Universite De Bruxelles

  • Ce volume édité en l'honneur de la professeure Marianne Dony traite des grandes matières du droit européen qu'elle a abordées tout au long de sa carrière. Tel un kaléidoscope réfléchissant un nombre infini d'images, la diversité des sujets étudiés reflète non seulement la polyvalence de l'expertise de Marianne Dony, mais aussi la place primordiale du droit européen dans la vie des justiciables. L'ouvrage est divisé en trois grandes parties.
    La première partie, « droit constitutionnel », aborde des questions transversales comme celles des valeurs et des principes de l'ordre juridique que constitue l'Union européenne, le fonctionnement de ses institutions, et ses rapports avec les ordres juridiques des États membres.
    La deuxième partie, consacrée au « droit économique », traite principalement de l'Union en tant que marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée. Il y est principalement question du droit de la concurrence et du droit des aides d'État, mais également du droit financier.
    Enfin, la troisième partie, « relations extérieures », questionne le rôle de l'Union européenne en tant qu'acteur sur le plan international. Y sont à la fois examinées la nature des compétences externes de l'Union, ainsi que ses actions extérieures dans divers domaines, tels que la traite des êtres humains, les relations entre l'Union et les pays du Sahel, ou encore le Brexit.

  • This book is a poweful contribution to the understanding of what may be called ther third phase of cooperation in criminal justice in the European Union. Prof. Perdro Caeiro, University of Coimbra.

  • The refugee question occupied centre stage at every political debate in Europe since 2015. Starting from the «long summer of migration», the polarization of opinions and attitudes towards asylum seekers among citizens of the European Union has grown increasingly. The divergence between hospitality and hostility has become evident in political reactions as well.
    The focus of this book is on this polarization, on the positive and negative attitudes, representations and practices, as well as on the interactions, at the local level, between majority populations and asylum seekers in the context of the 2015-18 reception crisis.
    This book has three objectives. First, it intends to examine public opinion towards asylum seekers and refugees through a European cross-national perspective.
    Second, it explains the public opinion polarization by focusing on pro- and anti-migrant mobilization, and investigating the practices of hospitality and hostility in local communities.
    The third objective is to understand asylum seekers' and refugees' own perceptions of receiving countries and their asylum systems. These issues are specifically debated in the Belgian case. The other national case studies include Germany, Sweden, Hungary, Greece and Italy, and have been chosen based on preliminary research on the policy system, public opinion, and geopolitical position.
    This book represents the main output of the research project entitled «Public opinion, mobilizations and policies concerning asylum seekers and refugees in anti-immigrant times (Europe and Belgium)» supported by the Belgian Science Policy Office (BELSPO/BRAIN-be).

  • La constitution européenne est entrée avec fracas dans les boîtes aux lettres et dans les urnes.
    Rarement auparavant l'europe avait nourri autant de conversations, de controverses et de conflits. rarement auparavant les citoyens européens avaient autant parlé droit, principes, valeurs et destin communs. rarement auparavant un texte de traité avait cristallisé autant d'espoirs et de craintes, suscité autant de prophéties et de prophylaxies, noué autant de " drames " et de " coups de théâtre ".
    Ce " moment constituant " marque un élargissement sans précédent des cercles sociaux désormais intéressés à l'europe. plutôt que de s'essayer aux jeux des " leçons " à tirer d'un échec encore incertain ou des " remèdes " à apporter à une crise toujours ambiguë, sur les voies possibles d'une relance européenne toujours d'actualité, ce livre restitue le moment constituant pour lui-même, c'est-à-dire pour ce qu'il permet de comprendre des dynamiques et des transformations à l'oeuvre dans l'union européenne.
    En analysant les élites, les mobilisations et les votes qui ont donné corps à ce moment d'europe singulier, les contributions de ce livre font ainsi le portrait des différents mondes sociaux européens saisis par la constitution. derrière le " ballet diplomatique " officiel, ces contributions suivent la trame et la chronologie mouvante et complexe des groupes et des enceintes où se discute et où se joue le sort de la constitution.
    Au sein de la convention et des institutions de l'union européenne, bien entendu, tes premières investies dans la négociation et la rédaction du texte constitutionnel. mais aussi parmi les univers sociaux nationaux et internationaux les plus divers, à leur tour saisis par la dynamique de politisation de l'europe : les " eurosceptiques " et les " altermondialistes ", les militants catholiques et les militants socialistes, et les électeurs français.
    Ces contributions retracent la genèse de réseaux transnationaux structurés autour d'enjeux aussi variés que la constitutionnalisation des traités, la société civile européenne, l'europe des régions, l'héritage chrétien ou la critique du néo-libéralisme. elles permettent enfin de mieux comprendre l'articulation des intérêts et des clivages, des opportunités et des investissements, bref la dynamique d'entraînement et d'intensification qui a fait de cette réforme institutionnelle un enjeu saillant.
    La constitution européenne est un révélateur de la généalogie et de la géographie composite et conflictuelle des acteurs et des représentations qui font aujourd'hui l'europe.

