Armand Colin

  • Vidéosurveillance de rue, compteurs connectés, fichiers numériques, puces RFID, lois sur le renseignement, géolocalisation, programme « Prism » de la NSA, reconnaissance faciale, traçage, recommandations et offres prédictives de la grande distribution... la surveillance est omniprésente dans les débats publics et semble avoir investi l'ensemble des territoires de la vie quotidienne, accréditant la thèse de l'avènement d'une véritable société de la surveillance généralisée.

    Fantasme sécuritaire ou panique liberticide, la surveillance est également devenue un objet de réflexion scientifique, ouvrant un champ de recherche et d'analyse en plein développement : les Surveillance Studies.

    En privilégiant une démarche pluridisciplinaire (littérature, philosophie, science politique, sociologie, sciences de la communication) et en prenant en compte les évolutions médiatiques de la société ( écrans, réseaux, plateformes), cet ouvrage propose un panorama complet des théories de la surveillance, des textes fondateurs (Bentham, Taylor, Weber, Foucault, Deleuze...) aux notions les plus récentes (« vigilance », « sousveillance », « capitalisme de surveillance », « shareveillance », « exposition »).

    Depuis ces premières approches essentiellement organisationnelles, le champ s'est ouvert à la complexité des enjeux sociaux, politiques et personnels de la nouvelle « économie de la visibilité » numérique, laissant entrevoir l'émergence contemporaine d'une véritable « culture » de la surveillance.

  • Cet ouvrage offre un passionnant tour d'horizon, à travers le temps et l'espace, des bibliothèques et des collections de livres en Occident. L'auteur, spécialiste reconnu, envisage la thématique en fonction des transformations du système général des médias au cours des siècles. La question des bibliothèques, comme plus largement celle de l'information, est bien l'une des interrogations de civilisations essentielles posées en notre début de IIIe millénaire.

  • L'histoire du Maghreb n'est plus abordée que sous l'angle colonial, à partir de sources françaises, sans référence aux langues et aux cultures locales. L'objectif de ce livre est de proposer enfin aux enseignants et aux étudiants des documents inédits ou oubliés.
    Ce recueil riche et didactique rend compte de la grande diversité des sources et regroupe une centaine de textes qui portent sur l'histoire des quatre pays du Maghreb (Algérie, Libye, Maroc et Tunisie) du XVIIIe siècle aux Printemps arabes (2010-2011). Chaque texte est précédé d'un chapeau introductif qui présente l'auteur, la nature de la source et le contexte précis et est suivi d'une sélection bibliographique.

  • La Révolution française est ici revisitée à la lumière des recherches novatrices qui ont vu le jour depuis vingt ans. L'ouvrage est ordonné selon un plan qui, tout en respectant le récit chronologique, insiste sur certains aspects thématiques. Deux approches ont été particulièrement privilégiées : d'une part, la Révolution est saisie comme une rupture politique majeure, fondamentale pour la construction de la démocratie en France ; d'autre part, elle est replacée dans son environnement international à travers ses singularités et ses influences dans le monde de la fin du XVIIIe siècle.
    Cet ouvrage, panorama clair et complet, donne à voir et à comprendre l'un des événements majeurs de l'histoire universelle.

  • Féminins / masculins ; sociologie du genre Nouv.

    Les études sur le genre suscitent une production scientifique de plus en plus massive et pluridisciplinaire. Cette floraison requiert une présentation claire et rigoureuse des outils forgés par les sciences humaines et sociales pour penser le(s) masculin(s) et le(s) féminin(s).
    Comment naissent les identités de genre ? Quel éclairage les sciences sociales apportent-elles sur la sexualité ? Hommes et femmes ont-ils/elles le même rapport au travail ? Leurs loisirs et leur sociabilité sont-ils identiques ? Quel rôle le genre joue-til en politique ? Les identités de genre sont-elles en crise, une « domination » masculine persiste-t-elle ?
    Intégrant les développements les plus récents et des problématiques de plus en plus débattues (violences, genre et développement, brouillage des identités de genre, etc.), cet ouvrage présente de nombreuses études de cas. Il invite à questionner des catégories bien moins « naturelles » que ne le suggère le sens commun.

