Boileau

  • «Sa statue nous a masqué sa vraie stature. Mais il suffit de le relire pour le retrouver vivant presque à chaque page. Il ne s'est en effet guère moins mis dans son oeuvre qu'un La Fontaine, qui, malgré les apparences, ne se livre pas davantage. Il s'y peint à tous les âges, burinant avec une probité scrupuleuse chacun de ses portraits, reflets successifs d'une personnalité fortement accusée, plus complexe qu'il ne paraît de prime abord et qui doit à ses contrastes son puissant relief. Laissant le fabuliste confier à la flexible fluidité des vers irréguliers le libre vagabondage de son âme inquiète, il choisit pour instrument l'alexandrin, dont il se montre un incomparable ouvrier, et dont il sait tirer, à force de travail, une variété presque infinie d'effets. Doué d'une oreille très subtile et très sûre, il combine les sons de manière que chaque mot, mis à sa juste place, prenne, par un système savant d'échos, sa pleine valeur. [...] Le temps paraît venu de lui rendre parmi ses pairs le rang éminent qui lui revient de droit. Nul ne méritait davantage de prendre place dans cette collection. On le croit trop connu, mais on se trompe. Il réserve toujours à son lecteur le plaisir de la surprise. Ce privilège n'appartient qu'aux poètes authentiques et seulement aux plus grands. Il a fixé la norme à partir de laquelle tout devient écart, excroissance, déviation. Qu'on le veuille ou non, l'alexandrin qu'il a forgé reste un peu comme le mètre-étalon de notre poésie. Plus que personne, il a contribué, par son travail obstiné sur les mots, à clarifier notre langue, dont nul n'a mieux senti d'instinct le génie, à lui donner cette sorte d'évidence lumineuse qu'on pourrait appeler le lustre de la raison.» Jean-Pierre Collinet.

  • Malgré certaines apparences, l'Art poétique n'est pas, d'un point de vue littéraire, un catéchisme. Il se heurte souvent à notre incompréhension parce qu'il a pris figure de manifeste du classicisme. Mais son charme n'est pas dans une doctrine rare et précieuse, ni dans l'impeccable architecture des vers : il est dans une conception de la poésie, langage ironique, dont Boileau lui-même n'a peut-être pas mesuré toute l'originalité.
    Ce volume contient :
    . Epîtres . Art poétique . Odes . Poésies diverses et épigrammes

  • Le Plus grand Succès du jour ! Chansons, poésies et satires républicaines, par Boileau...
    Date de l'édition originale : 1877 Appartient à l'ensemble documentaire : PACA1 Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
    Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

    En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d'une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
    Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d'un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

  • Utopies made in monde : le sage et l'économiste Nouv.

    L'économie doit se réinventer et elle ne pourra le faire qu'en puisant son inspiration à la source de l'utopie.
    Telle est la conviction qui anime ce livre foisonnant. Alors que nous sommes confrontés à une crise de civilisation industrielle et à une mondialisation devenue chaotique, il nous faut réouvrir les champs du possible. C'est ce que nous propose Jean-Joseph Boillot avec ce voyage en utopies.
    Voyage dans l'histoire longue et universelle des utopies et des grandes traditions culturelles?: taoïsme, bouddhisme, esprit des griots, christianisme social... Voyage aussi sur les pas de l'auteur, qui nous entraîne à la rencontre des utopies concrètes, de l'agroécologie indienne à l'esprit coopératif africain en passant par les montagnes sacrées chinoises jusqu'à son petit village normand.
    De cette double traversée intellectuelle et géographique, Jean-Joseph Boillot tire une typologie commune et des leçons. Et si l'utopie du XXIe siècle était tout simplement celle de la sagesse?? Et si l'économie devenait elle-même «?sage?»??
    Un livre qui montre comment l'économie, nourrie des sagesses du monde, offre une alternative aux scénarios de l'effondrement et aux sociétés de surveillance dystopiques.

  • « Que faire quand on a une bronchite ? » se demande Philippe dans sa chambre. Observer la villa d'en face avec les jumelles de papa, c'est amusant. Mais ce jeu peut devenir dangereux si les voisins cachent un gangster. Philippe et sa soeur Claudette veulent en savoir un peu trop sur le mystère de la maison d'en face. Et le gangster n'aime pas du tout les curieux.

  • Paris, 1940, Gévigne, inquiet du comportement trouble de sa jeune épouse Madeleine, demande à son ami Flavières, ancien inspecteur de police, de la suivre en toute discrétion.
    Flavières ne quitte plus la mélancolique Madeleine, qu'il découvre hantée par une aïeule morte noyée. Flavières s'inquiète, ne ferme plus l'oeil. Cette femme va lui faire perdre la raison.

  • L'histoire n'est pas banale. Flavières, pourtant, preuves à l'appui, ne pourra que confirmer plus tard toutes les craintes de son ami Gévigne au sujet de sa jeune épouse Madeleine. Ses absences, ses mystères, cette étrange mélancolie lui faisant regarder l'eau durant des heures¿ Pas d'amants, pas de simulation, aucune maladie. Peut-être une arrière-grand-mère morte noyée à 25 ans et qui souffrait des mêmes maux¿ Flavières ne quitte plus Madeleine des yeux. Son ami le lui a demandé. Il s'inquiète trop. Très vite, ils seront deux à ne plus fermer l'oeil. Madeleine ne peut pas mourir. Elle ne le doit pas. Flavières ne le supporterait pas...

