Editions Sutton

  • La corrida constitue un univers si vaste qu'il faudrait une vie entière pour en pénétrer les mystères. Certes, l'appréciation des gestes du torero, vifs comme l'éclair, demande un oeil exercé. Néanmoins, en regroupant toutes les notices de cet abécédaire par grands sujets, c'est toute l'histoire de la corrida qui se dessine.
    Tout d'abord, vous retrouverez des intitulés qui suffisent pour comprendre que ce spectacle se joue en trois actes : le Scenario bien rodé commence par l'entrée en piste du Cheval avec son picador, et continue avec la pose des Banderilles et la mise à mort de l'animal à l'Epée.
    Mais que serait la corrida sans ses acteurs que sont le Matador, les femmes (Univers féminin) et les enfants (Juli, el), et surtout son rôle-titre, tenu par le Taureau et symboliquement par madame la Mort (Fête) ?


    Pour mieux comprendre les origines de la corrida, Elisabeth Hardouin-Fugier renvoie son lecteur à l'intitulé Ibérique. Introduite en France par Napoléon III, la corrida espagnole s'étend à partir d'une date précise, Dix-huit-cent-quatre-vingt-neuf, puis s'organise (Lois) avec une Période faste, l'après-guerre, qui suscite toutefois une Opposition.
    Pour finir le tour d'horizon proposé par cet ouvrage abondamment illustré, l'auteure nous entraîne dans les arènes d'Hagetmau, dans le Sud-Ouest, et dans le plus ancien élevage taurin du Sud-Est, fondé par Joseph Yonnet, tout en nous faisant découvrir la Camargue, les arènes d'Arles et de Nîmes.

  • L'alphabet sert ici de fil d'Ariane pour découvrir Lons-le-Saunier : histoire, économie, patrimoine architectural ou naturel, autant d'aspects abordés au fil des pages, au fil des lettres. Sont évoqués Théodore Vernier, figure importante du XVIIIe siècle qui plaça la ville au rang de chef-lieu de département avant l'heure, mais aussi l'évolution de l'exploitation du sel ou encore la Vallière et le Solvan, rivières de nos jours en grande partie recouvertes. Comme la plupart des communes de Franche-Comté, la cité a subi au cours des siècles des incendies et des destructions dus à la folie meurtrière des hommes, en particulier lors de la conquête de la région par les troupes françaises.

    Mais le patrimoine architectural reste riche, et nombre de bâtiments civils et religieux dignes d'intérêt sont présentés par Gérard Chappez. Ce dictionnaire amoureux nous invite à découvrir Lons-le-Saunier d'une façon originale sans oublier les environs qui méritent également un détour. Gérard Chappez, passionné par le terroir jurassien, l'a déjà évoqué dans plusieurs de ses ouvrages régionaux parus aux Editions Alan Sutton, dont Le Pays des Lacs de A à Z dans la même collection.

  • Cest un ingénieur anglais, Richard Trevithick, qui élabore en 1804 la première locomotive. Amélioré à partir du milieu du XIXe siècle, le chemin de fer est rapidement devenu un outil industriel, puis un mode de transport apprécié de tous. Mais, bien souvent, on ne sait pas ce qui se cache derrière le « monde ferroviaire ». Doté dun jargon spécifique à la corporation, ce voyage à travers le temps et le progrès technique que nous propose André Papazian va surprendre plus dun lecteur, et les 26 « arrêts » de ce livre donnent un éclairage particulier sur la fabuleuse histoire du rail. Des Bogies aux Caténaires, des locomotives Mikado ou Pacific aux Voitures et Wagons, votre regard sur les trains ne sera plus le même après la lecture de ce petit dictionnaire amoureux. Journaliste et auteur de nombreux ouvrages sur les trains, la batellerie et le tourisme, André Papazian est entré dans le monde ferroviaire au début des années 1970. Fondateur et animateur dun mensuel de renom, il a mis à profit cette aventure pour voyager en train et photographier ses émotions. Fasciné par les développements de ce mode de transport, il lui rend hommage par ses écrits.

