Paul Fournel

  • Jeune-vieille Nouv.

    Jeune-vieille

    Paul Fournel

    Geneviève se souvient de tous les moments où son désir d'écrire a grandi avec elle, avec la petite fille turbulente, avec la jeune amoureuse cinéphile, avec l'étudiante maladroite et la femme pressée. Son rêve est accompli : elle écrit. Elle publie des livres. Elle a un grand éditeur, Robert Dubois, qui est devenu l'homme le plus important de sa vie. Il n'est pas un mari, il n'est pas un amoureux, il n'est pas un parent, il n'est pas un confident, il est son éditeur. Et elle va le trahir.

  • Besoin de vélo

    Paul Fournel

    Paul fournel dépeint et communique ici sa passion et sa pratique du vélo.
    Les chutes initiatiques, les voyages entre amis, les compétitions et le suivi du tour de france. c'est à la fois un livre pour passionnés et une exquise petite madeleine qui rappellera anquetil et poulidor au piéton français. le vélo c'est une vie suspendue et la chute menaçante. le vélo, c'est le grain de la route. le vélo, c'est le paysage dans la tête. le vélo, c'est une technique qui a l'élégance de dissimuler sa sophistication.
    Le vélo, enfin, c'est l'art de fendre l'air et de glisser dans l'espace.

  • La liseuse

    Paul Fournel

    La stagiaire entre dans le bureau de Robert Dubois, l'éditeur, et lui tend une tablette électronique, une liseuse. Il la regarde, il la soupèse, l'allume et sa vie bascule. Pour la première fois depuis Gutenberg, le texte et le papier se séparent et c'est comme si son coeur se fendait en deux.

  • Où il est question de vélo, d' exploits, de côtes, de descentes et de galettes de riz pâteuses...

    « Nous fîmes une belle montée du col de la République au milieu des hordes, je me sentais gaillard. Mon père qui possédait parfaitement la science de mon train me ménageait sans m'endormir et nous allions à une gentille cadence.»

  • Faire guignol

    Paul Fournel

    La célébrité de Guignol a effacé son créateur, et pourtant quelqu'un a fait Guignol : Laurent Mourguet (1769 - 1844), marionnettiste de foire à Lyon et sa région. Survivant de la Révolution et du chômage. On sait peu de choses sur lui. Les pauvres ne font pas mémoire. Et comme l'écrit Paul Fournel :
    « Il ajoutait la petitesse de ses personnages à sa propre invisibilité ». La période était agitée, on songeait plus à détruire qu'à archiver.

    Pour le 250 ème anniversaire de sa naissance, Paul Fournel livre une merveilleuse évocation de sa vie et de son « oeuvre », dans une langue qui emprunte autant à celle des canuts de Lyon qu'à la poésie et à l'imagination populaires. Un récit tissé de mensonges et de légendes, comme autant de preuves d'amour adressées au « père Mourguet ». Menus faits avérés, croix malhabiles au bas d'actes de naissance, lettres de police, ouverture de café, portraits populaires, chansons, un crâne, et des enfants, de chair et de bois...
    Mais cette vie imaginaire ou presque de Laurent Mourguet conduit Paul Fournel à se poser deux ques- tions à l'origine de son propre travail d'écriture. Qu'est-ce qu'on écrit quand on ne sait pas écrire ? On emprunte le chemin de Guignol, celui de Laurent Mourguet. Et qu'est-ce qu'on écrit quand on peut tout écrire ? On suit le chemin de l'Oulipo, de Raymond Queneau et de Georges Perec...

  • Qu'y a-t-il dans la tête d'un skieur en haut d'une piste ? Dans celle d'un footballeur avant de tirer au but ? Et d'un cycliste tellement saoul qu'il ne voit plus la route ? Fascinés par l'exploit, les sportifs sont prêts à tout pour une minute de gloire. Dressés au combat, ils n'en restent pas moins fragiles : des joies et des doutes les traversent, car du triomphe à à la chute, il n'y a qu'un pas...

