La vitrine noire et blanche

  • Un hommage visuel au monde de Tolkien, de ses vastes paysages à ses batailles épiques, en passant par ses créatures terrifiantes, ses héros, ses peuples et ses armées.

    Les oeuvres de Tolkien inspirent les artistes depuis des années, et ont donné naissance à une myriade d'interprétations des mondes riches et magiques qu'il a imaginés.

    L'univers illustré de ToLkien réunit des oeuvres et des essais d'illustrateurs, de peintres et de graveurs, ainsi que des textes fascinants et savants de David Day, expert de Tolkien. Cet ouvrage constitue un sublime guide de référence pour tous les admirateurs des oeuvres de Tolkien, de son monde et du génie créatif que sa vision a inspiré.

  • la Marseillaise

    Collectif

    Pendant un an, de février 2021 à février 2022, une grande exposition dédiée au chant révolutionnaire devenu hymne national se tiendra dans trois musées de France. D'abord à Marseille, où le chant a trouvé son titre définitif en devenant l'hymne des Marseillais, l'exposition sera inaugurée au musée d'Histoire de Marseille. Ensuite à Vizille, dans l'Isère, au musée de la Révolution française, cette période ayant vu naître et grandir l'hymne en question. Enfin, Strasbourg clôturera la marche avec un "retour aux origines", puisque c'est dans la capitale alsacienne que Rouget de l'Isle compose en 1792 cet hymne qu'il intitule tout d'abord Chant de guerre pour l'armée du Rhin. L'exposition y est organisée par le Musée historique de la Ville de Strasbourg.
    /> Cette exposition itinérante et le catalogue l'accompagnant documenteront la personnalité de Rouget de l'Isle et le contexte de création de La Marseillaise, l'itinéraire révolutionnaire du chant et surtout sa postérité à travers le XIXe siècle, au cours duquel il accompagne différentes révolutions (en 1830, en 1848 ou encore pendant la Commune de Paris). Il devient après 1879 un symbole de la France républicaine, mais aussi de la nation lors des conflits mondiaux du XXe siècle. Symbole politique et patriotique, La Marseillaise imprègne pourtant les arts, reprise en musique dans des registres extrêmement divers, d'Hector Berlioz à Serge Gainsbourg en passant par l'introduction du titre des Beatles All You Need Is Love. Également source d'inspiration pour les peintres et les sculpteurs (tels Gustave Doré et François Rude), elle traverse également la littérature européenne (chez Victor Hugo, George Sand ou encore en figurant l'une des « Très Riches Heures de l'humanité » chez Stefan Zweig) et bien sûr l'histoire du cinéma avec une scène phare du chef-d'oeuvre Casablanca (1942).
    En effet, à l'étranger, La Marseillaise est le symbole de la France par excellence. En Europe, elle a suscité en réaction d'autres chants révolutionnaires, mais est aussi devenue l'hymne des révolutions jusqu'à la création de l'Internationale. Aujourd'hui, elle continue à être interprétée, dans des circonstances graves telles que les attentats survenus en 2015 mais aussi dans un contexte sportif plus positif.
    Adulée ou détestée, La Marseillaise ne laisse personne dans l'indifférence. Le catalogue de l'exposition propose, à travers des essais généreusement illustrés, une synthèse de l'histoire et de la trajectoire de ce chant, des interprétations multiples et des répercussions de l'hymne à l'international. Avec une préface de l'historien Pierre Nora.

  • Ténèbres, enfer, corbeau, encre, sable, deuil, élégance, modernité.
    Des origines à nos jours, une histoire de la couleur noire racontée par l'historien Michel Pastoureau.

  • pour Napoléon

    Thierry Lentz

    • Perrin
    • 11 Mars 2021

    Exaspéré par les polémiques qui surgissent à tout bout de champ sur Napoléon, relatives particulièrement à l'esclavage, au patriarcat, à sa dictature ou aux guerres que l'empereur a menées, Thierry Lentz y répond dans cet essai argumenté, au ton vif et personnel. Vingt chapitres très enlevés pulvérisent les faux procès, fondés pour la plupart sur l'ignorance et l'anachronisme, parfois sur l'aveuglement idéologique et la bien-pensance, voire la haine de la France et de son histoire, devant laquelle les politiques se courbent trop souvent. Surtout, l'historien impeccable, sans défendre systématiquement Napoléon, rappelle le rôle décisif et pérenne tenu par le Consulat et l'Empire dans la construction de la France contemporaine, jusque dans notre présent et notre intimité. Oui, Napoléon vit en nous, et les Français, dans leur ensemble, ne s'y trompent pas, qui reconnaissent en lui un héros national, avant et à côté de Charles de Gaulle.

