Omnibus

  • Ceux de 14

    Maurice Genevoix

    • Omnibus
    • 4 Novembre 1999

    " cette espèce de pétillement très faible.
    C'est la bataille acharnée vers laquelle ils marchent, et qui halète là, de l'autre côté de cette crête qu'ils vont franchir. ils marchent ; chaque pas qu'ils font les rapproche de ce coin de terre oú l'on meurt aujourd'hui, et ils marchent. ils vont entrer là-dedans, chacun avec son corps vivant ; et ce corps soulevé de terreur agira, fera les gestes de la bataille ; les yeux viseront, le doigt appuiera sur la détente du lebel ; et cela durera, aussi longtemps qu'il sera nécessaire, malgré les balles obstinées, qui sifflent et chantent sans arrêt, et souvent frappent et s'enfoncent avec un horrible petit bruit mat qui fait tourner la tête, de force, et qui semble dire :
    " tiens, regarde ! " et ils regarderont.
    Et ils auront peur dans toute leur chair. ils auront peur, c'est certain, c'est fatal ; mais ayant peur, ils resteront. " (sous verdun. ).

  • Le Chien jaune

    Georges Simenon

    • Omnibus
    • 25 Février 2021

    L'incontournable !A Concarneau, le sort s'acharne sur les joueurs d'une banale partie de carte...L'incoutournable !Des notables peu recommandables...A Concarneau, des faits troublants mettent la ville en émoi. On tente d'assassiner M. Mostaguen, au sortir de sa partie de cartes quotidienne à l'Hôtel de l'Amiral. Le sort s'acharne sur ses partenaires, car, deux jours après l'arrivée de Maigret, Jean Servières, rédacteur au Phare de Brest, disparaît ; le siège avant de sa voiture est maculé de sang. M. Le Pommeret meurt chez lui, empoisonné. Le docteur Michoux pense être le suivant. Adapté pour le cinéma, en 1932, dans un film de Jean Tarride, avec Abel Tarride (Commissaire Maigret), Robert Le Vigan (Docteur Michoux) et pour la télévision en 1968, par Claude Barma, avec Jean Richard (Commissaire Maigret), puis en 1988, dans une réalisation de Pierre Bureau, avec Jean Richard (Commissaire Maigret) et Eléonore Hirt (Mme Michoux).Retrouvez Simenon au Livre de Poche et dans les anthologies publiées chez Omnibus, une collection des Presses de la Cité.

  • C'est l'histoire d'Edmond Dantès, jeune capitaine au long cours, jeté par un infâme complot dans les geôles du château d'If, et qui par la grâce d'un trésor mystérieux saura faire justice.
    C'est une histoire de pouvoir et d'argent qui nous entraîne de Marseille à l'île de Monte-Cristo, puis de Rome au Paris des années 1830, où règnent banquiers et gens d'affaires.
    C'est l'histoire d'une vengeance implacable née sur les ruines d'un amour brisé, une histoire fabuleuse, généreuse et irrésistible, qui conquiert tous les publics depuis cent cinquante ans.
    C'est, pour Umberto Eco et bien d'autres, «un des plus passionnants romans qui aient jamais été écrits».

  • Jalna la saga des Whiteoak t.1 Nouv.

    Préfacée par Katherine Pancol, Geneviève Brisac, Alexandra Lapierre et Françoise Nyssen voici l'intégrale de la saga des Whiteoak, Jalna. Cette fresque familiale canadienne fut l'un des plus grands succès de la littérature nord-américaine, dès la parution en 1927 du premier des seize romans, aussi célèbre que Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell.

