Universite De Bruxelles

  • L'essor des partis et des entrepreneurs « populistes » représente l'un des phénomènes politiques les plus notables de ces deux dernières décennies, en particulier à droite de l'échiquier politique. Ce populisme de droite radicale s'incarne dans une multiplicité d'acteurs en Europe, à l'image des succès récents de ces partis en Italie, en France ou en Autriche. Les thèmes populistes ont également dominé la campagne présidentielle de Donald Trump aux États-Unis et le référendum britannique sur le Brexit en 2016.
    Au travers d'un état des lieux de l'important volume de recherches internationales consacrées à la question, l'ouvrage propose une réflexion sur la nature du phénomène populiste tel qu'il se donne à voir. Quels en sont les contours idéologiques ? Peut-on dégager des facteurs explicatifs communs du succès de ce populisme de droite radicale sur les continents européen et américain ? Le développement des droites populiste radicales participe d'une évolution structurelle des sociétés contemporaines, sous l'effet de profondes transformations économiques, culturelles et politiques. À l'image de l'Italie, de la Hongrie et des États-Unis, nombre d'acteurs populistes occupent désormais une place centrale au sein du jeu politique national et constituent un défi croissant pour l'équilibre des démocraties libérales.
    Gilles Ivaldi est chercheur CNRS à l'URMIS, Université de Nice, spécialiste du populisme et du phénomène de droite radicale, en Europe et aux États-Unis. Ses thèmes de recherche portent également sur les partis politiques et les comportements électoraux. Gilles Ivaldi a publié de nombreux articles scientifiques sur ces questions et il est l'auteur de deux ouvrages sur les élections présidentielles françaises de 2012 et 2017 en collaboration avec Jocelyn Evans. Gilles Ivaldi dirige actuellement en France le projet international SCoRE d'analyse comparative du vote de droite radicale populiste.

  • L'ouvrage propose un état des lieux de la politique sociale de l'Union européenne et ce dans ses multiples aspects : réglementation dans le Marché unique, questions liées à la libéralisation, redistribution via les fonds européens, coordination souple des politiques nationales.
    Mais surtout, le livre aborde de manière critique les enjeux proprement politiques qui se font pressants dans le contexte post-crise de 2008-2010 et le rôle de différents acteurs (institutions européennes, gouvernements, syndicats, ONG) : faut-il limiter l'accès des non-nationaux européens à l'Etat-providence national ?, la coordination des politiques sociales nationales doit-elle être plus contraignante ?, le dialogue social européen est-il mort ? Faut-il instaurer un salaire minimum dans tous les Etats-membres de l'UE ? etc...

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