  • La période classique (Ve-IVe siècles) est la plus célèbre de l'histoire de la Grèce. Elle a exercé une véritable fascination jusqu'à aujourd'hui grâce aux témoignages littéraires, architecturaux ou artistiques qu'elle a laissés à la postérité. Mais cette fascination est-elle pleinement justifiée, et est-elle réductible à la seule Athènes ?
    Cet ouvrage interroge la vision idyllique du monde grec à travers les événements, mais aussi les grands domaines de l'histoire (politique, société, culture, religion), pour aboutir à des conclusions plus nuancées sur une période qui reste l'une des plus fascinantes de la civilisation occidentale.

  • Souvent réduite à l'image d'un paradis exotique, aux dévastations des cyclones ou aux tumultes sociaux, la France d'outre-mer (FOM) est largement méconnue. Cette ignorance, qui l'écarte du « récit national » et qui se combine parfois à une nostalgie de la France coloniale, tend à faire de ces terres éparses un ensemble indifférencié et immuable. Or, la FOM connaît des mutations spectaculaires et rapides depuis le début des années 2000, notamment sur les plans statutaire, démographique et socio-économique. Comme champ d'innovations sociales et d'expérimentations juridiques, elle permet d'apprécier sous un jour différent la République française.
    Cet ouvrage, en révélant une FOM dynamique, analyse la diversité croissante de ses territoires à plusieurs échelles. Inégalités, disparités, déséquilibres socio-spatiaux, autochtonie, vulnérabilités ou modèles de développement sont au centre d'une réflexion ayant pour toile de fond le legs colonial. Une décolonisation sans indépendance quoique patente se combine à une sujétion économique et à un assistanat qui ne le sont pas moins.
    Si l'histoire de la relation à la Métropole est capitale pour comprendre la FOM, un regard décentré et novateur permet de renouveler son approche. De nombreuses cartes originales, des données et un traitement statistique inédits viennent ici appuyer la démonstration.

  • Cet ouvrage offre un état des lieux à la fois théorique, méthodologique et empirique, de la manière dont les anthropologues traitent de la question du travail et des professions aux 20e et 21e siècles.
    L'ouvrage se centre sur différents angles d'approche du travail :
    Relativité de la notion de travail ; construction des travailleurs ;
    Pratiques langagières au et sur le travail ; que travaille-t-on et comment ; lieux et espaces du travail ; et temporalités du travail ;
    Chaque chapitre, illustré d'encarts « théorie », « méthodologie », et/ou « exemple de terrain », débute par une série de questions, soulevant ainsi un certain nombre d'enjeux associés à la thématique du chapitre.

  • Comprendre la France d'Ancien Régime implique de se distancier de réflexes mentaux trop contemporains. L'État moderne se construit dans une économie préindustrielle, entraînée par le commerce des produits agricoles dans une société où les libertés sont longtemps confondues avec les privilèges des ordres sociaux et dans une culture largement vivifiée par la religion. La formation de l'État-nation est l'oeuvre d'une monarchie sacralisée à perspective absolutiste, où le souverain ne parvient pas à s'adapter à la redéfinition de la nation au siècle des Lumières.
    Après un lent dégagement des conceptions féodales, la monarchie n'a pas été capable de maîtriser la question du pluralisme religieux, ni d'imposer une réforme progressive de la société pour en tirer une fiscalité à la hauteur de ses ambitions. Le refus politique d'association de la nation à la gestion de l'État, longtemps maîtrisé grâce à l'attachement des élites au partage financier des ressources de l'État fort, finit par asphyxier la monarchie lorsque l'enlisement des réformes se paie par la faillite.
    Pour cerner la vraie nature de l'absolutisme français, de sa naissance à sa crise ultime, huit chapitres thématiques replacent l'État royal dans son environnement géographique, économique, social, religieux et culturel. Trois chapitres dégagent ensuite les caractéristiques essentielles de chaque siècle ; enfin, des synthèses approfondissent quelques questions fondamentales pour l'histoire de la France moderne.