    La saga des Whiteoak Tome 1.
    La naissance de Jalna.
    Dès leur première rencontre, le capitaine Philippe Whiteoak et la pétulante Irlandaise Adeline Court tombent amoureux. Leur mariage dépasse en splendeur ce qu'a connu la ville indienne de Jalna. La mort de leur oncle de Québec qui leur laisse une fortune considérable les décide à quitter les Indes. Après un faux départ et maints incidents, leur voilier les conduit à Québec, d'où ils partent s'installer dans les verts espaces de l'Ontario.
    Matins à Jalna.
    Adeline et Philippe Whiteoak ont invité Curtis et Lucy Sinclair à séjourner chez eux pendant la guerre qui vient d'éclater aux Etats-Unis. Les Sinclair sont Sudistes, et l'esclavage n'est pas admis au Canada. Mais Adeline a la fougue des natifs d'Irlande et Philippe la célèbre obstination anglaise, si bien qu'ils affronteront la réprobation de leurs voisins sans se troubler.
    Mary Wakefield.
    Trente ans ont passé, Philippe héritier du domaine de Jalna, jeune veuf, va s'y installer avec ses deux enfants. Son frère lui envoie une gouvernante : Mary Wakefield orpheline, inexpérimentée et charmante.
    La Jeunesse de Renny.
    La famille s'est agrandie. Mary et Philippe ont eu quatre fils : Eden, Piers, Finch et Wakefield. Renny, l'aîné de Philippe, est un adolescent difficile qui méprise les livres et adore les chevaux. Adeline aime sa nature ardente et voit en lui le futur maître de Jalna.

    Préface de Katherine Pancol. Auteur notamment de Les yeux jaunes des crocodiles, prix Maison de la Presse en 2006.

  • Contes et nouvelles

    Guy de Maupassant

    • Omnibus
    • 30 Octobre 2008

    "M. de Maupassant est certainement un des plus francs conteurs de ce pays, où l'on fit des contes, et des si bons. Sa langue forte, simple, naturelle, a un goût de terroir qui nous la fait aimer chèrement. Il possède les trois grandes qualités de l'écrivain français, d'abord la clarté, puis encore la clarté et enfin la clarté... (...) Il est plus varié dans ses types, plus riches dans ses sujets qu'aucun autre conteur de ce temps. On ne trouve gère d'imbéciles ni de coquins qui ne soient bons pour lui et qu'il ne mette en passant dans son sac. Il est le grand peintre de la grimace humaine. Il peint sans haine et sans amour, sans pitié et sans colère, les paysans avares, les matelots ivres, les filles perdues, les petits employés abêtis par le bureau et tous les humbles en qui l'humilité est sans beauté comme sans vertu. Tous ces grotesques et tous ces malheureux, il nous les montre si distinctement, que nous croyons les voir devant nos yeux et que nous les trouvons plus réels que la réalité même. Il les fait vivre, mais il ne les juge pas."

  • Jeunesse (nouvelle) - Le Miroir de la mer (recueil de 14 récits) - Le Nègre du "Narcisse" (roman) - Lord Jim (roman) - Le Frère-de-la Côte (roman) « Comment un adolescent, né dans les plaines d'Ukraine à quatre cents kilomètres de la mer Noire et huit cents de la Baltique, peut-il décréter un jour qu'il sera marin alors qu'il n'a jamais vu ni l'océan ni un navire et pas même rencontré le moindre navigateur ? Pourquoi, lorsqu'il se décide à écrire, Joseph Conrad ne choisit-il pas le polonais qui est sa langue maternelle ou le français qu'il maîtrise à la perfection, mais l'anglais qu'il a laborieusement appris en embarquant sur des navires marchands britanniques ? Ce sont là deux des interrogations qui ajoutent un parfum de mystère à une oeuvre romanesque immense et fascinante. » De tous les écrivains de la mer, Joseph Conrad est celui qui a restitué avec le plus d'authenticité la vie à bord d'un navire au temps où les grands-voiliers croisaient la route des premiers vapeurs. Cette anthologie regroupe les oeuvres maritimes les plus remarquables d'un monstre sacré de la littérature anglaise dans des traductions révisées, dont Le Frère-de-la-Côte, son roman ultime et méconnu.

