de son
    amour n'est autre que Manon, la fille de Jean de Florette, avide de
    vengeance.

  • Tiré du film détruit par Marcel Pagnol, sous la pression nazie, pour
    éviter de collaborer. Amante entretenue de Dominique, l'une des
    plus grosses fortunes de Lyon, Florence ne souhaite pourtant pas
    l'épouser et mettre de côté ses rêves de cinéma. Lors d'une sortie à
    la foire du Trône, la jeune femme rencontre Pierre, un musicien en
    mal d'inspiration, qui est pourtant l'auteur d'un titre promis au
    succès, La Prière aux étoiles. Ce que le mélomane ignore, c'est que
    cette prière est aussi celle de la jeune femme.

  • La trilogie marseillaise de Pagnol arrive en BD ! Marius, le fils de
    César le cafetier du bar de la Marine, passe son temps à admirer les
    bateaux qui font escale dans le Vieux Port. Il ne vit que pour une
    seule chose : embarquer sur un navire et partir pour des pays
    lointains. Il est tellement obnubilé par cette idée qu'il ne voit
    même pas l'amour que lui porte Fanny, la marchande de coquillages,
    depuis l'enfance. Pour attirer son attention, Fanny décide de le
    rendre jaloux et se laisse courtiser par le vieux Panisse, ami de
    César. Mais si Marius aime lui aussi Fanny en secret, il ne peut
    faire taire son désir du grand large.

  • La trilogie marseillaise de Pagnol arrive en BD ! Marius, le fils de
    César le cafetier du bar de la Marine, passe son temps à admirer les
    bateaux qui font escale dans le Vieux Port. Il ne vit que pour une
    chose : embarquer sur un navire et partir pour des pays lointains.
    Tellement obnubilé par cette idée, il ne voit pas l'amour que lui
    porte Fanny, la marchande de coquillages. Pour attirer son attention,
    Fanny décide de le rendre jaloux et se laisse courtiser par le vieux
    Panisse. Mais si Marius aime lui aussi Fanny en secret, pourra-t-il
    pour autant réfréner l'appel du grand large ?

  • Les vacances d'été dans la garrigue sont une révélation pour le jeune Marcel Pagnol et son petit frère, qui tombent amoureux des collines, de sa végétation sauvage, de ses massifs de roche : Garlaban... Scènes truculentes de vie, humour et souvenirs nostalgiques, le sens inné de Pagnol de la mise en situation, son goût de la farce, émaillent ce récit chaleureux, dont le charme se partage entre les décors et la saveur ciselée des dialogues.

  • Le premier tome de L'Eau des collines adapté en BD.Pour permettre à son neveu de s'installer, « le Papet » lorgne sur le terrain de son voisin. Il y existe une source :un vrai trésor dans la chaude Provence. À la surprise de tout le village, à la mort de Piquebouffigue, c'est un neveu bossu, Jean de Florette, qui hérite du terrain. Il s'y installe avec sa femme et sa fille Manon et se lance dans l'élevage des lapins. Mais l'eau manque cruellement et malgré ses savants calculs et son courage, il s'épuise à la tâche... Pourtant, de l'eau, il y en a. Mais pour inciter le citadin à partir, « le Papet » et son neveu Ugolin ont bouché la source...

  • Après la Gloire de mon Père, la suite des souvenirs d'enfance de Marcel Pagnol
    La fin de l'été est un drame pour le petit Marcel Pagnol, obligé d'abandonner ses chères collines. Mais la famille monte dorénavant chaque samedi à La Bastide Neuve. Un matin, lors d'une partie de chasse dans la garrigue, Marcel fait la rencontre d'un jeune paysan, Lili des Bellons. Une nouvelle aventure s'offre à lui : celle de l'amitié. Pittoresque et truculent, voici après La Gloire de mon père, le deuxième tome des « Souvenirs d'enfance » de Pagnol.