  • Nourri d'une connaissance approfondie des théories développées de part et d'autre de l'Atlantique et d'une expérience internationale affinée par la participation de son auteur à l'agenda scientifique européen (et notamment aux réseaux de recherche " Garnet " et Erasmus-Mundus doctoral " GEM "), l'ouvrage de Mario Teld retrace les origines d'une discipline académique devenue autonome au début du XXe siècle et brosse un panorama critique des divergences et des complémentarités des écoles de pensée (réalisme, institutionnalisme, constructivisme, entre autres) qui ont animé le débat théorique ces dernières décennies et se sont efforcées de rendre compte de la complexité des relations internationales et des enjeux auxquels l'humanité est confrontée dans un monde globalisé.
    L'auteur adopte aussi - et c'est là l'originalité de son livre - une perspective européenne et accorde une attention particulière à l'expérience de souveraineté autolimitée et partagée, de coopération régionale institutionnalisée, menée - depuis la " déclaration Schuman " de 1950 - par des Etats jadis belligérants aux niveaux de la CE et de l'UE. Comme le note Robert O. Keohane, dans la préface de l'ouvrage, ce " système politique supranational en formation " est un " laboratoire d'idées " qui " pose des défis de taille à la science politique et aux théories des Relations internationales, pour redéfinir les concepts de puissance, de souveraineté, de légitimité, de démocratie ".
    L'intégration régionale entre Etats et sociétés voisins est-elle un phénomène limité à un seul continent ? Ou faut-il y voir une forme de gouvernance nouvelle, le laboratoire sophistiqué d'une large tendance vers l'institutionnalisation de la vie internationale, amenant à une révision graduelle et partielle du paradigme souverainiste " westphalien ", dans un monde en constante évolution ?

  • Les contributions réunies évaluent les changements introduits par le traité de Lisbonne dans le domaine de la coopération entre les pays de l'Union européenne en matière de criminalité. Elles examinent les interactions entre les acteurs institutionnels ainsi que leurs résultats concernant le trafic de drogues, le terrorisme et le trafic d'êtres humains.

  • This edited volume, which has been drafted in honour of Professor Telò's research career, offers the reader an overview of the various scientific debates that he has been involved in throughout his distinguished career. The aim was to highlight, contextualise and build on his most innovative contributions to each of these debates. The volume revolves around four thematic areas, each of which brings together a number of contributions that offer timely reflections on a given question or challenge covered by Professor Telò's research. The first section, 'Reflections on the Future of Social Democracy in Europe', brings together chapters on the efficiency and legitimacy crisis facing contemporary social democracies, be it at the European or national levels. The second section, 'Reflections on the Prospects for European Governance', offers the reader a cross-section of assessments on the state of the European polity, its politics and the policies that it produces, notably in the light of recent institutional reforms and crises. The third section, 'Reflections on the Implications of Multilateralism and Multipolarism for Europe', explores how both regional experiences in general and the EU's external action in particular have reacted to a rapidly changing international environment. The fourth and final section, 'Reflections on the Lessons drawn from Engaged Research in Europe', takes a step back and considers the role of the researcher in the evolving and challenging environment sketched out in the preceding sections. It focuses both on how to approach such a complex area of research as the EU as well as how to reconcile academic distance with societal engagement when working on controversial topics.