  • Alors que l'on croyait en avoir fini avec la religion sous la poussée d'une modernité occidentale qui semblait en avoir fortement réduit l'impact social, la religion occupe à nouveau une place centrale dans l'actualité française. Elle est au coeur de discussions et polémiques sociales ; elle figure également à l'agenda politique, les autorités publiques cherchant à redéfinir aussi bien les conditions d'exercice de la liberté religieuse et ses limites que le point d'équilibre à trouver pour garantir la neutralité religieuse de l'État dans la société. Dans ce contexte, les diverses religions relisent leurs traditions et l'actualisent, suscitant des réactions diverses en leur sein.
    Cet ouvrage présente, de la manière la plus complète possible, les grandes données dont nous disposons actuellement sur les reconfigurations contemporaines du religieux en France : net décrochage du catholicisme, progression des « sans religion », croissance de certaines croyances, brouillage des frontières précises entre les religieux et les non-religieux avec des minorités significatives de religieux non-croyant et de sans religion croyant, inversion de la corrélation entre engagement religieux et grande agglomération d'une part et entre engagement religieux et âge d'autre part...
    Congédiant l'idée selon laquelle plus de modernité signifierait moins de religion, cet ouvrage vient également montrer que, bien au contraire, l'ultramodernité contemporaine entraîne de profonds bouleversements du religieux qui ont des conséquences politiques, sociales et culturelles dont on ne mesure pas suffisamment l'ampleur.

  • En géographie, l'étude de l'environnement représente un large champ scientifique qui couvre les dimensions biophysiques de la nature, les dimensions sociales associées au cadre de vie des individus et leurs interactions complexes et hybridées dans la construction des questions environnementales contemporaines. Cet ouvrage propose un panorama actualisé des concepts, des méthodes et d'exemples emblématiques (thèmes, objets, pratiques) d'une approche biophysique de l'environnement en géographie. Il vient également mettre en évidence l'apport d'une telle approche dans la compréhension et la gestion des enjeux environnementaux (aide à la décision, production d'indicateurs, rôle politique de l'expertise...). Un ouvrage assorti d'une cinquantaine de cartes originales.

  • Argumenter, c'est tenter d'agir sur son auditoire, lui faire partager ses raisonnements, orienter ses façons de voir et de penser. Comment la parole se dote-t-elle du pouvoir d'influencer son public ? Par quels moyens verbaux s'assure-telle de sa force ? La question de la parole efficace, qui est au coeur de la réflexion depuis la rhétorique antique, a été remise à l'honneur dans les sciences du langage et de la communication, mais aussi dans d'autres champs d'études comme la littérature ou les sciences politiques.
    Dans cet ouvrage devenu un classique, l'auteur offre une synthèse de la question. Elle propose aussi une approche originale dite de l'« argumentation dans le discours », dont elle précise les procédures et les enjeux.
    De Jaurès à Le Pen, des débats sur la guerre à l'interview électorale et au texte fictionnel, l'ouvrage se fonde sur de nombreux exemples destinés à concrétiser le propos.
    Il fournit ce faisant de précieux instruments d'analyse qui permettent de saisir dans leur spécificité les discours politiques, médiatiques et littéraires du passé et du présent.

  • Les effets de la mondialisation se font sentir dans des domaines et sur des espaces toujours plus nombreux, à toutes les échelles géographiques. Toutefois, sous l'effet d'un poids démographique croissant, de la progression des inégalités économiques, sociales et territoriales, et de la nécessaire prise en compte des enjeux climatiques, ce phénomène mondial d'une ampleur inégalée semble atteindre ses limites. La surconsommation de terres agricoles par les étalements urbains de métropoles aux populations multimillionnaires ou encore l'accès aux ressources n'en sont que quelques exemples. La nouvelle édition de cet ouvrage thématique présente et analyse les principaux défis auxquels la planète est aujourd'hui confrontée : inégalités dans les domaines de la croissance démographique et de la santé, nouveaux développements des réseaux urbains et de transports, localisations et délocalisations d'activités, avenir de l'agriculture et des espaces ruraux en relation avec les évolutions de la demande alimentaire... Elle vient ainsi mettre en évidence la fécondité de la géographie humaine, qui étudie les modalités d'organisation de l'espace par les sociétés, pour éclairer l'ensemble de ces transformations.

  • Anthropologie de la modernité ; entre globalisation et fragmentation Nouv.