  • Shiki est professeur de collège. C'est un citoyen honnête, un homme serviable... un homme bien sous tous rapports. De gros problèmes d'argent ternissent cependant le tableau. Une nuit, dans un bar, il rencontre une femme qui lui offre 5 millions de yens pour assassiner un homme. En proie aux doutes, Shiki finit cependant par accepter mais à une condition : il ne tuera que des criminels. Il accomplit ses missions avec Yang, un homme ombrageux, et reçoit un couteau comme outil de travail.
    Yua Kotegawa est reconnue pour ses thématiques ô combien singulières et sombres. L'auteure de Détenu 042 et Anne Freaks propose ici une intrigue simple et redoutable qui rappelle la question posée dans Death Note : un meurtre est-il justifié si la victime est un criminel ? La mangaka édulcore la vision manichéenne de l'être humain selon laquelle les individus sont bons ou mauvais. Elle instaure la notion de gris, de demi-teinte en mettant en avant la jeunesse mise de côté par la société japonaise ou les victimes de l'immigration.

  • j'ai oublie de vivre

    Luca

    Histoire de mon combat contre l'anorexie L'anorexie, encore plus lorsqu'elle touche les hommes, est une maladie qui fait peur. Elle suscite l'incompréhension, la crainte, voire le rejet. Au travers de ce récit, je me livre sur ma propre expérience de cette pathologie. Une expérience certes douloureuse, mais qui m'a permis de grandir et de faire de belles rencontres.

    Embarquez avec moi pour un voyage vers l'enfer de l'anorexie, car, pour comprendre cette maladie, il faut la vivre de l'intérieur.

  • Oscar se voit comme un dominateur-né qui aime être entouré de courtisans ou plutôt de souffre-douleur. Accompagné de sa bande de suiveurs, il prépare l'exposition qui imposera à tous l'ampleur de son talent.
    Oscar est sans pitié. Il a aimé sa voisine, Anna, abusé quelques temps de sa naïveté avant de rompre. Point final de l'histoire, pensait-il. Mais Oscar se trompait, Anna lui réservait quelques surprises.
    Initialement, "Anna" s'appelait "Hôtel Particulier" et seul le premier tome de ce thriller psychologique était paru aux éditions Soleil. En 2004, La Boîte à Bulles en avait proposé une version intégrale déjà intitulée "Anna", mais celle-ci ne rendait pas grâce au travail d'encrage de Chistophe Bec.
    En voici donc une version grand format entièrement retravaillée, du lettrage aux scans...
    L'occasion de découvrir tout le charme et le venin jubilatoire de cet album, le plus intimiste de l'oeuvre de Christophe Bec, entièrement réalisé d'après des images tournées pour l'occasion.
    Une peinture de moeurs aussi saisissante que cruelle et ironique et une plongée dans le milieu de l'art contemporain caustique à souhait. Un microcosme que Stéphane Betbeder connaît bien pour l'avoir fréquenté quelques temps.

  • Marthe et Mathilde

    Pascale Hugues

    L'une est française et l'autre allemande.
    Deux guerres ont tenté de les diviser, mais leur amitié a survécu à tout. Tantôt vainqueur, tantôt vaincue, elles ont montré à tous, par leur attachement indéfectible, qu'une paix franco-allemande était possible. Devenue journaliste, leur petite-fille raconte le récit exceptionnel d'une amitié au long cours, qui nous plonge dans l'histoire de l'Alsace et des grandes déchirures du XXe siècle.

  • Yahya Hassan

    Yahya Hassan

    « CINQ ENFANTS ALIGNÉS ET UN PÈRE AVEC UNE BATTE MULTIPLEURS ET UNE FLAQUE DE PISSE ON TEND LA MAIN À TOUR DE RÔLE DANS UN MOUVEMENT D'ANTICIPATION ».