  • Un dictionnaire amoureux est, par définition, une oeuvre subjective. Tout d'abord parce que le choix des notices met en lumière ou exclut de l'histoire ceux et celles que l'on y fait ou non apparaître. Ensuite parce que l'affection que l'on porte à ceux qui nous ont précédé, à ces lieux d'histoire, de mémoire que l'on prend l'habitude d'arpenter ne peut être discutée ; les suggestions du coeur ne sont pas toujours celles de l'esprit. Ainsi, ce dictionnaire amoureux de Cholet est avant tout une invitation à découvrir une ville et ses habitants à travers leur histoire.
    Au gré des découvertes faites aux archives municipales, des visites au musée d'Art et d'Histoire, des rencontres avec de vieux Choletais et de ses déambulations dans la ville, Geoffrey Ratouis a bâti peu à peu cet ouvrage en forme d'instantanés du temps qui passe, avec autant de coups de coeur qu'il y a de lettres dans l'alphabet.

  • Laurence Catinot-Crost a souhaité offrir ici aux lecteurs une approche originale de la ville. De A comme Affaire Calas à Z comme Zinc en passant par L pour Latécoère ou S pour Stade Toulousain, Toulouse se dévoile avec labécédaire pour seul guide. Telle une femme aimée, la Ville rose dévoile ses multiples visages en harmonie avec son cur historique, les eaux dansantes de la Garonne et ses édifices de prestige. Pas à pas, du canal du Midi aux marches du Capitole, de la salle des Illustres à la Cité de lEspace, elle se révèle, tout à la fois antique, moderne, classique mais toujours rayonnante de beauté et de joie de vivre. Ce livre sadresse à tous ceux qui souhaitent découvrir ou redécouvrir le patrimoine, les lieux, les personnalités, les événements qui ont marqué lhistoire de la Ville rose. Cette flânerie illustrée de belles photographies constitue un recueil incontournable pour une autre connaissance de Toulouse, plaisante et ludique. Historienne, romancière, biographe, Laurence Catinot-Crost a déjà de nombreux ouvrages à son actif.

  • Pays d'Art et d'Histoire. Une appellation peut-être trop largement usitée qui sied uniformément à toutes les régions de France. Le Forez n'échappe pas à la règle. Pourtant, ce petit pays ligérien mérite qu'on dépasse les lieux communs et qu'on s'attache à regarder ce qu'il est vraiment, une mosaïque aussi colorée qu'originale. C'est un peu la mission que se sont octroyée Christine et Pascal Chambon. Au gré des vingt-six lettres de l'alphabet, ils invitent le lecteur à une flânerie éclectique sur des terres que certains connaissent certes déjà mais qui, sûrement, leur réservent encore bien des surprises. Entre monts et plaine, des châteaux à la cuisine en passant par la nature ou les poètes, la générosité du Forez se décline à toutes les pages.

  • Image singulière qu'offre la ville en cet hiver radieux. Une silhouette, pieds nus sur l'asphalte froid, combinaison noire et planche de surf sous le bras, en croise une autre. Dame au manteau chic, soigneusement fermé, ses talons frappent le sol. Au loin, la vague s'écrase sur le rocher.
    Instantanés d'aujourd'hui au croisement des avenues Edouard VII et de Verdun où se côtoient des familles basques et biarrotes.
    Pour remonter le temps, Virginie Bhat-Trasbot choisit l'alphabet qu'elle a appris à l'école Jules Ferry.
    Au fil des pages, elle égraine donc les petites et les grandes histoires liées notamment à l'Océan qui a nourri les Biarrots, à ces côtes qui ont attiré les rois et les impératrices d'hier, à ces vagues qui portent les surfeurs d'aujourd'hui, à ces rues pentues livrées à une architecture parfois surprenante, à ces quelques usines - il en a existé - mais aussi à tous ces Basques, Gascons, Parisiens, Anglais, Espagnols. qui animent encore la ville toute l'année.
    Et même si le propos ne se veut pas exhaustif, Biarritz de A à Z
    demeure un ouvrage incontournable.