  • Souvenez-vous. Les ferrets de la reine Anne d'Autriche, le duc de Buckingham, les perfidies de Richelieu, le siège de La Rochelle. Et, vingt ans après, l'autre cardinal, la Fronde, l'Angleterre de Cromwell, l'exécution de Charles 1er...
    Cette Histoire-là est inoubliable. Elle reste dans nos mémoires, revivifiée pour l'éternité par la présence des héros d'Alexandre Dumas, ces trois mousquetaires qui sont quatre - " tous pour un, un pour tous " -, par la magie de ces romans où vibrent, à l'infini, dans le fracas des chevauchées et des épées, la fougue de la jeunesse, le goût de l'aventure, la force de l'amitié, la nostalgie du temps qui passe, la mort qui rôde, aussi, portée par les vents contraires des grands événements.


    C'est le théâtre qui avait fait d'abord la gloire de Dumas. On découvrira ici La Jeunesse des mousquetaires qu'il adapta pour la scène en 1849.

  • Jalna la saga des Whiteoak t.2 Nouv.

    Une édition préfacée par Katherine Pancol, Genevière Brisac, Alexandra Lapierre et Françoise Nyssen de l'intégrale de la saga des Whiteoak, Jalna, best-seller international depuis la parution en 1927 du premier des seize romans de la série, aussi réputée qu'Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell.

    La saga des Whiteoak Tome 2.

    L'Héritage des Whiteoak.
    Renny Whiteoak, l'héritier de Jalna, revient d'Europe à la fin de la Première Guerre mondiale. Le domaine a été mal géré et ses quatre jeunes frères ne se montrèrent guère disciplinés. Renny commence par remonter l'écurie. Son rêve, c'est de renflouer la fortune familiale en gagnant des courses.

    Les Frères Whiteoak.
    La grande fratrie née des deux mariages de Philippe Whiteoak, une fille et cinq garçons, de trente-sept à sept ans, vit dans la même maison presque séculaire, sans compter deux oncles, une tante, une invitée et, bien sûr, Adeline qui a quatre-vingts dix-huit ans.

    Jalna.
    On prépare le centenaire d'Adeline qui donner lieu à une fête mémorable. La vieille dame reste telle qu'en elle-même, la langue bien pendue. En attendant, c'est l'effervescence. Renny qui approche de la quarantaine et règne en maître sur le domaine, tombe sous le charme de sa jeune belle-soeur américaine.

    Les Whiteoak de Jalna.
    Adeline, pieusement veillée par Finch, le musicien de la famille, arrive au terme de son long règne sur Jalna. Mieux vaut pour elle ignorer les ravages que le désir et la passion ont exercé sur ses petits-enfants. Elle s'éteint calmement, laissant, comme un dernier défi, le plus surprenant des testaments.

    Préface de Géneviève Brisac : prix Femina en 1996 pour Week-end à la chasse à la mère et prix des Editeurs pour Une année avec mon père, elle a publié une trentaine de romans pour la jeunesse.

  • « Le premier objectif de ce dictionnaire est de fournir un compagnon au lecteur des textes fondateurs du christianisme, un compagnon qui se doit de lui aplanir le chemin au long d'une lecture occasionnelle ou continue. On trouvera dans ce livre les personnages, les événements, les institutions politiques, sociales et religieuses mentionnés dans les évangiles, mais aussi les concepts et les représentations théologiques qu'ils utilisent : comment s'y adresse-t-on à Dieu et comment en parle-t-on? Comment sont énoncées les appartenances religieuses et communautaires ?
    En procédant au croisement des documents, on peut retrouver dans les récits évangéliques des éléments et des éclats d'histoire, même si tout n'est pas explicable. Les évangiles ne racontent pas un événement, mais font état d'une expérience historique, celle que firent les disciples et dont ils ont témoigné. » Marie-Françoise Baslez.

