Desjonqueres

  • "tandis que la tragédie rougissait les rues, la bergerie florissait au théâtre " constatait déjà chateaubriand.
    En dépit de l'intense production dramatique à caractère politique pendant la décennie révolutionnaire, force est d'y constater la prédominance de comédies légères et de reprises de pièces anciennes.
    Ce phénomène mérite d'être interrogé afin de mettre en évidence la façon dont l'histoire en train de se faire s'inscrit dans les pièces de théâtre, abordées sous l'angle des créations, mais aussi des reprises, censurées et réécrites pour les besoins de la cause.
    Cette analyse envisage les nouvelles dramaturgies nées de la conception militante d'un théâtre " école du peuple " (théâtre de propagande, historique, civique, patriotique . ) ; mais aussi celles, taxées de " réactionnaires ", inspirées par des attitudes de résistance ou de réticence aux idées et aux idéaux nouveaux (théâtre contre-révolutionnaire, d'émigration, anti-jacobin. ) ; enfin celles, finalement tout aussi politiques, cherchant dans les mondes imaginaires à éviter de prendre trop directement position sur les événements révolutionnaires (utopies, allégories, fééries.
    ). cet ouvrage propose également un inventaire des auteurs anciens et nouveaux les plus joués pendant la révolution et étudie, à partir des manuscrits de souffleur et des éditions caviardées, la nature des transformations subies par les textes sous la pression des comédiens, des censeurs révolutionnaires et de l'opinion publique, force politique montante. dirigé par martial poirson, cet ouvrage collectif réunit spécialistes d'histoire, de littérature, d'esthétique, d'arts du spectacle, de sciences politiques et de sciences sociales.

  • Le présent ouvrage envisage les rapports entre le conte merveilleux et les arts du spectacle, depuis les opéras de la fin du XVIIe siècle jusqu'aux premières tentatives cinématographiques du XIXe. Durant cette période, en effet, le goût du merveilleux, du magique et du surnaturel est essentiel au spectacle théâtral.
    Rien de ce qui se développe dans les arts du spectacle n'est indépendant du conte de fées et de son prolongement dans le conte oriental : le conte de fées littéraire subit dès sa naissance l'influence de l'opéra, dont il tend à intégrer les scénographies, les airs, les chorégraphies ; le conte oriental emprunte à la farce, à la sotie, à la parade, use des artifices de l'illusion théâtrale et intègre sous les figures du charlatan et du fakir tout un monde picaresque spécialisé dans la mystification par le jeu, les décors et tous les artifices scéniques.

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