  • Pour permettre à son neveu de s'installer, « le Papet » lorgne sur le terrain de son voisin. Il y existe une source : un vrai trésor dans la chaude Provence. À la surprise de tout le village, à la mort de Piquebouffigue, c'est un neveu bossu, Jean de Flo¬rette, qui hérite du terrain. Il s'y installe avec sa femme et sa fille et se lance dans l'élevage des lapins. Mais l'eau manque et malgré ses savants calculs et son courage, il s'épuise à la tâche... Pourtant, de l'eau, il y en a. Mais pour inciter le citadin à partir, « le Papet » et son neveu Ugolin ont bouché la source...

  • Le dernier tome des « Souvenirs d'enfance » de Marcel Pagnol adapté en BD. Marcel a déjà découvert les belles amitiés. Celle avec Lilli des Bellons dans ses chères collines et celles avec ses camarades du lycée Thiers de Marseille. Il lui reste à faire l'apprentissage de l'amour. D'abord avec Isabelle, la fille d'un poète fantasque et raté, une gamine à qui il cède tout et est prêt à se ridiculiser. Puis avec la belle Clémentine, une jeune danseuse. Mais c'est aussi le moment pour Pagnol de faire la découverte de ce qui sera l'amour de sa vie : l'écriture.

  • Le troisième tome des souvenirs d'enfance de Marcel Pagnol.Pour le jeune Marcel, c'est le moment des grands changements. Les vacances à la Bastide Neuve continuent, mais elles ne sont plus tout à fait les mêmes.Lili des Bellons doit travailler aux champs et les journées passées à courir dans la garrigue paraissent bien loin.Puis vient le temps de la rentrée, l'arrivée en sixième au lycée Thiers de Marseille, où le futur Académicien découvre un nouveau monde, « loin » de sa famille.

  • Grand Angle adapte l'oeuvre de Marcel Pagnol en BD. En 1720, à Marseille, la découverte de trois cadavres va bouleverser la vie tranquille de la communauté dirigée par Maître Pancrace. En effet, la peste est aux portes de la ville ! Bientôt, tous les quartiers de Marseille se replient sur eux-mêmes. Des barricades sont érigées et on ne laisse plus ni sortir ni entrer personne. Dans le quartier de Maître Pancrace, bien que tous se sentent en sécurité, le caractère des reclus s'assombrit chaque jour. L'ennui et la peur commencent bientôt à dérégler les moeurs des bonnes gens... Les Pestiférés est une oeuvre posthume de Marcel Pagnol dont le texte fut retrouvé dans ses tiroirs. Une partie de ce récit a été publiée dans Le Temps des amours. Pour la première fois, les lecteurs pourront en découvrir la fin que Pagnol avait racontée à ses proches.

  • Alors qu'il passe des vacances dans ses chères collines, le jeune
    Marcel assiste à un tournoi de pétanque dans lequel se sont engagés
    son père Joseph et son oncle jules. L'occasion pour le futur
    académicien d'observer toute la cocasserie et la fantaisie de ce
    sport provençal chargé de symbole, de tradition et d'honneur (voire
    de déshonneur pour les perdants qui apprendront ce qu'est « embrasser
    Fanny »). Une partie de boules qui, sous la plume de Pagnol, prendra
    l'aspect d'une épopée.

  • Cigalon est un cuisinier qui a une telle estime de son travail qu'il
    se met rarement aux fourneaux et qu'il choisit les clients dignes de
    ses menus. Mais, malgré la réputation de ses plats, le restaurant
    connaît ses plus mauvaises heures. Grâce à au slogan « Ici, on sert
    les clients », Madame Toffi, sa blanchisseuse décide d'ouvrir son
    propre établissement. Le grand chef est piqué au vif. La guerre est
    déclarée entre le marmiton bourru et la nouvelle concurrente. Et
    Cigalon est décidé à accueillir tout le monde, même les pires
    canailles des bas-fonds de Marseille.

