La petite vitrine 

A l'occasion du nouvel an chinois, les éditions Picquier (littérature d'Asie) vous offre une très belle estampe* pour l'achat de deux livres de poche au choix ! 

*selon les stocks disponibles  

  • Tout a commencé avec la rencontre d'un chaton égaré. Une boule de poils vaporeuse accrochée de toutes ses griffes au grillage d'un collège près de Tôkyô. Une chatte friande de sardines et de bonite aigre-douce, qui va s'introduire dans la vie de l'auteur pour très longtemps. Mî va partager avec elle quatre-vingts saisons, la rendre sensible à l'odeur du vent, aux signes de la nature, à la température de la lumière, et accompagner chacune des transformations de sa vie. Car ce roman étoilé de poèmes est aussi celui d'une femme habitée par le désir d'écrire et qui, les yeux posés sur Mî blottie à ses côtés, va se transformer en écrivain.
    « Tendre et drôle » (Page des libraires).
    « Mayumi Inaba signe une histoire impeccablement ficelée sur la puissance du lien homme/matou » (Technikart).

  • Née en 1892, vendue à l'âge de huit ans, kinu yamaguchi fera l'apprentissage du dur métier de geisha.
    C'est un peu l'envers du décor qu'elle raconte : avant de porter le kimono de soie, il lui faudra vivre un apprentissage rigoureux, étudier tous les arts de divertissement et endurer pour cela privations, exercices physiques traumatisants, soumission aux coups sous les ordres de la " mère " et des " grandes soeurs ". après son initiation sexuelle, elle s'enfuira, puis reviendra vivre dans le " quartier réservé " avant de devenir elle-même patronne d'une maison de geishas.


    Récit bouleversant, description édifiante de la vie de tous les jours dans l'intimité d'une okiya, avec ses cérémonies, ses coutumes, ses fêtes et ses jeux. on y entend des histoires de plaisirs, de chagrins, de courage aussi, qui éclairent sous un jour nouveau ce monde fermé sur lequel l'occident ne cesse de s'illusionner.

  • Tsukiko rencontre par hasard, dans le café où elle va boire un verre tous les soirs après son travail, son ancien professeur de japonais. Elle ne le dit pas, mais elle est, semble-t-il, une célibataire endurcie ; quant à lui, il est veuf depuis de longues années. Et c'est insensiblement, presque à leur coeur
    défendant, qu'au fil des rencontres les liens se resserrent entre eux. Des rencontres, il y en a beaucoup. Le livre choisit de n'en raconter qu'une
    douzaine, chacune comme un récit à part. Ces histoires sont tellement simples qu'il est difficile de dire pourquoi on ne peut les quitter. Peut-être est-ce l'air du bonheur qu'on y respire, celui des choses non pas ordinaires, mais si ténues qu'elles se volatilisent quand on essaie de les toucher. Ce livre agit comme un charme, il capte en plein vol la douceur de la vie avant qu'elle ne s'enfuie.

  • Le ruban

    Ito Ogawa

    Une grand-mère fantasque et passionnée d'oiseaux trouve un oeuf tombé du nid, le met à couver dans son chignon et donne à l'oiseau qui éclot le nom de Ruban. Car cet oiseau, explique-t-elle solennellement à sa petite-fille, « est le ruban qui nous relie pour l'éternité ».
    Un jour, l'oiseau s'envole et pour les personnes qui croisent son chemin, il devient un signe d'espoir, de liberté et de consolation.
    Ce roman grave et lumineux, où l'on fait caraméliser des guimauves à la flamme et où l'on meurt aussi, comme les fleurs se fanent, confie donc à un oiseau le soin de tisser le fil de ses histoires. Un messager céleste pour des histoires de profonds chagrins, de belles rencontres, et de bonheurs saisis au vol.
    Un livre lumineux, tout de douceur, de fantaisie et de poésie... à lire pour se donner du baume au coeur (Page des libraires).
    Sortie en septembre 2016

  • Ce court roman, L'Histoire de mon oncle a été écrit en 1990, un an après le drame de Tiananmen.
    En réalité, ce sont trois histoires qui composent ce roman, peinture d'une époque et d'une génération. La première partie se passe dans un petit village perdu au fin fond de la campagne chinoise : une jeune fille s'éprend de son maître d'école, un intellectuel « droitiste » réhabilité; puis, c'est l'histoire de la réussite sociale de l'oncle qui devient un écrivain connu et prend sa revanche sur la vie de chien qu'il amenée pendant la Révolution culturelle; viendra enfin le temps du drame et des désillusions.
    C'est sans complaisance qu'elle porte un regard désabusé et ironique sur la génération qui l'a précédée.
    C'est le bilan et le réexamen de son époque.