    Dans ce recueil, l'auteur danois se raconte : enfance, adolescence, violence, fraude sociale, hypocrisie religieuse de sa famille et de la communauté musulmane du Danemark.
    Parce qu'il s'attaque à ses propres parents, à l'Islam, à l'hypocrisie des musulmans au Danemark, à la génération de jeunes inadaptés au système qu'elle côtoie, aux services sociaux ainsi qu'à la maison de correction où il a vécu, ce recueil a suscité de vives réactions.
    Le rythme est intensif, le texte romantique et ses images, quant à elles, sont fulgurantes. Au Danemark, Yahya Hassan en cassant les clichés et en revendiquant la dignité des exclus, a lancé le débat sur l'immigration. Ses poèmes sont provocateurs, passionnants, exceptionnels, et éprouvants, le livre est une expérience dont on ne se remet pas.

  • « Joie, tous les humains deviennent frères lorsque se déploie ton aile douce. ».

    Quatre ans avant 1789, quatre ans avant la prise de la Bastille et la Déclaration des Droits de l'Homme, Schiller écrit ce poème qui ne cessera d'accompagner Beethoven.
    Un Beethoven toute sa vie passionné de fraternité alors que tout se ligue contre lui, sa famille, sa santé, ses amours, ses finances, la noblesse.
    À tous les coups qui le frappent, il répond par un chef d'oeuvre. Jusqu'à ce bout du chemin, le 26 mars 1827, en plein coeur d'un orage. Il meurt en nous laissant, en nous léguant cette joie, les derniers accents de sa neuvième symphonie devenu le chant de l'Europe enfin réconciliée.
    Ce livre est le récit de cette passion, le portrait d'un génie fraternel.
    Un livre né d'un double amour.
    Pour l'Europe.
    Et, bien sûr, pour la musique. Car le trio « Fidelio » que viennent de créer Erik Orsenna, le pianiste Michel Dalberto et le violoncelliste Henri Demarquette raconte, mots et notes mêlés, cette folle et bouleversante passion pour la Fraternité.
    De quel trésor avons-nous le plus aujourd'hui besoin ?

  • Voici le voyage d'une ;
    Survie grâce à la poésie ;
    Voici mes larmes, ma sueur et mon sang ;
    De vingt et un ans ;
    Voici mon coeur ;
    Dans tes mains ;
    Voici la blessure ;
    L'amour ;
    La rupture ;
    La guérison ;

    - Rupi Kaur -

  • «Parler aux hommes le langage de tous les hommes et leur parler cependant un langage tout neuf, infiniment précieux et simple pourtant comme le pain de la vie quotidienne, nul poète, avant Éluard, ne l'avait fait si naturellement. Transmuer en une sorte d'or vierge l'aspect des joies et des douleurs communes à tous, pour en faire éclater la splendeur unique, Éluard fut capable de cela plus intensément et plus aisément que nul autre. L'amour la poésie, ce titre (que je trouve follement beau), n'est-ce pas la formule exacte qui en coiffant impérieusement la vie permet de la renouveler ? La plupart des poètes ont célébré l'amour. Combien sont-ils, à la réflexion, qui l'aient porté en eux toujours et qui en aient imprégné leur oeuvre à la manière d'Éluard ? Capitale de la douleur, L'amour la poésie, je vois en ces livres des tableaux de la vie commune telle que par l'amour elle est rendue poétique, c'est-à-dire illuminée. Il n'est personne qui, pour un temps bref au moins, n'ait fait l'expérience de pareille illumination, mais les avares et les prudents ont la règle de rabaisser les yeux au plus vite, tandis que la leçon d'Éluard est de substituer définitivement le monde ainsi transfiguré à l'ancien et de s'en mettre plein la vue et plein les doigts sans avoir peur de se déchirer à ses aigus sommets.» André Pieyre de Mandiargues.

  • Louise a une trentaine d'années. Après la mort accidentelle de ses parents, elle a dérivé dans la drogue et l'alcool. Aujourd'hui elle vit seule avec son fils Sam, âgé de 8 ans, sa seule lumière. Elle est harcelée par son ancien compagnon qui, un jour, la brutalise au point de la laisser pour morte. L'enquête est confiée au groupe dirigé par le commandant Jourdan, qui ne reste pas insensible à Louise. Parallèlement un tueur de femmes sévit, pulsionnel et imprévisible, profondément perturbé. Au coeur de ces ténèbres et de ces deux histoires, Jourdan, un flic, un homme triste et taiseux, qui tente de retrouver goût à la vie...