  • Avions de combat, missiles, drones militaires, hélicoptères d'attaque, chars d'assaut, navires de guerre, etc. Pourquoi la France s'arme-t-elle parfois avec l'Europe, par des coopérations, et parfois sans l'Europe, par des programmes « Made in France » ou des importations des États-Unis ?
    Grâce à la conduite de plus de 150 entretiens, ce livre offre une plongée inédite dans la politique française d'acquisition de technologies militaires par laquelle l'État peut assurer la défense du territoire national et mener des opérations extérieures.
    L'auteur suit les ministres de la Défense, les chefs militaires, les ingénieurs de l'armement et les capitaines d'industrie aux manettes de ces décisions qui se comptent en dizaines de milliards d'euros et qui engagent l'État pour des décennies. Plus qu'une collusion de la classe dominante, voire un complot du complexe militaro-industriel, ce livre révèle les configurations évolutives des rapports de pouvoir. C'est l'histoire du clash des élites de l'armement.

  • Le " non " français au traité constitutionnel européen a marqué les débuts d'une crise profonde de l'intégration européenne mais aussi d'une plus grande politisation de celle-ci.
    Si des courants très divers se sont disputés la paternité de ce rejet, cet ouvrage se concentre sur les arguments déployés dans ce débat parla gauche du " non ". L'ampleur du mécontentement à l'égard d'un projet perçu par les citoyens comme de plus en plus étranger à leurs préoccupations justifie en effet un examen approfondi des idées sur l'Europe défendues par les courants aspirant à incarner politiquement ce rejet.
    D'autant que ces oppositions, appréhendant la Constitution européenne comme une tentative de clarification des bases juridiques existantes, remettent en question l'ensemble de l'orientation actuelle de l'Union européenne. Comment expliquer une telle défiance alors que l'Europe représente un niveau d'intégration indispensable dans une ère de mondialisation de tous les défis majeurs et constitue à l'évidence une grande partie de la solution à la sortie de la crise économique ? Les résistances de gauche à la construction européenne s'expliquent-elles par une difficulté à penser un niveau d'intégration supranational et par une volonté de se réfugier sur le niveau national ou incluent-elles l'ambition d'une autre Europe ? Reposent elles sur des projets sociaux ou politique précis ? Et si oui, quelles conceptions idéologiques plus larges sous-tendent de tels projets ? Telles sont quelques-unes des questions que cet ouvrage se propose de traiter en profondeur en se concentrant sur les argumentaires déployés par quatre courants politiques qui ont joué un rôle central dans le rejet du traité constitutionnel en France en 2005 : les " socialistes eurocritiques ", le Parti communiste français, la Ligue communiste révolutionnaire (devenue aujourd'hui le Nouveau parti anti-capitaliste) et le mouvement altermondialiste Attac.
    Plus largement, l'analyse et la comparaison des dimensions sociales, politiques, identitaires et stratégiques de ces critiques peuvent constituer un outil précieux pour tous ceux qui souhaitent comprendre les grands enjeux idéologiques auxquels fait face la gauche contemporaine.