  • La vie est douce à Kamakura. Hatoko continue son activité d'écrivain-calligraphe, les amis et les clients se pressent dans la petite papeterie. Tendres, drôles ou tragiques, les destins se croisent sous son pinceau. Hatoko s'est mariée et découvre, en compagnie de Mitsurô et de sa fillette QP, les joies d'être mère au sein de cette famille recomposée.
    La famille est au coeur de ce second livre : le mariage, la parentalité, les liens avec la belle-famille, ou à la propre mère de Hatoko, qui fait ici son apparition, le souvenir de l'épouse défunte de Mitsurô.
    On retrouve dans ce roman toute l'alchimie des romans d'Ogawa Ito : l'amour, le partage et la cuisine - boulettes à l'armoise, curry de chinchard et miso de pétasite sont au menu de ce roman lumineux pour cultiver l'art d'être heureux.

  • Voici une passionnante histoire de la découverte du Tibet, depuis le milieu du XIXe siècle jusqu'à l'arrivée des Gardes rouges, l'histoire de ces hommes et de ces femmes qui se lancèrent à l'assaut de Lhassa la mystérieuse pour s'en disputer les secrets, les trésors et la gloire. Aventuriers extravagants, agents secrets, chercheurs d'or, missionnaires ou diplomates, ils se firent tous explorateurs, parfois sans scrupules, armés de sextants, de fusils et d'or.

  • Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d'un chagrin d'amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l'art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière. Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies.
    Un livre lumineux sur le partage et le don, à savourer comme la cuisine de la jeune Rinco, dont l'épice secrète est l'amour.

  • La pluie s'abat sur la forêt vierge malaisienne. Le tumulte emplit tout le ciel et la terre, comme s'il n'y avait plus ni jour ni nuit, ni début ni fin. Noyée sous le déluge, en bordure d'une plantation d'hévéas, se tient une petite maison qui abrite une famille de migrants chinois, le père, la mère et leur petit garçon Sin. Ce soir-là, les chiens aboient soudain furieusement, le père change de visage : un tigre rôde autour de la maison.
    Les jours sont rythmés par le rude labeur de la récolte du latex. On entaille avec eux le tronc des arbres immenses qui parfois tombent et tuent, on affronte les tempêtes, les inondations, les violences de l'invasion japonaise qui n'épargneront pas les hommes. On se laisse conduire au coeur de la jungle à la rencontre des morts et des esprits qui la peuplent. On se laisse envoûter par ce roman hypnotique traversé par un grand souffle poétique.

  • Hatako tient une petite papeterie à Kamakura. Elle est aussi écrivain public, comme sa grand-mère avant elle qui lui avait enseigné cet art d'écrire pour les autres.
    Cette papeterie Tsubaki devient rapidement un lieu de rencontres où se nouent des relations inattendues.
    Elle calligraphie des cartes d'anniversaire, rédige un mot de condoléances pour le décès d'un singe, des lettres d'adieu ; d'autres clients veulent annoncer leur divorce, d'autres encore ont des exigences surprenantes auxquelles elle se plie avec bonheur.
    Grâce au talent d'Hatako et à son amour des autres, la petite papeterie devient le théâtre des réconciliations avec les autres et avec elle-même.
    Apaisée, le jeune femme pourra enfin écrire à sa grand-mère tout l'amour qu'elle n'avait jamais pu lui dire.

  • Celle qui a célébré Shanghai avec tant de maîtrise et d'opulence dans son roman Le Chant des regrets éternels part ici à la recherche de son histoire, «?qui a pour moi, dit-elle, quelque chose de secret, tant mes impressions de Shanghai, ma ville, se mêlent aux herbes folles de ma vie personnelle?». Elle compare Shanghai et Pékin, essaie de définir le goût des deux villes, leur langue, leurs personnages, leur manière de vivre le vent, le soleil et le manège des saisons, leur idéal et leur trace dans l'histoire. Enfin, elle conte les récits de hasard et de fortune qui ont fait la légende et la prospérité de ce qui était encore il n'y a pas si longtemps, à l'aune de l'histoire de Chine, un simple village de pêcheurs.

