Textuel

  • Une histoire mondiale des femmes photographes Nouv.

    Une fabuleuse somme collective, un livre manifeste, un ouvrage de référence : telle est l'ambition de cet ouvrage co-construit par 160 autrices du monde entier qui présentent 300 femmes photographes, de l'invention du médium aux années 2000. Ainsi les portraits de chaque photographe ont été rédigés par des femmes de toute nationalité pour se prémunir de l'écueil d'un regard "occidentalo-centré". Les séquences de portraits alternent avec des portfolios qui font dialoguer les oeuvres entre elles.

  • Face à la menace fasciste Nouv.

    Une analyse implacable du tournant autoritaire inédit pris sous le quinquennat de Macron et de la menace fasciste qui l'accompagne, c'est ce que proposent Ludivine Bantigny et Ugo Palheta dans cet ouvrage.  Car si Macron a été élu pour faire barrage à l'extrême-droite, c'est aux fascistes qu'il ferait aujourd'hui la courte échelle. Avant que d'autres mesures anti-démocratiques ne nous soient imposées au pas de charge, les deux auteurs entrent en résistance et nous donnent des pistes pour affronter la menace grandissante.

  • À travers une cartographie précise, exhaustive et référencée des débats idéologiques actuels, Philippe Corcuff montre comment l'extrême droite parvient à imposer ses haines et ses obsessions au coeur du débat public. Il dresse pour cela un vaste panorama des idées politiques en vogue dans la France contemporaine. D'Éric Zemmour à Frédéric Lordon en passant par Michel Onfray, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. C'est avant tout une boussole que nous tend Corcuff : notre époque est traversée par des vents violents. Comment y voir plus clair dans le brouillard confusionniste ? Un livre qui va sans nul doute faire le buzz par sa charge explosive et la liste des discours et personnalités finement cités.

  • Dans ce magnifique dialogue entre deux monstres de l'architecture française, Paul Chemetov, l'ainé, et Rudy Ricciotti, le fougueux, évoquent avec humour et autodérision des thèmes cruciaux pour la profession comme la modernité et l'archaïsme ou la commande publique. Un échange affuté à mettre dans les mains de tout architecte ou aspirant architecte !

  • Un panorama exceptionnel de la photographie contemporaine africaine : 51 artistes, 300 photos. Loin d'une vision occidentale de l'Afrique lourde de stéréotypes, ce livre permet la découverte d'une scène extrêmement dynamique à travers 51 regards acérés sur les enjeux contemporains sociétaux, culturels, politiques et écologiques. Exposition aux Rencontres d'Arles du 29/06 au 22/09.

  • Une plongée fascinante dans des archives d'exception, invitation au voyage et à la rêverie. Cet ensemble documentaire en grande partie inédit offre une relecture incarnée de l'épopée industrielle de l'Orient-Express, de sa création à la fin du XIXe siècle jusqu'à sa cristallisation mythologique avec le fameux roman d'Agatha Christie. Un objet au façonnage sophistiqué s'inspirant des codes du luxe de l'époque : couverture toilée et encre métallique cuivrée. Exposition aux Rencontres d'Arles du 29/06 au 22/09.

  • La mode comme on ne vous l'a jamais racontée, ou plutôt les modes. Le pluriel est important dans le titre de cet ouvrage ambitieux qui repose sur une démarche radicalement neuve, ouverte et transversale. 500 pages, 400 images, une cinquantaine de focus aux angles originaux et surprenants rythmant les 7 chapitres chronologiques, ce livre au design somptueux est destiné à un large public : étudiants, enseignants, professionnels ou passionnés de la mode.

  • Michel Kokoreff est sociologue et professeur des universités.
    Jamais depuis un demi-siècle la France n'avait connu une telle escalade de violences des forces de l'ordre. Les dirigeants politiques s'enferment dans le déni.
    Ce déni constitue en soi un encouragement tacite à poursuivre les pratiques les plus condamnables et généralise l'impunité.
    Michel Kokoreff dresse dans cet ouvrage une généalogie érudite et édifiante des violences policières, qui s'inscrivent dans l'héritage colonial, se prolongent en mai 68 et perdurent aujourd'hui à travers la gestion policière des quartiers populaires.
    Michel Kokoreff montre qu'on ne peut comprendre la violence des forces de l'ordre sans la relier à une autre violence, plus structurelle : la violence des inégalités sociales et raciales.

  • Prolongeant ses travaux sur la répression, Vanessa Codaccioni analyse et dénonce les ressorts de « la société de vigilance ». Surveillance massive, appel à la délation, légitimation de la répression : une nouvelle servitude volontaire est insidieusement imposée aux citoyens qui deviennent des acteurs incontournables de cette dynamique sécuritaire.

