Gabriel Schoettel

  • À Wintzenhausen, un village de la route des vins d'Alsace, se prépare l'union de deux grandes maisons viticoles, Lamy et Fritz. Cette union étrange entre un gros négociant et une viticultrice indépendante fait beaucoup jaser. Mais la fête est gâchée avant l'heure par des actes de vandalisme, et rapidement par un cadavre.
    Bien malgré lui, Valentin Schwartzenberger, professeur de lettres au collège du village, va mener l'enquête entre petits trafics et grosses affaires, entre tradition et modernité.

  • Elise Scheppler, petite ouvrière du textile de la vallée de la Bruche, refuse la condition inhumaine qui est faite aux siens par les maîtres de fabrique, en cette aube du XXème siècle. Saga familiale digne de Zola qui retrace les splendeurs et le déclin des industries textiles des vallées vosgiennes.

  • Fryheit ! Liberté ! Ce mot, écrit sur un étendard dans l'orthographe approximative d'un rustaud de 1525, ce mot est le symbole des mouvements d'émancipation qui vont ébranler l'Europe de la Réforme.
    Il est également un lien avec notre propre époque, elle aussi en proie aux crises, aux révoltes et aux conflits de religion. Rescapé du grand massacre qui a ensanglanté la plaine d'Alsace et qui prendra le nom de guerre des Paysans ", Andreas, le petit vigneron de Marlenheim, se penche sur ce printemps 1525 qui portait tous les espoirs. Il y a perdu ses amis, son amour, et jusqu'à son honneur. Si Erasmus Gerber et le duc de Lorraine y conduisent les forces en présence, c'est à travers quelques destins singuliers que le narrateur montre l'Histoire en marche, celle qui va aboutir aux noces de sang d'Andreas et de la belle Bärwele.
    Dans ce neuvième roman, Gabriel Schoettel nous offre une fresque historique aussi haute en couleurs que parfaitement documentée. Les paysans exploités s'appuient sur la lecture de la Bible, dans un monde en plein bouleversement, mais leur lutte n'est pas sans en rappeler d'autres, plus modernes, dans l'aspiration jamais assouvie des hommes à plus de justice.

  • Un village si paisible

    Gabriel Schoettel

    • Oberlin
    • 27 Janvier 2004

    Rebecca Schutz est nommée pasteur dans le village alsacien de Hangstett. La jeune femme, d'origine cévenole, découvre derrière la façade proprette du village, un véritable mal de vivre qui éclate périodiquement à l'occasion d'élections ou dans de menus signes de tous les jours.

  • Des airs de verite

    Gabriel Schoettel

    • Oberlin
    • 1 Novembre 2004

    Alain Peter, maître de la classe unique de Zornhoffen, s'est donné la mort à l'arrivée des gendarmes dans son école. Les accusations de certaines élèves sont-elles crédibles ? Comment se fait-il que d'autres défendent aussi passionnément la mémoire de l'Instituteur ? Que s'est-il passé dans ce village si paisible, où ce drame semble réveiller de vielles rancoeurs et attire les journalistes de la France entière, qui font la une sur l'événement ? Chacun des protagonistes va tenter de comprendre ce qui s'est passé, esquisser des éléments de réponse, et livrer ainsi sa parcelle de vérité. Ces différentes versions se recoupent ou se contredisent, se complètent ou s'ignorent : à chaque narrateur sa vérité !

  • Gaby, en garçon de neuf ans, passe ses vacances d'été dans le refuge du Wiedenbach, tout au bout de la vallée de Munster.
    Pour l'enfant ébloui et rêveur qu'est le futur écrivain, le moindre événement prend des allures d'épopée. Et celle-ci nous restitue une enfance enchantée, toute entière placée sous le signe du bonheur.