    Qu'est-ce que l'anthropologie des sociétés modernes ? Peut-on pratiquer l'anthropologie chez soi ? Au premier abord, ces questions peuvent sembler étranges, tant l'anthropologie reste associée aux sociétés traditionnelles et exotiques, à la distance et à l'éloignement. Pourtant, toutes les sociétés humaines peuvent aujourd'hui faire l'objet d'un discours anthropologique. La décolonisation, puis la globalisation, ont contribué à la possibilité d'un tel renouvellement de la discipline, de sorte que l'idée d'une anthropologie « chez soi » est devenue de plus en plus acceptable. Comment, dès lors, tourner vers soi-même le fameux « regard éloigné » de l'anthropologie ? L'ouvrage analyse les notions de temps, d'espace, de culture, de société et de corps, qui sont des thématiques transversales pour témoigner des diverses façons de faire de l'anthropologie de la modernité, tout en prenant en compte les dynamiques contemporaines de la globalisation et de la fragmentation.

  • Cet ouvrage met l'accent sur les problèmes que posent les moments essentiels de l'histoire grecque, des débuts de la civilisation mycénienne à la soumission des royaumes hellénistiques par Rome.
    Il commence par faire le point sur les débats concernant la protohistoire des Grecs, avant que n'apparaisse la cité. La mise en place des systèmes politiques dans un monde grec élargi aux dimensions du bassin méditerranéen, l'affrontement avec l'empire perse, d'où naît l'hégémonie d'Athènes, et la nature de cette hégémonie liée à l'expérience originale que constitue l'invention de la démocratie, la longue guerre du Péloponnèse, qui met fin à l'équilibre réalisé au Ve siècle, la difficile réorganisation du monde grec au IVe siècle avant la lutte contre la Macédoine de Philippe II constituent les principaux aspects abordés.
    Une étude des sources, l'analyse des différents aspects de la civilisation de la cité classique, l'évolution du monde grec après l'aventure d'Alexandre et les formes que prend la civilisation grecque dans les royaumes hellénistiques, quand le temps des rois a succédé à celui des cités, complètent ce précis.

  • Cet ouvrage, véritable référence en géographie régionale, examine en profondeur les fondements historiques des structures spatiales asiatiques et propose une analyse très fine et entièrement mise à jour de la dynamique des onze États qui composent l'Asie du Sud-Est aujourd'hui.
    Après un panorama de la trame spatiale des héritages propres à l'Asie du Sud-Est, l'ensemble des États sont étudiés selon des rapprochements comparatifs : les grands États archipels, les Philippines et l'Indonésie, dont s'est affranchi le Timor oriental ; l'État dédoublé que représente la Malaisie ; les petits États milliardaires, la cité-État de Singapour et le sultanat de Brunei ; les États jumeaux non identiques, la Thaïlande et la Birmanie ; les États tampons du Laos et du Cambodge et enfin le Vietnam, réunifié après de longues périodes de division.
    Sont enfin abordés les grands défis auxquels cette région désormais incontournable dans la mondialisation est confrontée en termes de développement économique et social, agricole et urbain.
    Un ouvrage assorti de 80 cartes originales et de 27 tableaux présentant les données les plus récentes.

  • La mondialisation est l'objet d'une véritable mythification, suscitant les plus grands espoirs ou les pires craintes. Omniprésente dans l'actualité, jamais une notion n'a été autant utilisée dans les discours et les débats. Et pourtant, sa définition reste méconnue.
    Cet ouvrage a pour objectif de présenter la nature, les structures, les acteurs, les processus et les grandes dynamiques de la mondialisation.
    Si l'on a souvent tendance à la réduire à sa seule dimension économique, la mondialisation désigne avant tout un système de mise en relation des différents territoires, sociétés et ensembles géographiques pavant l'espace planétaire. Elle constitue ainsi une clé d'analyse géopolitique, géostratégique et géoéconomique indispensable pour rendre intelligible le monde contemporain : nouvelle architecture mondiale, grands défis d'avenir (démographiques, sociaux, environnementaux et de développement), nouvelles rivalités de puissance exacerbées, rôle des firmes transnationales, emballement des marchés et des échanges.
    Car loin d'homogénéiser l'espace mondial, la mondialisation se caractérise au contraire par des dynamiques hypersélectives, faisant exploser les inégalités, et dans lesquelles les États et les citoyens ont un rôle essentiel à jouer pour construire un nouvel ordre mondial plus juste et solidaire.