  • Yukiko

    Jirô Asada

    Sur une petite ligne de chemin de fer sur le point d'être désaffectée, quelque part en Hokkaidô, au bout du monde, un vieux chef de gare... Alors que les souvenirs se pressent en cette nuit de réveillon, une tempête de neige fait surgir du passé le fantôme de la petite fille du vieil homme, Yukiko, morte en bas âge, en même temps que tout ce qui était resté enfoui au fond de lui pendant un demi-siècle. Repli du temps juste avant la mort, comme pour achever un souvenir qui aurait ici le goût de l'enfance.
    D'un récit à l'autre, voici le quotidien transfiguré par la grâce d'une rencontre. Comme si notre monde matérialiste et désabusé pouvait être aussi fertile en miracles que celui de jadis. Comme s'il ne fallait pas désespérer, alors même qu'on s'y attendrait le moins, de voir s'allumer l'étincelle dans la nuit.
    Ce titre a précédemment paru aux éditions Picquier sous le titre?: Le Cheminot.

    Première parution de la version poche en février 2011.

  • C'est pour la publication du Radis de Cristal que Guan Moye signa pour la première fois de son nom de plume Mo Yan, « Celui qui ne parle pas ».
    Dans l'univers fruste d'une campagne chinoise, un enfant vagabond qui ne communique jamais par la parole s'émeut d'une caresse, d'un crépitement, de brèves émotions furtives : à travers son regard, les sons, les odeurs, les matières et les couleurs prennent une intensité poétique poignante. En un monde d'adultes terre à terre, les descriptions de Mo Yan sont encore plus charnelles et émouvantes et les rapports entre les humains décrits dans leur plus grande tendresse comme dans leur plus grande cruauté.

    Première parution poche en novembre 2000

  • Saxifrage avait des goûts aristocratiques et des moeurs très libres. Elle vécut pendant l'âge d'or de la civilisation chinoise, sous la dynastie Tang (618-907). En ce temps-là, nombre de courtisanes étaient aussi des poétesses et des taoïstes, de grandes dames qui suscitaient fascination et respect. Saxifrage était l'une d'entre elles. Elle nous livre ici ses mémoires, la vie captivante d'une femme qui sut échapper au carcan des bonnes moeurs. Plus encore que sa beauté ou ses talents en érotisme, c'est sa liberté d'esprit et l'acuité de son regard sur le monde qui devraient faire regretter au lecteur de n'avoir pu la connaître.

  • Très tôt épris de liberté, Hwang Sok-yong aura consacré toutes ses ressources, sa plume d'écrivain et son énergie incroyable à la défense de la démocratie et la réconciliation des deux Corée. L'écouter raconter l'histoire de sa vie, c'est traverser avec lui tous les combats pour la liberté qui ont animé la Corée depuis plus d'un demi-siècle, avec leur cortège d'exactions, de massacres, d'espoir et de ferveur.
    Hwang Sok-yong place la prison au coeur de son récit. En 1993, il est condamné à sept ans de détention pour s'être rendu en Corée du Nord sans autorisation. Depuis sa cellule individuelle de trois mètres carrés, entre condamnés à mort et chefs de gangs, il mène dix-huit grèves de la faim pour améliorer les conditions de vie de ses compagnons de prison.
    C'est une vie de résistance, toujours sur la ligne de front, mais au fil des pages on découvre d'autres figures que celle de l'écrivain militant, qui lui donnent une épaisseur de chair et d'émotion. Bon vivant, bon buveur, enfant réfugié de guerre, adolescent rebelle et fugueur, fils admiratif d'une Mère Courage qui élève seule quatre enfants et bien des fois le tire du gouffre, ce qui frappe le plus, c'est son extraordinaire vitalité, sa puissance créative, la générosité et l'obstination sans limite avec lesquelles il met ses forces d'homme et ses dons d'écrivain au service de la justice et de la liberté.

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