    Edition augmentée: une nouvelle inédite.

  • Jacques Anquetil a traversé mon enfance comme une majestueuse caravelle. Il était le plus beau cycliste possible. J'avais dix ans, j'étais petit, brun et rond. Je voulais être lui. Je voulais son vélo, son allure, sa nonchalance. J'avais trouvé en même temps mon modèle et mon contraire. Bien plus tard, parce que mon admiration ne s'est jamais éteinte, l'idée me vint de lui tirer le portrait.

    « Son coup de pédale était un mensonge. Il disait la facilité et la grâce, il disait l'envol et la danse dans un sport de bûcherons. »

  • Poils de cairote

    Paul Fournel

    Pendant trois ans (de septembre 2000 à juin 2003) Paul Fournel est en poste au Caire où il dirige le Centre culturel de France. Cinq fois par semaine, chaque jour ouvrable et pendant plus de cinq cents jours, il décrit en quelques lignes une page tout au plus la vie quotidienne des Cairotes. Ce que Hugo appelait des « choses vues », que d'autres appellent des « instantanés », que les anglosaxons appellent « sketches ». Des moments, des petits événements, des attitudes. Pas de sociologie, pas de politique. Mais beaucoup d'esprit, une nonchalance et une infinie précision, ironique, drôle et même jubilatoire. Ca se déguste comme une première gorgée de bière, comme diraient certains.

  • « Le vélo est une langue. Une langue où tout se mêle dans l'essoufflement de l'effort. Une langue de cris, une langue d'alerte et de joie qui se perd dans le silence de la montagne et se retrouve au coin du bois. Une langue du soir, paisible, qui raconte et reraconte le souvenir des grands et des petits exploits. Je la parle couramment depuis mon enfance et la voici rangée de A à Z... »

  • Les grosses rêveuses

    Paul Fournel

    • Points
    • 2 Septembre 1998

    Ce que la grosse claudine ne sait pas, elle l'invente.
    Les hommes qui font rêver jeannette, c'est thérèse qui les caresse. ce que la veuve wasserman ne mange pas, c'est jeannine qui s'en empiffre.
    Comment supporter un monde oú un centimètre de tour de taille est une angoisse ? comment survivre avec de la cellulite ? comment habiter un village oú les mâles passent comme des ombres ?
    Paul fournel nous livre quelques portraits de femmes qui, sous les regards croisés des unes et des autres, protègent leur monde intérieur avec un acharnement vital et un appétit dévorant.
    Elles sont grosses rêveuses comme on est gros mangeur, avec le même excès de vie et la même joie suicidaire.

  • Foraine

    Paul Fournel

    La fête au complet, ce sont tous les plaisirs au même endroit : manger, tirer au fusil, conduire à gauche, tamponner son prochain, boire des coups à l'oeil, avoir de la chance, pouvoir fourguer les mômes sur un manège avec une poignée de jetons, se rincer l'oeil et tripoter les filles en douce.
    Les commerçants ont fait des frais de vitrines et les deux bistrots ont rajouté des tables à leurs terrasses.
    L'épicier a sorti son frigo sur le trottoir et le remplit de canettes. Les retraités se lèvent lentement de leur banc pour rentrer en boudant. Ils sont trop raides pour les autos tamponneuses, trop myopes pour le tir, trop barbouillés pour les gaufres, trop avares pour la loterie.
    /> Tout est en place pour l'entrée en scène de l'héroïne, la jolie Foraine, la bien-nommée. Belle à ravir et coeur à prendre.

  • Chamboula

    Paul Fournel

    • Points
    • 21 Juin 2012

    La vie est paisible au Village Fondamental. La belle Chamboula marche de son pas rebondissant et les hommes la regardent. Arrivent le réfrigérateur, ou le téléviseur, et c'est le désordre. SAV, l'homme blanc, vient creuser le sol, déloger les ancêtres, et enlever Chamboula. Que faire ? Devenir un Rienfoutant ou un travailleur, prendre l'avion ou fonder un village-fleur. Les choix se multiplient.

