Langue française

  • CET OUVRAGE COMPREND QUATRE PIECES.

    - Cendrillon, opéra-comique en vaudeville mêlé d'ariettes d'Anseaume et La Ruette, représenté à la Foire Saint-Germain en 1759 ;

    - Le Petit Poucet, proverbe dramatique de Carmontelle, représenté sur les théâtres de société à partir de 1769 ;

    - Le Chat botté, ballet-pantomime de Jean-François Mussot, dit Arnoult, et Papavoine, représenté au Théâtre de l'Ambigu-Comique en 1770, puis repris sur le théâtre de Cour de Choisy en 1772 ;

    - Raoul Barbe bleue, opéra-comique de Sedaine et Grétry, représenté à la Comédie-Italienne en 1789.

  • Conscience précoce d'une ligne de fracture historique au sein du répertoire dramatique aussi bien que de l'histoire des spectacles, cette interrogation ne cesse, depuis, de hanter hommes de lettres et de théâtre. Molière est le seul auteur classique à n'avoir connu aucune éclipse, ni dans le discours savant, ni dans les pratiques scéniques.
    Aujourd'hui, il tient encore la première place des auteurs français les plus représentés et commentés. L'homme fascine autant que l'ouvre, et ce double héritage concourt à féconder la création artistique, exerçant tour à tour un effet stimulant et inhibant sur ses continuateurs. Émerge alors une véritable mythographie autour de cette figure historique et littéraire, au sein des institutions culturelles, dans des postures artistiques et les imaginaires populaires.
    Dramaturgie, spectacle, littérature, opéra, musique, mais aussi cinéma, médias, manuels scolaires, bandes dessinées ou publicités s'emparent de cette tradition hagiographique pour nourrir mises en perspectives contemporaines et féconds détournements historiques. Le présent volume propose de s'interroger sur l'historiographie critique de Molière, non pas dans son temps, mais en-dehors, non pas au sein de son ouvre, mais à l'extérieur.
    Il réunit d'éminents spécialistes français et étrangers de plusieurs siècles et de plusieurs disciplines. Il a pour objectif de proposer une lecture actualisante et déterritorialisante des avatars moliéresques et d'en analyser les enjeux aussi bien esthétiques qu'idéologiques pour notre monde contemporain. Martial Poirson est maître de conférences habilité à l'université Stendhal-Grenoble III et membre de l'UMR LIRE-CNRS.
    Spécialiste d'histoire et d'esthétique du spectacle vivant, il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le théâtre, parmi lesquels Les Audiences de Thalie (2012), Spectacle et économie à l'âge classique (2011), Les scènes de l'enchantement (2011), L'Écran des Lumières (2009), Filmer le dix-huitième siècle (2009), Le théâtre sous la Révolution (2009).

  • Manuel d'études théâtrales ; initiation aux arts de la scène et du spectacle Nouv.

  • Cet ouvrage met en regard économie du spectacle et représentations théâtralisées de l'économie. Confrontés à l'entreprise théâtrale, soucieux d'acquérir un statut socio-économique, les auteurs de théâtre se conçoivent comme agents économiques et inventent une dramaturgie de l'argent qui réfracte les idéologies contradictoires de l'intérêt privé universel, du don sécularisé, de la bienfaisance, de la lutte contre l'indigence et de l'ordre social dont nous sommes justiciables aujourd'hui.

  • "tandis que la tragédie rougissait les rues, la bergerie florissait au théâtre " constatait déjà chateaubriand.
    En dépit de l'intense production dramatique à caractère politique pendant la décennie révolutionnaire, force est d'y constater la prédominance de comédies légères et de reprises de pièces anciennes.
    Ce phénomène mérite d'être interrogé afin de mettre en évidence la façon dont l'histoire en train de se faire s'inscrit dans les pièces de théâtre, abordées sous l'angle des créations, mais aussi des reprises, censurées et réécrites pour les besoins de la cause.
    Cette analyse envisage les nouvelles dramaturgies nées de la conception militante d'un théâtre " école du peuple " (théâtre de propagande, historique, civique, patriotique . ) ; mais aussi celles, taxées de " réactionnaires ", inspirées par des attitudes de résistance ou de réticence aux idées et aux idéaux nouveaux (théâtre contre-révolutionnaire, d'émigration, anti-jacobin. ) ; enfin celles, finalement tout aussi politiques, cherchant dans les mondes imaginaires à éviter de prendre trop directement position sur les événements révolutionnaires (utopies, allégories, fééries.
    ). cet ouvrage propose également un inventaire des auteurs anciens et nouveaux les plus joués pendant la révolution et étudie, à partir des manuscrits de souffleur et des éditions caviardées, la nature des transformations subies par les textes sous la pression des comédiens, des censeurs révolutionnaires et de l'opinion publique, force politique montante. dirigé par martial poirson, cet ouvrage collectif réunit spécialistes d'histoire, de littérature, d'esthétique, d'arts du spectacle, de sciences politiques et de sciences sociales.