  • Le rejet de la ratification du traité constitutionnel par les référendums organisés en france et aux pays-bas a fait l'effet d'un véritable séisme.
    L'avenir de l'union européenne lui-même s'est trouvé au coeur de la tourmente. la question de la fin du processus d'unification européenne, de la mort de l'union politique a même été posée. c'est sur ce fond de " crise " que se sont tenues les célébrations du cinquantième anniversaire du traité de rome. de nouveaux développements sont intervenus depuis. le conseil européen de juin 2007 à bruxelles a permis le lancement d'une nouvelle conférence intergouvernementale, laquelle a débouché sur la signature du traité de lisbonne, le 13 décembre 2007.
    Il s'agit là d'un fait d'une importance majeure, qui devrait donner un nouveau souffle à l'europe. mais l'union européenne est-elle pour autant sortie de la " crise " ? l'entrée en vigueur du nouveau traité, prévue pour janvier 2009, devra en tout cas surmonter l'écueil d'un nouveau non lors du référendum irlandais. et au-delà de ce traité, de nombreuses interrogations demeurent, qu'il faut se garder de minimiser.
    Comment convient-il de situer cette phase dans son contexte de longue durée et dans le cadre international ? quelles en sont les origines et les raisons profondes ? quelle en est la nature exacte ? comment la dépasser ? ces questions sont au coeur de l'ouvrage collectif dirigé par paul magnette et anne weyembergh. de nature pluridisciplinaire, il rassemble les contributions de professeurs et chercheurs de l'institut d'études européennes de l'université libre de bruxelles ainsi que de certains de ses collaborateurs les plus proches.
    Les auteurs sont politologues, juristes, historiens ou économistes. les angles d'approche, les points de vue, les interprétations et les analyses sont variés. le volume se compose de trois parties. la première est relative à la phase critique traversée par l'europe, à ses caractéristiques, à sa nature. la deuxième traite de l'europe dans un monde globalisé : il y est question de sa puissance et de son impuissance face à la mondialisation.
    La troisième partie se concentre sur les aspects institutionnels de l'union européenne.

  • The role of evaluation has become increasingly important in the context of eu policies in the field of judicial cooperation in criminal matters.
    This evolution is the result of an increasing number of legally binding instruments adopted in the framework of the third pillar of the european union and of their growing impact on national legal systems. evaluation represents an essential tool to appreciate the legislative and practical implementation of existing european criminal law and to assess and mea-sure in greater detail the effects and impact of eu legislation.
    Therefore, it ptays a significant rote in the establishment and strengthening of mutual trust in the eu area of freedom, security and justice. this book aims at developing a methodology for the assessment of the implementation and impact of european criminal law. the main pur-pose of this exercise is to test this methodology on the framework decision of 19 july 2002 on combating trafficking in human beings.
    The choice of this legal instrument is particularly appropriate since it is aimed at harmonising the member states' national laws as regards a most serious and specific offence which is related to modern slavery and exploitation of human beings. the book starts with a general analysis of evaluation. this is followed by a series of country chapters, analysing the transposition and implementation as well as the impact of the framework decision on trafficking in human beings in 12 selected member states of the european union.
    These contributions served as the basis for more general conclusions drawn up in the final part of the book. this book is the result of a team work performed by academics and researchers who are members of eclan (european criminal law academic network).

  • Alors que l'intégration européenne atteint, dans ses composantes économiques, des sommets sans précédent dans l'histoire du continent, les signes de convergence culturelles s'avèrent encore bien ténus.

    La consommation des médias figure en bonne place parmi les pratiques culturelles contemporaines et constitue, à ce titre, un terrain privilégié pour aborder la diversité culturelle en Europe.
    Les publics des médias dans les différents pays de l'Union européenne sont-ils si différents les uns des autres ou manifestent-ils des tendances communes ? Les supports médiatiques et leurs contenus présentent-ils des similitudes transcendant les frontières, ou demeurent-ils profondément marqués par quelque héritage national ? Entre particularismes locaux et éclectisme continental, n'existerait-il pas des aires de convergence qui se joueraient des espaces nationaux, voire s'affranchiraient de la perspective géographique pour constituer des ensembles définis d'abord en termes sociodémographiques ? L'apparition des médias transnationaux préfigure-t-elle la marginalisation voire la disparition des médias nationaux, ou ne s'agit-il que d'un épiphénomène de l'évolution des télécommunications qui ne dépassera jamais l'ampleur de quelques ghettos thématiques ?
    Autant de questions auxquelles cet ouvrage tente d'apporter des éléments de réponse, à partir de données expérimentales originales et inédites analysant les médias et leurs publics, avec une attention particulière pour les médias d'information.