  • Le chagrin et l'oubli

    Gabriel Schoettel

    Automne 1945.
    Sur le quai de la gare, les femmes se pressent : les mères, tout en noir. Les épouses, avec à la main des tout jeunes enfants venus, peut-être, accueillir ce «papa» qu'ils ont si peu connu. Les jeunes filles, aussi, fiancées tremblantes d'expectative.
    Toutes attendent un train qui ramène des libérés du camp de Tambov. De Russie. Peut-être leur fils. Leur époux. Leur fiancé. Parti, depuis trop longtemps.
    Malgré lui.
    Parmi elles, Valentine attend Alfred. Seule. Sa belle-mère, Madeleine, attend à sa manière, dans son jardin de Breuschaeffersheim, les yeux jalousement posés sur son petit-fils, Fredele, l'enfant d'Alfred et de Valentine.
    Mais Alfred ne rentre pas. De train en train, Valentine attend dans cette grisaille quotidienne. Et rapidement, à Breuschaeffersheim, un face à face s'engage entre Valentine et Madeleine.
    Avec Fredele, le fils du disparu, comme enjeu.
    Seule, dans ce village où elle n'a qu'une amie, sa chère Lulu dont le mari est rentré, lui, mais tellement amoindri, Valentine est rapidement dépossédée de son fils. Lui restent les nuits de solitude, ses draps froids, et l'espoir de plus en plus ténu du retour de son mari.
    Et puis, un jour, un bal, la tentation de se libérer de son ennui. Et le beau Giovanni.
    Valentine devra-t-elle choisir entre la fidélité et l'amour ? Aura-t-elle seulement le choix ?
    Dans ce dixième roman, Gabriel Schoettel revient sur le drame des Malgré-Nous alsaciens engagés sur le front de l'Est, dont tellement ne sont pas revenus. Mais c'est auprès des épouses et des mères, avec subtilité et émotion, qu'il évoque les blessures de cette guerre, auprès de ces femmes courageuses partagées entre le chagrin et l'oubli.

  • Sexagénaires

    Gabriel Schoettel

    Depuis plus de vingt ans, ils vivent côte à côte, dans la même petite ville. De métiers et de fortunes diverses, ils ont fêté ensemble enfants et anniversaires, grandes et petites dates de leurs existences. Aujourd'hui, à l'approche de la soixantaine, la disparition soudaine de l'une d'entre eux va disloquer l'équilibre et faire affleurer petits et grands mensonges...

  • Le sixième jour de la Création, Dieu se rendit compte qu'il avait oublie de placer dans l'Univers un petit bout de terre, qu'il déposa entre les Vosges et le Rhin.
    Ce petit bout de terre, borde par un fleuve puissant, et qui n'est qu'à 800 kilomètres de la mer, se transforma en prés bucoliques, en forêts denses, en plaines blondes, en lacs et étangs champêtres, eu collines bleues... Un joyau si pur, si tentant, que les Celtes, les Romains, les Barbares, les Lorrains (même eux !), les Suédois, les Français, les Allemands... ont voulu y laisser leurs traces : dans la terre et dans les monuments, dans la langue et dans la cuisine, dans les techniques et dans les moeurs.
    /> Étonnez vous alors que Jules César y ait fait étape pour jeter (cela arriva d'ailleurs souvent par la suite) les Barbares dans le Rhin...

    Extrait du livre :
    Episode 5 «Enfin ! Redde m'r nimm devun !» avait donc dit Charele, après la victoire de Jules sur Arioviste, et Liesele rêvait déjà d'une ère de paix définitive. À l'époque, ils avaient encore de l'espoir. «On ne va tout de même pas se laisser embrigader d'un côté ou de l'autre malgré nous, disaient-ils. Jetz làngt's !» (Ça suffit !) Adieu donc, les vieilles lunes celtes, place au nouvel ordre du monde incarné par Jules. Charele était allé voir le vainqueur (on le lui reprocherait assez, par la suite : «Toujours avec le vainqueur !»). Il l'avait trouvé en train de dicter des proclamations, et il l'entendit annoncer d'une voix martiale : «Aléa jacta est !» Allons bon, il faudrait changer de langue : il espérait que ce serait la dernière fois ! Mais tout d'un coup, il fut rassuré : Jules parlait aussi la langue d'ici, et il s'intéressait à un des problèmes qui tenait le plus à coeur à Charele. En effet, celui-ci l'entendit distinctement regretter la rareté d'un élément essentiel à la convivialité alsacienne : «Weny Wy, die wie...» (Peu de vin, ceux qui...) Malheureusement, il n'entendit pas la suite. De mauvais esprits - non-dialectophones évidemment - ont prétendu que Jules se serait exprimé là en latin, et qu'il s'exclamait : «Veni, vidi, vici !» (Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu). Mais cela n'a aucun sens.

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