  • Les mains dans le ventre : laurent, marionnettiste, continue de souffler l'esprit frondeur de guignol à la face du pouvoir local.
    Elevée dans cette tradition, sa fille cherche à exprimer sa propre créativité, au risque de se désolidariser de son père. foyer jardin : dans un complexe polyvalent, plusieurs pièces de théâtre sont jouées simultanément. entre deux scènes, un fougueux jeune cid, mary, une bonne pas toujours sûre d'elle et un tartuffe beaucoup plus mûr échangent des réflexions sur leur vie et leur métier. deux pièces sur les coulisses des spectacles, deux hommages tendres et drôles aux artistes de la scène.

  • Un homme regarde une femme

    Paul Fournel

    • Points
    • 6 Septembre 1995

    Un homme regarde une femme.
    Une femme aimée qui est aussi, et avant tout, une actrice. il la regarde jouer, attendre, répéter, espérer, mentir comme son métier l'exige, faire bonne ou mauvaise figure. lui n'a pas d'autre rôle à jouer, pas de ligne à apprendre. il la regarde pour mieux la garder.

  • Guignol est le plus célèbre des Lyonnais...
    Laurent Mourguet l'a inventé en 1808, à Lyon. Canut au chômage, il ne savait pas écrire, mais il savait improviser, sculpter, jouer, captiver un auditoire. Il savait aussi enseigner : il fit de ses enfants des disciples et, en deux générations de Mourguet, Guignol devint une marionnette mondialement connue. L'histoire de cette famille de marionnettistes, les Mourguet, court sur cinq générations, et croise aussi bien celle du petit peuple lyonnais que celle de la bourgeoise locale et des célébrités parisiennes.
    Histoire où l'humour le dispute à la mauvaise humeur, où un système dramatique et commercial original fricote avec le politique et le social. Histoire d'artistes modestes, de marionnettes et de décors superbes, de vieux parler lyonnais, de canevas et de textes dramatiques d'une impeccable efficacité. Dans le coeur de chaque Lyonnais, un Guignol qui sommeille... Ce Guignol-là est né il y a deux cents ans...
    Un ouvrage de référence pour un symbole de lyonnitude auquel on a envie de redonner la parole !

  • Le bel appétit

    Paul Fournel

    • P.o.l
    • 5 Juin 2015

    La recette de cuisine n'est pas le plat, mais elle est la mémoire du plat et sa potentialité. La recette contient le souvenir d'un régal et l'espoir d'une prochaine liesse. Entre les deux, reste le cuisinier qui respecte ou qui transgresse, qui routine ou qui crée et ceci depuis l'invention du feu et du bel appétit.
    Si le poème est la mémoire de la langue, la forme est la mémoire du poème. Entre les deux, reste le poète qui respecte ou qui transgresse qui routine ou qui crée au nom d'un régal de lecture.
    Les poèmes réunis dans Le Bel appétit sont des poèmes de table, des souvenirs de sauces, des parfums de ragoûts, des caresses de légumes.
    Ce sont des recettes classiques ou anciennes, des formes poétiques parfois oubliées et des partages avec des convives aimés et choisis, réunis par Le Bel appétit.

  • Voici 99 notes préparatoires au roman policier. Paul Fournel nous offre, en 99 points, tous les ingrédients nécessaires à la réussite d'un bon polar.

    Après avoir décidé celui qui occupera la poste prisé de lieutenant, il convient de définir l'action : le corps d'une jeune fille retrouvé mort dans un parc parisien. « Il faut aussi décider du rayon d'action du polar. Un polar est comme une grenade, son champ de destruction peut avoir un rayon large ou réduit. Là, clairement, la sécurité du monde (lire « des USA et de l'Europe ») n'est pas en jeu. Le format n'est pas celui de James Bond. Le Pentagone est en sécurité et sa Majesté la Reine d'Angleterre peut dormir sur ses deux oreilles, elle ne sera pas violée. Ce polar est à rayonnement local. Aux dimensions d'un téléfilm.» Étape après étape, apprendre à écrire un véritable polar, et se prendre au jeu d'un lire véritablement un !

