Krakoen

  • Lily Verdine n'a pas la frite depuis l'affaire de la Croisière jaune. Son toubib lui conseille de soigner sa déprime en changeant de décor. « Pourquoi pas dans le patelin provençal de mon adolescence avec pour seul programme une convalescence paisible », songe-t-elle.
    Convalescence paisible, tu parles ! : à une encablure de son auberge, un incendie attisé par un mistral à renverser des couleuvres ravage l'usine d'une vieille connaissance. Comme on retrouve dans les décombres le cadavre du vieux gardien, notre détective privée ne peut s'empêcher d'aller y fourrer son nez. Elle a tôt fait de renifler une escroquerie à l'assurance commise par le patron. Mais les flics alpaguent rapidement le coupable idéal, un ouvrier rebelle qui clame sa haine des exploiteurs.
    Lily revigorée par l'action sillonnera la Provence en tout sens, de l'arrière pays à Marseille, pour démêler ce sac de noeuds qui pue la sueur et la mort.

  • Dans le dédale de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, Vera une jeune Roumaine se cache pour échapper au mac qui veut lui faire découvrir les trottoirs de Paris. Au même moment, Mateo Montesinos, jeune flic marseillais muté à la capitale, et son collègue corse Bati s'intéressent à un copieux détournement de fonds : les comptes du comité d'entreprise d'une compagnie aérienne ont été vidés par des individus peu scrupuleux. Les investigations de Mateo et Bati dérangent. Plus l'enquête avance, plus elle recule. Et ce n'est pas un effet d'optique.
    Même si l'intrigue d'Entourlooping est une pure fiction, ce roman est inspiré de faits réels survenus dans les années quatre-vingt-dix au sein du Comité central d'entreprise d'Air France : l'achat à des tarifs exorbitants de semaines de vacances en time-share. Ces bizarreries cachaient des détournements de fonds qui, une fois découverts, n'ont jamais été jugés, malgré plusieurs enquêtes de police.

  • Morsaline

    Hervé Sard

    • Krakoen
    • 23 Mars 2010

    Kerande, côte atlantique, été 2009. Les touristes se bousculent dans la petite cité médiévale, inconscients du drame qui se joue à quelques pas de là. Deux morts par balle. Deux « clients » plus ou moins forcés d'une très chic et très discrète clinique psychiatrique. Les gendarmes enterrent vite le dossier, avec la bénédiction du Parquet de Nantes : un fils à papa trop médiatique compte au nombre des tués. Folie meurtrière confirmera à son tour - bien malgré lui - le commissaire Czerny. Car il le sent : un fou peut en cacher un autre ; et la tuerie n'est pas finie. Czerny parviendra-t-il à démêler le vrai du faux ? La vie lui a appris à se méfier des coupables livrés sur un plateau. Surtout lorsque les coupables en question sont derrière les barreaux.

  • Coup de foehn

    Franck Membribe

    Sarah se sent comme un têtard au fond d'un bocal. De regarder le monde à travers une paroi de verre, elle n'en peut plus ! Sa mère l'étouffe. Un séjour linguistique dans le canton de Zurich lui offre une délivrance. La voici propulsée au sein de la toute puissante famille Gründlich. En fait de bouffée d'oxygène, elle respire le foehn, ce vent helvétique qui rend fou et qui viendra déloger le fantôme de son aïeul disparu en 1943. Aidée de Johann, journaliste local à la jambe raide, dont elle s'éprend furieusement, elle lèvera le voile sur l'un des épisodes des plus sinistres de l'histoire suisse : la neutralité bienveillante et lucrative envers les Nazis.

  • Ligne 13

    Antoine Blocier

    Céline se retourna, prit peur à nouveau. Ce malade la suivait. Vite, trouver un refuge, un lieu avec des gens, des flics. Heureusement elle savait courir et faufiler sa frêle silhouette avec agilité. Elle se retourna. Pas de taré à l'horizon. Ouf ! Son coeur s'apprêtait à jaillir de sa poitrine. « On se calme, ma fille, se dit-elle, on se calme. » «13»... magique ou maléfique ?

  • Un beau jour sur une petite île, un type est débarqué d'un hélico avec une oreille en moins, et un petit trou en plus dans la tempe. Sur le point de trépasser, on le ranime avec toutes sortes de petits cailloux blancs aiguisés comme les dents des requins du même métal. Doucement, avec plus ou moins de tact, on ressuscite sa surprenante réalité. Entre flash-back émoussés et thérapies de pointe, notre homme, ex professeur de lettres, va revivre, dans tous les sens du terme, le parcours de son existence rocambolesque. Aussi le voyage autour du monde de ce drôle de zigoto est-il à cataloguer dans le registre : pertes et fracas...
    Après Villa confusione, José Noce nous entraîne à nouveau dans son imaginaire débridé.