  • Chamfort (1741-1794) est aujourd'hui connu comme le dernier des moralistes du siècle des Lumières.
    Mais on oublie que cet auteur, estimé en son temps par Voltaire et Rousseau, plus récemment par Nietzsche, Camus ou Cocteau, a également été l'un des dramaturges les plus célèbres de sa génération, offrant à la Comédie-Française trois oeuvres majeures reprises pendant la Révolution, dont il fut acteur de premier plan avant d'en être marginalisé. Du moraliste, ce théâtre a conservé l'acuité d'un regard critique sans concession et la précision d'une écriture sans fioritures, quasi aphoristique, d'une grande pénétration, tout en développant une dramaturgie à la fois représentative de son temps et très personnelle qui peut encore s'avérer d'une lecture ou d'une représentation utiles pour notre temps.

  • En marge de la dramaturgie réglée, l'allégorie à l'âge classique exhibe son voile d'ignorance, jouant des sens cachés pour se saisir de la philosophie politique. Exploitant sa matérialité scénique, elle place dans l'ère du soupçon un espace public structuré par la représentation.

  • La sphère publique semble plus que jamais structurée par la représentation depuis la première modernité jusqu'à notre postmodernité. C'est à la décrypter que s'attache cet essai en esquissant une réflexion sur les arts politiques. À la fois synthèse théorique et étude de cas, il interroge les dispositifs esthétiques au sein desquels s'expriment différents types de discours de savoir, saisis dans une perspective diachronique allant de la seconde moitié du XVIIe siècle au début du XXIe siècle. Trois axes sont privilégiés : la politique des savoirs économiques, juridiques, sociologiques ou anthropologiques à l'oeuvre dans la production littéraire et théâtrale ; la politique de la merveille, ses systèmes de croyance et ses processus d'affabulation; la politique du répertoire, de la mémoire, et du patrimoine institutionnalisée au sein d'un champ culturel dont les processus de patrimonialisation sont fréquemment détournés.

  • Saintes en armes, combattantes, militantes, émeutières, résistantes, activistes luttant contre le patriarcat, la domination masculine, la violence sexuelle ou sexiste, le capitalisme, le pouvoir politique, l'esclavage ou la colonisation, mais aussi terroristes, kamikazes, gardiennes de camps, femmes soldats ou délinquantes... La violence manifestée par certaines femmes revient au sein de notre actualité mondialisée, au risque d'éclipser la violence faite aux femmes. Preuve qu'elle marque les esprits et frappe les imaginaires, aujourd'hui comme hier : de victimes expiatoires, ces femmes deviennent des bourreaux désignés. Cette violence revendiquée a pourtant été longtemps occultée par une histoire écrite par des hommes, soucieuse de perpétuer un mythe de l'innocence féminine, socle du modèle patriarcal, car il permettait de reléguer les femmes dans des tâches subalternes. Si les violences domestiques (infanticide, crime passionnel, violence conjugale), secrètes (empoisonneuse, traîtresse, usurpatrice) ou déviantes (sorcière, criminelle, violeuse, veuve noire, femme fatale) sont aujourd'hui mieux connues, il semble que la violence politique commise au sein de l'espace public, qu'elle ait ou non une visée émancipatrice, le soit moins. Elle s'exprime pourtant au grand jour, activant des stéréotypes dépréciatifs tenaces (vénéneuse, poissarde, tricoteuse, incendiaire, virago, pétroleuse, vitrioleuse, suffragette), destinés à évacuer la femme d'une sphère publique où sa place n'est pas considérée comme acquise. Cet ouvrage met en évidence un inconscient culturel, puissant à l'oeuvre dans nos représentations collectives : il identifie les origines antiques, souvent mythifiées de ces femmes d'action, leurs mutations au cours de l'histoire et leur résurgence ambivalente au sein de notre monde contemporain, afin de saisir une question qui interroge notre modernité au regard de son histoire.

  • Plus ancien théâtre d'Europe encore en activité, la Comédie-Française associe de façon organique une troupe, un répertoire joué en alternance et un espace de création permanents dans un établissement marqué par son exceptionnelle pérennité. Son histoire se mêle intimement à celle des spectacles en France. Emblématique des relations privilégiées autant qu'ambivalentes entre théâtre et État-nation, celle qu'on appelle la «maison de Molière» alors qu'elle naît sept ans après la mort de son «saint patron» - a toujours été investie d'une double vocation: identifier, à chaque époque, parfois avec retard, les innovations artistiques émergentes, tout en valorisant un patrimoine littéraire qui ne cesse de s'enrichir.

    Glorifiée comme le sanctuaire de la consécration, elle est parfois dénigrée pour cette même raison. Elle est longtemps appelée «Théâtre-Français», en référence à son rôle symbolique aussi bien pour la politique culturelle nationale que son rayonnement dans le monde. Elle offre ainsi un poste d'observation sans équivalent du rapport entre culture et pouvoir. Forte aujourd'hui de ces quatre cents employés issus de plus de soixante-dix professions, elle permet une plongée unique dans un ensemble de cultures de métiers relevant de l'artisanat d'art: scénographie, décors, costumes, machinerie, régies, accessoires...