  • Pour commencer la balade dans Perpignan, Michelle Ros, à la lettre A, conduit son lecteur sous les platanes blancs des allées Maillol et lui fait découvrir ensuite les richesses patrimoniales de la ville, mais aussi tout ce qui anime et rend si attachante cette cité déjà florissante au Moyen Age. De B pour Joseph Bardou, créateur de l'entreprise Job, en passant par C pour Castillet, citadelle et casernes. pour finir à Z, évoquant la rue Emile Zola, tous ces thèmes constituent autant de pistes pour mieux comprendre l'histoire de Perpignan, dont le statut de capitale du royaume de Majorque à partir de 1276 a conditionné l'évolution urbaine jusqu'au début du XXe siècle, les plus beaux édifices civils et religieux, fleurons de son patrimoine, ayant été édifiés à ce moment-là. S'il faut retenir une autre période prospère pour la ville, c'est sans nul doute le XIXe siècle, marqué par l'arrivée du chemin de fer, le train ayant redonné un élan économique à la ville qui s'est alors spécialisée dans le maraîchage, déjà bien implanté depuis le XVe siècle. Et c'est avec la démolition des remparts que la ville a pris un nouveau visage. Tout comme celle du XXe siècle, la physionomie du Perpignan du troisième millénaire voit actuellement le jour à partir de la nouvelle gare TGV et de son projet urbain. Mais ne dévoilons pas le contenu de l'ouvrage de Michelle Ros, remarquable par sa documentation et son illustration : il est temps d'en tourner les pages et de plonger au coeur d'une histoire originale afin de toucher du doigt un patrimoine insoupçonné. Michelle Ros a une formation d'historienne et dirige depuis 1996 les archives de la Ville de Perpignan. Elle est l'auteure de Histoire du conservatoire, 150 ans de musique à Perpignan, Promenade dans Perpignan (1906-1930) autour des cartes postales de Guy Déchelle, Du chocolate, médicament ou gourmandise?? (XVIIe-XXIe siècles) avec le docteur Georges Galindo, Le Chemin de fer et ses quartiers : la Gare et Saint-As

  • « A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu, voyelles », Rimbaud donnait à chacune sa couleur. Ici, c'est l'alphabet entier qui est décliné, et chaque lettre apporte sa pierre à l'édifice : c'est alors Besançon qui revit sous nos yeux, depuis la glorieuse époque romaine jusqu'à nos jours.
    Longtemps ville libre et impériale, s'administrant elle-même sous la souple domination du Saint Empire romain germanique, la ville connut une période faste pendant le règne de Charles Quint dont le Comtois Granvelle et son fils Antoine furent successivement les ministres. De nombreux bâtiments de la Renaissance témoignent de cet âge d'or. Et quand la ville devint française avec Louis XIV, le roi la voulut capitale de la Franche-Comté. Ce fut un renouveau, bien des constructions et bien des hôtels particuliers nous le confirment.

    Au hasard des pages, les superbes photographies de Helmut Szirniks nous présentent la ville et ponctuent des descriptions variées, des relations anecdotiques ou des récits pittoresques qui, sous la plume alerte d'Eveline Toillon, nous plongent dans un passé lointain ou dans un présent plein de saveur.
    Ce livre intéressera autant les Bisontins que les voyageurs de passage... N'hésitez pas à faire ici le tour de l'alphabet, c'est l'histoire de Besançon en toutes lettres, c'est une promenade « majuscule »...
    Administratrice de l'office de tourisme de Besançon, vice-présidente de l'association Renaissance du Vieux Besançon et passionnée d'histoire locale, Eveline Toillon est l'auteure de plusieurs ouvrages qui ont tous été accueillis avec enthousiasme par leurs lecteurs.

  • Cet abécédaire nous fait découvrir Bayonne, haut lieu de festivités et de bonne humeur. En flânant sur les chemins des édifices qui témoignent des riches heures de son passé et de sa vocation commerçante, l'auteure fait halte auprès des personnalités qui ont marqué la ville. Elle nous livre les anecdotes et les moments insolites qui ont jalonné son histoire, mais aussi ses spécialités gastronomiques dans un kaléidoscope soigneusement rangé à la lettre K. A la lettre N, elle se pose sur les bords de l'Adour et de la Nive. C'est là que Bayonne écrit, sur ses façades aux couleurs vives, sa poésie iodée, rythmée de fêtes et de chants, de savoirs et de traditions du terroir, oscillant entre son coeur gascon et son âme basque. Historienne, romancière, biographe, affiliée à la Sacem, Laurence Catinot-Crost a publié de nombreux ouvrages.