  • Démocratie et transparence étaient deux thèmes centraux de la déclaration de Laeken ; la cohérence de l'action de l'Union, tout particulièrement dans le domaine des relations extérieures, s'est quant à elle imposée comme un enjeu crucial dans les travaux de la Convention sur l'avenir de l'Union. Il n'est donc pas étonnant de les retrouver parmi les principes considérés comme innovateurs du traité établissant une Constitution pour l'Europe.
    Certes, il est acquis maintenant, avec la signature du traité de Lisbonne, que la révision des traités européens a perdu son caractère constitutionnel. Mais il n'en demeure pas moins intéressant de vérifier si les principes de la transparence, de la démocratie et de la cohérence, interprétés comme des principes constitutionnels, se perpétuant au-delà de l'échec de l'adoption d'une Constitution formelle pour l'Europe, étaient respectés par l'Union européenne en voie de rénovation.
    L'Union européenne évolue-t-elle vers plus de transparence et de démocratie ? Telle a été la question à laquelle la première partie de cet ouvrage a tenté de répondre. Au fil des différentes contributions, se dessine une réponse nuancée : progrès incontestable du côté de la démocratisation de l'Union, bilan nettement mitigé en ce qui concerne la transparence et la simplification, surtout dans le traité de Lisbonne.
    La cohérence de l'action extérieure de l'Union est au centre de la deuxième partie de l'ouvrage et analysée dans ses multiples dimensions : cohérence institutionnelle d'abord, dans sa dimension verticale - entre l'Union et les Etats - et horizontale - entre les institutions de l'Union ; cohérence substantielle ensuite, entre les différentes politiques européennes ayant une dimension externe et entre l'action extérieure de l'Union et ses politiques internes. Les diverses contributions convergent vers un constat similaire : même si le traité de Lisbonne reste en retrait par rapport à la Constitution, plusieurs réformes devraient permettre à l'Union d'avancer en direction de cet objectif : personnalité juridique unique de l'Union, définition de principes et objectifs qui doivent guider l'action de l'Union sur la scène internationale dans tous ses aspects, création de la fonction de ministre des Affaires étrangères de l'Union devenu haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

  • Le traité de Lisbonne, signé le 13 décembre 2007, devrait, s'il est effectivement ratifié par les vingt-sept Etats membres de l'Union, mettre fin à la crise engendrée par les non français et néerlandais au traité établissant une Constitution pour l'Europe (la Constitution). A la différence de la Constitution, ce traité n'ambitionne plus d'opérer une rationalisation de l'architecture de base de l'Union, en remplaçant les traités actuels par un texte unique. Il est seulement, comme l'indique son intitulé, un " traité modifiant le traité sur l'Union européenne et le traité instituant la Communauté européenne ". Il se présente ainsi comme un texte d'une grande complexité, un catalogue d'amendements aux traités antérieurs, qui ne peut se lire sans se reporter au texte de ces traités. De plus, une fois signé et ratifié, il est destiné à disparaître en tant que tel, toutes ses dispositions s'intégrant dans les traités antérieurs. Le présent ouvrage présente une version consolidée, officieuse, des traités UE et CE révisés par le traité de Lisbonne, ainsi que les protocoles, nouveaux ou anciens modifiés, qui seront joints à ces traités, les déclarations adoptées lors de la Conférence intergouvernementale de 2007 et le texte intégral de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, accompagnée de ses explications. Ces textes sont précédés d'une introduction qui replace le traité de Lisbonne dans l'évolution de la construction européenne et en propose un premier bilan. Sont ainsi analysées systématiquement les innovations introduites par ce traité, en distinguant les éléments repris de la Constitution des points sur lesquels il s'écarte de cette dernière. L'ouvrage s'adresse à tous ceux, étudiants, praticiens, académiques ou citoyens, qui ont à coeur de comprendre les enjeux de la réforme en cours. Il entend aussi contribuer au débat en rendant lisible un traité, qui, on peut l'espérer, ouvrira une nouvelle page pour l'Europe en lui permettant de repartir sur des bases améliorées.