  • Ce sont certainement les dernières vacances que François va passer au château de Kermoal. Son père, maître Robion, veut le vendre. Le coeur serré, le jeune garçon retrouve la vieille forteresse et les Jaouen qui veillent sur elle. Mais pourquoi parlent-ils tous si bas ? François, qui n'est autre que Sans Atout, ne les reconnaît pas : ils ont un comportement si étrange ! C'est alors que Jean-Marc, le fils des Jaouen, l'avertit : « À minuit, regarde à travers les fentes des volets... »

  • Entre les écrits du délire, témoignages de la souffrance et de l'épouvante, et les égarements passagers des hommes raisonnables, on aimerait que subsiste une frontière. Ces « textes sans sépulture », recueillis dans des revues médicales de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe, montrent qu'il n'en est rien et qu'il faut renoncer à toute limite rassurante.
    Si leur lecture ne laisse jamais oublier le combat avec les monstres du corps et de l'esprit, ils restent souvent d'une beauté sidérante. Cette beauté, comme l'anonymat de leurs auteurs, indubitablement, dérange.
    Ils possèdent sans conteste une qualité littéraire sans qu'on puisse précisément dire de quel art de ou de quelle transgression ils procèdent. Mais n'est-ce pas là le trait premier de toute écriture qui vaille ?
    La plupart des écrits rassemblés ici proviennent d'observations psychiatriques publiées entre 1850 et 1930. Ces deux dates ne sont pas indifférentes. La première correspond au début de l'intérêt des cliniciens pour ce qu'ils nomment, en consignant ses discours, « la folie raisonnante », la seconde marque la fin des observations précises incluant, lorsqu'ils existent, les écrits des patients eux-mêmes.
    Ces textes se passent de tout commentaire. Ils sont ici livrés tels quels et ne sont accompagnés ni d'une anamnèse ni d'une description nosologique de leurs auteurs. Pas davantage d'une analyse qui risquerait, au demeurant, d'être une explication tronquée, injuste et arbitraire.

  • Par instants, se pose pour chacun de nous la lancinante question « À quoi bon ? ». Nul besoin d'être confronté à l'épreuve de l'inhumain, du chagrin ou du désespoir pour qu'elle émerge. Il suffit de perdre pour un temps la conviction qu'il y a plaisir à durer.
    Et pourtant, nous avançons. Jour après jour. Malgré tout. C'est le mystère obstiné de cette lutte contre « le jet de l'éponge » et la redécouverte du plaisir de durer dont les textes ici rassemblés témoignent chacun à sa manière.
    Chaque auteur raconte un moment de sa vie où il a vu renaître ce plaisir particulier qui remobilise l'intérêt pour l'instant. Cette capacité à découvrir que les couleurs s'avivent et les senteurs se réveillent, malgré l'ennui et la lourdeur du quotidien. Cette insistance incertaine et fugace opère contre toute attente. Éphémère ou transitoire, une légèreté inattendue se fait jour. L'appétit s'ouvre à l'imprévu. Le présent redevient réjouissant malgré les deuils et les pertes qui le menacent, l'assaillent ou le hantent. Le chemin s'anime. On en apprécie soudain les méandres. Le jeu retrouve alors sa place et sa raison d'être.
    Cette capacité à renouer avec le sens poétique demeure une exigence. Elle imprime à la pensée, à la ré-invention de soi un tour décisif. Comment Garder au coeur le désir de l'été ? La réponse poétique, imprévue, mystérieuse, parfois insaisissable... est cachée au fil de ces pages.

  • De ses voyages dans la campagne sarthoise ou à l'autre bout du monde, Henri Boillot conserve, intacts car merveilleux, des souvenirs de sieste. Parenthèse bienvenue dans l'activité du jour, expression achevée de l'insouciance de l'être, ces moments de paix offrent à celui qui s'y adonne le plaisir de redevenir enfant à l'heure des grands. Repos des champs bien mérité, manifestation de l'oisiveté bourgeoise, couronnement d'une contemplation ravie, la sieste se décline en de multiples figures et situations, examinées ici avec l'oeil du praticien. Des toiles de Courbet, Matisse ou Van Gogh, à la chatte de Colette, L'Invitation à la sieste propose ainsi une véritable exploration des alentours de midi, une invitation au voyage à laquelle il convient de répondre... les yeux fermés.

  • Retrouvez les aventures sans pareilles de Sans Atout, caméra en main, aux prises avec les mystérieux pouvoirs de la peinture..

  • L'histoire n'est pas banale. Flavières, pourtant, preuves à l'appui, ne pourra que confirmer plus tard toutes les craintes de son ami Gévigne au sujet de sa jeune épouse Madeleine. Ses absences, ses mystères, cette étrange mélancolie lui faisant regarder l'eau durant des heures... Pas d'amants, pas de simulation, aucune maladie. Peut-être une arrière-grand-mère morte noyée à 25 ans et qui souffrait des mêmes maux... Flavières ne quitte plus Madeleine des yeux. Son ami le lui a demandé. Il s'inquiète trop. Très vite, ils seront deux à ne plus fermer l'oeil. Madeleine ne peut pas mourir. Elle ne le doit pas. Flavières ne le supporterait pas...

  • Avec plus de 700 entrées, d'"absurde" à "vérité" et d'Aristote à Tocqueville, le Petit Larousse de la philosophie aborde de façon accessible les thèmes, le vocabulaire, les grandes théories et les débats clés, des plus classiques aux plus actuels (l'homme est-il un loup pour l'homme ? L'embryon est-il une personne ? Le devoir du politique est-il de donner satisfaction à l'opinion publique ?)  Avec également une histoire de la philosophie et 50 modèles de dissertations, ce Petit Larousse est une aporoche idéale pour les lycéens et étudiants ! 

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