  • Mort en sauce

    Zolma

    • Krakoen
    • 1 Février 2008

    René Maggiore est désappointé, les ventes de sa tambouille en boîte sont en chute libre. Entouré d'une cour de cadres désabusés et de petits chefs serviles, ce chef d'entreprise autocrate est trop empêtré dans ses certitudes pour redresser la situation. L'embauche d'un jeune cadre dynamique va-t-elle sortir la société du marasme et lui rendre son rang de leader de la conserve discount ? Las, le sort s'acharne car le nouvel arrivant va se trouver confronté à des microbes opiniâtres et dangereux. Des microbes déterminés, combatifs, qui philosophent et se divisent pour mieux attaquer.
    Absurde ? Détrompez-vous, derrière la fable savoureuse et hilarante se cache en réalité un pamphlet corrosif et jubilatoire.
    Lorsque des bactéries pathogènes viennent contrarier l'accumulation du profit, deux mondes vont s'affronter avec leurs armes respectives. Zolma braque son projecteur. Truculent et subversif.

  • Le plancher des algues

    Claude Soloy

    • Krakoen
    • 24 Mars 2010

    Comme si le désir du passage à l'acte n'était que l'assassinat programmé de lui-même, le tueur au pull bleu se projette sur le théâtre de ses crimes en série multicolores. Il s'est donné pour mission d'éliminer certaines femmes dont la couleur les désigne à sa folie. Dans cette histoire de sexe et de mort, voici Manon la Verte, princesse des joncs et des rainettes, la Putachatte du canal, qui course les chevreuils et que les chacals broutent ; voici la Noire, la Putachiasse, gonflée de sucre et ointe de chocolat jusqu'à l'intime ; voici Ella, la Putacape, rouge des cuisses à la perruque... Enlumineur de ses fantasmes, le tueur dégaine sa longue langue, et de sa palette criminelle ranime sa flamme jusqu'à perdre son âme noire aux couleurs d'arc-en-ciel. Dans ce polar baroque, Claude Soloy s'autorise toutes les audaces. Soliloque du tueur, narration, dialogues en huis clos constituent la structure originale de ce roman au style flamboyant. Inclassable donc indispensable !

  • Lupanar ou maison de fous, le relais-château s'est transformé en cour du roi Pétaud. Une baronne y fricote avec un parrain mafieux et, sous les ors des salons, les pires filous sont en colloque. Tandis que le CRAC 40 y affronte les apparatchiks d'une nouvelle nomenklatura de la Kalachnikov, des barbouzes grenouillent en cuisine. Tout ce petit monde vibrionne et se flingue allègrement. Les talents improbables d'une aveugle frigide suffiront-ils à sauver le moins barge du lot ? Et que penser de ces pieds nickelés qui mano euvrent si étrangement en sous main ? Dans cette galerie de personnages, y en a t-il un seul qui mérite vraiment de découvrir le trésor enfoui de Staline ? Au fait, que vient donc faire le "petit père des peuples" dans ce polar loufoque ?

  • Le Polar est aujourd'hui le genre le plus vendu et le plus lu en France ! Il n'en fut pas toujours ainsi car dès sa naissance, ce genre issu du roman populaire, a rassemblé contre lui de nombreuses voix. Lecteur éclectique et boulimique dès l'âge de dix ans, devenu critique littéraire au début des années 1980, j'ai pu, à mon tour, défendre ce genre littéraire selon l'aphorisme bien connu : « Il n'y a pas de mauvais genres, il n'y a que de mauvais écrivains ».
    En trente ans, en dehors d'une quinzaine d'ouvrages allant d'une Souris noire d'une douzaine de pages à un dictionnaire mondial du genre qui en compte 2 200, j'ai publié des kilomètres d'articles sur ce genre que nous sommes nombreux à aimer. Compte tenu de tous ces nouveaux lecteurs qui découvrent chaque jour cette littérature, j'ai pensé qu'une sélection de mes articles pourrait les intéresser. J'ai prévu trois volumes.
    Voici le premier.

  • Miss Lily-Ann, marque branchée de vêtements pour femme, est le fleuron d'une vieille entreprise textile du nord de la France. Menée de main de maitre par Liliane Barré, la société intéresse des investisseurs japonais, mais les actionnaires ne veulent pas en entendre parler. Plutôt mourir que de céder à l'envahisseur asiatique ! Justement la police trouve qu'on meurt beaucoup dans les environs. A qui profitent les crimes ? Aux investisseurs japonais soupçonnés de tous les maux ou à la directrice de l'entreprise ? Dynamique, charismatique et ambitieuse, Liliane Barré est le suspect idéal. A moins qu'elle ne devienne une cible à son tour.