  • De A comme aqueducs à Z comme zup en passant par G comme Gier, Eric Perrin utilise l'alphabet comme prétexte pour nous faire découvrir l'histoire saint-chamonaise. Ainsi, vingt-six entrées montrent comment du Saint-Chamond d'aujourd'hui émergent des traces du passé. Monuments, parcs, jardins nous livrent leurs secrets et prennent une autre dimension. Certaines lettres évoquent le passé industriel de cette ville du bassin minier stéphanois et son incidence sur le présent. D'autres reviennent sur les actions menées par le célèbre Auguste Pinay mais rappellent également les actes de résistance de Maurice Bonnevialle, Renée Peillon ou Jean Rivaud, à qui la ville a rendu hommage en donnant leur nom à une rue ou à une place. Au fil des pages, ce dictionnaire amoureux nous invite à découvrir avec curiosité les dessous de notre environnement, beaucoup moins banal qu'il n'y paraît.

  • A comme Arts B comme Bonne Mère ! C comme Canebière. La gageure est de taille : faire de Marseille, écrite en neuf lettres, une cité qui se décline en vingt-six lettres. Toute la ville ne peut certes se dévoiler en ces quelques pages. Mais beaucoup de Marseille s'y trouve : son passé, son actualité, ses grands monuments, ses hommes célèbres, sa vie quotidienne d'hier à aujourd'hui,  ses traditions, sans oublier les transformations subies par la plus ancienne ville de France. Marseille est une ville rebelle et fière, à la réputation douteuse. Ce mélange en fait un lieu de tous les excès, de toutes les passions. Un lieu de travail et de pétanque où culture et OM font bon ménage. Rien d'incompatible ! Marseille est une ville à (re)découvrir sans cesse, de A jusqu'à Z ! Michel Méténier, professeur, et Fernand Revilla, retraité actif, restent passionnés par cette ville qu'ils ne cessent d'arpenter pour mieux la faire aimer.

  • Raconter Le Mans de A à Z, cest contribuer à lever le voile sur une ville discrète et méconnue. Au fil des différents chapitres, dont les thèmes sont classés par ordre alphabétique, le lecteur pourra effectuer une promenade dans lespace et dans le temps. Cette évocation est destinée tout à la fois aux Manceaux, aux touristes parfois trop pressés et aux érudits curieux danecdotes que lon ne rencontre pas dans dautres ouvrages. Dans tous les cas, lobjectif de lauteur est le même : inciter le lecteur à mieux observer des lieux chargés dhistoire et démotion. Il aura le plaisir de rencontrer, au détour de ces pages, des figures familières et moins connues, ainsi que quelques très grands noms de lhistoire et de la littérature françaises. Bonne découverte donc, ou redécouverte, du Mans, cité gallo-romaine, ville des premiers Plantagenêts, dépositaire dun riche patrimoine architectural, artistique et industriel. Thierry Dehayes, professeur agrégé de lettres, est enseignant au Mans, au lycée Sainte-Croix. Il est lauteur dune dizaine douvrages, dont plusieurs ont été publiés aux Editions Alan Sutton. Sa fille cadette, Manon, a photographié la ville du Mans telle quelle apparaît actuellement.

  • Longtemps symbole des cités minières et industrielles françaises, Saint-Etienne garde une image de ville noire, victime de ses crassiers et de ses industries lourdes. Mais au fil des pages, les lettres de l'alphabet nous livrent des facettes de la ville qui montrent bien que cette vision est erronée. De A à Z, nous entrons dans l'histoire stéphanoise, dans ses quartiers animés par une vie sportive et culturelle très riche, et notre regard change peu à peu. De ville noire, elle devient colorée avec de larges touches vertes de-ci de-là. Nous découvrons également une cité tournée vers l'avenir avec son université, ses nombreuses écoles et sa cité du design. Saint-Etienne, ville trop méconnue en France, livre ici ses particularités, ses atouts et tout son charme caché. Jérôme Sagnard est l'auteur de nombreuses rétrospectives. Il a déjà publié, en collaboration avec Joseph Berthet, quatre ouvrages sur Saint-Etienne dans les collections Mémoire en Images et Regards Croisés. Il donne ici ses coups de coeur, son éclairage historique et régionaliste d'une ville qui lui est chère.