  • Anglais L'album d'eddy

    Paul Fournel

    • Steidl
    • 1 Janvier 2013

    "That Belgian, he doesn't even leave you the crumbs, he's a cannibal!" Christian Raymond In cycle racing there have been some amazing feats, stories of comeback and daring, of victory and tragedy, of personal sacrifice and bad luck - and then there is the story of the greatest cyclist that ever lived: Eddy Merckx. This extraordinary Belgian notched up an incredible 525 victories in a career that spanned just over thirteen years. No surprise then, that even his teammates nicknamed him "The Cannibal". Eddy Merckx was from a different time, a time when professional cyclists raced all year round, from the cold early season classics, to the hot summer grand tours. Today professional bike riders specialise in one event, yet Merckx was a true all-rounder, equally at home in the velodromes of Ghent as on the French Alps. He won all of the major bike races and more; the Cannibal was unique. This photographic collection is unique too, because it is the story of Eddy Merckx as seen by a fan. L'album d'Eddy does not show considered portraits or typical finish line celebrations, but intimate and personal images of Merckx. This book depicts races including the Tour de France and the 1971 World Championships in Barcelona, and shows many of the riders of the time such as Raymond Poulidor, Roger Swerts and Herman van Springel. The origin of the album remains a mystery: all we know about its possible owner is the inscription on the inside cover: "Bien sportivement - M. Louis LeCouf" which is signed by Eddy Merckx.

  • Un rocker de trop

    Paul Fournel

    Toute une génération a grandi avec une guitare électrique dans la tête. Frédéric Jaunissert, né à Bourg-en-Bresse et rebaptisé Fred Jones, en a joué - et plutôt bien. Après avoir débuté comme soliste sous la cagoule des «Pénitents» de Dany Boy, il a accompagné les plus grands, et ce sont les vieux routiers de Nashville eux-mêmes qui lui ont donné le prestigieux surnom de «Fast Freddy». Il a abandonné les concerts et gratte sa vie de studio en studio, un peu chauve, un peu ventru, un peu riche, tranquille... Le requin a trente-huit ans.
    Et c'est là que le Grand Max, son vieux manager, lui demande de bien vouloir prendre le solo dans un petit groupe de zonards. Le voilà parti pour une tournée d'enfer dont il décide qu'elle sera son petit voyage au bout de la nuit.

  • Jason Murphy

    Paul Fournel

    Tous les lecteurs de la Beat Generation connaissent les poèmes de Jason Murphy, mais le bruit court quil aurait composé un roman, écrit sur un rouleau avant même le célèbre Sur la route de Jack Kerouac. Certains affirment que le professeur Marc Chantier laurait eu un moment en sa possession.

    Un éditeur et une étudiante senvolent sur la trace du fameux « scroll » de Paris à San Francisco. Chacun a ses raisons, chacun a ses chemins, chacun a ses moyens et cest à qui arrivera le premier...

    Que cherche-t-on quand on sintéresse de près à un auteur de la Beat Generation comme Jason Murphy ? Veut-on percer le mystère dun texte parmi cent mille ? Le secret dun homme en révolte ? Les différences avec Kerouac ou Ginsberg ? Les mystères dune époque et dun lieu devenus mythiques ? Cherche-t-on une vérité ou un mensonge ? Se cherche-t-on soi-même ?

    Chacun des personnages de ce roman construit un Jason Murphy à sa mesure ajoutant à son mythe et épaississant son mystère à mesure que séloignent les fumées du « Summer of love » dans le Golden Gate Park de San Francisco. Ainsi se tournent les pages dune histoire de la littérature.

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