  • Paulin rêvait de fuir le monde des adultes et toute la boue qui lui empoisonnait le sang. Il rêvait de partir loin de son petit village du Limousin, et de ne plus jamais revenir. Mais quand le rêve a rejoint la réalité, c'est devenu un cauchemar. Le dérapage incontrôlé de Paulin et ses copains les a entrainés jusqu'à Nimes dans un sillage de sang. Il y a des ornières qu'on ne peut quitter sans foirer toute sa vie.

  • Dans la forêt à côté de la cité où vivent Maëlys et ses copains, des Roms ont construit des cabanes. Qui sont-ils ? Pourquoi vivent-ils dans les bois ? Sont-ils coupables de tous les méfaits dont les habitants du quartier les accusent ? A partir de faits réels, Antoine Blocier raconte l'amitié d'un groupe de petits banlieusards pour des enfants roms. Entre la haine, l'exclusion, la compassion et la solidarité, il oblige ses jeunes lecteurs à dépasser leurs préjugés pour s'interroger sur leurs propres sentiments. Plébiscitée par de nombreux collégiens, la première aventure de Maelys a été sélectionnée pour plusieurs prix jeunesse et a connu une suite, Maëlys et le joueur d'échecs, consacrée aux sans-papiers et à l'immigration clandestine.

  • Ambiance mortifère à l'hôpital Saint-Cyrille. Quand on y meurt, en général c'est dans un lit. Aussi la découverte d'un cadre hospitalier gisant sous son bureau le crâne fracassé inaugure-t-elle une manière inédite de passer de vie à trépas dans l'établissement. Pour quelles raisons Soline Porpiglia a-t-elle été assassinée ? N'avait-elle pas la fâcheuse habitude de fourrer son joli nez dans des endroits empestant davantage la magouille que l'éther ? Ou serait-ce le crime d'un prétendant éconduit, trop longtemps martyrisé par cette belle allumeuse ? A force d'explorer des hypothèses hasardeuses, d'emprunter des pistes sans issue, Marc Perrin, flic de la Crim, s'arrache les cheveux et commence à flairer un coup fourré. Il ne va pas être déçu. Et si la réponse à ses interrogations n'était pas celle qu'il attendait ?

  • En 2012, un Bangladais de 11 ans, sans-papiers, est devenu champion de France d'échecs. Antoine Blocier, auteur de polars engagé, s'est inspiré de son histoire pour écrire Maëlys et le joueur d'échecs. Ce livre original est né de la collaboration entre l'auteur et les élèves d'un collège de Bretagne, huit groupes de collégiens qui ont mis leur imagination en commun pour raconter le périple d'Iqbal, jeune garçon qui a fui son pays pour venir clandestinement en France en compagnie de son père. Comme dans la première aventure de Maëlys et de ses camarades (Ceux des caravanes), Antoine Blocier pousse ses jeunes lecteurs à s'interroger et à s'intéresser aux sujets de société. Après les Roms, les sans-papiers et immigrés clandestins sont au centre de la nouvelle aventure de Maëlys.

  • L'incendie d'halloween

    Jeanne Desaubry

    • Krakoen
    • 28 Février 2011

    Arthur est têtu. On ne lui retirera pas de l'idée que c'est lui qui aurait dû être élu. On a truqué l'élection au conseil municipal des enfants. Qui ? Comment ? Pourquoi ? Avec ses copains Fatou et Indy du CM1, Arthur lance son enquête. Il n'imaginait pas qu'elle l'amènerait à se conduire en héros lors d'un incendie, ni à se retrouver ligoté dans une cave moisie. Faut-il croire aux sortilèges de la nuit d'Halloween ?

  • Gaufre royale

    Max Obione

    • Krakoen
    • 19 Novembre 2009

    Encombré d'un corps démesuré, non guéri d'une enfance calamiteuse à Granville, envahi de fantasmes d'étrangleur et de bien d'autres travers, le détective privé Abel Salinas est décrit par le commissaire From, son ancien patron, ainsi : " Cent cinquante kilos de barbaque et seulement une noix de gingin ! " Tout un programme ! Au plan professionnel, c'est donc une truffe, un nullos, un besogneux de la filoche qui se voit confier par extraordinaire l'affaire de sa vie, une enquête sur une erreur judiciaire. Quand le roman s'ouvre, il fait la queue devant la marchande de gaufres sur la digue de Villers-sur-Mer. Ses pensées divaguent... la moindre sensation l'entraîne dans les épisodes de sa vie et de l'enquête qui télescopent ses souvenirs et ses pulsions... Un remue-méninges en forme de polyphonie narrative.