  • Combien de choses n'ai-je pas apprises en exerçant ma charge ! J'ai vu mourir un père dans un grenier, sans sou ni maille, abandonné par deux filles auxquelles il avait donné quarante mille livres de rente ! J'ai vu brûler des testaments ; j'ai vu des mères dépouillant leurs enfants, des maris volant leurs femmes, des femmes tuant leurs maris en se servant de l'amour qu'elles leur inspiraient pour les rendre fous ou imbéciles, afin de vivre en paix avec un amant.
    J'ai vu des femmes donnant à l'enfant d'un premier lit des goûts qui devaient amener sa mort, afin d'enrichir l'enfant de l'amour. Je ne puis vous dire tout ce que j'ai vu, car j'ai vu des crimes contre lesquels la justice est impuissante. Enfin, toutes les horreurs que les romanciers croient inventer sont toujours au-dessous de la vérité. Le Colonel Chabert.

  • Griselidis * Les Souhaits ridicules * Peau d'âne * La Belle au bois dormant * Le Petit Chaperon rouge * La Barbe bleue * Le Maître Chat ou le Chat botté * Les Fées * Cendrillon ou la petite pantoufle de verre * Riquet à la houppe * Le Petit Poucet et leurs variantes du folklore et de la littérature Depuis leur parution en 1697, les onze contes que donna Charles Perrault n'ont cessé d'être lus et racontés dans le monde entier de génération en génération.
    La présente édition donne à lire l'intégralité de ces contes, mais, surtout, elle les replace chacun dans leur continuité, en les enrichissant des sources populaires qui les ont inspirés et des versions littéraires ultérieures, parfois facétieuses, qui leur ont succédé jusqu'au XXe siècle.
    De nombreuses illustrations, dont l'ensemble des gravures de Gustave Doré, accompagnent la lecture des histoires.

  • L'Affaire Saint-Fiacre

    Georges Simenon

    • Omnibus
    • 25 Février 2021

    Où un dîner livre l'énigme - " Un crime sera commis à l'église de Saint-Fiacre pendant la première messe du jour des Morts. " Tel est le message reçu par la police de Moulins qui en a averti la P.J. de Paris. Maigret se rend aussitôt dans ce village de l'Allier où il a passé son enfance... Où un dîner livre l'énigme " Un crime sera commis à l'église de Saint-Fiacre pendant la première messe du jour des Morts. " Tel est le message reçu par la police de Moulins qui en a averti la P.J. de Paris. Maigret se rend aussitôt dans ce village de l'Allier où il a passé son enfance ; son père était le régisseur du château. Il assiste à cette messe où la comtesse de Saint-Fiacre meurt d'une crise cardiaque. Le commissaire comprend que cette mort a été provoquée par une émotion violente : il trouve, dans le missel de la comtesse, un papier qui ressemble à une coupure de journal ; on y annonce la mort de Maurice, fils de la châtelaine.Adapté pour le cinéma en 1959, sous le titre Maigret et l'affaire Saint-Fiacre, par Jean Delannoy, dialogues de Michel Audiard , avec Jean Gabin (Commissaire Maigret), Valentine Tessier (Comtesse de Saint-Fiacre), Michel Auclair (Maurice, son fils), Robert Hirsch (Lucien Sabatier) et pour la télévision en 1980, dans une réalisation de Jean-Paul Sassy, avec Jean Richard (Commissaire Maigret), puis en 1995, par Denys de La Patellière, sous le même titre, avec Bruno Cremer (Commissaire Maigret), Jacques Spiesser (Comte de Saint-Fiacre), Anne Bellec (Mme Maigret), Claude Winter (Comtesse de Saint-Fiacre).Retrouvez Simenon au Livre de Poche et dans les anthologies publiées chez Omnibus, une collection des Presses de la Cité.

  • Claude Aziza est, entre autres, spécialiste du XIXe en général et d'Alexandre Dumas en particulier, dont il a présidé l'Association et pour lequel il a réalisé les éditions de ses grands romans chez Omnibus. Dans sa préface, il raconte la genèse du roman et les suites qu'a provoqué son phénoménal succès. Son "Dictionnaire Monte-Cristo", de A ("Auguste Maquet", son collaborateur principal) à Z ("Zombie", en référence à la pâleur du comte), expose tout ce qu'il faut savoir sur le roman et son auteur, avec érudition et humour.
    Dans la collection des grands coffrets ajourés, il a choisi et présenté le beau Voyages extraordinaires de Jules Verne paru avec succès en 2018.