  • La présente édition est un hommage collectif rendu par les écrivains d'Alsace à celui qui est comme le « père » de la littérature moderne d'Alsace, Nathan Katz. Les textes de ce premier volume ont été traduits de l'alémanique par Claude Vigée, Jean-Paul de Dadelsen, Guillevic, Alfred Kern, Jean-Paul Klée, Gérard Pfister et Théophane Bruchlen. Les postfaces et les notes sont de Yolande Siebert, la mailleure spécialiste de Katz.
    « Katz a derrière lui, écrit Jean-Paul de Dadelsen, de longues générations de paysans qui ont labouré, qui ont semé et qui ont fait l'amour dans les chaudes alcôves au parfum dense et vieux. De là cette poésie profonde, mûrie et comme juteuse, qui fait penser à un fruit plutôt qu'à une couleur ou à une mélodie. » Si Nathan Katz prend le risque magnifique d'écrire dans une langue connue des seuls enfants de son Sundgau natal, ce n'est pas pour s'y enfermer mais, au contraire, pour la faire accéder à l'universel, du côté de ces oeuvres qu'il aime et qui l'inspirent : les poètes chinois et les tragiques grecs, les poètes persans et Rabindranâth Tagore.
    Durant sa vie de voyages incessants, trois livres n'ont cessé de l'accompagner : le Faust de Goethe, les discours du Bouddha et la Vie de Jésus de Renan. Et lorsqu'en 1972 un hommage solennel lui est rendu pour son 80e anniversaire, il a ces mots qui le montrent tout entier : « J'ai tenté de faire oeuvre d'homme. Au-dessus des frontières et des clans. Pardelà le fleuve Rhin. J'ai chanté les paysages, l'eau, les jours et la femme. En paix et en joie. C'est tout. »

  • Photographe mondial, envié, copié, qui a inspiré Antonioni dans Blow-Up, David Bailey a décontracté un monde de la mode empesé en imposant son style direct.

    Cet album reviendra sur les 60 ans de carrière d'une icône qui a fait exploser tous les carcans.

  • première neige

    Jeremie Villet

    • Chene
    • 28 Octobre 2020

    Plongez en pleine neige dans l'ouvrage le plus poétique de l'année.

    Jérémie Villet pense que quelque part sur Terre, notre imagination devient réalité. Il a arrêté ses études pour voyager seul avec son matériel et son petit traîneau. Au fil de ses longues expéditions solitaires dans des lieux reculés, Jérémie utilise la neige comme un peintre utilise du papier blanc pour révéler la pureté de la nature. Chaque année, lorsque la neige tombe pour la première fois avec les dernières feuilles d'automne, les paysages blancs forment un décor parfait. La neige efface le superflu, balaie l'excès et fait ressortir l'essentiel. Loin du reste du monde, cette scène immaculée est restée son jardin d'enfance, et la photographie, son droit inaliénable de rêver.

    Les photographies de Jérémie Villet ont reçu de nombreux prix, dont le Wildlife Photographer of the Year et le European Photographer of the Year, et sont parues dans de nombreuses revues.

    Publié pour la première fois en auto-édition, ce livre en tirage limité est tout aussi poétique que magnifique. Chaque photographie nous donne la sensation d'être dans la neige avec ces animaux. A travers ses photos, Jérémie Villet aime exposer la réalité paradoxale de la nature, un "mélange de beauté absolue et accueillante" et de "force hostile puissante".

  • Un virus bien en chair et en os, si je puis me permettre, a démontré que le virus virtuel n'était pas la seule réalité avec laquelle nous avions à compter. Venu de Chine où des pangolins et des chauves-souris ont été incriminés, il a mis le monde à genoux.
    Il a été le révélateur, au sens photographique du terme, des folies de notre époque : impéritie de l'État français, faiblesse extrême de son chef, impuissance de l'Europe de Maastricht, sottise de philosophes qui invitaient à laisser mourir les vieux pour sauver l'économie, cacophonie des scientifiques, volatilisation de l'expertise, agglutination des défenseurs du système dans la haine du professeur Raoult, émergence d'une médecine médiatique, indigence du monde journalistique, rien de très neuf...
    Le covid-19 rappelle une leçon de choses élémentaire : il n'est pas le retour de la mort refoulée, mais la preuve vitaliste que la vie n'est que par la mort qui la rend possible. Tout ce qui est naît, vit, croît et meurt uniquement pour se reproduire - y compris, et surtout, chez les humains. Ce virus veut la vie qui le veut, ce qui induit parfois la mort de ceux qu'il touche. Mais quel tempérament tragique peut et veut encore entendre cette leçon de philosophie vitaliste ?
    Michel Onfray.