  • Même si elle n'a pas fait formellement l'objet d'une modernisation - au même titre que le droit anti-trust des articles 81 et 82 CE -, la matière des aides d'Etat a toutefois connu, au cours de ces dernières années, de nombreuses modifications législatives et a donné lieu à un contentieux abondant.
    Plus particulièrement, tant la Cour de justice et le Tribunal de première instance que la Commission ont eu à traiter de nouvelles questions de procédure mais aussi de fond. Le résultat est un ensemble de décisions et de textes relevant davantage d'une approche casuistique que d'une coordination rigoureuse, et dont le maniement peut s'avérer malaisé. C'est dans le contexte de ces réflexions que s'inscrit le présent ouvrage sur les " aides d'Etat ".
    D'éminents spécialistes de cette matière, avocats et/ou académiques, y font le point, mettent en évidence les enjeux ainsi que les lacunes persistantes et, le cas échéant, proposent des pistes pour y remédier. Le lecteur y trouvera, sous une présentation systématique, des réflexions originales sur, d'une part, les critères qui définissent la notion d'aide d'Etat et, d'autre part, les aspects du régime des aides qui posent à l'heure actuelle le plus de difficultés aux praticiens : la compensation des obligations de service public, l'application des règlements d'exemption, l'identification du bénéficiaire de l'aide en cas de remboursement de celle-ci et le statut du plaignant.

  • Depuis le milieu des années quatre-vingt, l'intégration européenne est entrée dans une phase de croissance continue.
    En une quinzaine d'années, le petit Marché commun d'antan est devenu une vaste Union aux ambitions politiques, couvrant un territoire toujours plus large.
    Ce développement spectaculaire n'est pas allé sans susciter de tensions. La crise institutionnelle de 1999, qui a vu tomber la Commission de Bruxelles menacée de censure, a révélé au grand public les travers d'un système politique construit sans plan d'ensemble, par ajustements graduels.
    L'affaire de la vache folle, la crise de la dioxine, les phénomènes de fraude et de corruption, les blocages décisionnels et les conflits de compétence ont mis ses lacunes en évidence, sous un jour peu flatteur.
    La notion de responsabilité politique est devenue depuis lors l'un des leitmotivs des discours sur la réforme de l'Union. Qu'il s'agisse d'améliorer sa " gouvernante " comme le propose la Commission, ou de refondre son ordre " constitutionnel " comme le suggère la Convention sur l'avenir de l'Union, la préoccupation dominante est d'aider le citoyen à comprendre qui fait quoi dans l'Union, et qui porte la responsabilité de ses actes ou de ses omissions.
    Partant de l'analyse de cette crise, qui restera comme l'une des dates clefs de l'histoire de l'intégration européenne, Paul Magnette en met à jour les racines profondes.
    Il montre, en examinant la genèse et la pratique des mécanismes de responsabilité dans l'Union, que la crise n'est pas seulement passagère, mais qu'elle tient aussi à certaines des caractéristiques fondamentales du système politique européen.

  • Limiter les effets des jugements rendus en matière pénale au territoire où ils ont été prononcés est incompatible avec l'idée même de justice, d'autant que l'internationalisation s'accroît et que les nouvelles techniques de communication se développent.
    La problématique revêt une acuité particulière dans l'Union européenne qui garantit la libre circulation des personnes, des biens, des capitaux et des services. Elle connaît un nouvel essor depuis que le traité d'Amsterdam a chargé l'Union européenne de mettre sur pied un " espace de liberté, de sécurité et de justice ". Les conclusions adoptées lors du sommet européen de Tampere ont fait du principe de la reconnaissance mutuelle des décisions pénales la " pierre angulaire " de la coopération judiciaire entre les Etats membres de l'Union.
    L'objet du présent ouvrage est de mener une réflexion originale sur ce processus. Outre une mise en perspective de la reconnaissance mutuelle, le lecteur y trouvera une analyse claire de son impact sur la double incrimination et le principe de la territorialité. Sont ensuite analysés de manière détaillée les deux volets de la reconnaissance mutuelle : l'exécution des décisions judiciaires étrangères pré-sentencielles et l'exécution des jugements étrangers rendus sur le fond de l'affaire.
    A cette occasion, certains auteurs centrent leurs observations sur les premiers projets concrets en cours de négociation et en soulignent les difficultés. D'autres élargissent le débat et se livrent à un commentaire plus général des problèmes soulevés. Enfin, parmi les questions de nature transversale abordées dans l'ouvrage, figurent celles de l'avenir de l'extradition dans l'Union européenne et de la relation de la reconnaissance mutuelle au Corpus juris.
    Le livre se termine par l'étude d'autres expériences pouvant servir de source d'inspiration à ce nouveau chantier, telles que celles du droit civil et commercial, des pays nordiques et de la Suisse. L'ouvrage est le fruit de la collaboration d'une équipe internationale composée d'académiques et de chercheurs, de praticiens de la justice, de fonctionnaires nationaux ou européens.