  • La quête des images associées à la ville d'Aurillac peut paraître de prime abord surprenante, tant celles-ci sont parfois contradictoires. D'aucuns l'exaltent comme « mère de Cluny », patrie du premier pape français, grande étape sur les chemins de Compostelle, « repaire » d'orpailleurs, « capitale du parapluie » et du théâtre de rue. D'autres mettent en avant son « côté méridional » de ville du rugby aux nombreuses terrasses de cafés, ses spécialités gastronomiques typées, la qualité de vie d'une ville à la campagne. Il devient alors presque étonnant de la voir dans le même temps décriée comme ville moyenne enclavée, où il fait froid, sans grandes ressources monumentales ou industrielles. Dans tous les cas, il y a là des clichés sur lesquels il faut s'interroger, non pour renforcer les uns ni dénoncer la part d'imagination, de déformation ou d'exagération des autres, mais parce qu'ils contribuent tous à forger l'identité d'Aurillac.


    Décrypter la façon dont ils se sont construits et dont ils sont mobilisés permet de mieux comprendre la ville. Ce livre constitue ainsi un moyen de découvrir ou redécouvrir Aurillac, en se laissant surprendre par une succession de coups de projecteur égrenés avec l'alphabet. C'est aussi un guide pour le visiteur, invité à zigzaguer dans ses rues, aussi bien dans la vieille ville aux toits rouges que dans les quartiers contemporains. Vincent Flauraud est maître de conférences en histoire contemporaine à l'université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand. Il préside, dans le Cantal, la Société des lettres, sciences et arts la Haute-Auvergne.

  • Pau, ville aux mille facettes, est de création récente. Quelques siècles ont suffi pour la faire passer de simple relais de chasse au rang de capitale du petit royaume de Navarre, « coincée entre Espagne et France comme un pou entre deux singes », disait Henri d'Albret. Ici, le décor naturel de la ville ressemble à son histoire : une envolée romantique dont l'apothéose, la naissance d'Henri IV, fit de Pau le berceau de la dynastie des Bourbons. Fière de son indépendance, dirigée par un parlement qui fut l'un des tout premiers au monde, ses lois furent d'emblée d'une incroyable modernité. Puis, obligée de se plier à la volonté de Louis XIII qui la rattacha à la France, la cité paloise tomba dans l'oubli avant d'être redécouverte par les troupes de Wellington qui en firent, pendant plus d'un siècle, le rendez-vous à la mode du gotha européen, la Reine du Sport, la ville où il faut être vu.

    Et c'est par le biais de l'abécédaire que vous découvrirez toute cette richesse historique et patrimoniale. Paul Mirat et Serge Moulia, deux vrais Palois, aiment cette ville où ils ont grandi.
    Par le biais de superbes images et le traitement original de thèmes variés, ils nous entraînent dans les entrelacs de mille ans d'histoire et réveillent une galerie de personnages hétéroclites qui ont, chacun à leur façon, façonné la ville ou aidé à sa notoriété, tel André Labarrère. Maire de Pau pendant plus de trente-cinq ans, il avait pour habitude de dire :
    « Pau ne se visite pas un guide à la main mais un rêve au coeur.»

  • La Touraine de A à Z vous présente, en vingt-six étapes, un itinéraire alphabétique original, un voyage riche en découvertes à travers la province chère à Rabelais et à Balzac. Sans oublier l'essentiel, ce sont autant de coups de coeur qui vous entraînent hors des sentiers battus, à l'écart des grandes routes touristiques, pour vous plonger dans l'intimité de la région et vous révéler des aspects méconnus de votre histoire et de votre patrimoine ! De A, pour Artistes, évoquant les peintres ou les écrivains qui ont largement contribué au renom de la province, à Z, pour Zinc, traitant des bistrots de la Touraine (hauts lieux de convivialité et derniers refuges de l'esprit tourangeau), le ton est donné. Pour aiguiser un peu plus votre curiosité, Bernard Briais vous accompagne également sur les sentiers de la Rabelaisie, du Tuffeau ou à la découverte des Jardins qui font toujours la renommée de la Touraine.