  • the party

    Tomi Ungerer

    Dans The Party, publié pour la première fois à New York en 1966, Tomi Ungerer règle ses comptes avec les milieux américains de l'édition, de la presse et de la publicité.   Mais par-delà sa dimension personnelle, l'album est une critique acerbe de la mondanité occidentale, de sa vacuité insondable et de sa - proprement - monstrueuse prétention.   Un chef d'oeuvre du dessin satirique.

  • Une nuit de 1714, dans un moment de désespoir, une jeune femme avide de liberté scelle un pacte avec le diable. Mais si elle obtient le droit de vivre éternellement, en échange, personne ne pourra jamais plus se rappeler ni son nom ni son visage. La voilà condamnée à traverser les âges comme un fantôme, incapable de raconter son histoire, aussitôt effacée de la mémoire de tous ceux qui croisent sa route.

    Ainsi commence une vie extraordinaire, faite de découvertes et d'aventures stupéfiantes, qui la mènent pendant plusieurs siècles de rencontres en rencontres, toujours éphémères, dans plusieurs pays d'Europe d'abord, puis dans le monde entier. Jusqu'au jour où elle pénètre dans une petite librairie à New York : et là, pour la première fois en trois cents ans, l'homme derrière le comptoir la reconnaît. Quelle peut donc bien être la raison de ce miracle ? Est-ce un piège ou un incroyable coup de chance ?

    Embarquée dans un voyage à travers les époques et les continents, poursuivie par un démon lui-même fasciné par sa proie... jusqu'où Addie ira-t-elle pour laisser sa marque, enfin, sur le monde ? V. E. Schwab, qui portait ce récit en elle depuis ses débuts, vient enfin de coucher sur le papier son roman le plus personnel. Découvrez l'histoire, sur plus de trois siècles, d'une femme dos au mur mais pourtant indomptable, et de son affrontement avec les forces obscures qui cherchent à la réduire au silence.

  • Elle se tient là, couchée au pied de la falaise, présente et invisible, discrètement dominatrice.
    Sa robe est mouchetée d'ivoire et de poussière.
    Taches de nacre, ombres d'obsidienne, larmes d'or.
    Le ciel et la terre, le jour et la nuit sont fondus dans son pelage.
    On braque la lunette sur son corps mais l'oeil met un moment à le discerner.
    L'esprit tarde à accepter ce qu'il n'attendait pas.
    Le regard peine à voir ce qu'il ne connaît pas.
    Notre raison, soudain, comprend que la bête se tient là, postée de pleine face.
    Le paysage, par une étrange illusion d'optique, semble se résorber tout entier dans son corps.
    Ce n'est plus la panthère qui est camouflée dans le paysage, mais le monde qui s'est incorporé à elle.
    Sylvain Tesson.

    Le photographe Vincent Munier nous entraîne sur les traces de la panthère des neiges. La trouver est un graal pour bien des voyageurs. Sa quête ensorcelle : il faut se briser les yeux sur la roche, sur la neige, sur le dos de chaque montagne pour espérer l'apercevoir. Et rencontrer, avec un peu de chance, les autres habitants du majestueux plateau tibétain : minuscules pikas, grands rapaces, renards du Tibet, rares yacks sauvages, étonnants chats de Pallas, troupeaux d'ânes kiangs...
    Sylvain Tesson l'a accompagné dans son dernier périple et lui prête sa plume d'écrivain voyageur pour la première fois.

  • l'empereur blanc

    Armelle Carbonnel

    Cinq auteurs de romans noirs se retrouvent à Crescent House, une maison isolée, érigée au creux d'une vallée perdue de l'Arkansas pour un week-end de création dans une ambiance propice à l'imagination la plus lugubre. De fait, la rumeur locale prétend qu'en 1965, un écrivain, nommé Bill Ellison, y aurait été assassiné par des membres du Ku Klux Klan. D'autres disent qu'il aurait lui-même tué son épouse avant de se donner la mort.
    Alors que le week-end passe, les nouveaux habitants de Crescent House disparaissent l'un après l'autre ... Une famille entière, bien sous tous rapports, est massacrée dans la ville voisine. Quel est le lien entre passé et présent, entre locataires d'hier et d'aujourd'hui - entre légende et réalité ?

  • Vous avez vu la série Le jeu de la dame sur Netflix et vous avez envie d'apprendre à jouer ? Ce cahier d'exercice est fait pour vous !