  • Nourri d'une connaissance approfondie des théories développées de part et d'autre de l'atlantique et d'une expérience internationale affinée par la participation de son auteur à l'agenda scientifique européen (et notamment au réseau de recherche d'excellence " garnet "), l'ouvrage de mario telô retrace les origines d'une discipline académique devenue autonome au début du xxe siècle et brosse un panorama critique des divergences et des complémentarités des écoles de pensée (réalisme, institutionnalisme, constructivisme, entre autres) qui ont animé le débat théorique ces dernières décennies et se sont efforcées de rendre compte de la complexité des relations internationales et des enjeux auxquels l'humanité est confrontée dans un monde globalisé.
    L'auteur adopte aussi - et c'est là l'originalité de son livre - une perspective européenne et accorde une attention particulière à l'expérience de souveraineté autolimitée et partagée, de coopération régionale institutionnalisée, menée - depuis la "déclaration schuman " de 1950 - par des etats jadis belligérants aux niveaux de la ce et de l'ue. comme le note robert o. keohane, dans la préface de l'ouvrage, ce " système politique supranational en formation " est un " laboratoire d'idées " qui " pose des défis de taille à la science politique et aux théories des relations internationales, pour redéfinir les concepts de puissance, de souveraineté, de légitimité, de démocratie ".
    La construction européenne est-elle un phénomène limité à un seul continent ? ou faut-il y voir une forme de gouvernante nouvelle, post-nationale, amenant à une révision graduelle et partielle du paradigme souverainiste " westphalien ", dans un monde en constante évolution ? et le politologue de princeton university d'ajouter à propos de ce livre novateur : " la théorie n'est pas un objet d'art. sinon, elle est pire qu'inutile, une distraction.
    Nous avons besoin du débat théorique pour comprendre les grands défis de l'humanité et ainsi aider les êtres humains à résoudre les questions touchant à leur survie ".

  • La connaissance est en passe de devenir une des sources fondamentales du développement économique et social.
    Mais elle peut devenir aussi une source d'inégalités sociales internes ainsi que de nouvelles hiérarchies de pouvoir international. Est-il possible de concevoir un modèle de société de la connaissance européen, alternatif au modèle américain ? Comment concilier la compétitivité internationale et la révolution technologique avec les valeurs européennes de justice, de cohésion sociale et de démocratie ? Quelle stratégie de modernisation adopter qui inclurait l'innovation technologique, la réforme de l'Etat providence, les politiques européennes pour l'emploi, la recherche, l'éducation, le marché unique ? Ces questions essentielles pour le futur du modèle social européen et de son identité internationale sont abordées dans le présent ouvrage par un groupe interdisciplinaire d'experts internationaux mobilisés par la présidence portugaise de l'Union européenne dans le cadre de la stratégie de Lisbonne, sous la direction de Maria Joao Rodrigues.
    La stratégie de Lisbonne pour la modernisation du modèle socio-économique européen est au centre des politiques et du débat stratégique de l'Union pour la décennie 2000-2010.