  • Peu de villes se prêtent autant que Strasbourg à lexercice de labécédaire. Carrefour des routes et des courants majeurs de la pensée occidentale, la métropole alsacienne est riche dune histoire longue de plus de deux millénaires où alternent les heures les plus sombres et les embellies les plus éclatantes. En commençant par A comme Argentorate, nom celtique qui désigne la cité à ses origines, en passant par des événements aussi symboliques que la rédaction des Serments de Strasbourg, la mise au point de limprimerie, la naissance de La Marseillaise, lannexion de 1870 ou le sort des Ya-Ya en 1940, lauteur a su retrouver les étapes qui mènent à une Europe pacifiée et unie dont Strasbourg abrite les principales institutions. De A comme Aubette à Z comme Zénith, en passant par C comme Cathédrale, Strasbourg, capitale des tailleurs de pierre, offre au visiteur toute la diversité des styles et des architectures. Au détour des pages, des rues et des ruelles, il rencontre Brant ou Erasme, Geiler ou Gutenberg, Oberlin, Sturm ou Ungerer qui, chacun à sa façon, ont contribué ou contribuent encore à léclat de la ville. Et quil noublie pas de sarrêter dans une des charmantes Winstubs pour boire un verre à leur santé ! Historien, ancien principal de collège, Claude Peitz est lauteur de plusieurs romans policiers régionaux et a publié aux Editions Alan Sutton Les Contes et Légendes de Strasbourg et Les Contes et Légendes du Rhin.

  • De A pour Augustoritum à Z pour Zup, Zac, Zi, en passant par deux entrées incontournables relatives aux émaux et à la porcelaine, les auteurs donnent le ton : cet ouvrage est tout autre chose qu'un nouveau guide sur Limoges.
    Philippe Grandcoing et Michel C. Kiener, qui se sont prêtés à l'exercice de l'abécédaire, nous donnent à voir ce qui constitue l'identité et l'âme du Limoges d'aujourd'hui, par-delà ses monuments et ses rues. Leurs récits s'ancrent à la fois dans une histoire qu'ils connaissent comme leur poche et dans le présent le plus familier.
    Les clés qu'ils offrent ainsi aux Limougeauds de souche comme aux nouveaux arrivés obligeront à coup sûr leurs lecteurs à regarder la ville sous un jour nouveau, une ville riche de deux millénaires d'histoire, de culture et de changements, qu'on retrouve au quotidien dans ses façons de vivre. et même de manger !
    Philippe Grandcoing, professeur agrégé d'histoire en classes préparatoires au lycée Gay-Lussac de Limoges, est co-auteur d'Une histoire de Limoges (2003) et de nombreux ouvrages, dont un sur les porcelaines funéraires en Limousin. Michel C. Kiener, agrégé d'histoire, est l'auteur avec Jean-Claude Peyronnet de Quand Turgot régnait en Limousin et de différents articles et études sur Limoges. Il a été adjoint au maire de Limoges délégué à l'urbanisme de 1989 à 2008.

  • Décliner Nantes de A à Z n'est pas un exercice facile car, au travers de choix personnels, il s'agit d'évoquer le plus fidèlement possible l'histoire d'une ville aux multiples facettes et qui compte de nombreux talents. Jean-Yves Picoron s'est pourtant lancé dans l'aventure en allant sur les pas de ceux qui ont façonné la cité d'Anne de Bretagne et de ceux qui le font encore aujourd'hui.

    Nantes, ville portuaire, a conduit des rêves et des créations qui ont fait sa richesse et sa réputation à travers le monde ; les nombreuses traces laissées à travers le temps en témoignent. Forte de cet incomparable patrimoine architectural et industriel sur lequel l'auteur porte un regard original, la cité ligérienne n'a rien perdu de son dynamisme et poursuit son ascension pour se hisser au même niveau que les plus grandes métropoles d'Europe.

    En proposant cette mosaïque sur Nantes, Jean-Yves Picoron veut aussi nous faire découvrir tout ce qui participe du charme de la ville, l'une des plus belles de France.