  • Le bonheur en Corrèze

    Denis Tillinac

    • Omnibus
    • 7 Janvier 2021

    Le Bonheur en Corrèze regroupe des romans « provincialistes » où l'on retrouve les thèmes chers à l'auteur, la quiétude face à la sauvagerie parisienne, le culte de l'amitié, le rejet des modes et des excès de la modernité, les pièges de la nostalgie, les ambitions bafouées, des histoires écrites avec la « musique Tillinac », un ton mélancolique tout de retenue dans lequel le passé affleure.

    Denis Tillinac, observateur aigu des moeurs de l'époque, aura publié plus de cinquante ouvrages - romans, essais, récits, poésie - depuis 1979 et Spleen en Corrèze, le roman qui l'a fait connaître. Corrézien d'origine et d'adoption, ce Parisien a mis la province au coeur de son oeuvre de fiction. Cette anthologie est un hommage au grand écrivain.

  • L'os à moelle

    Dac/Pessis

    • Omnibus
    • 17 Septembre 2020

    Voici l'anthologie des meilleurs textes parus de 1938 à 1940 dans L'Os à moelle. En 1938, Pierre Dac, dont l'humour loufoque est familier des auditeurs de la radio, fonde L'Os à moelle, l'organe officiel des loufoques, hebdomadaire satirique de 4 pages, qui connaît d'emblée un succès exceptionnel, faisant même de l'ombre au Canard enchaîné : avec 400 000 exemplaires, c'est un des plus forts tirages de la presse d'avant-guerre. Autour du Roi des loufoques, on trouve les signatures des meilleures plumes de l'époque : Fernand Rauzéna et Roger Salardenne, venu du Canard enchaîné, le chansonnier Robert Rocca, les dessinateurs Maurice Henry et Jean Effel, entre autres.
    S'il commente l'actualité (et l'époque est très animée !), L'Os à moelle propose également : des grands reportages (»Exploration chez les chasseurs de plats de côte», par G.W.K. Van Paraboum, professeur révoqué de Géographie Rythmée...) ; des petites annonces bidon (»Vends papier glacé pour lettres de rupture», «Boucherie chevaline recherche chevaux désespérés. Ne pas écrire, se présenter ») ; des conseils pratiques, jeux et recettes de cuisine (la confiture de nouilles ; leçons pour bégayer convenablement, etc.) ; des concours farfelus (»Grand concours de billets de mille», où le gagnant gagne un billet de cinquante francs...) ; des brèves (»On est sans nouvelles de l'autobus AKbis, parti mercredi de la Porte Maillot. Il a été aperçu pour la dernière fois sur les bords de la Loire. On croit à une fugue») ; un faux courrier des lecteurs...
    De nombreux dessins illustrent cette édition.

  • Maintenant que Baudelaire est passé, au risque d'y perdre l'attrait du fruit défendu, des bancs du tribunal à ceux du lycée, qu'il soit ici permis de rêver d'une anthologie qui ne soit ni herbier ni couronne mortuaire, et d'un lecteur qui ne soit ni scandalisé ni respectueux, mais seulement avide. Puisse-t-il tourner et retourner les pages au gré de son plaisir et de ses choix pour satisfaire ce besoin clairement énoncé par Baudelaire lui-même : « Tout homme bien portant peut se passer de manger pendant deux jours, de poésie, jamais. » Les poèmes en prose, d'ordinaire moins cités, côtoient ici les vers des Fleurs du mal. Du spleen, terreau de ces Fleurs maladives, à la mort soleil nouveau, on croise les autoportraits travestis de l'artiste (Le poète et ses doubles) les femmes ? (Muse, Madone ou vampire) et le Rôdeur du Paris de la modernité. Baudelaire fut connu comme critique d'art avant d'être reconnu comme poète. En prenant le parti, pour les accompagner, de ne retenir que des oeuvres (peintures, gravures, caricatures ou photographies) contemporaines de ses poèmes ou suggérées par eux, cette anthologie donne à lire le poète dans son siècle. Elle tente surtout de retrouver son regard sur le Paris où s'égaraient ses flâneries et sur les images, sa grande, son unique, sa primitive passion.