  • Scarelife

    Max Obione

    Libéré sur paroles après avoir purgé dix ans de pénitencier, Mosley J. Varell coule des jours ternes dans un coin reculé du Montana. Il vivote en écrivant des scénarios de dessins-animés. Gougou le kangourou, c'est lui. Astreint à pondre des histoires à décerveler les mômes, on vient cependant de lui commander le scénario d'un biopic sur le romancier David Goodis. Un matin, il reçoit une lettre postée de Louisiane. Il a reconnu l'écriture, c'est celle de son père qu'il hait depuis toujours. Mais pourquoi Varell décide-t-il de partir le retrouver ? Ayant la phobie de l'avion, il entame une grande diagonale routière. La fatalité, un temps en sommeil, l'entraînera à ponctuer son périple de meurtres comme autant de cailloux blancs que Le Nain, un détective teigneux lancé à ses trousses, saura ramasser...Max Obione fait le noir, le noir profond, sans rémission ni lueur rédemptrice ; dans un roadmovie paroxystique et crépusculaire, il conjugue "no future" à tous les temps de l'imparfait de l'existence.
    Avant-propos de l'éditeur : Normalement, les routes vont d'un point à un autre et quand elles racontent des histoires de cinglés en ballade, on les appelle des itinéraires " bis ", direction le mur ! Scarelife nous entraîne dans le sillage d'un dénommé Mosley Varell, un tordu du genre bon bougre malgré tout. A sa suite, on cingle à travers les States, en diagonale, de Missoula (Montana) à la Nouvelle Orléans (Louisiane), et ça fait mal comme une lame de couteau qui s'enfonce dans les chairs d'une Amérique de l'après 11 septembre. L'écume de son passage, c'est de l'hémoglobine pure, comme la mousse qui bubulle d'une carotide sectionnée. On meurt beaucoup à le rencontrer. Là où il fait étape, c'est plus fort que lui, les vieux démons le reprennent, son passé d'homme de main d'un mafieux hollywoodien ressurgit. Malheur à qui le contrarie ! Mais il lui arrive cependant de trucider par bonté d'âme. En tout cas, le voilà en route pour régler ses comptes avec son passé où domine l'ombre de son paternel, pasteur de son état et brute épaisse.
    S'il n'y avait eu cette lettre du père reçue un beau matin, Mosley serait resté planqué à peaufiner un biopic sur la vie de David Goodis, l'écrivain maudit, l'auteur de Tirez sur le pianiste !, le scénariste de Dark passage et de bien d'autres chefs d'oeuvre de la littérature noire. Parce que Mosley a aussi ça dans le sang, l'écriture, en plus de sa folie meurtrière ! Son road movie devient en fin de compte son chemin de croix, avec un détective aux trousses, un teigneux détraqué comme lui, surnommé le Nain...
    On sait que les héros des romans noirs, mouisards perpétuels, connaissent rarement la rédemption, le tragique de la condition humaine demeure leur horizon indépassable. Ce qui commence mal se termine encore plus mal. Le voyage de Mosley Varell s'apparente à une partie de toboggan diabolique d'où l'on ne peut descendre. Schuss vers l'enfer ! Cet écorché vif est un personnage goodisien en diable ! Le gouffre nous est promis à travers une mise en abyme vertigineuse. Max Obione a le chic de nous captiver en nous contant l'histoire d'un auteur qui écrit sur un auteur qui écrit sur un auteur qui écrit ... Une construction savante et un style. Une construction UUDu délire en prime pour un réel bonheur de lecture noire.

  • Le valet de coeur

    Paul Colize

    Antoine Lagarde est un homme comblé. Rien ne manque à sa réussite : financière, professionnelle, sexuelle, paternelle et familiale. Son fils adore papa, ce héros au coeur fidèle. Ses associés le vénèrent. Ses innombrables conquêtes féminines succombent à son charme. De surcroît, Antoine est un fils attentionné qui effectue des visites régulières chez son père, ingénieur retraité et hypocondriaque compulsif. Jusqu'ici, rien ne paraît devoir troubler son existence. Sauf qu'un beau jour, il retrouve papa Lagarde assassiné ! Tout bascule ! Une mystérieuse annotation sur une carte à jouer, un valet, va mettre Antoine sur une piste qui le mènera en enfer...
    Voici le premier volume de la trilogie Antoine Lagarde qui précède " Le Baiser de l'ombre " dont les amateurs de bons polars ont fait le succès.

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