    Les échecs sont un jeu de stratégie qui demande une véritable initiation. Dans ce cahier spécialement conçu pour le joueur d'échecs débutant, vous allez d'abord apprendre les règles du jeu et vous familiariser avec l'échiquier, puis découvrir les subtilités des différentes pièces de ce jeu passionnant. Même si vous n'avez jamais touché à un échiquier de votre vie, ce cahier est fait pour vous.

    Mais l'entraînement à la tactique est fondamental pour progresser et obtenir de bons résultats aux échecs. Le joueur débutant trouvera donc aussi ici de quoi s'entraîner. Les exercices les plus simples sont à la portée des débutants et chaque sujet est traité de manière progressive, avec une difficulté croissante.
    Enfin, découvrez aussi les meilleurs conseils pour améliorer votre tactique et mettre votre adversaire...

    ÉCHEC ET MAT !

  • la datcha

    Agnès Martin-Lugand

    L'homme venait de me déposer dans un décor de rêve, dont je n'aurais même pas soupçonné l'existence. L'hôtel en lui-même était imposant, majestueux ; les pierres, les grands volets, les immenses platanes tout autour de la cour, la fontaine couverte de mousse qui lui conférait un aspect féerique. Je ne tiendrais pas deux jours, je n'étais pas à ma place. Devais-je fuir immédiatement, retrouver ma vie d'errance dont je connaissais les codes, où je savais comment survivre, ou bien rester et tenter ma chance dans ce monde inconnu, étranger, mais qui exerçait sur moi une attraction aussi soudaine qu'incontrôlable ?

  • «Je suis, à ma façon, un amateur d'histoire, un spectateur du bon Dieu. Dans la mesure de mes moyens, j'étais, j'essayais d'être, je suis toujours ou j'essaie d'être le témoin du temps qui passe et de ma propre vie. C'était l'ambition avouée de La Gloire de l'Empire et d'Au plaisir de Dieu. Au revoir et merci n'avait pas d'autre sens. Est-ce qu'il y a rien d'autre à faire, pour un écrivain, pour un homme, que de s'efforcer de comprendre notre monde et sa vie? Est-ce qu'il existe d'autre tâche pour moi que de balancer mon fanal le long des trains étincelants du temps qui nous emporte? Je suis une espèce de lampiste de l'histoire. Je suis une espèce d'agent secret de Dieu. Peut-être, un jour, tremblez, bonnes gens! je m'en expliquerai à nouveau.» Jean d'Ormesson, Au revoir et merci, préface de 1976.

    Comme on lui demandait un jour s'il n'avait pas été tenté de varier son style, Jean d'Ormesson répondit qu'il était au contraire heureux d'avoir pu rester identique à lui-même. «C'est pour cela, précisait-il, que vous retrouverez, par clin d'oeil et comme une marque de fabrique, dans chacun de mes livres un passage d'un livre précédent.» Le lecteur découvrira ces discrets rappels dans les quatre ouvrages ici réunis et dont - c'est la première vertu d'un tel recueil - l'unité saute aux yeux : la préoccupation essentielle de l'auteur et de ses personnages, le trait commun à toutes les histoires auxquelles ceux-ci donnent vie (récit d'une jeunesse, histoire d'un Empire, histoire d'une famille, histoire sans fin des pérégrinations du Juif errant), c'est le temps. Le temps qui dure, le temps qui passe, celui contre lequel on remporte parfois des victoires plus ou moins éphémères : «Il n'y a qu'une chose sous le soleil qui mette un terme, pour un temps, à l'écoulement perpétuel : c'est l'amour.» Entré en littérature pour des raisons (selon lui) «douteuses», Jean d'Ormesson a construit une oeuvre sur le «mélange du temps historique et du temps individuel», en héritier de Chateaubriand («Chaque âge est un fleuve qui nous entraîne...») mais aussi, peut-être, de Borges : «La croyance générale a décidé que le fleuve des heures - le temps - s'écoulait vers l'avenir. Imaginer un sens contraire n'est pas moins raisonnable et en tout cas plus poétique.» Établi en lien avec l'auteur, préfacé par Marc Fumaroli, ce volume propose en outre, grâce à Bernard Degout, des notices retraçant la «carrière» des ouvrages inscrits à son sommaire, et de nombreux documents aujourd'hui inaccessibles, comme le magnifique article par lequel Jacques Le Goff salua en 1971 La Gloire de l'Empire, «oeuvre pionnière» marquant la naissance de «l'histoire-fiction».

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