  • Un truculent plaidoyer de Rudy Ricciotti en faveur du béton. Imaginé par le célèbre architecte alors qu'il était mis en examen, ce manifeste architectural en forme de pièce de théâtre est du pur Ricciotti : très joyeusement provocateur, jouant outrageusement avec la langue, définitivement pamphlétaire. Le véritable accusé à l'honneur dans cette comédie, c'est le béton!

  • Bienvenue dans le monde de SMITH, jeune artiste plébiscité qui explore la pratique de la transition, de la mutation et de l'hybridation dans son travail plastique et théorique. Avec «Désidération,» il met en scène la mélancolie d'une génération « désidérée », c'est à dire privée de son lien avec le cosmos, les étoiles. Ce projet fascinant aux confins de la photographie, de la philosophie et des sciences donnera lieu à une exposition / installation aux Rencontres d'Arles 21.

  • Rudy Ricciotti est un architecte qui a le sens des mots et le goût des sens et qui aime à se faufiler entre deux idées reçues.
    Dans cet ouvrage, l'architecte internationalement reconnu explicite les principaux combats qu'il mène depuis plusieurs décennies, interrogeant de manière iconoclaste les enjeux et les perspectives de sa profession. Avec un réalisme éloigné de toute langue de bois, il est question :
    Du salafisme architectural dominant les constructions contemporaines : une architecture qui refuse les signes de toute expression personnelle, pratiquant ainsi une forme d'exclusion contre les projets qui ne s'inscriraient pas dans le strict respect d'un minimalisme utilitaire à l'anglo-saxonne.
    De la fourrure verte dont se drapent tous les " tartuffes " au chevet de l'environnement avec comme étendard la norme HQE, alors qu'ils massacrent allègrement les savoirs faire des constructeurs, l'économie locale et la nature qu'ils s'imaginent défendre.
    De la pornographie de la réglementation dont les défenseurs et principaux bénéficiaires renouvellent le champ de pouvoir en multipliant règles et cadres normatifs, sans aucune concertation sur les réalités du métier.
    De la maîtrise d'ouvrage du Louvre et des coulisses du chantier du département des Arts de l'Islam, projet qui vit défiler trois Présidents de la République.
    Au gré des sujets, seront également abordés le lien entre art et architecture et quelques avis corrosifs sur d'autres travaux comme ceux de Rem Koolhaas.

  • Le 9 octobre 1981, Robert Badinter, Garde des Sceaux du premier gouvernement Mitterrand, obtient l'abolition de la peine de mort, malgré une forte hostilité de l'opinion publique et entre dans l'histoire. Documentaire de Joël Calmettes diffusé sur France Culture en 2002, cette magnifique archive sonore permet d'entendre la voix d'un humaniste hors du commun. Unique occasion d'entendre Badinter parler de sa vocation en racontant avec profondeur les principaux moments de sa carrière professionnelle et de sa vie.
    La violence d'une enfance marquée par le spectre du nazisme - son père Juif d'origine russe est mort en déportation à Sobibor, sa grand-mère également déportée - imprime chez le jeune Badinter l'esprit de justice qui ne le quittera plus. Après de brillantes études de droit, sa rencontre avec Henry Torrès, avocat socialiste qui défendit de nombreux anarchistes dans les années 20 et leur évita la condamnation à la peine capitale, sera déterminante dans son combat pour l'abolition de la peine de mort.

    Mireille Delmas-Marty revient sur les passions et les fièvres qui ont agité le débat faisant suite au procès de Patrick Henry en 1976, assassin d'un enfant de huit ans. Elle replace dans leur contexte, dans leur époque, les propos de Robert Badinter, qui a promu toute sa vie une politique active de promotion des libertés publiques en France. Ainsi, il a présenté et défendu devant le Parlement, outre les textes de lois portant sur l'abolition de la peine de mort (1981), des textes portant sur la suppression de la Cour de Sûreté de l'État (1981) et des tribunaux militaires (1982), ainsi que des lois accordant de nouveaux droits aux victimes. Il a également présidé la commission chargée de rédiger le nouveau Code pénal, adopté en 1992, en remplacement du Code napoléonien et a pris de nombreuses mesures pour humaniser les prisons.
    Mireille Delmas-Marty retrace ici le parcours passionnant et les convictions d'un homme à la parole charismatique : ses combats en faveur de la suppression des juridictions d'exception et du renforcement des libertés individuelles.

  • Après «L'architecture est un sport de combat», long seller avoisinant les 20000 exemplaires vendus, voici l'autre combat de Rudy Ricciotti contre la « beauté pasteurisée ».  Fidèle à sa réputation de pamphlétaire, le célèbre architecte livre dans cet entretien au vitriol une dénonciation de la tyrannie du bon goût officiel au profit d'une beauté non conforme.