    Cet ouvrage retrace les grandes phases de l'histoire politique, administrative, juridique, artistique, technique, sociale et économique d'une institution très présente dans l'imaginaire culturel des Français comme des étrangers. Il s'appuie sur un exceptionnel fonds d'archives, conservées depuis sa fondation en 1680, et de nombreuses oeuvres émanant de peintres, sculpteurs, architectes, comédiens ou metteurs en scène. Richement illustré de plus de 240 documents, pour partie inédits, il articule de manière originale les regards croisés de la conservatrice-archiviste et de l'historien du théâtre. Il vise un public étendu, allant des spectateurs de théâtre et des étudiants aux amateurs d'art et d'histoire.

  • Théâtre, danse, opéra, mais également variété, one man show, performance, cirque, arts de la rue. Si la délimitation du spectacle vivant ne va pas de soi, le terme « économie du spectacle » n'est pas moins complexe.
    Il désigne des réalités diverses : superproductions budgétivores de certains festivals ou de théâtres nationaux déficitaires, productions équilibrées de théâtres privés, comptes fragiles de petites salles accueillant des artistes amateurs. Comment alors dégager un modèle économique propre au spectacle vivant ?
    Cet ouvrage, en dressant un panorama historique et théorique de l'économie du spectacle vivant, décrit les spécificités de ses modes de financement comme de son marché de l'emploi, avec une attention particulière pour la logique de l'intermittence. Il dévoile un modèle qui associe, d'une manière inédite, interventionnisme et ultralibéralisme.

  • Le présent ouvrage envisage les rapports entre le conte merveilleux et les arts du spectacle, depuis les opéras de la fin du XVIIe siècle jusqu'aux premières tentatives cinématographiques du XIXe. Durant cette période, en effet, le goût du merveilleux, du magique et du surnaturel est essentiel au spectacle théâtral.
    Rien de ce qui se développe dans les arts du spectacle n'est indépendant du conte de fées et de son prolongement dans le conte oriental : le conte de fées littéraire subit dès sa naissance l'influence de l'opéra, dont il tend à intégrer les scénographies, les airs, les chorégraphies ; le conte oriental emprunte à la farce, à la sotie, à la parade, use des artifices de l'illusion théâtrale et intègre sous les figures du charlatan et du fakir tout un monde picaresque spécialisé dans la mystification par le jeu, les décors et tous les artifices scéniques.

  • Célèbre de son vivant aussi bien à la Comédie-Française que sur les autres scènes françaises et européennes, auteur de deux des plus grands succès du siècle, avec Le Philosophe marié (1729) et Le Glorieux (1732), Destouches bénéficie actuellement d'un certain regain d'intérêt pour le répertoire comique de la première modernité. Son théâtre se situe entre tradition et innovation, entre comique et sérieux, entre édification et plaisir. On y reconnaît diverses influences, notamment celle du théâtre anglais, mais également de Molière, dont il cherche à se démarquer tout en rendant hommage à son modèle indépassable. Ce répertoire essentiel de la première moitié du XVIIIe siècle appelle des perspectives variées qui articulent l'étude d'une dramaturgie à vocation morale, étayée par une poétique d'un nouveau genre préfigurant le drame, porteuse des grandes questions sociales, économiques, juridiques et politiques de son temps.
    Ce volume s'inscrit dans le renouvellement actuel de la lecture de Destouches. Il rassemble les articles des chercheurs et des artistes soucieux de le remettre en scène, de lui redonner sa juste place dans le paysage théâtral, aux côtés des Regnard, Dufresny, Gresset, et même Voltaire et Marivaux. Il a pour ambition de montrer la complexité de cette oeuvre hybride et de mettre au jour les mécanismes de sa notoriété.

  • Théâtre, danse, musique, opéra, mais également variété, one man show, performance, marionnette, cirque, arts de la rue. si la délimitation du spectacle vivant ne va pas de soi, le terme économie du spectacle n'est pas moins ambigu. Il désigne des réalités diverses, selon que l'on considère les superproductions budgétivores de l'opéra de Paris ou de certains festivals, celles des théâtres nationaux déficitaires, les productions équilibrées de théâtres privés jouant sur les têtes d'affiches et les cycles longs d'exploitation pour atteindre leur seuil de rentabilité, ou les fragiles équilibres budgétaires de petites salles de concert ou de spectacle à audience restreinte utilisant en majorité des artistes amateurs. Comment, devant une telle variété, dégager un modèle économique propre à ce secteur ?
    /> En dressant un panorama de l'économie du spectacle vivant, cet ouvrage décrit les particularités de ses modes de financement comme de son marché de l'emploi. Il montre ainsi comment ce secteur présente une association originale d'interventionnisme et d'ultralibéralisme.

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