    Edition réalisée par Laurence Massénat. Préface de Jean Delabroy ;

  • Avec ses grands yeux innocents derrière ses lunettes, son sourire niais et son bavardage incohérent, Albert Campion n'impressionne pas, et il apparaît même comme un crétin. Et pourtant... Sous cette dégaine d'idiot, il dissimule des trésors d'ingéniosité et de courage.
    Un crime est commis au cours d'un week-end dans le manoir de Black Dudley : le vieux et lubrique colonel Coombe est terrassé par ce qui semble une crise cardiaque. Le jeune Albert Campion enquête et met au jour une étonnante conspiration.
    Dans la grande tradition du roman à énigme anglais, Crime à Black Dudley offre cependant une intrigue pleine d'action et de rebondissements que domine la personnalité pleine de charme et d'humour du mystérieux Campion, le héros fétiche de l'auteur.

  • Tout se passe comme si Rimbaud et son oeuvre littéraire - une oeuvre littéraire qui n'excède pas les deux cent cinquante pages ! - demeuraient « hors de toute littérature », selon la belle expression du critique Félix Fénéon, formulée dès 1886.
    C'est-à-dire sans équivalent.
    Sans ascendance et sans descendance.
    Oui, bien sûr, on peut toujours comparer ses poèmes en vers et en prose à ceux de la plupart de ses devanciers, de ses contemporains et de ses successeurs en France, au XIXe siècle et au XXe siècle.
    Oui, bien sûr, on peut toujours trouver, ici et là, des points de convergence avec telle ou telle oeuvre. D'ailleurs depuis des décennies et des décennies, depuis la fin tragique de Rimbaud à l'âge de trente-sept ans, après s'être arraché contre son gré du Harar et être rentré au pays, les exégèses et les commentaires allant en ce sens n'ont pas cessé de fleurir.
    Jusqu'à former une gigantesque bibliothèque.
    À constituer un domaine spécifique baptisé le rimbaldisme.
    Et après ?
    Et quand bien même ?
    « Hors de toute littérature ».
    Inouï de constater à quel point les propos de Félix Fénéon n'ont rien perdu de leur pertinence et de leur acuité !
    À croire qu'ils sont devenus un algorithme.
    Une suprême et éclatante évidence.


    Les extraordinaires poèmes d'Arthur Rimbaud, qu'ils soient écrits en vers ou en prose, fourmillent d'images rares et étonnantes, les unes réalistes à souhait, les autres surnaturelles, mystérieuses, et même parfois des plus abstraites.
    Cet album est une manière de défi : mettre en équation cent poèmes de celui que Paul Verlaine a appelé « l'homme aux semelles de vent » et des chefs-d'oeuvre de la peinture, connus ou méconnus, les uns comme des évidences, les autres comme de stupéfiantes révélations.

  • Lucien jeta sur Esther un regard mendiant, un de ces regards propres à ces hommes faibles et avides, pleins de tendresse dans le coeur et de lâcheté dans le caractère.
    Esther lui répondit par un signe de tête qui voulait dire : " Je vais écouter le bourreau pour savoir comment je dois poser ma tête sous la hache, et j'aurai le courage de bien mourir... " - Que faut-il faire ? demanda-telle. - M'obéir aveuglément, dit Carlos Herrera... Et, il faut rester belle. A vingt-deux ans et demi, vous êtes à votre plus haut point de beauté, grâce à votre bonheur. Redevenez surtout la Torpille.
    Soyez espiègle, dépensière, rusée, sans pitié pour le millionnaire que je vous livre. Ecoutez !.... cet homme est un voleur de grande Bourse, il a été sans pitié pour bien du monde, il s'est engraissé des fortunes de la veuve et de l'orphelin, vous serez leur Vengeance... Splendeurs et misères des courtisanes.

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