  • Irénée, brave garçon un peu naïf, rêve de faire du cinéma. La chance lui sourit enfin quand une équipe de cinéma fait des repérages dans la région. Il leur propose de leur faire découvrir le pays. Tout se déroule comme dans un rêve : les techniciens semblent l'avoir adopté. On lui propose même un contrat mirifique pour aller tourner un film à Paris. Ivre de joie et de vanité celui qui se voit déjà en haut de l'affiche n'est en réalité qu'un schpountz, c'est-à-dire le dindon d'une farce pas très fine. Pourtant il a plus de ressources qu'on semble le croire, peut-être même un certain génie... comique.

  • Jazz

    , ,

    Grand Angle adapte en BD l'intégralité de l'oeuvre de Marcel Pagnol.À 56 ans, Blaise vient de terminer l'étude approfondie d'un texte inédit qu'il attribue à Platon. Cette thèse luipermettra d'accéder à une chaire à la Sorbonne. Mais la révélation par un spécialiste américain des erreurs d'hypothèses qu'il a commises ruine ses espérances. Alors qu'il a consacré plus de trente ans à ce travail,Blaise réalise qu'il a oublié de vivre sa vie. Une vie qui s'avère désormais sans aucun but. Blaise, dépité etdéboussolé, décide de rattraper le temps perdu et de vivre sa jeunesse, à l'âge où il n'est plus temps.

  • Merlusse est le surveillant redoutable du Grand Lycée de Marseille. Aussi peu aimable que repoussant, il attend une promotion qu'on lui refuse, lui préférant un postulant plus convenable. Alors qu'arrivent les fêtes de fin d'année, il est chargé d'encadrer les pensionnaires, une petite cohorte d'oubliés de Noël... Mais rien ne se passera comme prévu pour personne ! Parfois la vie complote heureusement pour que les individus apprennent à se découvrir, à se comprendre et à s'aimer.

  • Topaze, foncièrement honnête, est mis à la porte de la pension dans laquelle il travaille, car il refuse de«truquer» les notes des élèves de bonne famille. Sans ressource, il se laisse attirer par l'offre d'emploi que lui propose un homme politique influent, à la recherche d'un «porte-nom» pour faire passer ses affaires crapuleuses en douce. Naïf, Topaze a bien la tête de l'emploi, mais est-il si crédule que cela ?

  • Naïf et sincère, Topaze est professeur de morale dans un pensionnat dirigé par Monsieur Muche, dont le principal souci est de ne pas déplaire aux riches parents de ses élèves. Or, c'est précisément la faute que commet Topaze en refusant de mettre une bonne note à un élève qui ne l'a pas méritée. Apprenant par mégarde que Topaze souhaite épouser sa fille, Muche, furieux, le licencie. Congédié, le professeur trouve une place de secrétaire auprès d'un homme politique à la moralité douteuse. Topaze se retrouve entraîné dans des affaires louches, bien loin des leçons de morale qu'il enseignait à ses élèves.

  • Et si c'était vrai ? Si, quelque part dans le monde, il existait un pinceau ayant servi à Picasso. Ne se trouverait-il pas, alors, des amateurs plus ou moins éclairés pour s'en emparer ? C'est ainsi qu'une bande de copains va se trouver mêlée à une aventure impliquant un galeriste peu scrupuleux, un brocanteur, un professeur d'arts plastiques et... Bien qu'il fasse de son mieux, Miguel est nul en dessin. Il préfère rêver avec ses amis, Lulu et Mélusine devant la vitrine d'un brocanteur. Un jour, le trio tire le propriétaire de la brocante d'une bien fâcheuse posture. Pour les remercier, ce dernier leur offre un vieux pinceau et... la maquette de l'avion qui fascine Miguel. C'est le début d'aventures ébouriffantes dans tout Barcelone où il est question d'un galeriste pas très recommandable, d'une étrange collectionneuse et de Picasso qui se remet au dessin par la main de Miguel. Quel peut bien être le rapport entre tous ces éléments ? Vous le découvrirez en vous plongeant dans les pages de ce roman plein de tendresse et d'humour à la fois.

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