  • Voici un beau livre original où l'image magnifie la si brillante démonstration de Michelle Perrot, l'une des plus grandes historiennes contemporaines, pionnière dans l'histoire des femmes et toujours présente sur le terrain des combats contemporains. Si l'histoire s'est d'abord attachée à décrire le rôle privé des femmes, Michelle Perrot les suit ici dans la cité, dans la nation aux prises avec une citoyenneté qui leur échappe mais qu'elles investissent progressivement.
    De la Révolution aux débuts du 20ème siècle, Michelle Perrot analyse dans ce dialogue avec Jean Lebrun la résistance à la présence féminine au coeur de la cité.

  • Nourrie d'une exceptionnelle documentation visuelle et conçue par le spécialiste reconnu, cette histoire mondiale de l'anarchie s'annonce comme le livre de référence.
    C'est un panorama construit en une centaine de séquences de 1848 à nos jours qu'a réalisé Gaetano Manfredonia. De la Russie au Japon en passant par l'Espagne, les Etats-Unis et la France l'auteur livre une série de récits captivants, mettant en scène acteurs et penseurs, étapes historiques majeures, contexte social et politique.

  • Ce livre est conçu comme la rétrospective de l'oeuvre en couleur de Bernard Plossu sur tirages Fresson : des années 70 à nos jours, depuis les paysages du grand ouest américain à la gare de la Ciotat ou les jardins de Giverny. Quatre-vingt images, dont certaines inédites, sont reproduites dans leur épaisseur et leur matité, chaque tirage Fresson étant unique. La longévité de la collaboration de Plossu avec la famille Fresson sur trois générations est partie prenante de l'oeuvre elle-même.

  • Première synthèse sur la photographie française de ces 50 dernières années, cette somme de 416 pages est signée de Michel Poivert, historien majeur de la photographie. Trois cent images et autant d'auteurs sont présentés grâce à des portfolios construits comme des expositions. Ce livre de référence vient combler un manque criant. Sa couverture en tissu rouge vermillon en fait un très bel écrin.

  • Alors que nous sommes écrasés par le rouleau compresseur du capitalisme néo-libéral, Bernard Friot bouscule nos habitudes de pensées et présente des alternatives lumineuses à contre-courant du défaitisme ambiant. Il nous rappelle que le principe communiste est à la base d'institutions piliers de notre société comme le régime général de la sécurité sociale ou l'hôpital public. Fort de ce déjà-là, il explore dans ce dialogue avec Judith Bernard les voies possibles ouvertes par de nouveaux droits économiques comme le salaire attaché à la personne ou l'extension du principe de la sécurité sociale à l'alimentation, au logement ou à l'énergie.

  • Voici pour la première fois réunies 200 revues d'art du 20e siècle avec 450 fac-similés. Transdisciplinaire et internationale, cette sélection est issue de la bibliothèque Kandinsky du centre Pompidou, qui, avec plus de 8000 revues est l'un des fond les plus riches au monde. Selon un déroulé chronologique, cette somme vient combler un manque en librairie : une autre histoire de la modernité au travers de l'extraordinaire inventivité de 200 aventures éditoriales.

  • Peur de la misère, de l'autre, de la violence, de l'au-delà, et bien sûr au premier chef peur des épidémie : en explorant les mentalités de nos ancêtres du Moyen-âge, George Duby permet d'affronter plus lucide les dangers d'aujourd'hui. Réalisés à l'aube du troisième millénaire, son analyse et son récit demeurent d'une étonnante actualité et nous frappe autant par leurs différences que leurs similitudes.
    Le grand savant qu'était Duby joue à merveille le jeu de l'entretien : vif, clair et aussi captivant qu'accessible.

  • Alors que l'on célèbrera début 2016 les 25 ans de sa disparition, Gainsbourg est partout. Et plus qu'hier, car hier il était en avance. Christophe Marchand Kiss éclaire les intrications de la vie et de l'oeuvre grâce à une iconographie confiée par la famille et les proches, exclusive et attachante.

  • Politique du clitoris

    Delphine Gardey

    • Textuel
    • 2 Octobre 2019

    Ce livre érudit et ironique présente une critique féministe et décoloniale des savoirs et des pratiques médicales concernant le siège du plaisir féminin : le clitoris. Construit à partir de situations concrètes, il se compose d'une quinzaine de récits souvent stupéfiants. Chacun d'entre eux débute par une citation allant d'un savant du Moyen-âge à Freud en passant par Louise Bourgeois. Une façon non académique de développer une histoire édifiante.

  • Le célèbre couple de sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot livre ici une dénonciation impitoyable de la complicité des gouvernements avec le destructeur Dieu Argent. Fidèles à leur méthode rigoureuse, ils démontrent, preuves à l'appui, comment l'argent s'est transformé en une arme de destruction massive aux mains d'une aristocratie de l'argent qui fraye intensément avec celle du pouvoir. À l'heure du « Fillongate », de la violence délirante de Trump, de l'arrogance de Marine Le Pen face à la justice, ou de la mondialisation du droit de polluer à coups de « crédits carbone », l'indignation sociologique des Pinçon-Charlot est indispensable.

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