  • La géopolitique est un terme à la mode, mais souvent utilisé de manière simplificatrice, alors qu'elle repose sur une méthodologie précise, qui étudie les rivalités et enjeux de pouvoir sur des territoires entre acteurs aux intérêts divergents.
    La nouvelle édition de cet ouvrage dresse le bilan des concepts, méthodes et outils propres à l'analyse géopolitique, et met en perspective les théories des différentes écoles fondatrices de la discipline. À travers de nombreuses et nouvelles études de cas (projet chinois des nouvelles routes de la soie, rivalités sino-américaines, géopolitique des ressources...), il vient illustrer la pertinence et la fécondité de l'approche géopolitique pour appréhender la grande diversité des problématiques actuelles.

  • L'étude des difficultés qu'ont rencontrées les différents pays d'Amérique latine à trouver un ordre politique stable, compatible avec un développement économique harmonieux, de la fin du 19e siècle à nos jours, constitue le fil conducteur de cet ouvrage. Ni étude thématique, ni strict suivi chronologique, il s'organise autour de quelques périodes historiques dont les caractéristiques politiques, économiques, sociales et culturelles scandent l'évolution du continent. Ainsi sont examinés l'entrée de l'Amérique latine dans l'ère moderne (1870-1914), les années de prospérité (1914-1930), le temps du populisme (1930-1950), le séisme de la révolution cubaine (1950-1970), les années sombres (1968-1979), les transformations politiques et économiques des années 1980 et 1990, les caractéristiques contradictoires du tournant du siècle et, enfin, l'instabilité et la radicalisation politiques actuelles.
    À travers de constants va-et-vient entre les descriptions s'appliquant à l'ensemble des pays du continent et les illustrations de cas particuliers confirmant ou infirmant la tendance générale, il prend en compte dans l'explication de l'évolution des sociétés les facteurs tant internes qu'externes, sans omettre les contraintes du système inter-américain et le poids des États-Unis.
    Son originalité tient à cette démarche plurielle, au service d'une problématique qui s'appuie sur de nombreux chiffres et documents tirés des meilleures sources. Le site de l'OPALC (www.sciencespo.fr/opalc) complète l'ouvrage en mettant à disposition de nombreuses sources primaires.

  • Comment une secte périphérique s'est-elle muée en religion universelle, socle de civilisations ?
    Tout commence par une rupture, lente, et non voulue : le « mouvement de Jésus », né d'un judaïsme polymorphe, et lui-même divers, mit un siècle, et davantage, à s'émanciper. Jetée dans le monde hellénistico-romain, la foi nouvelle connaît la persécution et s'affronte à la culture ambiante ; elle se bâtit, sur un double plan : doctrinal (la « Grande Église » crée son orthodoxie, contre les « hérésies ») et structurel (les instances de régulation se fixent). Le IIIe siècle marque un tournant, tragique parfois : communautés plus nombreuses, plus étoffées et plus bigarrées, institutions consolidées, survenue de théologiens majeurs, champ élargi des normes disciplinaires, balbutiements d'un art. Quand Constantin se convertit, le christianisme, minoritaire, n'est plus un phénomène marginal : le bon plaisir de l'empereur ne l'a pas tiré du néant...
    Telle est la courbe, aléatoire, qu'entend décrire ce livre, textes à l'appui. Il le fait sans oublier qu'ici, plus qu'ailleurs peut-être, la description ne peut se déployer que sur un fond épais d'incertitudes et dans un flot pressé de remises en question.

  • Ce manuel a pour ambition de proposer une synthèse de référence sur le système régional français en analysant, par région, les aspects les plus spécifiques de chaque espace étudié. L'introduction propose une réflexion générale sur l'échelon régional et ses dernières mutations (gestations et mutations, découpages, pouvoirs et compétences, choix géopolitiques, question des cohérences en débat, montée des grandes métropoles...). Chaque chapitre traite d'une région métropolitaine spécifique : introduit par un encadré statistique, chacun met l'accent sur l'identité et la personnalité de la région traitée, analyse les grandes dynamiques démographiques, socio-culturelles, économiques et urbaines propres à la région, met en débat la récente réforme. Chaque chapitre propose des études de cas sous forme d'encadrés et est assorti d'un croquis de synthèse.
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