    Journaliste, Jean-Yves Picoron a notamment travaillé pour le quotidien Presse-Océan de 1980 à 2006. Spécialisé dans l'actualité du vignoble nantais, pays du muscadet, et de l'agglomération nantaise, il est devenu un acteur incontournable de la vie locale.

  • Encore un ouvrage sur Châtellerault ? Oui, mais celui-ci a l'originalité de se présenter sous la forme d'un dictionnaire illustré. Dans son Châtellerault de A à Z, Claudine Pauly s'est attachée à montrer les différentes facettes de la sous-préfecture.
    Vingt-six chapitres, c'est beaucoup mais c'est aussi trop peu, car certains sujets n'ont malheureusement pas pu être abordés.
    Et pourtant, comme dans ses précédents livres, avec méthode et passion, l'auteure a parcouru les lieux, recueilli des témoignages, consulté de nombreux documents, certains anciens et d'autres plus récents, pour cerner cette ville au plus près de la réalité d'hier et d'aujourd'hui. Mais il y a plus. Elle a su dénicher dans les archives municipales, dans les musées, auprès des collectionneurs, des illustrations parfois inédites qui donnent à l'iconographie
    une richesse exceptionnelle.

    Pour qui souhaite découvrir ou redécouvrir Châtellerault, voici donc, dans l'ordre alphabétique, vingt-six aspects parfois inattendus de la vie de la cité. Férue d'histoire locale et de patrimoine de pays, Claudine Pauly est l'auteure de plusieurs ouvrages sur le pays Châtelleraudais dont deux publiés aux Editions Alan Sutton.

  • Né dans les anciens remparts de Digne-les-Bains, Guy Reymond s'est très vite passionné pour l'histoire de sa ville natale. Pendant plus de vingt ans, sa fonction d'archiviste communal lui a permis d'être au plus près de la vie locale et de récolter nombre d'anecdotes, de témoignages et d'informations auprès des anciens Dignois. C'est d'ailleurs cette « mémoire » dignoise qui lui a inspiré cet ouvrage dédié à tous les amoureux de Digne-les-Bains.
    En déclinant les vingt-six lettres de l'alphabet, l'auteur vous invite à découvrir des aspects méconnus ou inédits de l'histoire de la cité, à l'instar des premières foires de la lavande, du kiosque à musique, des lavoirs, des armoiries, ou encore de la ganterie Valisère qui a employé bon nombre de jeunes Dignoises au début du XXe siècle.
    Au fil des pages, vous pourrez reconnaître, grâce à une iconographie bien souvent inédite, quelques figures incontournables liées à la ville, tels le coureur automobile Jean Rolland, l'aquarelliste Joseph Orcesi, le mathématicien, astronome et philosophe Gassendi, le préfet André Thisy ou encore l'écrivain et exploratrice Alexandra David-Néel.

  • Tulle, écrit René Fage, n'est pas une ville riante comme Brive, ni une ville sottement jolie comme il s'en trouve en France, bien alignée et compassée, tracée au cordeau, qu'on voit d'un coup d'oeil et qui ne laisse aucune impression dans l'esprit. Non, les amis de la ligne droite et des rues correctes ne trouveront pas ici leur compte. » Et d'ajouter : « Le pittoresque et l'imprévu dominent », comme dans l'ouvrage de Gilbert et Yannick Beaubatie. En effet, l'un et l'autre, connaissant Tulle dans les moindres détails, proposent un ensemble de thèmes oscillant entre le sérieux et l'anecdotique lorsqu'ils évoquent notamment les inondations et la place Pigalle. Derrière l'originalité incontestable des sujets, au traitement inattendu et jamais ennuyeux, se cache un travail méticuleux qui permet aux Tullois de découvrir leur ville sous un autre jour.
    Pour retourner le compliment que Gilbert et Yannick Beaubatie adressent dans les remerciements à Jean-Pierre Dufaure, à qui l'on doit les nombreuses photographies du livre, les auteurs de Tulle de A à Z savent rendre « visible », sans mièvrerie ni complaisance, ce que les familiers du lieu eux-mêmes, sans doute par habitude, ont désappris de voir.

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