  • La question d'une hostilité, latente ou déclarée, vis-à-vis du procès d'intégration européenne est désormais d'une actualité évidente.
    Pour la première fois dans son histoire, la construction européenne pourrait être interrompue, ou du moins sérieusement ralentie, par la désaffection des électorats et de certains de ses dirigeants. Pourtant, tant les objectifs que les formes prises par les mouvements d'opposition à l'intégration européenne diffèrent grandement d'un pays à l'autre. D'une part, ces "résistances à l'Europe" expriment des valeurs issues de cultures politiques particulières.
    D'autre part, le choix d'un acteur politique de " s'opposer " à la construction européenne est largement fonction des perspectives stratégiques ouvertes par un tel positionnement dans les différents contextes nationaux. Enfin, les " résistances à l'Europe " sont issues de matrices idéologiques souvent si opposées entre elles qu'aucun " front commun " ne paraît envisageable. Loin de s'imposer comme une nouvelle mouvance transnationale, la critique de la construction européenne demeure ainsi un phénomène national profondément enraciné dans des traditions distinctes.
    Pour cette raison, cet ouvrage structure l'étude des " résistances à l'Europe " pays par pays. Par souci d'éviter toute convergence artificielle, des cas nationaux ont été sélectionnés en vue de confronter différents contextes intellectuels et politiques.

  • Le religieux, un temps oublié, est à nouveau au centre du débat politique en Europe.
    " Dieu " n'est pas de retour - il n'est jamais parti - mais il trouve une visibilité accrue dans un espace public lui-même en pleine transformation. On n'assiste pas pour autant à la réactivation des luttes historiques entre Eglises et Etats. Les lignes de partage passent aujourd'hui davantage dans les sociétés qu'entre institutions. L'islam accède au statut de religion de masse et négocie les conditions de sa reconnaissance, alors que les confessions plus anciennement établies en Europe se reconvertissent pour mieux se faire entendre.
    Pour les Etats comme pour l'Union européenne, le défi est de s'adapter à ce changement qui combine sécularisation et exacerbation des particularismes. A travers ce processus de recomposition des relations entre religieux et politique se jouent les conditions de légitimation des pouvoirs publics et les règles du vivre ensemble. Dans ce livre, une équipe internationale de spécialistes propose une analyse systématique de la question en prenant en charge la diversité des cas nationaux et des grandes religions et la spécificité du contexte de l'intégration européenne.
    Partant des acquis et des débats les plus récents de la recherche scientifique, l'analyse s'attache dans un langage clair et accessible à faire le point sur l'un des problèmes essentiels de notre temps.

  • Criminal law has considerably evolved in the last few decades. A number of new trends have challenged the traditional features of "modern criminal law". One of the new trends affecting criminal justice systems is the so-called "Europeanisation process", which is the result of the growing intervention of the EU in the area of criminal Law. Another new trend which criminal law and other legal disciplines are facing is the increasingly blurred dividing line between legal categories.
    Various dimensions of this unclear division between categories have been identified in legal literature, in particular between administrative and criminal law. This book aims to study the combination of the two abovementioned trends and their impact on criminal justice systems. The hazy line between administrative and criminal law has been around fora white and has Brown independently of the European Union.
    Up until now, it has mainly been analysed at the national level in a sector by sector approach. This research aims to go beyond such an approach to the topic and sets a systematised assessment of the situation in motion. The main questions that this book tackles are whether and to what extent the EU contributes to the blurred line and whether it tries to restrict it, hold it in check and/or organise it.
    In order to reflect upon such issues, the book is divided into two parts. The first part focuses on an analysis of selected case studies, namely different types of crimes where the EU plays an increasing rote : trafficking in human beings, terrorism, protection of the EU's financial interests, market abuse, environmental offences and competition. These case studies are ordered into four different categories based on how broad and significant the intervention of administrative measures/actors is in the fight against crime.
    The second part of the book is of a more general nature. Following an article concerning the organisation of the coexistence of administrative and criminal law at the national level, the other contributions focus on the EU level and aim to assess the influence of the EU on the existence and development of the hazy line between administrative and criminal law. Most of them show that the EU somehow contributes to the lack of clarity.
    They tend to identify the main reasons for this and the potential problems caused by the blurred line in terms of individual procedural safeguards and the effectiveness of the fight against crime. This book is the result of cooperation within an international team mainly composed of academics and researchers who are members of ECLAN (the European Criminal Law Academic Network) and of practitioners working at the national or EU level.

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